En bref : Le délirium est un trouble aigu et fluctuant de l'attention et de la conscience, causé par une maladie, un médicament ou un sevrage. C’est une urgence médicale : la mortalité est élevée et il est souvent hypoactif et manqué. On le dépiste (CAM, 4AT), on cherche toutes les causes (souvent plusieurs), on révise la médication et on applique les mesures non pharmacologiques. Les antipsychotiques ne traitent ni ne préviennent le délirium : on les réserve à la détresse ou au danger, à faible dose et pour une courte durée. On évite les benzodiazépines, sauf en cas de sevrage d’alcool ou de benzodiazépines.
🩺 Au chevet
🚩 Signaux d’alarme
- Délirium = urgence médicale ; forme hypoactive souvent manquée.
- Trauma, chute ou anticoagulation, déficit focal, céphalée : hématome sous-dural, AVC.
- Fièvre inexpliquée ou méningisme ; fluctuation inexpliquée (état de mal non convulsif).
- Sevrage d’alcool ou de BZD ; hypoxémie, hypoglycémie.
✅ À faire maintenant
- CAM (1 ET 2, plus 3 OU 4) ou 4AT (≥ 4) ; collatéral sur l’état de base.
- Signes vitaux, SpO2, glycémie capillaire, globe vésical, toucher rectal, foyer infectieux, signes focaux, douleur.
- Révision des médicaments : cesser anticholinergiques, BZD, opioïdes si possible.
- FSC, électrolytes, Ca, Mg, PO4, glucose, urée, créatinine, hépatique, TSH, ECG ; urine seulement si symptômes ou sepsis ; gaz si somnolence/MPOC.
- TDM si trauma, anticoagulation ou signe focal ; PL si fièvre ou méningisme.
- Agitation dangereuse ou contention envisagée : aviser le patron.
- Inapte à consentir : consentement substitué (art. 15 C.c.Q.).
💊 Premières ordonnances
- Non pharmacologique : orientation, lunettes et appareils auditifs, mobilisation, sommeil, retirer sonde et soluté, éviter contentions.
- Détresse ou danger seulement : halopéridol 0,25–0,5 mg PO/SC/IV, répéter q30–60 min PRN (max ≈ 2–3 mg/24 h) ; quétiapine 12,5–25 mg PO die à bid si Parkinson ou Lewy ; ECG (QTc).
- Thiamine IV si alcool ou dénutrition, avant le glucose : 200–300 mg IV die si risque élevé ; Wernicke soupçonné : 500 mg IV tid × 3 j.
- Éviter les BZD sauf sevrage d’alcool ou de BZD.
📞 Appeler ou orienter si
- Gériatrie et UCDG : Délirium nouveau ou qui persiste ; agitation ou SCPD sévères avec danger
- Neurologie : Signe focal ou état de mal non convulsif
- Soins intensifs : État de mal ou baisse de conscience sévère
- Soins palliatifs : Délirium terminal ou agitation réfractaire
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- Non pharmacologique : orientation, lunettes et appareils auditifs, mobilisation, sommeil, retirer sonde et soluté, éviter contentions.
- Détresse ou danger seulement : halopéridol 0,25–0,5 mg PO, répéter q30–60 min PRN (max ≈ 2–3 mg/24 h) ; quétiapine 12,5–25 mg PO die à bid si Parkinson ou Lewy ; ECG (QTc).
- Thiamine si alcool ou dénutrition, avant le glucose ; risque élevé ou Wernicke soupçonné : urgence (thiamine parentérale à fortes doses).
- Éviter les BZD sauf sevrage d’alcool ou de BZD.
📞 Appeler ou orienter si
- Envoyer à l’urgence : Délirium soupçonné ; chute, trauma crânien, anticoagulant ou signe focal ; fièvre inexpliquée ou méningisme ; sevrage d’alcool ou de BZD, Wernicke soupçonné ; hypoxémie, hypoglycémie ou somnolence ; agitation dangereuse pour soi ou autrui
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📌 Fiche d’origine hospitalière, ajoutée pour la situation clinique « Delirium » de l’externat. Au sans rendez-vous : reconnaître, amorcer le traitement et diriger ; les sections propres à l’hôpital ont été retirées.
