En bref : Devant un SCPD, on cherche dâabord une cause mĂ©dicale (douleur, dĂ©lirium, constipation, rĂ©tention urinaire, mĂ©dicament) et un besoin non comblĂ©. Lâapproche non pharmacologique reste la base, mĂȘme quand on ajoute un mĂ©dicament. Un mĂ©dicament est clairement indiquĂ© en cas de dĂ©pression majeure, de psychose avec dĂ©tresse ou danger, ou d'agressivitĂ© Ă risque. Au Canada, la rispĂ©ridone et le brexpiprazole (depuis 2024) sont homologuĂ©s pour lâagitation ou lâagressivitĂ© de lâAlzheimer. On réévalue Ă 1 mois, puis on tente le sevrage aprĂšs 3 mois de stabilitĂ©.
đ©ș Au chevet
đ© Signaux dâalarme
- Danger immĂ©diat pour soi ou autrui : sĂ©curitĂ© dâabord
- Agité la nuit : délirium, rétention urinaire, douleur avant le PRN
- Hypoglycémie, hypoxie, intoxication ou sevrage, lésion intracrùnienne
- Lewy ou Parkinson : sensibilité sévÚre aux neuroleptiques (éviter halopéridol, rispéridone)
â Ă faire maintenant
- Signes vitaux, SpOâ, glycĂ©mie capillaire ; examen : douleur, globe vĂ©sical, fĂ©calome, infection
- Revue des médicaments (anticholinergiques, opioïdes, benzodiazépines), alcool
- DICE avec grille ABC ; déficits sensoriels, environnement
- ECG (QTc) si halopéridol répété ou IV, ou citalopram avec cardiopathie
- Violence non contrĂŽlĂ©e : appeler le patron et lâĂ©quipe de sĂ©curitĂ©
đ PremiĂšres ordonnances
- Approche non pharmacologique maintenue ; essai dâacĂ©taminophĂšne 650 mg PO QID (max 3 g/j si fragile)
- Agitation aiguĂ« ĂągĂ© : halopĂ©ridol 0,25â0,5 mg PO/SC/IM q30â60 min PRN (†2â3 mg/24 h) ou rispĂ©ridone 0,25â0,5 mg PO PRN
- Lewy, Parkinson : quĂ©tiapine 6,25â12,5 mg PO
- Sevrage alcool ou benzodiazépines : lorazépam 0,5 mg PO, SL ou IM PRN
- Psychose ou agressivité persistante : rispéridone 0,25 mg PO DIE-BID (max 2 mg/j) ; agitation sans psychose : citalopram 10 mg PO DIE
đ Appeler ou orienter si
- Gériatrie et UCDG : SCPD ou agitation sévÚres avec danger
- Psychiatrie adulte : Danger pour soi ou autrui
DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter âș
đ Ressources et raisonnement
đ Protocoles INESSS â Maladie dâAlzheimer et dĂ©mence mixte
đ Consulter Consulter en psychiatrie si : · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe
Définition et présentations
- SCPD (symptĂŽmes comportementaux et psychologiques de la dĂ©mence) : ils touchent la majoritĂ© des personnes atteintes au cours de lâĂ©volution. Ils prĂ©cipitent lâĂ©puisement de lâaidant et lâhĂ©bergement.
| Type | Exemples |
|---|---|
| Moteurs | Errance, gestes répétitifs, frapper, cracher |
| Vocaux | Cris, insultes, menaces |
| Passifs | Apathie, retrait social, aboulie |
| Psychologiques | Délires, hallucinations, dépression, anxiété |
| Autres | Désinhibition, comportements sexuels inappropriés, troubles du sommeil |
đĄ L'errance et les comportements vocaux perturbateurs ne rĂ©pondent pas aux mĂ©dicaments. On mise alors sur lâenvironnement et les soins.
Ăvaluation
Avant tout psychotrope, éliminer
- Cause organique : douleur (souvent sous-traitée), délirium, infection, fécalome ou constipation, rétention urinaire, hypoxie, déshydratation, troubles métaboliques.
- Effet mĂ©dicamenteux : anticholinergiques (paroxĂ©tine, tricycliques, antihistaminiques), opioĂŻdes, benzodiazĂ©pines, antiparkinsoniens, corticostĂ©roĂŻdes. Penser Ă l'akathisie, Ă lâhypotension orthostatique et aux sevrages.
- Substances : alcool surtout.
