En bref : La TDM abdominale avec contraste IV confirme lâocclusion, en prĂ©cise le niveau et la cause, et recherche des signes de gravitĂ© : ischĂ©mie, anse fermĂ©e, volvulus, perforation. Ces signes imposent une chirurgie urgente. Lâocclusion du grĂȘle sur brides se traite dâabord de façon conservatrice : NPO, rĂ©animation liquidienne, TNG si vomissements ou distension, correction des Ă©lectrolytes. Le test au Gastrografin est Ă la fois diagnostique et thĂ©rapeutique. Il faut toujours consulter la chirurgie tĂŽt.
đ©ș Au chevet
đ© Signaux dâalarme
- Douleur continue et disproportionnée, péritonisme : ischémie ou strangulation.
- FiĂšvre, tachycardie, hypotension ; lactate â, leucocytose, acidose (lactate normal nâexclut pas).
- TDM : anse fermée, volvulus, pneumatose, gaz porte, perforation ; hernie incarcérée.
- Abdomen vierge : hernie, néoplasie, iléus biliaire.
â Ă faire maintenant
- Examiner les orifices inguinaux et fémoraux, cicatrices ; toucher rectal.
- FSC, ions, urĂ©e, crĂ©atinine, lactate, gaz veineux, lipase, bilan hĂ©patique, groupe et dĂ©pistage, ÎČ-hCG.
- TDM abdominale avec contraste IV (contraste oral non nécessaire).
- Bilan I/E ; examen abdominal â„ q12h.
đ PremiĂšres ordonnances
- NPO, cristalloïdes IV (Lactate Ringer ou NS) selon le volume ; corriger K, Mg, Cl (Réplétion électrolytique).
- TNG en aspiration intermittente basse si vomissements ou distension ; compenser le débit.
- OpioĂŻdes acceptables (p. ex. hydromorphone 2 mg SC q4â6 h PRN, moins chez lâĂągĂ©) ; Ă©viter le mĂ©toclopramide si occlusion complĂšte.
- Brides sans gravitĂ© : Gastrografin 50â150 mL (souvent 100 mL) PO ou par TNG, puis radiographie abdominale dans les 24 h.
- Ogilvie sans ischĂ©mie ni perforation, aprĂšs Ă©chec du traitement de soutien : nĂ©ostigmine 2 mg IV lente sous monitorage cardiaque (atropine prĂȘte).
- Antibiotiques seulement si ischémie, perforation ou chirurgie : prophylaxie céfazoline 2 g IV (3 g si obésité) + métronidazole 500 mg IV.
đ Appeler ou orienter si
- Gastro-entérologie : Volvulus du sigmoïde sans ischémie ni perforation ; ogilvie qui ne répond pas au traitement
- Chirurgie générale : Signe de gravité ; échec du traitement conservateur ; occlusion sur abdomen vierge
DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter âș
đ Ressources et raisonnement
đ§ Raisonnement Curbsiders #527 â Pot-pourri dâoncologie pour lâhospitaliste
đ Consulter Consulter en chirurgie gĂ©nĂ©rale si : · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe
đ§ Raisonnement clinique Distension abdominale et occlusion · NausĂ©es et vomissements · Constipation
Causes : « ABCDV »
| GrĂȘle (« ABC ») | CĂŽlon (« CDV ») |
|---|---|
| Adhérences / brides (environ 60 %) | Cancer colorectal (le plus fréquent) |
| Bulges : hernies (inguinale, fémorale, ombilicale, incisionnelle, interne) | Diverticulite (sténose) |
| Cancer (carcinomatose, tumeur du grĂȘle), Crohn | Volvulus (sigmoĂŻde > cĂŠcum) |
- Autres causes : iléus biliaire, intussusception, bézoard, corps étranger, entérite radique, fécalome.
- Pseudo-obstruction colique (Ogilvie) : distension sans obstacle. Elle survient chez la personne ùgée hospitalisée, en postopératoire, avec opioïdes, anticholinergiques ou troubles électrolytiques.
- Iléus paralytique : postopératoire, hypoK, sepsis, opioïdes. On ne trouve pas de zone de transition à la TDM.
Physiopathologie
- Lâobstacle entraĂźne une accumulation de liquide et de gaz et une distension. Le pĂ©ristaltisme augmente dâabord (coliques), puis sâĂ©puise.