📨 Référer : CRDS Consulter en gériatrie si : (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence
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📞 Consulter CRDS — Gériatrie · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe
🔗 Ressources et raisonnement
🧭 Raisonnement clinique Altération de l’état de conscience
Définition et formes
- Critères (DSM-5) : trouble de l’attention et de la conscience, d’installation aiguë (heures à jours), fluctuant, avec une autre atteinte cognitive (mémoire, orientation, langage, perception). Il n’est pas mieux expliqué par un TNC préexistant et résulte d’une condition médicale, d’une intoxication ou d’un sevrage.
- Formes : hyperactive (agitation, hallucinations), hypoactive (somnolence, retrait ; la plus fréquente chez l’âgé et la plus souvent manquée), mixte.
- Facteurs prédisposants : âge > 65 ans, TNC, fragilité, déficits visuels ou auditifs, ATCD de délirium, alcool, polypharmacie, AVC, dénutrition.
- Facteurs précipitants : infection, médicaments, chirurgie, douleur, rétention urinaire, fécalome, déshydratation, troubles métaboliques, contentions, sonde urinaire, privation de sommeil, changement de milieu.
Causes
| Catégorie | Exemples |
|---|---|
| Médicaments (1re cause réversible) | Anticholinergiques (diphenhydramine, oxybutynine, TCA), benzodiazépines, opioïdes (mépéridine), antipsychotiques, corticostéroïdes, antiparkinsoniens, anticonvulsivants, lithium, digoxine, fluoroquinolones, céphalosporines (céfépime), métronidazole, anti-H2, polypharmacie |
| Sevrage | Alcool (délirium tremens), benzodiazépines, opioïdes, nicotine |
| Infections | Sepsis, pneumonie, infection urinaire (si symptômes), cellulite, méningite, encéphalite |
| Métabolique | Na, Ca, Mg, phosphore, glycémie, urémie, encéphalopathie hépatique, hypercapnie, hypoxémie, thyroïde, surrénale, thiamine (Wernicke), B12 |
| SNC | AVC, hématome sous-dural, convulsion ou état de mal non convulsif, état post-ictal, tumeur, HSA, encéphalite auto-immune (anti-NMDA) |
| Cardiorespiratoire | IM, IC, EP, choc, hypoperfusion |
| Facteurs « mécaniques » | Douleur, rétention urinaire, fécalome, contentions, sonde, déshydratation, dénutrition, privation sensorielle (lunettes, appareils auditifs) |
| Toxiques | Alcools toxiques, CO, syndrome sérotoninergique, hyperammoniémie (valproate) |
Dépistage et diagnostic
CAM (Confusion Assessment Method)
| Critère | Question clé |
|---|---|
| 1. Début aigu et fluctuation | Changement par rapport à l’état de base ? Fluctue dans la journée ? (famille, infirmière) |
| 2. Inattention | Difficulté à maintenir l’attention, facilement distrait ? |
| 3. Pensée désorganisée | Discours incohérent, décousu, illogique ? |
| 4. Altération de la conscience | Autre que « alerte » : vigilant, léthargique, stuporeux, coma |
- Diagnostic : 1 ET 2, plus 3 OU 4. Aux soins intensifs : CAM-ICU.
- 4AT : outil rapide (< 2 min), sans formation, utilisable chez le patient somnolent. Un score ≥ 4 suggère un délirium.
- Tests d’attention au chevet : mois de l’année à rebours (erreur = anormal), empan de chiffres (incapable de répéter 5 chiffres = anormal), test du « A » (> 2 erreurs sur 60 lettres = anormal).
Délirium, démence ou dépression ?
| Délirium | TNC majeur (démence) | Dépression (pseudodémence) | |
|---|---|---|---|
| Début | Aigu (heures–jours) | Insidieux, graduel | Subaigu |
| Évolution | Fluctuante, réversible | Progressive | Récurrente, réversible |
| Conscience | Altérée | Normale au début | Normale |
| Attention | Atteinte | Intacte au début | Difficulté de concentration |
| Sommeil | Cycle inversé | Fragmenté | Réveil matinal précoce |
| Hallucinations | Visuelles, effrayantes | Variables (sauf Lewy) | Rares, auditives, autodépréciatives |
| Contexte | Maladie aiguë, médicament | — | Humeur dépressive, « je ne sais pas » |
💡 Un délirium survient souvent sur un TNC : c’est la règle chez l’âgé hospitalisé. Le diagnostic de démence ne se pose pas en plein délirium.