- Trouble psychiatrique sous-jacent : dépression, anxiété, psychose.
- Environnement : bruit, surstimulation ou ennui, dĂ©ficits sensoriels non corrigĂ©s (lunettes, appareils auditifs), soins intimes vĂ©cus comme une menace, faim, soif, sommeil, besoin dâuriner.
Approche DICE (Kales et al.)
| Ătape | Contenu |
|---|---|
| DĂ©crire | Quoi, quand, oĂč, avec qui, frĂ©quence, danger. Grille ABC : AntĂ©cĂ©dent (contexte), Behaviour (comportement), ConsĂ©quence (rĂ©action de lâentourage) |
| Investiguer | Causes médicales, médicaments, douleur, besoins, environnement, approche du soignant |
| CrĂ©er | Plan avec lâĂ©quipe et la famille : interventions ciblĂ©es |
| Ăvaluer | Lâintervention a-t-elle fonctionnĂ© ? Ajuster |
- Outils de suivi : grille dâobservation du comportement sur 5 jours, Cohen-Mansfield (CMAI), NPI-NH, Ă©chelle de douleur PACSLAC ou PAINAD.
Prise en charge non pharmacologique (1re ligne, toujours maintenue)
- Les plus efficaces sont centrĂ©es sur le soignant : rĂ©solution de problĂšmes, communication, formation du personnel et de lâaidant.
- Plan de soins personnalisé (bain, repas), routine stable, horaire adapté aux préférences.
- Interactions individuelles dâenviron 30 min, prĂ©sence ou vidĂ©os de la famille, zoothĂ©rapie (animal rĂ©el ou robot).
- Musique personnalisĂ©e, environ 30 min avant le pic habituel dâagitation. ActivitĂ© physique, rĂ©crĂ©othĂ©rapie (jardinage, jeux), massage ou toucher bref, aromathĂ©rapie (lavande, mĂ©lisse) : donnĂ©es modestes.
- Corriger les dĂ©ficits sensoriels, favoriser lâhygiĂšne du sommeil, assurer lâexposition Ă la lumiĂšre le jour.
- AnalgĂ©sie dâessai : acĂ©taminophĂšne rĂ©gulier 650 mg PO QID (max 3 g/j chez la personne ĂągĂ©e fragile) si la douleur est plausible.
Indications claires dâun mĂ©dicament
- Ăpisode dĂ©pressif majeur.
- Psychose avec détresse ou dangerosité.
- Agressivité avec risque pour la personne ou autrui.
- Ăchec de lâapproche non pharmacologique avec atteinte de la qualitĂ© de vie ou de la sĂ©curitĂ©.
đĄ Perle clinique : avant de rĂ©duire un psychotrope, vĂ©rifier son indication dâorigine. Un antipsychotique prescrit pour une schizophrĂ©nie, un trouble schizoaffectif ou bipolaire nâentre pas dans lâalgorithme de dĂ©prescription des SCPD : on le poursuit et on demande lâavis de la psychiatrie avant tout changement (algorithme de dĂ©prescription des antipsychotiques, Bjerre 2018). MĂȘme prudence pour un antiĂ©pileptique ou un antidĂ©presseur prescrit pour une autre maladie.
