En bref : Une chute chez la personne âgée est un syndrome gériatrique multifactoriel, souvent le signe d’une maladie aiguë ou de la fragilité. Après la chute, on cherche d’abord les blessures et la cause précipitante (syncope, maladie aiguë, médicament). On évalue ensuite le risque selon les World Falls Guidelines 2022 (sous direction canadienne). À l’hôpital, on prévient le déconditionnement dès le jour 1 avec l'approche adaptée à la personne âgée (AAPA) du MSSS.
🩺 Au chevet
🚩 Signaux d’alarme
- Perte de connaissance ou chute inexpliquée : syncope jusqu’à preuve du contraire.
- Long lie > 1 h : rhabdomyolyse, hypothermie, plaies de pression.
- Hanche : raccourcissement, rotation externe, douleur à la mise en charge.
- TCC chez ≥ 65 ans, anticoagulé ou état mental altéré ; confusion fluctuante des semaines après (HSD chronique).
- Délirium, sepsis, hypoNa, hypoglycémie, AVC.
- Bilan lésionnel négatif, mais le patient craint de se lever, part en rétropulsion ou fige à la marche : penser au syndrome post-chute ; le lever et le faire marcher dès que possible, et demander la physiothérapie (AAPA).
✅ À faire maintenant
- Signes vitaux, TA couché puis debout à 1 et 3 min (HTO : ↓ ≥ 20/10), glycémie capillaire.
- Examen des blessures (tête, rachis cervical, hanche, poignet, côtes), cœur, neuro, CAM.
- FSC, électrolytes, Ca, P, Mg, créatinine, CK (long lie), TSH, B12 ; ECG pour tous.
- TDM cérébrale selon les critères ; TUG, vitesse de marche.
- Coter le CFS (état 2 semaines avant) ; chutes répétées ou CFS ≥ 5 : discuter du niveau de soins.
- Fracture de fragilité : prévoir le traitement de l’ostéoporose.
💊 Premières ordonnances
- Déprescrire (STOPPFall) : benzodiazépines, hypnotiques Z, antihypertenseurs si HTO.
- HTO persistante symptomatique : midodrine 2,5 mg PO tid (éviter dans les 3–5 h avant le coucher) ou fludrocortisone 0,1 mg PO die.
- Mobilisation explicite dès le jour 1 (AAPA) ; pas de contentions (y compris ridelles).
📞 Appeler ou orienter si
- Physiothérapie : Chute à l’étage ou marche non sécuritaire
- Cardiologie : Chute sur syncope abrupte sans prodrome
Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›
📝 Gabarits d’ordonnance (2 · à adapter au patient)
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🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistré ni envoyé.
Diagnostic : Chutes ou fragilité
Objectif : Améliorer l’équilibre, la force et l’autonomie
Fréquence suggérée : 6 à 8 séances sur 6 à 8 semaines, puis réévaluation médicale.
Précautions : Causes aiguës de chute exclues.
Ces services ne sont pas couverts par la RAMQ (assurance privée, CNESST ou SAAQ selon le cas).
📄 À remettre au patient ou aux parents
- Déprescription des benzodiazépines et des somnifères (BZRA) (deprescribing.org, PDF)
Tous les dépliants à imprimer ›
📞 Appeler ou orienter si
- Envoyer à l’urgence : Long séjour au sol ou incapacité à se déplacer ; fracture de hanche soupçonnée ; TCC à risque ; syncope brutale sans prodrome ; délirium ou cause aiguë
Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›
🔒 Des protocoles locaux du CISSS de la Montérégie-Centre (intranet) sur ce sujet sont réservés aux comptes autorisés (équivalents publics : Outils publics de l’Estrie) : Protocoles internes 🔒.
📨 Référer : CRDS Consulter en gériatrie si : (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence
🔗 Ressources et raisonnement
🧠 Raisonnement Raisonnement diagnostique (VINDICATE, drapeaux rouges)
📞 Consulter Quand consulter — Gériatrie · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe
📞 Consulter CRDS — Gériatrie · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe
Définitions et causes
- Chute : se retrouver involontairement au sol ou à un niveau inférieur.
- Ampleur : environ 30 % des personnes âgées chutent chaque année ; une chute antérieure est le meilleur prédicteur d’une prochaine (World Falls Guidelines 2022).
- Fragilité : vulnérabilité accrue aux stresseurs à cause d’une réserve physiologique réduite. On la mesure avec l'échelle de fragilité clinique (CFS, Rockwood, Dalhousie).
- Perte d’autonomie : processus prévisible. Atteinte des AVD (activités de la vie domestique : finances, courses, médicaments) avant les AVQ (activités de la vie quotidienne : se laver, s’habiller). Elle s’accumule à cause des atteintes cardiovasculaires, pulmonaires, locomotrices, sensorielles et neurocognitives, et d’un suivi déficient.
