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Rétention urinaire aiguë

Urologie et santé masculineFiche révisée · 21 oct. 2026

💊 Doses / traitement✉️ Signaler une erreur

En bref : On confirme la rétention au bladder scan (> 300 mL chez une personne incapable d’uriner) ou par une vessie palpable. On draine par sonde urétrale (16 Fr standard), sans clamper, et on note le volume. On cherche la cause (HBP, médicaments anticholinergiques et opioïdes, constipation, infection, atteinte neurologique). On débute un alpha-bloquant chez l’homme (tamsulosine 0,4 mg) dès la pose ou avant le retrait, et on fait l’essai sans sonde après 3 à 7 jours de drainage. On surveille la diurèse post-obstructive et la créatinine. Chez la personne âgée, un globe vésical peut se présenter comme un delirium ou une agitation.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Douleur dorsale, déficit neurologique, anesthésie en selle, incontinence fécale : queue de cheval ou compression médullaire.
  • Sang au méat, chirurgie récente de la prostate ou de l’urètre, prostatite aiguë, sténose connue, sphincter artificiel : pas de sonde sans avis.
  • Diurèse > 200 mL/h pendant ≥ 2 h : diurèse post-obstructive.
  • Personne âgée agitée ou en delirium : penser au globe.

✅ À faire maintenant

  • Bladder scan après tentative mictionnelle (> 300 mL = rétention).
  • Toucher rectal (prostate, fécalome, tonus anal), examen neurologique et sensibilité périnéale.
  • Revue complète des médicaments : anticholinergiques, opioïdes, décongestionnants.
  • Analyse et culture d’urine (toujours), créatinine, électrolytes. Pas d’APS en aigu.
  • Échographie rénale si créatinine ↑, RPM très élevé ou atteinte neurologique.
  • Signes neurologiques : IRM en urgence.
  • CHSLD : aviser le médecin si diurèse > 200 mL/h × 4 h, caillots ou fièvre.

💊 Premières ordonnances

  • Sonde urétrale 16 Fr, lidocaïne 2 % en gel intra-urétral (homme 10–20 mL, femme 5–10 mL ; attendre quelques minutes) ; échec ou HBP : sonde coudée ; ne pas multiplier les essais ; ne pas clamper, noter le volume.
  • Tamsulosine 0,4 mg PO die (ou alfuzosine 10 mg die) dès la pose ; essai sans sonde après 3–7 j de drainage, causes réversibles corrigées.
  • Cesser anticholinergiques et opioïdes ; traiter la constipation.
  • Diurèse post-obstructive : boire selon la soif si apte ; sinon soluté IV pour remplacer au plus 75 % de la diurèse des 1–2 h précédentes ; électrolytes et créatinine q12h.
  • Échec avec grosse prostate : finastéride 5 mg PO die.

📞 Appeler ou orienter si

  • Urologie : Échec de sondage ; faux trajet suspecté ; contre-indication à la sonde urétrale
  • Neurochirurgie : Rétention avec signes de queue de cheval

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

  • Sonde urétrale 16 Fr, lidocaïne 2 % en gel intra-urétral (homme 10–20 mL, femme 5–10 mL ; attendre quelques minutes) ; échec ou HBP : sonde coudée ; ne pas multiplier les essais ; ne pas clamper, noter le volume.
  • Tamsulosine 0,4 mg PO die (ou alfuzosine 10 mg die) dès la pose ; essai sans sonde après 3–7 j de drainage, causes réversibles corrigées.
  • Cesser anticholinergiques et opioïdes ; traiter la constipation.
  • Diurèse post-obstructive importante : urgence (remplacement liquidien, électrolytes et créatinine q6–12 h à l’hôpital).
  • Échec avec grosse prostate : finastéride 5 mg PO die.

