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Occlusion intestinale

Gastro-entérologie, hépatologie et nutritionFiche révisée · 18 oct. 2026

💊 Doses / traitement✉ Signaler une erreur

En bref : La TDM abdominale avec contraste IV confirme l’occlusion, en prĂ©cise le niveau et la cause, et recherche des signes de gravitĂ© : ischĂ©mie, anse fermĂ©e, volvulus, perforation. Ces signes imposent une chirurgie urgente. L’occlusion du grĂȘle sur brides se traite d’abord de façon conservatrice : NPO, rĂ©animation liquidienne, TNG si vomissements ou distension, correction des Ă©lectrolytes. Le test au Gastrografin est Ă  la fois diagnostique et thĂ©rapeutique. Il faut toujours consulter la chirurgie tĂŽt.

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • Douleur continue et disproportionnĂ©e, pĂ©ritonisme : ischĂ©mie ou strangulation.
  • FiĂšvre, tachycardie, hypotension ; lactate ↑, leucocytose, acidose (lactate normal n’exclut pas).
  • TDM : anse fermĂ©e, volvulus, pneumatose, gaz porte, perforation ; hernie incarcĂ©rĂ©e.
  • Abdomen vierge : hernie, nĂ©oplasie, ilĂ©us biliaire.

✅ À faire maintenant

  • Examiner les orifices inguinaux et fĂ©moraux, cicatrices ; toucher rectal.
  • FSC, ions, urĂ©e, crĂ©atinine, lactate, gaz veineux, lipase, bilan hĂ©patique, groupe et dĂ©pistage, ÎČ-hCG.
  • TDM abdominale avec contraste IV (contraste oral non nĂ©cessaire).
  • Bilan I/E ; examen abdominal ≄ q12h.

💊 Premiùres ordonnances

  • NPO, cristalloĂŻdes IV (Lactate Ringer ou NS) selon le volume ; corriger K, Mg, Cl (RĂ©plĂ©tion Ă©lectrolytique).
  • TNG en aspiration intermittente basse si vomissements ou distension ; compenser le dĂ©bit.
  • OpioĂŻdes acceptables (p. ex. hydromorphone 2 mg SC q4–6 h PRN, moins chez l’ñgĂ©) ; Ă©viter le mĂ©toclopramide si occlusion complĂšte.
  • Brides sans gravitĂ© : Gastrografin 50–150 mL (souvent 100 mL) PO ou par TNG, puis radiographie abdominale dans les 24 h.
  • Ogilvie sans ischĂ©mie ni perforation, aprĂšs Ă©chec du traitement de soutien : nĂ©ostigmine 2 mg IV lente sous monitorage cardiaque (atropine prĂȘte).
  • Antibiotiques seulement si ischĂ©mie, perforation ou chirurgie : prophylaxie cĂ©fazoline 2 g IV (3 g si obĂ©sitĂ©) + mĂ©tronidazole 500 mg IV.

📞 Appeler ou orienter si

  • Gastro-entĂ©rologie : Volvulus du sigmoĂŻde sans ischĂ©mie ni perforation ; ogilvie qui ne rĂ©pond pas au traitement
  • Chirurgie gĂ©nĂ©rale : Signe de gravitĂ© ; Ă©chec du traitement conservateur ; occlusion sur abdomen vierge

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

🔗 Ressources et raisonnement

🧠 Raisonnement Curbsiders #527 — Pot-pourri d’oncologie pour l’hospitaliste

📞 Consulter Consulter en chirurgie gĂ©nĂ©rale si : · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe

🧭 Raisonnement clinique Distension abdominale et occlusion · NausĂ©es et vomissements · Constipation

Causes : « ABCDV »

GrĂȘle (« ABC ») CĂŽlon (« CDV »)
Adhérences / brides (environ 60 %) Cancer colorectal (le plus fréquent)
Bulges : hernies (inguinale, fémorale, ombilicale, incisionnelle, interne) Diverticulite (sténose)
Cancer (carcinomatose, tumeur du grĂȘle), Crohn Volvulus (sigmoĂŻde > cĂŠcum)
  • Autres causes : ilĂ©us biliaire, intussusception, bĂ©zoard, corps Ă©tranger, entĂ©rite radique, fĂ©calome.
  • Pseudo-obstruction colique (Ogilvie) : distension sans obstacle. Elle survient chez la personne ĂągĂ©e hospitalisĂ©e, en postopĂ©ratoire, avec opioĂŻdes, anticholinergiques ou troubles Ă©lectrolytiques.
  • IlĂ©us paralytique : postopĂ©ratoire, hypoK, sepsis, opioĂŻdes. On ne trouve pas de zone de transition Ă  la TDM.