Facteurs de risque (multifactoriels)
| Intrinsèques | Extrinsèques | Précipitants |
|---|---|---|
| Troubles de la marche et de l’équilibre, faiblesse musculaire | Domicile : carpettes, éclairage, escaliers | Trébuchement, glissade |
| Neuropathie, atteinte vestibulaire, Parkinson | Chaussures inadéquates | Syncope, présyncope, vertige |
| Baisse de vision (cataracte), trouble cognitif (surtout fonctions exécutives, difficulté en double tâche), dépression, peur de tomber | Contentions, ridelles ; marcher pieds nus ou en chaussettes, sièges bas | Maladie aiguë (infection, délirium, hypoNa) |
| Hypotension orthostatique, incontinence ou urgenturie | Aides techniques inadaptées | Hypoglycémie, arythmie |
| Médicaments : > 4 médicaments, psychotropes | Alcool | Nouveau médicament ou nouvelle dose |
- Médicaments qui augmentent les chutes (STOPPFall) :
- Psychotropes : benzodiazépines et hypnotiques Z, antipsychotiques, antidépresseurs, opioïdes, antiépileptiques.
- Cardiovasculaires : antihypertenseurs, alpha-bloquants (tamsulosine, doxazosine), diurétiques, nitrates, digoxine.
- Anticholinergiques, sulfonylurées et insuline.
- Critères de Beers (AGS 2023), antécédent de chute ou de fracture : éviter antiépileptiques, antipsychotiques, benzodiazépines, hypnotiques Z, antidépresseurs (tricycliques, ISRS, IRSN) et opioïdes, sauf si aucune option plus sûre ; si l’un est indispensable, réduire les autres psychotropes.
Évaluation après une chute (à l’urgence ou à l’étage)
Anamnèse
- Repérage (STEADI, CDC) chez les 65 ans et plus : chute dans la dernière année ? Sentiment d’instabilité debout ou à la marche ? Inquiétude de tomber ? Une réponse positive mène à l’évaluation.
- Décrivez la chute. L’avez-vous sentie venir ? Avez-vous perdu connaissance ?
- Où étiez-vous ? Combien de temps êtes-vous resté au sol (long lie > 1 h : rhabdomyolyse, hypothermie, plaies de pression) ? Avez-vous pu vous relever ?
- Blessures ? Chutes antérieures ? Peur de tomber ? Vous sentez-vous capable de retourner chez vous ?
- Prodromes (palpitations, douleur thoracique, vertige rotatoire), médicaments récents, alcool, incontinence.
Examen ciblé
- Signes vitaux, TA et pouls couché puis debout à 1 et 3 min (HTO : baisse ≥ 20 mmHg systolique ou ≥ 10 mmHg diastolique). Glycémie capillaire.
- Recherche de blessures : tête, rachis cervical, hanche (raccourcissement, rotation externe, douleur à la mise en charge), bassin, poignet, côtes.
- Cœur (rythme, souffle de sténose aortique), neurologique (signes focaux, Parkinson, neuropathie, cervelet, cordons postérieurs), vision, pieds et chaussures, état cognitif (délirium : CAM).
- Mobilité : debout pieds joints 60 s, Timed Up and Go (TUG), vitesse de marche sur 4 m.
| Examen | Repère |
|---|---|
| TUG (se lever, marcher 3 m, revenir s’asseoir) | > 15 s : risque de chute (World Falls Guidelines ; alternative à la vitesse de marche) ; seuil de repérage plus sensible ≥ 12 s (STEADI, CDC) |
| Vitesse de marche | < 0,8 m/s : risque accru (World Falls Guidelines ; test de 1re intention) |
| Équilibre pieds joints | Incapable de tenir 60 s : anormal |
Bilan de base
- FSC, électrolytes, Ca, P, Mg, glucose, urée, créatinine, CK (long lie), troponine si suspicion cardiaque, TSH, B12, analyse d’urine (pas de culture si asymptomatique).
- ECG pour tous ; télémétrie ou Holter si syncope ou ECG anormal.
- TDM cérébrale si traumatisme crânien chez une personne de ≥ 65 ans, anticoagulée ou avec un état mental altéré. Radiographies ciblées ; TDM ou IRM de la hanche si radiographie négative mais incapacité de mise en charge.
- EEG seulement si l’on soupçonne une épilepsie.
- Selon le contexte : HbA1c (diabétique), 25-OH vitamine D si risque de carence, échographie cardiaque (souffle, syncope), ostéodensitométrie ; évaluation en physiothérapie dans tous les cas.
⚠️ Une chute « mécanique » n’existe souvent pas chez la personne âgée : une chute inexpliquée est une syncope jusqu’à preuve du contraire. Ne pas oublier : délirium, sepsis, hypoNa, hypoglycémie, AVC, hématome sous-dural (jusqu’à des semaines après la chute).