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer à l’urgence : Rétention avec signes neurologiques ; rétention aiguë non drainée sur place ; faux trajet suspecté ; contre-indication au sondage ; fièvre d’origine urinaire avec rétention ; volume > 1 L, IRA ou rétention chronique

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

📌 Fiche d’origine hospitalière, ajoutée pour la situation clinique « Troubles mictionnels » de l’externat. Au sans rendez-vous : reconnaître, amorcer le traitement et diriger ; les sections propres à l’hôpital ont été retirées.

📨 Référer : CRDS Consulter en gériatrie si : (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

🔗 Ressources et raisonnement

📘 Protocoles INESSS — Rétention urinaire aiguë – installation d’une sonde

📞 Consulter Consulter en urologie si : · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

📞 Consulter CRDS — Urologie · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

🧭 Raisonnement clinique Rétention urinaire

Définitions et causes

  • Incapacité soudaine et douloureuse d’uriner, avec un volume vésical en général > 300–500 mL. Chez la personne âgée ou atteinte de troubles cognitifs, elle peut être indolore. Elle se révèle alors par de l’agitation, un delirium, des fuites par regorgement ou une chute.
  • Rétention chronique (AUA 2016) : rétention non neurogène avec RPM > 300 mL à 2 reprises, depuis au moins 6 mois ; souvent indolore, parfois avec incontinence par regorgement. Elle est plus inquiétante s’il y a hydronéphrose, atteinte rénale ou IU fébriles ; avec une atteinte rénale ou une hydronéphrose, le risque de diurèse post-obstructive est élevé.
Catégorie Causes
Obstructive HBP (cause n° 1 chez l’homme), cancer de la prostate, sténose urétrale, caillots (hématurie), fécalome, prolapsus pelvien, phimosis
Médicamenteuse (AAFP 2018) Anticholinergiques (oxybutynine, diphenhydramine, hydroxyzine, tricycliques, antipsychotiques), opioïdes, sympathomimétiques (pseudoéphédrine, phényléphrine), relaxants musculaires (baclofène, cyclobenzaprine, diazépam), antiparkinsoniens, AINS, nifédipine, carbamazépine, amphétamines
Infectieuse / inflammatoire Prostatite aiguë, cystite, zona sacré, herpès génital
Neurologique Compression médullaire, syndrome de la queue de cheval, AVC, SEP, neuropathie diabétique, Parkinson
Autres Période postopératoire (anesthésie, douleur, immobilité, liquides IV), alcool, alitement
  • Terrain : surtout l’homme âgé avec HBP et SBAU ; après une chirurgie, l’âge avancé et des SBAU préalables sont les principaux facteurs de risque (AAFP 2018).

⚠️ Rétention + douleur dorsale, déficit neurologique, anesthésie en selle ou incontinence fécale : suspecter un syndrome de la queue de cheval ou une compression médullaire. Il faut une IRM en urgence.

Évaluation

  • Anamnèse :
    • Symptômes du bas appareil urinaire (jet faible, nycturie).
    • Revue complète de la médication : nouveaux médicaments, PRN, produits en vente libre.
    • Constipation, hématurie, fièvre, douleur lombaire, symptômes neurologiques.
  • Examen : globe palpable, toucher rectal (prostate, fécalome, tonus anal), examen neurologique des membres inférieurs et sensibilité périnéale. Chez la femme, examen pelvien si un prolapsus est suspecté.
  • Bladder scan : moins fiable en cas d’ascite ou d’anasarque, d’obésité ou de masse liquidienne pelvienne. En cas de doute, le cathétérisme donne le volume réel.
  • Laboratoire : analyse et culture d’urine (systématiques), créatinine et électrolytes, FSC si fièvre.
    • APS : la rétention aiguë, la sonde et l’infection l’élèvent (AAFP 2018) ; s’il est indiqué, le doser à distance de l’épisode (≥ 6 semaines).
    • Sous inhibiteur de la 5-alpha-réductase, l’APS est abaissé d’environ 50 % : le doubler pour l’interpréter.
  • Échographie rénale et vésicale : si la créatinine est ↑ ou si une rétention chronique ou une atteinte du haut appareil (hydronéphrose, calculs) est suspectée. IRM de la colonne si signes de queue de cheval ou de compression médullaire (AAFP 2018).
  • RPM chronique élevé (sans rétention aiguë) : pas de seuil universel. Au-delà de 300 mL, doser la créatinine et orienter en urologie (AAFP 2018 ; voir Consulter).

