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SCPD et agitation

GériatrieFiche révisée · 23 oct. 2026

💊 Doses / traitement✉ Signaler une erreur

En bref : Devant un SCPD, on cherche d’abord une cause mĂ©dicale (douleur, dĂ©lirium, constipation, rĂ©tention urinaire, mĂ©dicament) et un besoin non comblĂ©. L’approche non pharmacologique reste la base, mĂȘme quand on ajoute un mĂ©dicament. Un mĂ©dicament est clairement indiquĂ© en cas de dĂ©pression majeure, de psychose avec dĂ©tresse ou danger, ou d'agressivitĂ© Ă  risque. Au Canada, la rispĂ©ridone et le brexpiprazole (depuis 2024) sont homologuĂ©s pour l’agitation ou l’agressivitĂ© de l’Alzheimer. On réévalue Ă  1 mois, puis on tente le sevrage aprĂšs 3 mois de stabilitĂ©.

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • Danger immĂ©diat pour soi ou autrui : sĂ©curitĂ© d’abord
  • AgitĂ© la nuit : dĂ©lirium, rĂ©tention urinaire, douleur avant le PRN
  • HypoglycĂ©mie, hypoxie, intoxication ou sevrage, lĂ©sion intracrĂąnienne
  • Lewy ou Parkinson : sensibilitĂ© sĂ©vĂšre aux neuroleptiques (Ă©viter halopĂ©ridol, rispĂ©ridone)

✅ À faire maintenant

  • Signes vitaux, SpO₂, glycĂ©mie capillaire ; examen : douleur, globe vĂ©sical, fĂ©calome, infection
  • Revue des mĂ©dicaments (anticholinergiques, opioĂŻdes, benzodiazĂ©pines), alcool
  • DICE avec grille ABC ; dĂ©ficits sensoriels, environnement
  • ECG (QTc) si halopĂ©ridol rĂ©pĂ©tĂ© ou IV, ou citalopram avec cardiopathie
  • Violence non contrĂŽlĂ©e : appeler le patron et l’équipe de sĂ©curitĂ©

💊 Premiùres ordonnances

  • Approche non pharmacologique maintenue ; essai d’acĂ©taminophĂšne 650 mg PO QID (max 3 g/j si fragile)
  • Agitation aiguĂ« ĂągĂ© : halopĂ©ridol 0,25–0,5 mg PO/SC/IM q30–60 min PRN (≀ 2–3 mg/24 h) ou rispĂ©ridone 0,25–0,5 mg PO PRN
  • Lewy, Parkinson : quĂ©tiapine 6,25–12,5 mg PO
  • Sevrage alcool ou benzodiazĂ©pines : lorazĂ©pam 0,5 mg PO, SL ou IM PRN
  • Psychose ou agressivitĂ© persistante : rispĂ©ridone 0,25 mg PO DIE-BID (max 2 mg/j) ; agitation sans psychose : citalopram 10 mg PO DIE

📞 Appeler ou orienter si

  • GĂ©riatrie et UCDG : SCPD ou agitation sĂ©vĂšres avec danger
  • Psychiatrie adulte : Danger pour soi ou autrui

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

🔗 Ressources et raisonnement

📘 Protocoles INESSS — Maladie d’Alzheimer et dĂ©mence mixte

📞 Consulter Consulter en psychiatrie si : · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe

Définition et présentations

  • SCPD (symptĂŽmes comportementaux et psychologiques de la dĂ©mence) : ils touchent la majoritĂ© des personnes atteintes au cours de l’évolution. Ils prĂ©cipitent l’épuisement de l’aidant et l’hĂ©bergement.
Type Exemples
Moteurs Errance, gestes répétitifs, frapper, cracher
Vocaux Cris, insultes, menaces
Passifs Apathie, retrait social, aboulie
Psychologiques Délires, hallucinations, dépression, anxiété
Autres Désinhibition, comportements sexuels inappropriés, troubles du sommeil

💡 L'errance et les comportements vocaux perturbateurs ne rĂ©pondent pas aux mĂ©dicaments. On mise alors sur l’environnement et les soins.