Physiopathologie

  • L’obstacle entraĂźne une accumulation de liquide et de gaz et une distension. Le pĂ©ristaltisme augmente d’abord (coliques), puis s’épuise.
  • La pression intraluminale altĂšre l’épithĂ©lium : la sĂ©crĂ©tion d’eau, de Na et de Cl augmente et l’absorption diminue. RĂ©sultat : 3e espace, hypovolĂ©mie, vomissements, alcalose hypochlorĂ©mique et hypokaliĂ©mique.
  • L’ƓdĂšme de la paroi et la rĂ©ponse inflammatoire progressent vers l'ischĂ©mie, la translocation bactĂ©rienne puis la perforation.

Évaluation

  • Clinique :
    • douleur en coliques, vomissements (prĂ©coces si l’occlusion est haute, fĂ©caloĂŻdes si elle est basse), arrĂȘt des gaz et des selles, distension ;
    • rechercher des cicatrices et des hernies (examiner les orifices inguinaux et fĂ©moraux) ;
    • toucher rectal.
  • Signes d’ischĂ©mie ou de strangulation :
    • douleur continue et disproportionnĂ©e, pĂ©ritonisme ;
    • fiĂšvre, tachycardie, hypotension ;
    • lactate ↑, leucocytose, acidose mĂ©tabolique.
    • Aucun signe n’est parfaitement sensible.
  • Laboratoire : FSC, ions, urĂ©e, crĂ©atinine, lactate, gaz veineux, lipase, bilan hĂ©patique, groupe et dĂ©pistage, ÎČ-hCG.
  • Imagerie :
    • TDM avec contraste IV (le contraste oral n’est pas nĂ©cessaire en aigu). Elle cherche la zone de transition, l’anse fermĂ©e, le volvulus (« tourbillon »), une paroi qui se rehausse mal, la pneumatose, le gaz porte, le liquide libre et la cause.
    • La radiographie abdominale (niveaux hydroaĂ©riques, grĂȘle > 3 cm, cĂŽlon > 6 cm, cĂŠcum > 9 cm) est peu sensible ; elle sert au suivi du Gastrografin.

Prise en charge

Mesures générales

  • NPO, solutĂ©s cristalloĂŻdes (Lactate Ringer ou NS) Ă  doser selon le volume : les pertes sont souvent importantes. Sonde urinaire et bilan des ingesta et excreta si l’état est instable.
  • Corriger K, Mg et Cl. L’hypoK entretient l’ilĂ©us.
  • TNG (decompression) si vomissements, distension marquĂ©e ou nausĂ©es importantes. Aspiration intermittente basse ; noter le dĂ©bit et le compenser.
  • AnalgĂ©sie : les opioĂŻdes sont acceptables (ils ne masquent pas le diagnostic). AntiĂ©mĂ©tiques ; Ă©viter le mĂ©toclopramide en occlusion complĂšte.
  • ArrĂȘter les mĂ©dicaments qui ralentissent le transit, si possible.
  • Thromboprophylaxie. Mobilisation.
  • Antibiotiques : seulement si on soupçonne une ischĂ©mie, une perforation ou une chirurgie. Prophylaxie chirurgicale du grĂȘle obstruĂ© (guide du CHLM, p. 192 ; INESSS 2025) : cĂ©fazoline 2 g IV (3 g si obĂ©sitĂ©) + mĂ©tronidazole 500 mg IV, dans les 60 min avant l’incision, dose unique. En cas d’allergie (CHLM) : vancomycine 15 mg/kg IV 120 min avant l’incision + tobramycine 5 mg/kg IV + mĂ©tronidazole 500 mg IV, 60 min avant l’incision.

Test au Gastrografin (occlusion sur brides, sans signe de gravité)

  • 50 Ă  150 mL de Gastrografin (souvent 100 mL) PO ou par la TNG, Ă  l’admission ou aprĂšs une premiĂšre pĂ©riode de dĂ©compression. Clamper la TNG pendant un intervalle fixĂ© par le protocole local.
  • Radiographie abdominale dans les 24 h : la prĂ©sence de contraste dans le cĂŽlon prĂ©dit la rĂ©solution (mĂ©ta-analyse : sensibilitĂ© 97 %, spĂ©cificitĂ© 96 %). L’absence de contraste dans le cĂŽlon Ă  24 h indique un Ă©chec probable du traitement conservateur. Le test rĂ©duit aussi la durĂ©e de sĂ©jour.
  • Prudence : allergie au contraste iodĂ©, risque d’aspiration (le contraste hyperosmolaire aspirĂ© est dangereux).
  • Le traitement conservateur peut se poursuivre jusqu’à 72 h en l’absence de signe de gravitĂ©. Sans rĂ©solution aprĂšs 72 h, ou Ă  la moindre dĂ©tĂ©rioration, chirurgie (lignes directrices WSES de Bologne).

