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Soins post-aigus › Neurologie

Traumatisme craniocérébral chez la personne âgée

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En bref : Chez la personne âgée, le TCC vient presque toujours d’une chute et s’accompagne souvent d’un hématome sous-dural, d’autres fractures et d’un délirium. En soins post-aigus, il faut surveiller la détérioration tardive (récidive ou expansion d’un hématome), gérer les antithrombotiques avec l’équipe qui a suivi le patient, traiter les troubles cognitifs et comportementaux et prévenir la prochaine chute.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Baisse de l’état de conscience, céphalée qui augmente, vomissements, nouveau déficit, convulsion : récidive ou expansion d’un hématome.
  • Confusion ou chutes qui reviennent quelques semaines après le trauma : hématome sous-dural chronique.
  • Nouvelle chute avec trauma crânien sous anticoagulant ou antiplaquettaire.
  • Hyponatrémie, somnolence excessive (médicaments sédatifs, anticonvulsivant).

✅ À faire maintenant (admission)

  • Lire la note neurochirurgicale : lésion, chirurgie, imagerie de contrôle prévue, consignes de mobilisation.
  • Antithrombotiques : noter la décision écrite sur l’arrêt et la date de reprise ; si rien n’est écrit, la demander.
  • Anticonvulsivant : noter l’indication et la durée prévue ; ne pas le poursuivre sans raison.
  • Examen neurologique et cognitif de base (4AT ou CAM si confusion) ; état fonctionnel avant le trauma.
  • Chercher la cause de la chute (voir la situation Chute en réadaptation).

En soins post-aigus

  • Surveillance neurologique : selon le protocole de l’établissement ; toute détérioration est une urgence.
  • Délirium et agitation : approche sans médicament d’abord ; éviter les benzodiazépines ; antipsychotique à faible dose, courte durée, seulement si danger.
  • Douleur : céphalée, cervicalgie, fractures associées ; acétaminophène régulier, opioïde prudent.
  • Sommeil : hygiène du sommeil ; éviter les hypnotiques.
  • Prévention de la TEV : pharmacologique seulement avec l’accord de l’équipe qui a suivi l’hémorragie ; sinon moyens mécaniques selon le protocole.

Effet sur la réadaptation

  • Ergothérapie : évaluation cognitive fonctionnelle (attention, mémoire, fonctions exécutives) et sécurité pour le retour.
  • Physiothérapie : équilibre, vertiges, marche ; programme de prévention des chutes.
  • Soins infirmiers : routine stable, environnement calme, surveillance de la fatigue et des comportements.
  • Orthophonie : communication et cognition selon le milieu.
  • Augmenter l’activité de façon progressive, en tenant compte de la fatigue et des céphalées.

Retour au centre hospitalier ou consultation

NiveauConduite
A – BTransfert pour TDM et avis neurochirurgical si détérioration neurologique ou nouveau trauma crânien sous antithrombotique.
CDiscuter du transfert avec le patient ou son représentant : une évacuation d’hématome peut redonner de la fonction.
DConfort sur place.

Neurochirurgie : question sur la reprise de l’anticoagulant ou de l’antiplaquettaire. Gériatrie : délirium prolongé, troubles du comportement.

Patient, proches et déclaration

  • Expliquer que la récupération cognitive peut être lente et incomplète.
  • Si le trauma est survenu pendant le séjour : déclaration sur le formulaire AH-223 et divulgation au patient ou à son représentant.
  • Penser à la maltraitance si le mécanisme est flou.

Pièges et perles

  • Un TCC « léger » chez la personne âgée n’est pas bénin : délirium, chutes et perte d’autonomie sont fréquents.
  • La confusion attribuée au TCC peut venir d’un médicament, d’une hyponatrémie ou d’une infection.
  • La décision de reprendre l’anticoagulant doit être écrite, datée et transmise au congé.

Références

  • NICE NG232. Head injury: assessment and early management (2023).
  • INESSS et Ontario Neurotrauma Foundation. Guide de pratique clinique pour la réadaptation des adultes ayant subi un traumatisme craniocérébral modéré-grave (2016 ; mis à jour en continu).
  • Montero-Odasso M, et al. World guidelines for falls prevention and management for older adults. Age Ageing 2022;51(9):afac205.

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