- La pression intraluminale altĂšre lâĂ©pithĂ©lium : la sĂ©crĂ©tion dâeau, de Na et de Cl augmente et lâabsorption diminue. RĂ©sultat : 3e espace, hypovolĂ©mie, vomissements, alcalose hypochlorĂ©mique et hypokaliĂ©mique.
- LâĆdĂšme de la paroi et la rĂ©ponse inflammatoire progressent vers l'ischĂ©mie, la translocation bactĂ©rienne puis la perforation.
Ăvaluation
- Clinique :
- douleur en coliques, vomissements (prĂ©coces si lâocclusion est haute, fĂ©caloĂŻdes si elle est basse), arrĂȘt des gaz et des selles, distension ;
- rechercher des cicatrices et des hernies (examiner les orifices inguinaux et fémoraux) ;
- toucher rectal.
- Signes dâischĂ©mie ou de strangulation :
- douleur continue et disproportionnée, péritonisme ;
- fiĂšvre, tachycardie, hypotension ;
- lactate â, leucocytose, acidose mĂ©tabolique.
- Aucun signe nâest parfaitement sensible.
- Laboratoire : FSC, ions, urĂ©e, crĂ©atinine, lactate, gaz veineux, lipase, bilan hĂ©patique, groupe et dĂ©pistage, ÎČ-hCG.
- Imagerie :
- TDM avec contraste IV (le contraste oral nâest pas nĂ©cessaire en aigu). Elle cherche la zone de transition, lâanse fermĂ©e, le volvulus (« tourbillon »), une paroi qui se rehausse mal, la pneumatose, le gaz porte, le liquide libre et la cause.
- La radiographie abdominale (niveaux hydroaĂ©riques, grĂȘle > 3 cm, cĂŽlon > 6 cm, cĂŠcum > 9 cm) est peu sensible ; elle sert au suivi du Gastrografin.
Prise en charge
Mesures générales
- NPO, solutĂ©s cristalloĂŻdes (Lactate Ringer ou NS) Ă doser selon le volume : les pertes sont souvent importantes. Sonde urinaire et bilan des ingesta et excreta si lâĂ©tat est instable.
- Corriger K, Mg et Cl. LâhypoK entretient lâilĂ©us.
- TNG (decompression) si vomissements, distension marquée ou nausées importantes. Aspiration intermittente basse ; noter le débit et le compenser.
- Analgésie : les opioïdes sont acceptables (ils ne masquent pas le diagnostic). Antiémétiques ; éviter le métoclopramide en occlusion complÚte.
- ArrĂȘter les mĂ©dicaments qui ralentissent le transit, si possible.
- Thromboprophylaxie. Mobilisation.
- Antibiotiques : seulement si on soupçonne une ischĂ©mie, une perforation ou une chirurgie. Prophylaxie chirurgicale du grĂȘle obstruĂ© (guide du CHLM, p. 192 ; INESSS 2025) : cĂ©fazoline 2 g IV (3 g si obĂ©sitĂ©) + mĂ©tronidazole 500 mg IV, dans les 60 min avant lâincision, dose unique. En cas dâallergie (CHLM) : vancomycine 15 mg/kg IV 120 min avant lâincision + tobramycine 5 mg/kg IV + mĂ©tronidazole 500 mg IV, 60 min avant lâincision.
Test au Gastrografin (occlusion sur brides, sans signe de gravité)
- 50 Ă 150 mL de Gastrografin (souvent 100 mL) PO ou par la TNG, Ă lâadmission ou aprĂšs une premiĂšre pĂ©riode de dĂ©compression. Clamper la TNG pendant un intervalle fixĂ© par le protocole local.
- Radiographie abdominale dans les 24 h : la prĂ©sence de contraste dans le cĂŽlon prĂ©dit la rĂ©solution (mĂ©ta-analyse : sensibilitĂ© 97 %, spĂ©cificitĂ© 96 %). Lâabsence de contraste dans le cĂŽlon Ă 24 h indique un Ă©chec probable du traitement conservateur. Le test rĂ©duit aussi la durĂ©e de sĂ©jour.
- Prudence : allergie au contraste iodĂ©, risque dâaspiration (le contraste hyperosmolaire aspirĂ© est dangereux).