Évaluation
- Collatéral (famille, infirmière, CHSLD) : état de base, début, évolution.
- Révision complète des médicaments, y compris en vente libre, PRN récents et alcool.
- Examen : signes vitaux, SpO2, glycémie capillaire, déshydratation, foyer infectieux, globe vésical (scan vésical), toucher rectal (fécalome), signes neurologiques focaux, méningisme, astérixis, douleur.
- Bilan de base : FSC, électrolytes, Ca, Mg, PO4, glucose, urée, créatinine, bilan hépatique, TSH, analyse d’urine seulement si symptômes urinaires ou sepsis, ECG, radiographie pulmonaire selon la clinique. Gaz (hypercapnie) si MPOC ou somnolence. B12, ammoniémie, niveaux de médicaments, dépistage toxicologique selon le contexte.
- TDM cérébrale si : chute ou trauma, anticoagulation, déficit focal, céphalée, altération de conscience inexpliquée, pas de cause trouvée.
- Ponction lombaire si fièvre inexpliquée, méningisme ou suspicion d’encéphalite. EEG si fluctuation inexpliquée ou suspicion d’état de mal non convulsif.
Prise en charge
Non pharmacologique (prévention et traitement ; programme HELP, approche AÎNÉES)
- Orientation : horloge, calendrier, présence de la famille, explications répétées, même personnel.
- Lunettes et appareils auditifs ; éclairage adéquat.
- Mobilisation précoce : au fauteuil TID et aux repas, marche ; éviter les contentions physiques et chimiques.
- Sommeil : réduire le bruit et la lumière la nuit, regrouper les soins, éviter les signes vitaux nocturnes inutiles ; stimuler l’éveil le jour.
- Hydratation et nutrition, aide aux repas.
- Retirer soluté, sonde urinaire, télémétrie et autres « attaches » dès que possible.
- Traiter la douleur (acétaminophène régulier) ; prévenir la constipation et la rétention.
- Appliquées ensemble (modèle HELP), ces mesures réduisent l’incidence du délirium d’environ 30 à 40 %.
Pharmacologique (seulement si détresse ou danger)
| Médicament | Dose (personne âgée) | Maximum usuel / 24 h | Remarques |
|---|---|---|---|
| Halopéridol | 0,25–0,5 mg PO/SC/IV, die à bid, répéter q30–60 min PRN | ≈ 2–3 mg | SEP, QTc ; éviter si Parkinson ou démence à corps de Lewy |
| Rispéridone | 0,25–0,5 mg PO die à bid | 2 mg | SEP dose-dépendants |
| Olanzapine | 2,5–5 mg PO die à bid | 10 mg | Sédation, anticholinergique léger |
| Quétiapine | 12,5–25 mg PO die à bid | Selon tolérance (rarement > 100 mg en gériatrie) | Choix si Parkinson ou Lewy ; hypotension orthostatique |
- ECG (QTc) avant ou peu après le début si possible ; corriger K et Mg.
- Réévaluer chaque jour ; cesser dès la résolution et ne pas poursuivre au congé sans indication.
- Benzodiazépines : à éviter (aggravent le délirium), sauf sevrage d’alcool ou de BZD, convulsions, ou en fin de vie. Voir « Alcool – sevrage et Wernicke ».
- Thiamine avant le glucose si alcool ou dénutrition : 200–300 mg IV die si risque ; 500 mg IV tid × 3 j si Wernicke soupçonné.
- Mélatonine : données de prévention inconstantes ; option peu risquée pour le sommeil.
- Délirium en fin de vie : souvent irréversible (multiples causes) ; viser le confort. Halopéridol, méthotriméprazine ; midazolam si agitation terminale réfractaire (sédation palliative selon les normes du CMQ).