Évaluation après une chute
Anamnèse
- Repérage (STEADI, CDC) chez les 65 ans et plus : chute dans la dernière année ? Sentiment d’instabilité debout ou à la marche ? Inquiétude de tomber ? Une réponse positive mène à l’évaluation.
- Décrivez la chute. L’avez-vous sentie venir ? Avez-vous perdu connaissance ?
- Où étiez-vous ? Combien de temps êtes-vous resté au sol (long lie > 1 h : rhabdomyolyse, hypothermie, plaies de pression) ? Avez-vous pu vous relever ?
- Blessures ? Chutes antérieures ? Peur de tomber ? Vous sentez-vous capable de retourner chez vous ?
- Prodromes (palpitations, douleur thoracique, vertige rotatoire), médicaments récents, alcool, incontinence.
Examen ciblé
- Signes vitaux, TA et pouls couché puis debout à 1 et 3 min (HTO : baisse ≥ 20 mmHg systolique ou ≥ 10 mmHg diastolique). Glycémie capillaire.
- Recherche de blessures : tête, rachis cervical, hanche (raccourcissement, rotation externe, douleur à la mise en charge), bassin, poignet, côtes.
- Cœur (rythme, souffle de sténose aortique), neurologique (signes focaux, Parkinson, neuropathie, cervelet, cordons postérieurs), vision, pieds et chaussures, état cognitif (délirium : CAM).
- Mobilité : debout pieds joints 60 s, Timed Up and Go (TUG), vitesse de marche sur 4 m.
| Examen | Repère |
|---|---|
| TUG (se lever, marcher 3 m, revenir s’asseoir) | > 15 s : risque de chute (World Falls Guidelines ; alternative à la vitesse de marche) ; seuil de repérage plus sensible ≥ 12 s (STEADI, CDC) |
| Vitesse de marche | < 0,8 m/s : risque accru (World Falls Guidelines ; test de 1re intention) |
| Équilibre pieds joints | Incapable de tenir 60 s : anormal |
Bilan de base
- FSC, électrolytes, Ca, P, Mg, glucose, urée, créatinine, CK (long lie), troponine si suspicion cardiaque, TSH, B12, analyse d’urine (pas de culture si asymptomatique).
- ECG pour tous ; Holter si syncope ou ECG anormal ; urgence si syncope à risque ou arythmie significative.
- TDM cérébrale si traumatisme crânien chez une personne de ≥ 65 ans, anticoagulée ou avec un état mental altéré. Radiographies ciblées ; TDM ou IRM de la hanche si radiographie négative mais incapacité de mise en charge.
- EEG seulement si l’on soupçonne une épilepsie.
- Selon le contexte : HbA1c (diabétique), 25-OH vitamine D si risque de carence, échographie cardiaque (souffle, syncope), ostéodensitométrie ; évaluation en physiothérapie dans tous les cas.
⚠️ Une chute « mécanique » n’existe souvent pas chez la personne âgée : une chute inexpliquée est une syncope jusqu’à preuve du contraire. Ne pas oublier : délirium, sepsis, hypoNa, hypoglycémie, AVC, hématome sous-dural (jusqu’à des semaines après la chute).
Syndrome post-chute et peur de tomber
- Définition : après une chute, baisse rapide des activités et de l’autonomie alors que l’examen et le bilan n’expliquent pas l’atteinte (pas de lésion neurologique, mécanique ni traumatique). Terme de la gériatrie francophone ; en anglais : fear of falling, restriction d’activité.
- Terrain : grand âge, femme, chutes antérieures ou répétées, long lie ou incapacité à se relever, chute compliquée (fracture, TCC, rhabdomyolyse), faible force de préhension, symptômes dépressifs.
- Signes moteurs : rétropulsion debout et assis, posture en flexion, marche à petits pas avec blocages (freezing), hypertonie, réactions d’équilibre diminuées.
- Signes psychologiques : peur ou phobie de la verticalité, anxiété, retrait, perte d’initiative, démotivation.
- Cercle vicieux : restriction des activités → déconditionnement → nouvelles chutes, isolement, perte d’autonomie, relocalisation.
Prise en charge (à débuter dès l’hospitalisation)
- Physiothérapie précoce : reprise de la position assise et debout, travail contre la rétropulsion, réapprentissage du contrôle postural et du relever du sol ; mobiliser chaque jour (AAPA).
- Peur de tomber : approche cognitivo-comportementale, seule ou avec exercice ; effet modeste mais maintenu au-delà de 6 mois, avec moins d’évitement des activités et de symptômes dépressifs (Cochrane 2023, personnes vivant à domicile). Exercices corps-esprit (tai-chi, yoga) et maintien de l’activité à long terme.
- Mesurer la peur de tomber chez toute personne âgée qui a chuté (p. ex. Short FES-I) et en tenir compte dans le plan d’intervention (World Falls Guidelines 2022).