- Le traitement conservateur peut se poursuivre jusquâĂ 72 h en lâabsence de signe de gravitĂ©. Sans rĂ©solution aprĂšs 72 h, ou Ă la moindre dĂ©tĂ©rioration, chirurgie (lignes directrices WSES de Bologne).
â ïž Recommandation actuelle (WSES, 2011 et 2018) : Gastrografin 50â150 mL avec radiographie dans les 24 h ; chirurgie si pas de rĂ©solution aprĂšs 72 h (et non 3 Ă 5 jours).
Occlusion colique
- Volvulus du sigmoĂŻde sans signe dâischĂ©mie ni perforation : dĂ©torsion endoscopique (efficace dans 60 Ă 95 % des cas). La rĂ©cidive aprĂšs dĂ©torsion seule est frĂ©quente (43 Ă 75 % selon les sĂ©ries) : une sigmoĂŻdectomie durant la mĂȘme hospitalisation est Ă envisager sĂ©rieusement si lâĂ©tat le permet (ASCRS).
- Volvulus du cĂŠcum : chirurgie (rĂ©section) ; la rĂ©duction endoscopique nâest pas recommandĂ©e.
- Cancer obstructif : chirurgie (résection ± stomie) ou endoprothÚse colique en pont vers la chirurgie, ou en palliatif.
- Ogilvie : traitement de soutien, puis néostigmine ou décompression endoscopique ; protocole détaillé dans la section Pseudo-obstruction colique (Ogilvie).
Occlusion maligne (soins palliatifs)
- Si la chirurgie nâest pas indiquĂ©e (carcinomatose, mauvais Ă©tat gĂ©nĂ©ral) :
- corticostĂ©roĂŻde : dexamĂ©thasone 4â10 mg SC die Ă bid ;
- antisĂ©crĂ©toire : octrĂ©otide 100â200 ”g SC bid Ă tid, ou butylbromure dâhyoscine (Buscopan) 10 mg SC tid Ă qid ;
- antiĂ©mĂ©tique si occlusion complĂšte : halopĂ©ridol 0,5â1 mg SC bid ;
- occlusion partielle : mĂ©toclopramide 10 mg SC qid (Ă Ă©viter si lâocclusion est complĂšte) ;
- opioĂŻdes SC pour la douleur ;
- TNG ou gastrostomie de décharge si les vomissements sont réfractaires ;
- endoprothĂšse si lâobstacle est unique.
â ïž Recommandation actuelle (AHS Edmonton Zone, 2018) : posologies palliatives rĂ©visĂ©es (dexamĂ©thasone 4â10 mg dieâbid, octrĂ©otide 100â200 ”g bidâtid, Buscopan 10 mg tidâqid, halopĂ©ridol 0,5â1 mg bid SC).
Pseudo-obstruction colique (Ogilvie)
Distension aiguĂ« du cĂŽlon, surtout du cĂŠcum et du cĂŽlon droit, sans obstacle mĂ©canique. Elle survient chez la personne ĂągĂ©e hospitalisĂ©e ou alitĂ©e : postopĂ©ratoire (orthopĂ©die, cĂ©sarienne, chirurgie cardiaque), sepsis, insuffisance cardiaque, AVC, opioĂŻdes, anticholinergiques, bloqueurs calciques, hypokaliĂ©mie, hypomagnĂ©sĂ©mie, hypocalcĂ©mie, hypothyroĂŻdie. Le danger est lâischĂ©mie et la perforation du cĂŠcum.
Diagnostic
- Distension abdominale importante, souvent peu douloureuse au début ; gaz et parfois selles encore présents ; tympanisme.
- TDM abdominale : exclut un obstacle (cancer, volvulus, fécalome) et cherche une ischémie ou une perforation. Mesurer le diamÚtre du cÊcum.
- Bilan : FSC, électrolytes avec K, Mg, Ca, phosphore, créatinine, lactate, TSH ; revue des médicaments.
- Signes de gravité : douleur importante ou défense, fiÚvre, leucocytose, lactate élevé, cÊcum > 12 cm, dilatation qui dure plus de 6 jours : chirurgie de garde.