Évaluation

Avant tout psychotrope, éliminer

  • Cause organique : douleur (souvent sous-traitĂ©e), dĂ©lirium, infection, fĂ©calome ou constipation, rĂ©tention urinaire, hypoxie, dĂ©shydratation, troubles mĂ©taboliques.
  • Effet mĂ©dicamenteux : anticholinergiques (paroxĂ©tine, tricycliques, antihistaminiques), opioĂŻdes, benzodiazĂ©pines, antiparkinsoniens, corticostĂ©roĂŻdes. Penser Ă  l'akathisie, Ă  l’hypotension orthostatique et aux sevrages.
  • Substances : alcool surtout.
  • Trouble psychiatrique sous-jacent : dĂ©pression, anxiĂ©tĂ©, psychose.
  • Environnement : bruit, surstimulation ou ennui, dĂ©ficits sensoriels non corrigĂ©s (lunettes, appareils auditifs), soins intimes vĂ©cus comme une menace, faim, soif, sommeil, besoin d’uriner.

Approche DICE (Kales et al.)

Étape Contenu
DĂ©crire Quoi, quand, oĂč, avec qui, frĂ©quence, danger. Grille ABC : AntĂ©cĂ©dent (contexte), Behaviour (comportement), ConsĂ©quence (rĂ©action de l’entourage)
Investiguer Causes médicales, médicaments, douleur, besoins, environnement, approche du soignant
CrĂ©er Plan avec l’équipe et la famille : interventions ciblĂ©es
Évaluer L’intervention a-t-elle fonctionnĂ© ? Ajuster
  • Outils de suivi : grille d’observation du comportement sur 5 jours, Cohen-Mansfield (CMAI), NPI-NH, Ă©chelle de douleur PACSLAC ou PAINAD.

Prise en charge non pharmacologique (1re ligne, toujours maintenue)

  • Les plus efficaces sont centrĂ©es sur le soignant : rĂ©solution de problĂšmes, communication, formation du personnel et de l’aidant.
  • Plan de soins personnalisĂ© (bain, repas), routine stable, horaire adaptĂ© aux prĂ©fĂ©rences.
  • Interactions individuelles d’environ 30 min, prĂ©sence ou vidĂ©os de la famille, zoothĂ©rapie (animal rĂ©el ou robot).
  • Musique personnalisĂ©e, environ 30 min avant le pic habituel d’agitation. ActivitĂ© physique, rĂ©crĂ©othĂ©rapie (jardinage, jeux), massage ou toucher bref, aromathĂ©rapie (lavande, mĂ©lisse) : donnĂ©es modestes.
  • Corriger les dĂ©ficits sensoriels, favoriser l’hygiĂšne du sommeil, assurer l’exposition Ă  la lumiĂšre le jour.
  • AnalgĂ©sie d’essai : acĂ©taminophĂšne rĂ©gulier 650 mg PO QID (max 3 g/j chez la personne ĂągĂ©e fragile) si la douleur est plausible.

Indications claires d’un mĂ©dicament

  • Épisode dĂ©pressif majeur.
  • Psychose avec dĂ©tresse ou dangerositĂ©.
  • AgressivitĂ© avec risque pour la personne ou autrui.
  • Échec de l’approche non pharmacologique avec atteinte de la qualitĂ© de vie ou de la sĂ©curitĂ©.

💡 Perle clinique : avant de rĂ©duire un psychotrope, vĂ©rifier son indication d’origine. Un antipsychotique prescrit pour une schizophrĂ©nie, un trouble schizoaffectif ou bipolaire n’entre pas dans l’algorithme de dĂ©prescription des SCPD : on le poursuit et on demande l’avis de la psychiatrie avant tout changement (algorithme de dĂ©prescription des antipsychotiques, Bjerre 2018). MĂȘme prudence pour un antiĂ©pileptique ou un antidĂ©presseur prescrit pour une autre maladie.