Prise en charge

Drainage

  • Sonde urétrale : 16 Fr en première intention (AAFP 2018), lubrifiant à la lidocaïne 2 %. Antécédent de sténose, de chirurgie ou de trauma urétral, ou sondage difficile : sonde coudée, mise en place sous cystoscopie ou sonde sus-pubienne par l’urologie (AAFP 2018).
    • Gonfler le ballonnet seulement une fois l’urine écoulée.
    • Ne jamais forcer ; ne pas multiplier les essais : après l’échec d’une sonde droite puis d’une sonde coudée, appeler l’urologie.
    • Faux trajet suspecté (blocage, douleur, saignement) : arrêter et appeler l’urologie sans délai.
  • Sonde sus-pubienne : posée par l’urologie ou la radiologie, en urgence si l’urètre est infranchissable. Elle est plus confortable et réduit la bactériurie et le resondage à court terme (≤ 14 j) par rapport à la sonde urétrale (AAFP 2018).
  • Contre-indications à l’installation sans avis spécialisé : chirurgie récente de la prostate ou de l’urètre, trauma urétral (sang au méat), prostatite aiguë (privilégier une sonde sus-pubienne), sténose connue, prothèse pénienne ou sphincter artificiel.
  • Pas de clampage intermittent : on draine en continu. La diurèse post-obstructive et l’hématurie de décompression sont rares (AAFP 2018).
  • Cathétérisme intermittent : alternative à la sonde à demeure pour réduire le risque d’IU associée aux sondes (SHEA/IDSA 2022), surtout en rétention chronique.

Corriger la cause

  • Cesser ou réduire les anticholinergiques, les opioïdes (passer à des alternatives) et les décongestionnants.
  • Traiter la constipation ou le fécalome (lavement, PEG ; voir la Fiche Côlon irritable et constipation).
  • Infection :
    • Prostatite aiguë : antibiothérapie prolongée selon le guide local d’antibiothérapie.
    • Infection urinaire avec rétention : c’est une IU compliquée (guide local d’antibiothérapie ; Fiche Sonde urinaire).
  • Mobiliser et favoriser l’intimité pour la miction ; contrôler la douleur postopératoire.

Alpha-bloquant et essai sans sonde (homme avec HBP présumée)

  • Tamsulosine 0,4 mg PO die (ou alfuzosine 10 mg die), à débuter à la pose de la sonde ou avant son retrait : elle augmente les chances de succès de l’essai sans sonde, sans nécessairement prévenir la récidive ou la chirurgie (AAFP 2018).
    • Cochrane 2014 : succès de l’essai ≈ 60 % vs 38 % sous placebo (RR 1,55 ; NNT ≈ 5) et moins de récidive de rétention (RR 0,69). Pas de comparaison directe entre les molécules.
    • Femme : peu de données.
    • Prudence : hypotension orthostatique, chutes, chirurgie de la cataracte prévue (syndrome de l’iris flasque).
  • Quand : la plupart des experts proposent l’essai après 3 à 7 jours de sonde (AAFP 2018), une fois les causes réversibles corrigées (opioïdes, constipation, mobilité).
  • Essai sans sonde :
    • En journée, pour pouvoir suivre les mictions.
    • Mesurer les mictions spontanées et le résidu post-mictionnel (RPM) au bladder scan après chaque miction.
    • Succès : mictions efficaces avec un RPM < 150–200 mL. RPM de 200 à 400 mL : réévaluer selon les symptômes, répéter le scan.
  • Facteurs d’échec : âge > 75 ans, volume initial > 1 L, prostate volumineuse, rétention sans facteur déclenchant, RPM chronique élevé.
  • Échec (incapacité d’uriner avec inconfort ou RPM au-delà du seuil prévu) : réinstaller la sonde, poursuivre l’alpha-bloquant et orienter en urologie dans les 2 à 3 semaines (AAFP 2018). Selon les objectifs de soins : nouvel essai, chirurgie prostatique, autocathétérisme intermittent ou sonde à long terme.
  • Inhibiteur de la 5-alpha-réductase (finastéride 5 mg die) : effet lent (plusieurs mois) sur le volume prostatique ; traitement de fond de l’HBP avec grosse prostate (voir la Fiche Hyperplasie bénigne de la prostate), et non un moyen de réussir l’essai sans sonde. Informer des effets sexuels.
  • Autocathétérisme intermittent propre : si le patient est d’accord et capable. Prescrire l’enseignement (CLSC) et le matériel.