- Traiter la dépression ou l’anxiété significative si présente, en pesant le risque de chute du psychotrope (Beers 2023) ; éviter les benzodiazépines.
- Pris tôt, le pronostic est généralement bon ; sans traitement : déclin fonctionnel, nouvelles chutes, mortalité accrue.
⚠️ Avant de conclure au syndrome post-chute : éliminer fracture occulte (hanche, bassin), HSD, délirium, parkinsonisme ou hydrocéphalie à pression normale débutants.
Stratification du risque (World Falls Guidelines 2022)
Fragilité : échelle de fragilité clinique (CFS 2.0)
| Score | Catégorie | Description courte |
|---|---|---|
| 1 | Très en forme | Robuste, actif, exercice régulier |
| 2 | En forme | Aucune maladie active, moins en forme que 1 |
| 3 | Gère bien | Problèmes médicaux bien contrôlés, marche seulement |
| 4 | Fragilité très légère (« vulnérable ») | Autonome, mais « ralenti » ou fatigué |
| 5 | Fragilité légère | Aide pour les AVD (finances, transport, ménage, médicaments) |
| 6 | Fragilité modérée | Aide pour toutes les activités extérieures, le ménage, le bain ; supervision pour s’habiller |
| 7 | Fragilité sévère | Dépendant pour les soins personnels, mais stable (risque de décès < 6 mois faible) |
| 8 | Fragilité très sévère | Totalement dépendant, fin de vie ; ne se remettrait pas d’une maladie mineure |
| 9 | Phase terminale | Espérance de vie < 6 mois, sans fragilité évidente autrement |
- On cote l’état de base, 2 semaines avant la maladie aiguë, et non l’état à l’urgence (sauf niveau 9, où l’état actuel prime).
- Dans la démence, le degré de fragilité suit le degré de démence (légère = 5, modérée = 6, sévère = 7).
- Un CFS ≥ 5 prédit le délirium, les complications et la perte d’autonomie. Il guide la discussion sur le niveau de soins (INESSS, 2016).
Déconditionnement hospitalier et perte d’autonomie
- Les personnes de 75 ans et plus perdent 5 à 10 % de leur masse musculaire par semaine d’alitement ; une journée d’alitement peut se traduire par 3 jours d’hospitalisation ; près du tiers des patients âgés en soins aigus subissent un déclin fonctionnel (MSSS, AAPA 2011).
- AAPA (MSSS) : surveillance quotidienne des signes vitaux gériatriques (outil AÎNÉES, issu du projet OPTIMAH du CHUM) :
| Élément | Action |
|---|---|
| Autonomie et mobilité | Mobilisation rarement contre-indiquée : lever et marche dès le jour 1, prescrits explicitement |
| Intégrité de la peau | Repositionnement, surface thérapeutique |
| Nutrition et hydratation | Aide au repas, suppléments, dentier, poids (dénutrition ≈ 35 % à l’admission, ≈ 50 % au congé) |
| Élimination | Retirer la sonde urinaire rapidement, éviter la culotte d’incontinence d’office, prévenir la constipation et la rétention |
| État cognitif et comportement | Dépister le délirium (CAM), lunettes, appareils auditifs, orientation |
| Sommeil | Éviter les hypnotiques et les interventions nocturnes répétées |
- Éviter les contentions, les tubulures inutiles et les jeûnes prolongés ; prescrire la mobilisation explicitement (« marche au corridor tid avec aide »).
- Glissement ou « failure to thrive » : on recherche quatre éléments traitables : dépression (GDS), malnutrition (MNA, évaluation de la déglutition), trouble cognitif et atteinte fonctionnelle. On fixe des objectifs avec le patient et la famille. Sans réponse, on discute du niveau de soins et de soins palliatifs.
Prise en charge et prévention
| Intervention | Niveau de preuve et détails |
|---|---|
| Exercice d’équilibre et de force progressif (physio, tai-chi, programme PIED au Québec) | Le plus efficace : ≥ 3 séances/sem, intensité progressive, pendant ≥ 12 sem, puis maintien |
| Révision et déprescription (STOPPFall, deprescribing.org) | Sevrage progressif des benzodiazépines et hypnotiques Z ; réduire les antihypertenseurs si HTO ou TA basse |
| Hypotension orthostatique | Voir plus bas |
| Vision | Chirurgie de cataracte ; éviter les verres progressifs à l’extérieur |
| Cœur | Stimulateur si bradyarythmie ou hypersensibilité du sinus carotidien |
| Pieds et chaussures | Podiatrie ; chaussures fermées à semelle mince et ferme |
| Domicile | Évaluation en ergothérapie, barres d’appui, éclairage nocturne, retrait des carpettes, mains courantes |
| Ostéoporose | Après une chute avec fracture de fragilité : traitement (voir la fiche ostéoporose, Ostéoporose Canada 2023) |
| Vitamine D | Réservée aux personnes à risque de carence ; en CHSLD, dans une intervention multidomaine avec optimisation nutritionnelle (calcium, protéines) |
| Télésurveillance | Bouton d’appel ; apprendre à se relever |
⚠️ Recommandation actuelle (World Falls Guidelines, 2022) : la supplémentation en vitamine D pour prévenir les chutes est réservée aux personnes à risque de carence. Les contentions physiques sont déconseillées pour prévenir les chutes (WFG, CHSLD) ; selon le MSSS (AAPA), les contentions, y compris les ridelles, accélèrent le déconditionnement et augmentent le risque de chute et de blessure. À l’hôpital : évaluation multifactorielle des ≥ 65 ans et éducation personnalisée, sans outil de dépistage à score.