⚠️ Recommandation actuelle (Cochrane 2019–2023 ; NICE 2023 ; AGS Beers 2023) : les antipsychotiques ne préviennent pas le délirium, n’en réduisent pas la durée ni la mortalité. On les réserve à la détresse ou au danger, au plus faible dose et le moins longtemps possible. Choisir avec soin Canada : pas d’antipsychotique en 1re intention pour les SCPD.
| Médicament | Dose (personne âgée) | Maximum usuel / 24 h | Remarques |
|---|---|---|---|
| Halopéridol | 0,25–0,5 mg PO, die à bid, répéter q30–60 min PRN | ≈ 2–3 mg | SEP, QTc ; éviter si Parkinson ou démence à corps de Lewy |
| Rispéridone | 0,25–0,5 mg PO die à bid | 2 mg | SEP dose-dépendants |
| Olanzapine | 2,5–5 mg PO die à bid | 10 mg | Sédation, anticholinergique léger |
| Quétiapine | 12,5–25 mg PO die à bid | Selon tolérance (rarement > 100 mg en gériatrie) | Choix si Parkinson ou Lewy ; hypotension orthostatique |
- ECG (QTc) avant ou peu après le début si possible ; corriger K et Mg.
- Réévaluer chaque jour ; cesser dès la résolution et ne pas poursuivre au congé sans indication.
- Benzodiazépines : à éviter (aggravent le délirium), sauf sevrage d’alcool ou de BZD, convulsions, ou en fin de vie. Voir « Alcool – sevrage et Wernicke ».
- Thiamine avant le glucose si alcool ou dénutrition ; risque élevé ou Wernicke soupçonné : urgence (thiamine parentérale à fortes doses).
- Mélatonine : données de prévention inconstantes ; option peu risquée pour le sommeil.
- Délirium en fin de vie : souvent irréversible (multiples causes) ; viser le confort. Halopéridol, méthotriméprazine ; midazolam si agitation terminale réfractaire (sédation palliative selon les normes du CMQ).
⚠️ Recommandation actuelle (Cochrane 2019–2023 ; NICE 2023 ; AGS Beers 2023) : les antipsychotiques ne préviennent pas le délirium, n’en réduisent pas la durée ni la mortalité. On les réserve à la détresse ou au danger, au plus faible dose et le moins longtemps possible. Choisir avec soin Canada : pas d’antipsychotique en 1re intention pour les SCPD.
Agitation dangereuse
- Approche calme, désescalade verbale, présence d’un proche ou d’un préposé (gardiennage) plutôt que contention.
- Si contention inévitable : mesure de dernier recours (encadrée au Québec par le protocole d’application des mesures de contrôle, LSSSS art. 118.1), consentement du patient ou du représentant, surveillance et réévaluation fréquentes, documentation.
Aspects légaux
- Le patient en délirium est souvent inapte à consentir : évaluer l’aptitude pour chaque décision. Obtenir le consentement substitué (mandataire, curateur, conjoint, proche parent : art. 15 C.c.Q.).
- En urgence, on donne les soins requis sans consentement si la vie est en danger ou l’intégrité menacée (art. 13 C.c.Q.). Voir « Aptitude et régimes de protection ».
Consulter
Envoyer à l’urgence si :
- UrgenceDélirium soupçonné (CAM ou 4AT positif : début aigu, inattention, fluctuation ; forme hypoactive incluse)
- UrgenceChute, trauma crânien, anticoagulant ou signe focal (hématome sous-dural, AVC) — TDM cérébrale
- UrgenceFièvre inexpliquée ou méningisme (ponction lombaire)
- UrgenceSevrage d’alcool ou de BZD, Wernicke soupçonné (thiamine avant le glucose)
- UrgenceHypoxémie, hypoglycémie ou somnolence (hypercapnie si MPOC)
- UrgenceAgitation dangereuse pour soi ou autrui (contention envisagée)
Consulter en gériatrie si :
Ne pas attendre la consultation pour chercher et traiter les causes.
- UrgentDélirium nouveau ou qui persiste (malgré la correction des causes évidentes) — même jour.
- UrgentAgitation ou SCPD sévères avec danger (délirium surajouté ? cause médicale ?), avant toute orientation en psychiatrie — même jour.
- Semi-urgentDélirium médicamenteux probable, polypharmacie (révision et déprescription, avec le pharmacien) — pendant le séjour.
- ÉlectifTrouble cognitif soupçonné, délirium résolu (TNC atypique : ≤ 3 mois) — à distance du délirium ; réévaluation cognitive à 3 mois.
À préparer : état de base (collatéral), CAM ou 4AT, médicaments y compris PRN et vente libre, alcool, bilan et imagerie faits, niveau de soins, représentant.