Prise en charge par étapes
| Ătape | Conduite | Quand passer Ă la suivante |
|---|---|---|
| 1. Traitement de soutien (24 Ă 48 h) | NPO, solutĂ© ; TNG si vomissements ; tube rectal ; corriger K, Mg, Ca, phosphore ; cesser ou rĂ©duire opioĂŻdes, anticholinergiques et bloqueurs calciques ; mobiliser, positions ventrale ou genu-pectorale alternĂ©es ; traiter la cause. Aucun laxatif oral ni lavement stimulant Ă ce stade. | Pas dâamĂ©lioration aprĂšs 24 Ă 48 h, ou cĂŠcum > 10 Ă 12 cm |
| 2. NĂ©ostigmine | 2 mg IV lente (en 3 Ă 5 min) sous monitorage cardiaque, patient couchĂ©, atropine 0,5 Ă 1 mg IV prĂȘte ; surveiller FC, TA et saturation au moins 30 min. RĂ©ponse (gaz, selles, baisse de la distension) souvent en moins de 30 min. Une 2e dose est possible aprĂšs 3 h si rĂ©ponse partielle. RĂ©duire la dose si insuffisance rĂ©nale. | Ăchec, rĂ©ponse partielle aprĂšs 2 doses ou contre-indication |
| 3. DĂ©compression endoscopique | Coloscopie de dĂ©compression par la gastro-entĂ©rologie, souvent avec un tube de dĂ©compression laissĂ© en place ; rĂ©cidive frĂ©quente. | Ăchec ou rĂ©cidive |
| 4. Chirurgie | Ischémie, perforation, péritonite ou échec des autres mesures : colectomie ou cÊcostomie. |
Contre-indications de la néostigmine : obstruction mécanique, ischémie ou perforation soupçonnées, bradycardie (FC < 60) ou bloc AV, bronchospasme actif (asthme, MPOC sévÚre), syndrome coronarien aigu récent, grossesse. Effets indésirables : bradycardie, crampes abdominales, salivation, vomissements, bronchospasme.
AprÚs la résolution
- Reprendre lâalimentation progressivement ; PEG 3350 17 g PO die Ă bid pour prĂ©venir la rĂ©cidive.
- Radiographie abdominale de contrÎle si la distension réapparaßt ; garder les opioïdes au minimum et le K, le Mg et le Ca normaux.
Voir aussi : Urgences en gastro-entérologie · CÎlon irritable et constipation · Cogestion postopératoire : iléus.
Consulter
Consulter en gastro-entérologie si :
- UrgentVolvulus du sigmoĂŻde sans ischĂ©mie ni perforation â garde, mĂȘme jour ; dĂ©torsion endoscopique (aviser aussi la chirurgie).
- UrgentOgilvie qui ne rĂ©pond pas au traitement (Ă©chec ou contre-indication de la nĂ©ostigmine, cĂŠcum > 12 cm) â garde, mĂȘme jour ; dĂ©compression endoscopique.
- Semi-urgentCancer colorectal soupçonnĂ© Ă lâimagerie (endoprothĂšse en pont ou palliative Ă discuter avec la chirurgie) â pendant le sĂ©jour ; passe par une demande de coloscopie.
- Semi-urgentOcclusion sur Crohn ou MII soupçonnĂ©e â pendant le sĂ©jour.
Consulter en chirurgie générale si :
Toute occlusion : consulter la chirurgie tĂŽt, dĂšs le diagnostic, mĂȘme si le traitement est conservateur.
- UrgentSigne de gravitĂ© (ischĂ©mie, anse fermĂ©e, volvulus, perforation, hernie incarcĂ©rĂ©e, pĂ©ritonite) â immĂ©diatement ; chirurgie urgente.
- UrgentĂchec du traitement conservateur (pas de contraste dans le cĂŽlon Ă 24 h, pas de rĂ©solution aprĂšs 72 h, ou dĂ©tĂ©rioration) â mĂȘme jour.
- UrgentOcclusion sur abdomen vierge (hernie, nĂ©oplasie, ilĂ©us biliaire) â mĂȘme jour.
à préparer : TDM (zone de transition, signes de gravité), lactate, ions, créatinine, antécédents chirurgicaux, examen des orifices herniaires, débit de la TNG, résultat du Gastrografin, niveau de soins.
Consulter en soins palliatifs si :
- Semi-urgentOcclusion maligne non chirurgicale (carcinomatose, mauvais Ă©tat gĂ©nĂ©ral) â pendant le sĂ©jour.
Algorithme : occlusion du grĂȘle
Suivi
- Examen abdominal au moins q12 h et réévaluation chirurgicale quotidienne. Ions et lactate selon lâĂ©volution.