Diurèse post-obstructive

  • Définition (StatPearls) : diurèse ≥ 200 mL/h pendant 2 h consécutives, ou > 3 L/24 h, après la levée de l’obstruction.
  • Facteurs de risque : créatinine élevée, rétention chronique, surcharge volémique, confusion.
  • Surveillance :
    • Diurèse au moins q2h, signes vitaux q6–8h, poids die.
    • Électrolytes (Na, K, Mg, PO₄) et créatinine q12h (plus souvent si anomalies).
  • Remplacement : le patient apte boit selon sa soif. Sinon, soluté IV pour remplacer au plus 75 % de la diurèse des 1–2 h précédentes (NaCl 0,9 % ; 0,45 % selon la natrémie) : un remplacement complet entretient la polyurie.
  • La forme physiologique dure en général ≤ 24 h ; une forme pathologique peut durer ≥ 48 h.

💡 En CHSLD (PMN de l’INESSS) : l’infirmière peut installer une sonde chez une personne en perte d’autonomie, incapable d’uriner, inconfortable ou agitée, si le bladder scan dépasse 300 mL après une tentative mictionnelle. Elle note le volume à 30 min. Aviser le médecin si la diurèse dépasse 200 mL/h × 4 h, ou en cas de caillots, de fièvre ou de diurèse faible. Le sevrage de la sonde se discute en 7 à 10 jours.

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceRétention avec signes neurologiques (douleur dorsale, anesthésie en selle, incontinence fécale, déficit) — IRM en urgence
  • UrgenceRétention aiguë non drainée sur place (sondage impossible ou 2 échecs : cystostomie)
  • UrgenceContre-indication au sondage (sang au méat, chirurgie récente de la prostate ou de l’urètre, prostatite aiguë, sténose, prothèse) — avis urologique
  • UrgenceFièvre d’origine urinaire avec rétention
  • UrgenceVolume > 1 L, IRA ou rétention chronique (risque de diurèse post-obstructive)

Consulter en urologie si :

  • UrgentÉchec de sondage (sonde droite puis sonde coudée) — urologie de garde ; cystoscopie ou cystostomie.
  • UrgentFaux trajet suspecté (blocage, douleur, saignement) — urologie de garde, sans délai.
  • UrgentContre-indication à la sonde urétrale (sang au méat, chirurgie prostatique ou urétrale récente, prostatite aiguë, sténose connue, sphincter artificiel) — urologie de garde, avant toute pose.
  • Semi-urgentÉchec de l’essai sans sonde (chirurgie prostatique, autocathétérisme ou sonde à long terme selon les objectifs) — consultation externe en urologie, dans les 2 à 3 semaines ; congé avec sonde.
  • Semi-urgentHydronéphrose persistante après drainage (créatinine qui ne baisse pas) — ≤ 28 jours.
  • Semi-urgentToucher rectal suspect — ≤ 28 jours.
  • ÉlectifRPM chronique > 300 mL sans cause évidente — ≤ 3 mois.
  • ÉlectifSBAU gênants malgré l’alpha-bloquant (après un essai sans sonde réussi) — ≤ 12 mois.

À préparer : volume drainé, RPM, essais de sondage (calibre, sonde coudée), analyse et culture d’urine, créatinine, échographie si faite, médicaments en cause, date de début de l’alpha-bloquant ; APS seulement à ≥ 6 semaines.