Traitement pharmacologique selon le syndrome
| Syndrome | Options (doses gériatriques) | Commentaires |
|---|---|---|
| Psychose, agressivitĂ© | RispĂ©ridone 0,25 mg DIE-BID, â 0,25â0,5 mg q1 sem, cible 0,5â1 mg/j, max 2 mg/j | Meilleures donnĂ©es. HomologuĂ©e au Canada (Alzheimer, agressivitĂ© sĂ©vĂšre, courte durĂ©e) |
| Brexpiprazole 0,5 mg DIE Ă 1 sem, 1 mg Ă 1 sem, puis 2 mg DIE (max 3 mg) | HomologuĂ© au Canada en 2024 pour lâagitation de lâAlzheimer. CoĂ»t Ă©levĂ© ; couverture selon le rĂ©gime dâassurance du patient (voir avec le pharmacien) | |
| Aripiprazole 1â2 mg, jusquâĂ 5â10 mg/j | Demi-vie longue, akathisie | |
| QuĂ©tiapine 12,5â25 mg HS, jusquâĂ 100â200 mg/j | DonnĂ©es mitigĂ©es. SĂ©dation, hypotension. Choix dans Lewy et Parkinson | |
| Olanzapine 2,5 mg HS, jusquâĂ 5â10 mg/j | Anticholinergique, mĂ©tabolique | |
| HalopĂ©ridol 0,25â0,5 mg, max 2 mg/j | Courte durĂ©e seulement. SEP. Ă Ă©viter dans Lewy et Parkinson | |
| Agitation sans psychose | Citalopram 10 mg DIE, â Ă 20 mg aprĂšs 1â2 sem | Max 20 mg/j aprĂšs 65 ans (QTc). Effet en 3â9 sem |
| Trazodone 12,5â25 mg HS ou BID, jusquâĂ 150â200 mg/j | Hypotension orthostatique, chutes | |
| CarbamazĂ©pine 50â100 mg BID, selon taux et tolĂ©rance | Interactions, hyponatrĂ©mie, FSC | |
| Gabapentine, prazosine | Données faibles (séries de cas) | |
| DĂ©pression | Citalopram 10â20 mg, sertraline 25â150 mg, mirtazapine 7,5â30 mg HS, venlafaxine 37,5â150 mg, bupropion 100â150 mg | Potentialisation : aripiprazole 1â2 mg, quĂ©tiapine 25â200 mg. ECT si sĂ©vĂšre |
| AnxiĂ©tĂ© | ISRS ou IRSN, mirtazapine, buspirone, prĂ©gabaline 25â100 mg BID | BenzodiazĂ©pine en dĂ©pannage seulement (< 2 sem) |
| Apathie | IChE, mĂ©thylphĂ©nidate 2,5â10 mg BID (max 20 mg/j), bupropion | Modafinil 100â200 mg non remboursĂ© par la RAMQ |
| Insomnie | Mesures non pharmacologiques. Trazodone 25â50 mg HS, mirtazapine 7,5 mg HS | Ăviter zopiclone et benzodiazĂ©pines prolongĂ©s |
| Comportements sexuels inappropriĂ©s | ISRS (citalopram 20 mg, paroxĂ©tine), antipsychotique, puis antiandrogĂšnes : mĂ©droxyprogestĂ©rone, cyprotĂ©rone, leuprolide, finastĂ©ride, spironolactone | AntiandrogĂšnes : avis spĂ©cialisĂ©. Antipsychotique incisif : â libido par hyperprolactinĂ©mie |
- Traitement de la démence : un IChE ou la mémantine peut réduire certains SCPD (bénéfice modeste). L'IChE est le 1er choix dans la démence à corps de Lewy (hallucinations).
- Donépézil 5 mg DIE à 4 sem, puis 10 mg DIE.
- Rivastigmine timbre 4,6 mg/24 h, puis 9,5 mg/24 h aprĂšs 1 mois.
- MĂ©mantine 5 mg DIE, â 5 mg/sem jusquâĂ 10 mg BID. Insuffisance rĂ©nale sĂ©vĂšre (ClCr 5â29) : max 5 mg BID (monographie).
- Valproate : essais nĂ©gatifs dans lâagitation, Ă Ă©viter (contre-indiquĂ© dans la maladie Ă corps de Lewy et le Parkinson).
Séquence de Davies (2018), Alzheimer ou démence mixte
- Rispéridone. 2. Aripiprazole ou quétiapine. 3. Carbamazépine. 4. Citalopram. 5. Gabapentine. 6. Prazosine. 7. Association ou ECT. - Au besoin (PRN) : trazodone, lorazépam (court terme).
â ïž Antipsychotiques chez la personne dĂ©mente : mortalitĂ© accrue (environ 1,6 Ă 1,7 fois) et AVC. On documente le consentement (patient ou reprĂ©sentant), on vise la plus petite dose efficace et une durĂ©e limitĂ©e.
â ïž Recommandation actuelle (SantĂ© Canada, 2024) : le brexpiprazole (Rexulti) est maintenant homologuĂ© pour lâagitation de la dĂ©mence de type Alzheimer. Il sâajoute Ă la rispĂ©ridone, jusque-lĂ le seul antipsychotique homologuĂ© dans cette indication au Canada.
Agitation aiguë sévÚre
- SĂ©curitĂ© dâabord : personnel en nombre, approche calme, rĂ©duire la stimulation, Ă©viter si possible les contentions physiques.