Traitement pharmacologique selon le syndrome

Syndrome Options (doses gériatriques) Commentaires
Psychose, agressivitĂ© RispĂ©ridone 0,25 mg DIE-BID, ↑ 0,25–0,5 mg q1 sem, cible 0,5–1 mg/j, max 2 mg/j Meilleures donnĂ©es. HomologuĂ©e au Canada (Alzheimer, agressivitĂ© sĂ©vĂšre, courte durĂ©e)
Brexpiprazole 0,5 mg DIE × 1 sem, 1 mg × 1 sem, puis 2 mg DIE (max 3 mg) HomologuĂ© au Canada en 2024 pour l’agitation de l’Alzheimer. CoĂ»t Ă©levĂ© ; couverture selon le rĂ©gime d’assurance du patient (voir avec le pharmacien)
Aripiprazole 1–2 mg, jusqu’à 5–10 mg/j Demi-vie longue, akathisie
QuĂ©tiapine 12,5–25 mg HS, jusqu’à 100–200 mg/j DonnĂ©es mitigĂ©es. SĂ©dation, hypotension. Choix dans Lewy et Parkinson
Olanzapine 2,5 mg HS, jusqu’à 5–10 mg/j Anticholinergique, mĂ©tabolique
HalopĂ©ridol 0,25–0,5 mg, max 2 mg/j Courte durĂ©e seulement. SEP. À Ă©viter dans Lewy et Parkinson
Agitation sans psychose Citalopram 10 mg DIE, ↑ à 20 mg aprùs 1–2 sem Max 20 mg/j aprùs 65 ans (QTc). Effet en 3–9 sem
Trazodone 12,5–25 mg HS ou BID, jusqu’à 150–200 mg/j Hypotension orthostatique, chutes
CarbamazĂ©pine 50–100 mg BID, selon taux et tolĂ©rance Interactions, hyponatrĂ©mie, FSC
Gabapentine, prazosine Données faibles (séries de cas)
DĂ©pression Citalopram 10–20 mg, sertraline 25–150 mg, mirtazapine 7,5–30 mg HS, venlafaxine 37,5–150 mg, bupropion 100–150 mg Potentialisation : aripiprazole 1–2 mg, quĂ©tiapine 25–200 mg. ECT si sĂ©vĂšre
AnxiĂ©tĂ© ISRS ou IRSN, mirtazapine, buspirone, prĂ©gabaline 25–100 mg BID BenzodiazĂ©pine en dĂ©pannage seulement (< 2 sem)
Apathie IChE, mĂ©thylphĂ©nidate 2,5–10 mg BID (max 20 mg/j), bupropion Modafinil 100–200 mg non remboursĂ© par la RAMQ
Insomnie Mesures non pharmacologiques. Trazodone 25–50 mg HS, mirtazapine 7,5 mg HS Éviter zopiclone et benzodiazĂ©pines prolongĂ©s
Comportements sexuels inappropriĂ©s ISRS (citalopram 20 mg, paroxĂ©tine), antipsychotique, puis antiandrogĂšnes : mĂ©droxyprogestĂ©rone, cyprotĂ©rone, leuprolide, finastĂ©ride, spironolactone AntiandrogĂšnes : avis spĂ©cialisĂ©. Antipsychotique incisif : ↓ libido par hyperprolactinĂ©mie
  • Traitement de la dĂ©mence : un IChE ou la mĂ©mantine peut rĂ©duire certains SCPD (bĂ©nĂ©fice modeste). L'IChE est le 1er choix dans la dĂ©mence Ă  corps de Lewy (hallucinations).
    • DonĂ©pĂ©zil 5 mg DIE × 4 sem, puis 10 mg DIE.
    • Rivastigmine timbre 4,6 mg/24 h, puis 9,5 mg/24 h aprĂšs 1 mois.
    • MĂ©mantine 5 mg DIE, ↑ 5 mg/sem jusqu’à 10 mg BID. Insuffisance rĂ©nale sĂ©vĂšre (ClCr 5–29) : max 5 mg BID (monographie).
  • Valproate : essais nĂ©gatifs dans l’agitation, Ă  Ă©viter (contre-indiquĂ© dans la maladie Ă  corps de Lewy et le Parkinson).

Séquence de Davies (2018), Alzheimer ou démence mixte

  1. Rispéridone. 2. Aripiprazole ou quétiapine. 3. Carbamazépine. 4. Citalopram. 5. Gabapentine. 6. Prazosine. 7. Association ou ECT. - Au besoin (PRN) : trazodone, lorazépam (court terme).

⚠ Antipsychotiques chez la personne dĂ©mente : mortalitĂ© accrue (environ 1,6 Ă  1,7 fois) et AVC. On documente le consentement (patient ou reprĂ©sentant), on vise la plus petite dose efficace et une durĂ©e limitĂ©e.

⚠ Recommandation actuelle (SantĂ© Canada, 2024) : le brexpiprazole (Rexulti) est maintenant homologuĂ© pour l’agitation de la dĂ©mence de type Alzheimer. Il s’ajoute Ă  la rispĂ©ridone, jusque-lĂ  le seul antipsychotique homologuĂ© dans cette indication au Canada.