Consulter en neurochirurgie si :

  • UrgentRétention avec signes de queue de cheval ou de compression médullaire (douleur dorsale, anesthésie en selle, déficit, incontinence fécale) — garde, avec l’IRM en urgence.
  • RapideHydronéphrose ou créatinine qui ne baisse pas (après drainage) — priorité C (≤ 28 j)
  • RapideToucher rectal suspect — priorité C (≤ 28 j)
  • RapideAPS élevé recontrôlé après 6 sem. (pas d’APS en aigu) — priorité C (≤ 28 j)
  • ÉlectifÉchec de l’essai sans sonde (2e essai à 1–2 sem sous alpha-bloquant ; RTUP, autocathétérisme) — consultation externe en urologie

Consulter en gériatrie si :

  • ÉlectifPolypharmacie néfaste chez la personne âgée (anticholinergiques, opioïdes en cause) — priorité D (≤ 3 mois)

À préparer : volume drainé, date de la sonde ; créatinine, électrolytes, analyse et culture d’urine ; toucher rectal, examen neurologique ; médicaments en cause ; alpha-bloquant (date de début), dates et résidus des essais sans sonde ; échographie rénale si créatinine élevée.

Algorithme

≤ 300 mL

> 300 mL

Oui

Non

Échec ou CI

Oui

Non

Échec : RPM élevé

Succès

Incapable d’uriner, inconfort,
agitation ou delirium

Bladder scan après
tentative mictionnelle

Réévaluer : autre cause
des symptômes ? Répéter q4-6 h

Signes neurologiques ?
douleur dorsale, selle, déficit

IRM en urgence
queue de cheval ou
compression médullaire

Sonde urétrale 16 Fr
gel lidocaïne, ne pas forcer
drainage complet, noter volume

Sonde coudée
puis urologie : cystoscopie
ou cystostomie

Créatinine, SMU-DCA
chercher et traiter la cause

Volume > 1 L, IRA
ou rétention chronique ?

Surveiller diurèse post-obstructive
diurèse horaire, électrolytes
essai sans sonde différé

Tamsulosine 0,4 mg die
essai sans sonde à 3-7 j
causes réversibles corrigées

Resonder, alpha-bloquant
urologie en 2-3 sem
ou autocathétérisme

Continuer alpha-bloquant
± inhibiteur 5-alpha-réductase
suivi 1re ligne ou urologie

Suivi et congé

  • Retirer la sonde le plus tôt possible : chaque jour de sonde augmente le risque d’IU associée.
  • Si le patient reçoit son congé avec une sonde : enseignement, rendez-vous pour l’essai sans sonde (après 3–7 jours de sonde ; CLSC) et suivi en urologie.
  • Doser l’APS à ≥ 6 semaines si c’est pertinent (espérance de vie, objectifs).
  • Ne pas traiter une bactériurie asymptomatique chez le patient sondé ; prélever une culture seulement en cas de symptômes ou avant une manipulation urologique.
  • Revoir les médicaments à risque avant le congé. Inscrire au dossier l’épisode de rétention et le médicament en cause.

Pièges et perles

  • Delirium ou agitation chez une personne âgée : toujours faire un bladder scan et un toucher rectal (globe, fécalome).
  • Les fuites par regorgement peuvent se faire passer pour de l'« incontinence » : le RPM rétablit le diagnostic.
  • Une IRA avec un globe se corrige souvent en 24 à 72 h après le drainage. Si la créatinine ne baisse pas, faire une échographie (hydronéphrose persistante, néphropathie chronique).
  • Chez la femme, la rétention est rare : chercher une cause neurologique, médicamenteuse, un prolapsus ou une masse pelvienne.
  • Les volumes du bladder scan sont faussés par l’ascite ou l’anasarque.

Références

🩺 Situations CHSLD qui renvoient ici

🩺 Situations en soins post-aigus qui renvoient ici

🔗 Voir aussi