Cadre de référence (chutes et mesures de contrôle)
- Prévention des chutes en établissement (MSSS 2014 ; World Falls Guidelines 2022 ; exemple public : PROGC-AM-001 de l’Estrie) :
- Personnes âgées hospitalisées ou en CHSLD : pas de repérage préalable, évaluation multifactorielle d’emblée (concordant avec les WFG 2022).
- Chute à répétition : plus de 2 chutes en 6 mois (définition MSSS 2014 ; les WFG 2022 retiennent ≥ 2 chutes en 12 mois comme critère de sévérité).
- Risque de chute accru pendant les 3 premiers jours d’une admission en courte durée, les 30 premiers jours en hébergement, et à chaque transfert.
- Au-delà de 4 médicaments, chaque médicament supplémentaire augmente le risque de chute ; risque accru dans les 3 jours suivant une modification d’un dépresseur du SNC.
- Les mesures de contrôle ne réduisent pas les chutes et peuvent augmenter les blessures ; les ridelles levées sont un facteur de risque environnemental.
- Mesures de contrôle (LSSSS, art. 118.1 ; orientations ministérielles ; exemple public : CREF-ZZ-001 de l’Estrie) : contention physique, isolement et substances chimiques seulement en dernier recours, devant un risque réel ou imminent de lésion, la mesure la moins contraignante possible, par une démarche interdisciplinaire ; mention détaillée au dossier (moyens, durée, comportement en cause) et réévaluation continue.
| Intervention | Niveau de preuve et détails |
|---|---|
| Exercice d’équilibre et de force progressif (physio, tai-chi, programme PIED au Québec) | Le plus efficace : ≥ 3 séances/sem, intensité progressive, pendant ≥ 12 sem, puis maintien |
| Révision et déprescription (STOPPFall, deprescribing.org) | Sevrage progressif des benzodiazépines et hypnotiques Z ; réduire les antihypertenseurs si HTO ou TA basse |
| Hypotension orthostatique | Voir plus bas |
| Vision | Chirurgie de cataracte ; éviter les verres progressifs à l’extérieur |
| Cœur | Stimulateur si bradyarythmie ou hypersensibilité du sinus carotidien |
| Pieds et chaussures | Podiatrie ; chaussures fermées à semelle mince et ferme |
| Domicile | Évaluation en ergothérapie, barres d’appui, éclairage nocturne, retrait des carpettes, mains courantes |
| Ostéoporose | Après une chute avec fracture de fragilité : traitement (voir la fiche ostéoporose, Ostéoporose Canada 2023) |
| Vitamine D | Réservée aux personnes à risque de carence ; en CHSLD, dans une intervention multidomaine avec optimisation nutritionnelle (calcium, protéines) |
| Télésurveillance | Bouton d’appel ; apprendre à se relever |
⚠️ Recommandation actuelle (World Falls Guidelines, 2022) : la supplémentation en vitamine D pour prévenir les chutes est réservée aux personnes à risque de carence. Les contentions physiques sont déconseillées pour prévenir les chutes (WFG, CHSLD) ; selon le MSSS (AAPA), les contentions, y compris les ridelles, accélèrent le déconditionnement et augmentent le risque de chute et de blessure. À l’hôpital : évaluation multifactorielle des ≥ 65 ans et éducation personnalisée, sans outil de dépistage à score.
Hypotension orthostatique
- Mesures non pharmacologiques :
- Liquides 2–2,5 L/j et sodium 2–3 g/j (sauf IC ou contre-indication) ; lever progressif.
- Contre-manœuvres (croiser les jambes, s’accroupir) ; vêtement compressif jusqu’à la taille (30–40 mmHg) ; tête du lit surélevée la nuit.
- Éviter les gros repas et l’alcool.
- Retirer ou réduire les antihypertenseurs, les alpha-bloquants, la trazodone et la quétiapine.
- Pharmacologique (si persistante et symptomatique) :
- Midodrine 2,5 mg PO tid, titrer jusqu’à 10 mg tid ; éviter dans les 3–5 h avant le coucher (HTA couchée).