- Chercher en parallÚle : hypoglycémie, hypoxie, intoxication ou sevrage, infection, lésion intracrùnienne, rétention, douleur.
| Contexte | Option | Dose personne ùgée | Dose adulte |
|---|---|---|---|
| DĂ©mence ou dĂ©lirium | HalopĂ©ridol PO, SC ou IM | 0,25â0,5 mg, rĂ©pĂ©ter q30â60 min au besoin. Viser †2â3 mg/24 h | 2,5â5 mg IM/IV |
| Olanzapine PO (Zydis) ou IM | 1,25â2,5 mg | 5â10 mg | |
| RispĂ©ridone PO | 0,25â0,5 mg | 1â2 mg | |
| QuĂ©tiapine PO (Lewy, Parkinson) | 6,25â12,5 mg | 25â50 mg | |
| Sevrage alcool ou benzodiazĂ©pines | LorazĂ©pam PO, SL ou IM | 0,5 mg | 1â2 mg |
| Agitation adulte indiffĂ©renciĂ©e et violente | HalopĂ©ridol 5 mg + lorazĂ©pam 1â2 mg IM | Demi-dose ou moins | â |
- Personne ĂągĂ©e : diviser au moins par deux toute dose dâantipsychotique adulte.
- Ăviter lâolanzapine IM avec une benzodiazĂ©pine parentĂ©rale (dĂ©pression respiratoire, hypotension).
- BenzodiazĂ©pines : Ă Ă©viter dans le dĂ©lirium (sauf en cas de sevrage), car elles lâaggravent et augmentent les chutes.
- AprĂšs la sĂ©dation : surveiller les signes vitaux et la SpO2. Faire un ECG (QTc) si on rĂ©pĂšte lâhalopĂ©ridol ou si on lâutilise IV.
Consulter
Consulter en gériatrie si :
- UrgentSCPD ou agitation sĂ©vĂšres avec danger (dĂ©lirium surajoutĂ© ? cause mĂ©dicale ou mĂ©dicamenteuse ?) â mĂȘme jour, avant toute orientation en psychiatrie.
- Semi-urgentPolypharmacie ou psychotropes Ă risque (anticholinergiques, benzodiazĂ©pines, PRN rĂ©pĂ©tĂ©s) â pendant le sĂ©jour, idĂ©alement avec le pharmacien.
- Semi-urgentSCPD rĂ©fractaires, maintien Ă domicile menacĂ© (sans antĂ©cĂ©dent psychiatrique, malgrĂ© lâĂ©quipe SCPD de 1re ligne) â †28 jours.
- ĂlectifSCPD rĂ©fractaires, maintien Ă domicile non menacĂ© (sans antĂ©cĂ©dent psychiatrique) â †3 mois.
Ă prĂ©parer : description DICE (grille ABC, grille dâobservation sur 5 jours), causes exclues, mĂ©dicaments et PRN reçus, MoCA ou MMSE, imagerie cĂ©rĂ©brale de †6 mois, niveau de soins.
Consulter en psychiatrie si :
Trouble psychiatrique primaire dĂ©compensĂ© sans syndrome gĂ©riatrique : psychiatrie dâemblĂ©e.
- UrgentDanger pour soi ou autrui â psychiatre de garde ; sĂ©curitĂ© dâabord.
- Semi-urgentPsychotrope prescrit pour une autre indication (schizophrĂ©nie, bipolaritĂ©, dĂ©pression majeure ; ne pas cesser) â pendant le sĂ©jour ; appel au psychiatre rĂ©pondant.
- Semi-urgentĂchec de la sĂ©quence ou antiandrogĂšnes envisagĂ©s â gĂ©rontopsychiatrie, pendant le sĂ©jour ou consultation externe en psychiatrie.
à préparer : antécédents psychiatriques, traitements essayés (doses, durées, réponse), MoCA ou MMSE, ECG (QTc).
Algorithme
Suivi
AprĂšs lâintroduction
- Réévaluer aprÚs 1 mois : buts atteints, effets indésirables (sédation, chutes, SEP, orthostatisme, hyponatrémie avec les ISRS).
- AprĂšs 3 mois de stabilitĂ© : diminuer graduellement, par la plus petite diminution possible chaque mois (rispĂ©ridone : â0,25 Ă 0,5 mg q1 mois). Une rechute fait reprendre la derniĂšre dose efficace.
- En CHSLD, la dĂ©marche de dĂ©prescription des antipsychotiques sâappuie sur le programme OPUS-AP (MSSS).