Consulter en neurologie si :
- UrgentSigne focal ou état de mal non convulsif (soupçonné ; fluctuation inexpliquée : EEG) — garde, même jour.
Consulter aux soins intensifs si :
- UrgentÉtat de mal ou baisse de conscience sévère (protection des voies aériennes) — immédiatement.
Consulter en psychiatrie si :
- Semi-urgentPsychose sans trouble de l’attention (causes organiques et substances écartées) — selon l’atteinte fonctionnelle.
Consulter en soins palliatifs si :
- UrgentDélirium terminal ou agitation réfractaire (sédation palliative envisagée) — même jour.
Après la résolution : réévaluation cognitive à 3 mois (TNC sous-jacent ?).
- ÉlectifTNC majeur atypique révélé après le délirium — priorité D (≤ 3 mois)
- ÉlectifPolypharmacie néfaste, déprescription (anticholinergiques, BZD, opioïdes) — priorité D (≤ 3 mois)
À préparer : récit d’un proche (état de base, début, évolution) ; liste complète des médicaments (vente libre, PRN récents, alcool) ; signes vitaux, SpO₂, glycémie capillaire, globe vésical ; niveau de soins ; mandataire ou proche pour le consentement substitué (C.c.Q., art. 15).
Algorithme
Suivi et congé
- Le délirium peut durer des semaines ; un tiers des patients gardent des déficits. Il est associé à un déclin cognitif et fonctionnel, à l’hébergement et à la mortalité.
- Expliquer à la famille : nature, causes, réversibilité habituelle, rôle préventif de leur présence.
- Au congé : liste des médicaments cessés, antipsychotique arrêté (ou date d’arrêt prévue), réévaluation cognitive à 3 mois (TNC sous-jacent ?), restriction de conduite.
Pièges et perles
- Le délirium hypoactif est pris pour une dépression ou une « fatigue » : dépister systématiquement.
- Bactériurie asymptomatique : un délirium seul ne justifie pas un traitement d’infection urinaire si aucun autre signe (et pas de culture sans symptômes).
- Penser au globe vésical et au fécalome chez tout âgé agité.
- Hallucinations visuelles : penser organique avant psychiatrique. Un premier épisode psychotique après 40 ans est organique jusqu’à preuve du contraire.
- Psychose (délire, delusion) sans trouble de l’attention : penser aussi aux substances (cannabis, stimulants, corticostéroïdes, lévodopa, alcool, sevrage) avant un trouble psychotique primaire.
- Syndrome anticholinergique : peau sèche et chaude, mydriase, rétention, tachycardie, « fou comme un chapelier ».
Outils publics de l’Estrie
Documents publics de Santé Québec – Estrie-CHUS, résumés dans nos mots. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
📄 Outil public de l’Estrie — CREF-ZZ-001 : Cadre de référence : application des mesures de contrôle (contention, isolement, substances chimiques) (2019)
- Art. 118.1 de la LSSSS : seulement pour empêcher une lésion à soi ou à autrui, risque imminent, en dernier recours, mesure la moins contraignante, durée minimale.
- Contexte planifié : consentement de la personne ou de son représentant, plan d’intervention ; urgence imprévisible : sans consentement (C.c.Q., art. 13), aviser rapidement le représentant et analyser l’événement.
- Le médecin prescrit les substances chimiques, réévalue souvent et cesse la mesure dès qu’elle n’est plus nécessaire.
Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, CREF-ZZ-001. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.
Références
- CREF-ZZ-001 — Cadre de référence : application des mesures de contrôle (contention, isolement, substances chimiques) (Santé Québec – Estrie-CHUS, 2019 ; document public)
- Choisir avec soin Canada — Soins de longue durée (Société canadienne de médecine des soins de longue durée, 2025)
- Delirium Clinical Guidelines (CCSMH, 2006, mise à jour 2014 ; délirium en fin de vie 2010)
- Delirium: prevention, diagnosis and management in hospital and long-term care, CG103 (NICE, mise à jour 2023).
- American Geriatrics Society 2023 Updated Beers Criteria (AGS, 2023).
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Neurologie.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Psychiatrie.
- Objectifs du CMC — Délirium / confusion mentale (Conseil médical du Canada).
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Gériatrie.