- Reprise alimentaire : quand les gaz ou les selles reviennent et que le débit de la TNG diminue. Liquides clairs, puis progression.
- Récidive des occlusions sur brides aprÚs un traitement conservateur : environ 12 % de réadmissions à 1 an et 20 % à 5 ans (WSES).
PiĂšges et perles
- Hernie fĂ©morale chez la femme ĂągĂ©e : elle passe facilement inaperçue. Il faut examiner lâaine.
- Une occlusion sans antécédent chirurgical (« abdomen vierge ») évoque plutÎt une hernie, une néoplasie ou un iléus biliaire. La chirurgie est plus souvent nécessaire.
- Un lactate normal nâexclut pas une ischĂ©mie.
- Une diarrhĂ©e ou une Ă©mission de gaz nâexclut pas une occlusion partielle ou en dĂ©but dâĂ©volution (vidange du segment distal).
- LâhypoK et lâhypoMg sont Ă corriger avant de conclure Ă lâĂ©chec du traitement conservateur dâun ilĂ©us.
Références
- ten Broek RPG, Krielen P, Di Saverio S et coll. Bologna guidelines for diagnosis and management of adhesive small bowel obstruction (ASBO) : 2017 update of the evidence-based guidelines from the World Society of Emergency Surgery ASBO working group. World J Emerg Surg 2018;13:24. doi:10.1186/s13017-018-0185-2. Texte intĂ©gral â brides â 60 %, traitement conservateur †72 h, contraste absent du cĂŽlon Ă 24 h = Ă©chec probable, rĂ©cidive 12 % Ă 1 an et 20 % Ă 5 ans.
- Catena F, Di Saverio S, Kelly MD et coll. Bologna guidelines for diagnosis and management of adhesive small bowel obstruction (ASBO) : 2010 evidence-based guidelines of the WSES. World J Emerg Surg 2011;6:5. doi:10.1186/1749-7922-6-5. Texte intĂ©gral â Gastrografin 50â150 mL PO ou par TNG ; sensibilitĂ© 97 %, spĂ©cificitĂ© 96 %.
- Vogel JD, Feingold DL, Stewart DB et coll. Clinical Practice Guidelines for Colon Volvulus and Acute Colonic Pseudo-Obstruction (ASCRS). Dis Colon Rectum 2016;59(7):589-600. doi:10.1097/DCR.0000000000000602. PDF â nĂ©ostigmine, cĂŠcum > 12 cm, dĂ©torsion et rĂ©cidive du volvulus du sigmoĂŻde, volvulus du cĂŠcum.
- Palliative and End of Life Care, Edmonton Zone (Alberta Health Services). Palliative Care Tip â Issue #10 : Bowel Obstruction in Advanced Cancer. Juin 2018. PDF â doses de dexamĂ©thasone, octrĂ©otide, butylbromure dâhyoscine, halopĂ©ridol, mĂ©toclopramide.
- HĂŽpital Charles-LeMoyne. Guide dâantibiothĂ©rapie (7e Ă©d., mai 2023), Antibioprophylaxie en chirurgie gĂ©nĂ©rale, p. 192 : grĂȘle obstruĂ© â cĂ©fazoline 2 g + mĂ©tronidazole 500 mg IV ; allergie â vancomycine + tobramycine + mĂ©tronidazole.
- INESSS. Antibioprophylaxie â chirurgies digestives et de la paroi abdominale (guide dâusage optimal, novembre 2025). PDF â cĂ©fazoline 2 g (3 g si obĂ©sitĂ©) + mĂ©tronidazole pour le grĂȘle en occlusion.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) â GastroentĂ©rologie.
- Alavi K et coll. The American Society of Colon and Rectal Surgeons Clinical Practice Guidelines for the Management of Colonic Volvulus and Acute Colonic Pseudo-Obstruction (Dis Colon Rectum 2021;64(9):1046-1057).
- Ponec RJ, Saunders MD, Kimmey MB. Neostigmine for the treatment of acute colonic pseudo-obstruction (N Engl J Med 1999;341:137-141).
- Sgouros SN et coll. Effect of polyethylene glycol electrolyte balanced solution on patients with acute colonic pseudo obstruction after resolution of colonic dilation: a prospective, randomised, placebo controlled trial (Gut 2006;55:638-642).