- Fludrocortisone 0,1 mg PO die (max 0,2 mg die) : surveiller K, œdème, IC et HTA de décubitus.
- Voir aussi la fiche Parkinson (dysautonomie).
Consulter
Envoyer à l’urgence si :
- UrgenceLong séjour au sol ou incapacité à se déplacer (> 1 h : CK, créatinine, plaies, hypothermie)
- UrgenceFracture de hanche soupçonnée (raccourcissement, rotation externe, mise en charge impossible)
- UrgenceTCC à risque (≥ 65 ans, anticoagulant, état mental altéré) — TDM cérébrale
- UrgenceSyncope brutale sans prodrome
- UrgenceDélirium ou cause aiguë (sepsis, hypoNa, hypoglycémie, AVC)
Consulter en gériatrie si :
- Semi-urgentSyndrome de chute ou syndrome post-chute (chutes récurrentes non syncopales, long lie, trouble de la marche nouveau, syndrome gériatrique associé) — pendant le séjour.
- Semi-urgentDéclin fonctionnel aigu ou déconditionnement (potentiel de récupération à évaluer) — pendant le séjour.
- ÉlectifChutes à répétition inexpliquées, non syncopales — ≤ 28 jours ; troubles de la marche et de l’équilibre sans chute récente — ≤ 3 mois.
À préparer : circonstances et nombre de chutes, temps au sol, TA couché-debout, TUG ou vitesse de marche, CFS, liste des médicaments, MoCA ou CAM, imagerie cérébrale si faite, évaluation en physiothérapie.
Consulter en physiothérapie si :
- UrgentChute à l’étage ou marche non sécuritaire (cause médicale écartée : lésion, HTO, délirium) — même jour.
- ÉlectifChutes répétées, sans urgence au congé (programme de prévention dans la communauté, p. ex. PIED) — au congé.
Consulter en ergothérapie si :
- Semi-urgentSécurité à domicile et aides techniques (transferts, bain, toilette) — pendant le séjour, avant le congé.
Chutes répétées ou CFS ≥ 5 : aborder aussi le niveau de soins. Maltraitance chez une personne visée par la loi : signalement obligatoire sans délai au commissaire local aux plaintes.
- RapideChutes récurrentes non syncopales inexpliquées — priorité C (≤ 28 j)
- RapideSituation de maltraitance soupçonnée (blessures inexpliquées ou incohérentes) — priorité C (≤ 28 j)
- ÉlectifTrouble de la marche et de l’équilibre — priorité D (≤ 3 mois)
- ÉlectifPolypharmacie à risque, déprescription — priorité D (≤ 3 mois)
Consulter en cardiologie si :
- UrgentChute sur syncope abrupte sans prodrome — garde, même jour.
- Semi-urgentSyncope chez un patient avec cardiopathie — ≤ 10 jours.
Consulter en travail social si :
- Semi-urgentRetour à domicile incertain (perte d’autonomie nouvelle : SAD, répit, orientation RPA, RI ou CHSLD) — pendant le séjour, dès que la trajectoire se dessine.
- RapideSyncope avec cardiopathie — priorité B (≤ 10 j)
- ÉlectifSyncope sans cardiopathie — priorité D (≤ 3 mois)
À préparer : description de la chute et durée au sol ; TA couché-debout, glycémie, ECG ; FSC, électrolytes, Ca, P, Mg, créatinine, CK, TSH, B12 ; imagerie faite ; liste des médicaments (STOPPFall) ; CFS, TUG ou vitesse de marche ; physiothérapie, ergothérapie, travail social (SAD) et programme PIED demandés ; ostéoporose traitée après fracture de fragilité.
Suivi et congé
- Évaluation en physiothérapie et en ergothérapie avant le congé (transferts, escaliers, aides techniques, sécurité à domicile).
- Travail social : services du CLSC (SAD), répit, orientation (RPA, RI, CHSLD) au besoin. Évaluation du profil d’autonomie (OEMC/SMAF).
- Lettre au médecin de famille : cause présumée de la chute, médicaments modifiés, ostéoporose à traiter, programme d’exercice (PIED), suivi de l’HTO.
- Conduite automobile : réévaluer si la chute est due à une syncope, à une atteinte cognitive ou à une maladie de Parkinson avancée.
- Orientation en gériatrie et autres consultations : voir Consulter.
- Autres professionnels selon les facteurs trouvés : physiothérapie, ergothérapie, nutrition, pharmacien (révision de la médication), optométrie, audiologie ; cardiologie (syncope, arythmie), neurologie, ORL (vertiges).
Pièges et perles
- Les chutes répétées sont un marqueur de fragilité et de mortalité : c’est le moment d’aborder les objectifs de soins.
- Une chute avec long lie demande CK, créatinine, recherche de plaies de pression et d’hypothermie.