Agitation aiguë sévÚre

  • SĂ©curitĂ© d’abord : personnel en nombre, approche calme, rĂ©duire la stimulation, Ă©viter si possible les contentions physiques.
  • Chercher en parallĂšle : hypoglycĂ©mie, hypoxie, intoxication ou sevrage, infection, lĂ©sion intracrĂąnienne, rĂ©tention, douleur.
Contexte Option Dose personne ùgée Dose adulte
DĂ©mence ou dĂ©lirium HalopĂ©ridol PO, SC ou IM 0,25–0,5 mg, rĂ©pĂ©ter q30–60 min au besoin. Viser ≀ 2–3 mg/24 h 2,5–5 mg IM/IV
Olanzapine PO (Zydis) ou IM 1,25–2,5 mg 5–10 mg
RispĂ©ridone PO 0,25–0,5 mg 1–2 mg
QuĂ©tiapine PO (Lewy, Parkinson) 6,25–12,5 mg 25–50 mg
Sevrage alcool ou benzodiazĂ©pines LorazĂ©pam PO, SL ou IM 0,5 mg 1–2 mg
Agitation adulte indiffĂ©renciĂ©e et violente HalopĂ©ridol 5 mg + lorazĂ©pam 1–2 mg IM Demi-dose ou moins —
  • Personne ĂągĂ©e : diviser au moins par deux toute dose d’antipsychotique adulte.
  • Éviter l’olanzapine IM avec une benzodiazĂ©pine parentĂ©rale (dĂ©pression respiratoire, hypotension).
  • BenzodiazĂ©pines : Ă  Ă©viter dans le dĂ©lirium (sauf en cas de sevrage), car elles l’aggravent et augmentent les chutes.
  • AprĂšs la sĂ©dation : surveiller les signes vitaux et la SpO2. Faire un ECG (QTc) si on rĂ©pĂšte l’halopĂ©ridol ou si on l’utilise IV.

Consulter

Consulter en gériatrie si :

  • UrgentSCPD ou agitation sĂ©vĂšres avec danger (dĂ©lirium surajoutĂ© ? cause mĂ©dicale ou mĂ©dicamenteuse ?) — mĂȘme jour, avant toute orientation en psychiatrie.
  • Semi-urgentPolypharmacie ou psychotropes Ă  risque (anticholinergiques, benzodiazĂ©pines, PRN rĂ©pĂ©tĂ©s) — pendant le sĂ©jour, idĂ©alement avec le pharmacien.
  • Semi-urgentSCPD rĂ©fractaires, maintien Ă  domicile menacĂ© (sans antĂ©cĂ©dent psychiatrique, malgrĂ© l’équipe SCPD de 1re ligne) — ≀ 28 jours.
  • ÉlectifSCPD rĂ©fractaires, maintien Ă  domicile non menacĂ© (sans antĂ©cĂ©dent psychiatrique) — ≀ 3 mois.

À prĂ©parer : description DICE (grille ABC, grille d’observation sur 5 jours), causes exclues, mĂ©dicaments et PRN reçus, MoCA ou MMSE, imagerie cĂ©rĂ©brale de ≀ 6 mois, niveau de soins.

Consulter en psychiatrie si :

Trouble psychiatrique primaire dĂ©compensĂ© sans syndrome gĂ©riatrique : psychiatrie d’emblĂ©e.

  • UrgentDanger pour soi ou autrui — psychiatre de garde ; sĂ©curitĂ© d’abord.
  • Semi-urgentPsychotrope prescrit pour une autre indication (schizophrĂ©nie, bipolaritĂ©, dĂ©pression majeure ; ne pas cesser) — pendant le sĂ©jour ; appel au psychiatre rĂ©pondant.
  • Semi-urgentÉchec de la sĂ©quence ou antiandrogĂšnes envisagĂ©s — gĂ©rontopsychiatrie, pendant le sĂ©jour ou consultation externe en psychiatrie.

À prĂ©parer : antĂ©cĂ©dents psychiatriques, traitements essayĂ©s (doses, durĂ©es, rĂ©ponse), MoCA ou MMSE, ECG (QTc).

Algorithme

Oui

Non

Non

Oui

Psychose ou agressivité

Agitation non psychotique

Dépression ou anxiété

SCPD ou agitation

Danger immédiat
pour soi ou autrui ?

Sécurité, approche verbale
Agitation aiguë : voir section dédiée

DICE : décrire avec la grille ABC

Exclure : douleur, délirium,
constipation, rétention, infection,
médicaments, alcool

Interventions non pharmacologiques
ciblées, 2 à 4 semaines

Échec et symptîme
ciblable et grave ?