Suivi des antipsychotiques atypiques
| Moment | Examens |
|---|---|
| Initial | ECG, poids, tour de taille, SV ; FSC, électrolytes, créatinine ; bilan lipidique, glycémie et HbA1c ; TSH, AST, CK, prolactine |
| 3 mois | Poids, tour de taille, SV ; bilan lipidique ; glycémie, HbA1c ; prolactine ; AST |
| 6 mois | Poids, tour de taille, SV ; glycémie |
| 1 an, puis annuel | Poids, tour de taille, SV ; bilan lipidique ; glycémie et HbA1c ; AST ; prolactine |
- En CHSLD, on adapte ce bilan aux objectifs de soins. On garde au minimum lâECG si dâautres mĂ©dicaments allongent le QT, ainsi que les Ă©lectrolytes.
Effets indésirables des antipsychotiques (repÚres)
| Molécule | Métabolique | SEP | Prolactine | Sédation | Orthostatisme | QTc |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Halopéridol | + | +++ | +++ | + | + | ++ (IV) |
| Rispéridone | ++ | ++ | +++ | + | ++ | + |
| Olanzapine | +++ | + | + | +++ | + | + |
| QuĂ©tiapine | ++ | â/+ | â/+ | +++ | ++ | + |
| Aripiprazole | + | + (akathisie) | â | + | â | â/+ |
PiĂšges et perles
- Un « patient agité la nuit » sans évaluation : penser délirium et rétention urinaire avant le PRN.
- Les PRN rĂ©pĂ©tĂ©s masquent une cause. Revoir lâusage des PRN chaque jour.
- Lewy ou Parkinson : sensibilitĂ© sĂ©vĂšre aux neuroleptiques. Ăviter lâhalopĂ©ridol et la rispĂ©ridone ; utiliser la quĂ©tiapine Ă faible dose ou un IChE.
- Citalopram : ECG si cardiopathie ou autres médicaments allongeant le QT.
- La contention physique augmente le risque de blessure et de délirium. On cherche la mesure la moins contraignante.
Outils publics de lâEstrie
Documents publics de SantĂ© QuĂ©bec â Estrie-CHUS, rĂ©sumĂ©s dans nos mots. Les corridors, formulaires et dĂ©lais sont ceux de lâEstrie : utiliser ceux de son milieu.
đ Outil public de lâEstrie â CREF-ZZ-001 : Cadre de rĂ©fĂ©rence : application des mesures de contrĂŽle (contention, isolement, substances chimiques) (2019)
- Art. 118.1 de la LSSSS : seulement pour empĂȘcher une lĂ©sion Ă soi ou Ă autrui, risque imminent, en dernier recours, mesure la moins contraignante, durĂ©e minimale.
- Contexte planifiĂ© : consentement de la personne ou de son reprĂ©sentant, plan dâintervention ; urgence imprĂ©visible : sans consentement (C.c.Q., art. 13), aviser rapidement le reprĂ©sentant et analyser lâĂ©vĂ©nement.
- Le mĂ©decin prescrit les substances chimiques, réévalue souvent et cesse la mesure dĂšs quâelle nâest plus nĂ©cessaire.
RĂ©sumĂ© dans nos mots. Source : SantĂ© QuĂ©bec â Estrie-CHUS, CREF-ZZ-001. Les corridors, formulaires et dĂ©lais sont ceux de lâEstrie : utiliser ceux de son milieu.
Références
- CREF-ZZ-001 â Cadre de rĂ©fĂ©rence : application des mesures de contrĂŽle (contention, isolement, substances chimiques) (SantĂ© QuĂ©bec â Estrie-CHUS, 2019 ; document public)
- Rexulti approuvĂ© au Canada pour lâagitation de lâAlzheimer (Alzheimerâs News Today, 2024)
- Latest Canadian Consensus Conference on Dementia : whatâs in it for primary care (CCNA, 2023)
- Bjerre LM, Farrell B, Hogel M, et al. Deprescribing antipsychotics for behavioural and psychological symptoms of dementia and insomnia: evidence-based clinical practice guideline. Can Fam Physician. 2018;64(1):17-27 (deprescribing.org).
- Davies SJ et al. Sequential drug treatment algorithm for agitation and aggression in Alzheimerâs and mixed dementia. J Psychopharmacol, 2018.
- Kales HC et al. Management of BPSD : an international Delphi consensus (DICE). Int Psychogeriatr, 2019.
- INESSS. Guide dâusage optimal : maladie dâAlzheimer et dĂ©mence mixte, 2015 (rĂ©sumĂ© local).
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) â Psychiatrie.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) â GĂ©riatrie.