- Chez le patient anticoagulé qui chute, ne pas cesser l’anticoagulant d’emblée : réévaluer le rapport bénéfice-risque de façon individualisée (indication, risque hémorragique) et agir d’abord sur les causes des chutes.
- L’hématome sous-dural chronique peut apparaître des semaines après une chute « banale » : confusion fluctuante, céphalée, chutes répétées.
- Chutes répétées, blessures inexpliquées ou incohérentes : penser à la maltraitance. Le signalement est obligatoire et sans délai au commissaire local aux plaintes et à la qualité des services s’il y a un motif raisonnable de croire à une atteinte sérieuse chez un résident de CHSLD, une personne prise en charge en RI ou RTF, une personne en tutelle ou sous mandat de protection homologué, une personne dont l’inaptitude a été constatée médicalement, ou une personne vulnérable en RPA (Loi visant à lutter contre la maltraitance, art. 21 ; exemple public : E000-PROCD-04 de l’Estrie). Le consentement n’est pas requis, mais il est recherché.
- Chutes répétées, blessures inexpliquées ou incohérentes : penser à la maltraitance. Le signalement est obligatoire et sans délai au commissaire local aux plaintes et à la qualité des services s’il y a un motif raisonnable de croire à une atteinte sérieuse chez un résident de CHSLD, une personne prise en charge en RI ou RTF, une personne en tutelle ou sous mandat de protection homologué, une personne dont l’inaptitude a été constatée médicalement, ou une personne vulnérable en RPA (Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité, art. 21). Le consentement n’est pas requis, mais il est recherché.
- La peur de tomber entraîne une restriction des activités, un déconditionnement, puis d’autres chutes.
Outils publics de l’Estrie
Documents publics de Santé Québec – Estrie-CHUS.
📄 Outil public de l’Estrie — PROGC-AM-001 : Programme de prévention des chutes « Parachute adapté » (clientèles ambulatoires) (2021)
- Considérer tous les patients ambulatoires (chirurgie d’un jour, endoscopie, médecine de jour) comme à risque élevé ; dépister le délirium chez les 70 ans et plus.
- Facteurs à corriger : sédation ou analgésie, polymédication, hypotension orthostatique, troubles visuels, préparation intestinale ; précautions universelles et premier lever supervisé.
- Après une chute : présumer un impact crânien sans témoin ; facteurs aggravants (chirurgie récente, atteinte osseuse, anticoagulation, 80 ans ou fragilité) ; évaluation médicale avant le congé.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, PROGC-AM-001. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
📄 Outil public de l’Estrie — CREF-ZZ-001 : Cadre de référence : application des mesures de contrôle (contention, isolement, substances chimiques) (2019)
- Art. 118.1 de la LSSSS : seulement pour empêcher une lésion à soi ou à autrui, risque imminent, en dernier recours, mesure la moins contraignante, durée minimale.
- Contexte planifié : consentement de la personne ou de son représentant, plan d’intervention ; urgence imprévisible : sans consentement (C.c.Q., art. 13), aviser rapidement le représentant et analyser l’événement.
- Le médecin prescrit les substances chimiques, réévalue souvent et cesse la mesure dès qu’elle n’est plus nécessaire.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, CREF-ZZ-001. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
📄 Outil public de l’Estrie — E000-PROCD-04 : Procédure : lutte contre la maltraitance envers les aînés et les personnes majeures vulnérables (2020)
- Toute situation possible : aviser sans délai ; outils de repérage (EASI, DACAN).
- Signalement obligatoire au commissaire aux plaintes (dans les 48 h ouvrables, après une brève vérification) pour un résident de CHSLD, une personne en ressource (RI, RPA), sous tutelle ou mandat homologué ; à la police pour une personne sous tutelle ou mandat qui n’est pas usager de l’établissement.
- Consentement recherché à chaque étape, sauf signalement obligatoire ; étapes : repérer, signaler, vérifier les faits, évaluer, intervenir et suivre.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, E000-PROCD-04. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
Outils publics de l’Estrie
Documents publics de Santé Québec – Estrie-CHUS. Voir aussi Accueil clinique : ordonnances collectives publiques.
📄 Outil public de l’Estrie — PROGC-AM-001 : Programme de prévention des chutes « Parachute adapté » (clientèles ambulatoires) (2021)
- Considérer tous les patients ambulatoires (chirurgie d’un jour, endoscopie, médecine de jour) comme à risque élevé ; dépister le délirium chez les 70 ans et plus.
- Facteurs à corriger : sédation ou analgésie, polymédication, hypotension orthostatique, troubles visuels, préparation intestinale ; précautions universelles et premier lever supervisé.