Poursuivre et réévaluer

Syndrome dominant

Rispéridone 0,25 mg
ou brexpiprazole
(Lewy ou Parkinson : quétiapine, IChE)

Citalopram 10 mg
ou trazodone

ISRS, mirtazapine

Réévaluer à 1 mois
Suivi métabolique et ECG

Stable 3 mois :
sevrage progressif

Suivi

Aprùs l’introduction

  • Réévaluer aprĂšs 1 mois : buts atteints, effets indĂ©sirables (sĂ©dation, chutes, SEP, orthostatisme, hyponatrĂ©mie avec les ISRS).
  • AprĂšs 3 mois de stabilitĂ© : diminuer graduellement, par la plus petite diminution possible chaque mois (rispĂ©ridone : −0,25 Ă  0,5 mg q1 mois). Une rechute fait reprendre la derniĂšre dose efficace.
  • En CHSLD, la dĂ©marche de dĂ©prescription des antipsychotiques s’appuie sur le programme OPUS-AP (MSSS).

Suivi des antipsychotiques atypiques

Moment Examens
Initial ECG, poids, tour de taille, SV ; FSC, électrolytes, créatinine ; bilan lipidique, glycémie et HbA1c ; TSH, AST, CK, prolactine
3 mois Poids, tour de taille, SV ; bilan lipidique ; glycémie, HbA1c ; prolactine ; AST
6 mois Poids, tour de taille, SV ; glycémie
1 an, puis annuel Poids, tour de taille, SV ; bilan lipidique ; glycémie et HbA1c ; AST ; prolactine
  • En CHSLD, on adapte ce bilan aux objectifs de soins. On garde au minimum l’ECG si d’autres mĂ©dicaments allongent le QT, ainsi que les Ă©lectrolytes.

Effets indésirables des antipsychotiques (repÚres)

Molécule Métabolique SEP Prolactine Sédation Orthostatisme QTc
Halopéridol + +++ +++ + + ++ (IV)
Rispéridone ++ ++ +++ + ++ +
Olanzapine +++ + + +++ + +
QuĂ©tiapine ++ –/+ –/+ +++ ++ +
Aripiprazole + + (akathisie) – + – –/+

PiĂšges et perles

  • Un « patient agitĂ© la nuit » sans Ă©valuation : penser dĂ©lirium et rĂ©tention urinaire avant le PRN.
  • Les PRN rĂ©pĂ©tĂ©s masquent une cause. Revoir l’usage des PRN chaque jour.
  • Lewy ou Parkinson : sensibilitĂ© sĂ©vĂšre aux neuroleptiques. Éviter l’halopĂ©ridol et la rispĂ©ridone ; utiliser la quĂ©tiapine Ă  faible dose ou un IChE.
  • Citalopram : ECG si cardiopathie ou autres mĂ©dicaments allongeant le QT.
  • La contention physique augmente le risque de blessure et de dĂ©lirium. On cherche la mesure la moins contraignante.

Outils publics de l’Estrie

Documents publics de SantĂ© QuĂ©bec – Estrie-CHUS, rĂ©sumĂ©s dans nos mots. Les corridors, formulaires et dĂ©lais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

📄 Outil public de l’Estrie — CREF-ZZ-001 : Cadre de rĂ©fĂ©rence : application des mesures de contrĂŽle (contention, isolement, substances chimiques) (2019)

  • Art. 118.1 de la LSSSS : seulement pour empĂȘcher une lĂ©sion Ă  soi ou Ă  autrui, risque imminent, en dernier recours, mesure la moins contraignante, durĂ©e minimale.
  • Contexte planifiĂ© : consentement de la personne ou de son reprĂ©sentant, plan d’intervention ; urgence imprĂ©visible : sans consentement (C.c.Q., art. 13), aviser rapidement le reprĂ©sentant et analyser l’évĂ©nement.
  • Le mĂ©decin prescrit les substances chimiques, réévalue souvent et cesse la mesure dĂšs qu’elle n’est plus nĂ©cessaire.

RĂ©sumĂ© dans nos mots. Source : SantĂ© QuĂ©bec – Estrie-CHUS, CREF-ZZ-001. Les corridors, formulaires et dĂ©lais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

Références

đŸ©ș Situations CHSLD qui renvoient ici

🔗 Voir aussi