- Après une chute : présumer un impact crânien sans témoin ; facteurs aggravants (chirurgie récente, atteinte osseuse, anticoagulation, 80 ans ou fragilité) ; évaluation médicale avant le congé.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, PROGC-AM-001. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
📄 Outil public de l’Estrie — CREF-ZZ-001 : Cadre de référence : application des mesures de contrôle (contention, isolement, substances chimiques) (2019)
- Art. 118.1 de la LSSSS : seulement pour empêcher une lésion à soi ou à autrui, risque imminent, en dernier recours, mesure la moins contraignante, durée minimale.
- Contexte planifié : consentement de la personne ou de son représentant, plan d’intervention ; urgence imprévisible : sans consentement (C.c.Q., art. 13), aviser rapidement le représentant et analyser l’événement.
- Le médecin prescrit les substances chimiques, réévalue souvent et cesse la mesure dès qu’elle n’est plus nécessaire.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, CREF-ZZ-001. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
📄 Outil public de l’Estrie — E000-PROCD-04 : Procédure : lutte contre la maltraitance envers les aînés et les personnes majeures vulnérables (2020)
- Toute situation possible : aviser sans délai ; outils de repérage (EASI, DACAN).
- Signalement obligatoire au commissaire aux plaintes (dans les 48 h ouvrables, après une brève vérification) pour un résident de CHSLD, une personne en ressource (RI, RPA), sous tutelle ou mandat homologué ; à la police pour une personne sous tutelle ou mandat qui n’est pas usager de l’établissement.
- Consentement recherché à chaque étape, sauf signalement obligatoire ; étapes : repérer, signaler, vérifier les faits, évaluer, intervenir et suivre.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, E000-PROCD-04. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
Prévention clinique (CMQ et MSSS, 2025)
📋 Fiche de prévention clinique (CMQ et MSSS, adultes, février 2025)
- Personnes à risque de chute : programmes communautaires PIED (Programme intégré d’équilibre dynamique) ou VIACTIVE.
Résumé dans nos mots. Source : Fiche de prévention clinique — Adultes, Collège des médecins du Québec et MSSS, 2025.
Références
- Fiche de prévention clinique — Adultes (Collège des médecins du Québec et MSSS, mise à jour février 2025 ; s’appuie sur le Guide des bonnes pratiques en prévention clinique du directeur national de santé publique)
- PROGC-AM-001 — Programme de prévention des chutes « Parachute adapté » (clientèles ambulatoires) (Santé Québec – Estrie-CHUS, 2021 ; document public)
- CREF-ZZ-001 — Cadre de référence : application des mesures de contrôle (contention, isolement, substances chimiques) (Santé Québec – Estrie-CHUS, 2019 ; document public)
- E000-PROCD-04 — Procédure : lutte contre la maltraitance envers les aînés et les personnes majeures vulnérables (Santé Québec – Estrie-CHUS, 2020 ; document public)
- Montero-Odasso M, van der Velde N, Martin FC, et al. World guidelines for falls prevention and management for older adults: a global initiative. Age Ageing. 2022;51(9):afac205. doi:10.1093/ageing/afac205.
- Skelton D. World Falls Guidelines (présentation, RoSPA, nov. 2023) — dose d’exercice ≥ 3 séances/sem pendant ≥ 12 sem.
- MSSS. Approche adaptée à la personne âgée en milieu hospitalier : cadre de référence. Québec, 2011.
- Kim MJ, Farrell J. Orthostatic Hypotension: Evaluation and Treatment. Am Fam Physician. 2022;105(1):39-49.
- Geriatric Medicine Research, Dalhousie University. Clinical Frailty Scale (version 2.0, 2020) ; Les meilleurs conseils pour utiliser l’échelle clinique de fragilité ; Using the Clinical Frailty Scale.
- Rockwood K, Theou O. Using the Clinical Frailty Scale in Allocating Scarce Health Care Resources. Can Geriatr J. 2020;23(3):254-259. doi:10.5770/cgj.23.463.
- INESSS. Les niveaux de soins. 2016.
- CDC, National Center for Injury Prevention and Control. STEADI — Assessment: Timed Up & Go (TUG). 2017 (TUG ≥ 12 s).
- Lenouvel E, Ullrich P, Siemens W, et al. Cognitive behavioural therapy (CBT) with and without exercise to reduce fear of falling in older people living in the community. Cochrane Database Syst Rev. 2023;(11):CD014666.
- 2023 American Geriatrics Society Beers Criteria Update Expert Panel. American Geriatrics Society 2023 updated AGS Beers Criteria for potentially inappropriate medication use in older adults. J Am Geriatr Soc. 2023;71(7):2052-81. doi:10.1111/jgs.18372. Résumé consulté : University of Illinois Chicago, Drug Information Group, 2023.
- Morisod J, Coutaz M. Le syndrome post-chute : comment le reconnaître et le traiter. Rev Med Suisse. 2007;3(132):2531-6.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Cardiologie.
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- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Gériatrie, Cardiologie.