⚠ Recommandation actuelle (WSES, 2011 et 2018) : Gastrografin 50–150 mL avec radiographie dans les 24 h ; chirurgie si pas de rĂ©solution aprĂšs 72 h (et non 3 Ă  5 jours).

Occlusion colique

  • Volvulus du sigmoĂŻde sans signe d’ischĂ©mie ni perforation : dĂ©torsion endoscopique (efficace dans 60 Ă  95 % des cas). La rĂ©cidive aprĂšs dĂ©torsion seule est frĂ©quente (43 Ă  75 % selon les sĂ©ries) : une sigmoĂŻdectomie durant la mĂȘme hospitalisation est Ă  envisager sĂ©rieusement si l’état le permet (ASCRS).
  • Volvulus du cĂŠcum : chirurgie (rĂ©section) ; la rĂ©duction endoscopique n’est pas recommandĂ©e.
  • Cancer obstructif : chirurgie (rĂ©section ± stomie) ou endoprothĂšse colique en pont vers la chirurgie, ou en palliatif.
  • Ogilvie : traitement de soutien, puis nĂ©ostigmine ou dĂ©compression endoscopique ; protocole dĂ©taillĂ© dans la section Pseudo-obstruction colique (Ogilvie).

Occlusion maligne (soins palliatifs)

  • Si la chirurgie n’est pas indiquĂ©e (carcinomatose, mauvais Ă©tat gĂ©nĂ©ral) :
    • corticostĂ©roĂŻde : dexamĂ©thasone 4–10 mg SC die Ă  bid ;
    • antisĂ©crĂ©toire : octrĂ©otide 100–200 ”g SC bid Ă  tid, ou butylbromure d’hyoscine (Buscopan) 10 mg SC tid Ă  qid ;
    • antiĂ©mĂ©tique si occlusion complĂšte : halopĂ©ridol 0,5–1 mg SC bid ;
    • occlusion partielle : mĂ©toclopramide 10 mg SC qid (Ă  Ă©viter si l’occlusion est complĂšte) ;
    • opioĂŻdes SC pour la douleur ;
    • TNG ou gastrostomie de dĂ©charge si les vomissements sont rĂ©fractaires ;
    • endoprothĂšse si l’obstacle est unique.

⚠ Recommandation actuelle (AHS Edmonton Zone, 2018) : posologies palliatives rĂ©visĂ©es (dexamĂ©thasone 4–10 mg die–bid, octrĂ©otide 100–200 ”g bid–tid, Buscopan 10 mg tid–qid, halopĂ©ridol 0,5–1 mg bid SC).

Pseudo-obstruction colique (Ogilvie)

Distension aiguĂ« du cĂŽlon, surtout du cĂŠcum et du cĂŽlon droit, sans obstacle mĂ©canique. Elle survient chez la personne ĂągĂ©e hospitalisĂ©e ou alitĂ©e : postopĂ©ratoire (orthopĂ©die, cĂ©sarienne, chirurgie cardiaque), sepsis, insuffisance cardiaque, AVC, opioĂŻdes, anticholinergiques, bloqueurs calciques, hypokaliĂ©mie, hypomagnĂ©sĂ©mie, hypocalcĂ©mie, hypothyroĂŻdie. Le danger est l’ischĂ©mie et la perforation du cĂŠcum.

Diagnostic

  • Distension abdominale importante, souvent peu douloureuse au dĂ©but ; gaz et parfois selles encore prĂ©sents ; tympanisme.
  • TDM abdominale : exclut un obstacle (cancer, volvulus, fĂ©calome) et cherche une ischĂ©mie ou une perforation. Mesurer le diamĂštre du cĂŠcum.
  • Bilan : FSC, Ă©lectrolytes avec K, Mg, Ca, phosphore, crĂ©atinine, lactate, TSH ; revue des mĂ©dicaments.
  • Signes de gravitĂ© : douleur importante ou dĂ©fense, fiĂšvre, leucocytose, lactate Ă©levĂ©, cĂŠcum > 12 cm, dilatation qui dure plus de 6 jours : chirurgie de garde.

Prise en charge par étapes

ÉtapeConduiteQuand passer à la suivante
1. Traitement de soutien (24 Ă  48 h)NPO, solutĂ© ; TNG si vomissements ; tube rectal ; corriger K, Mg, Ca, phosphore ; cesser ou rĂ©duire opioĂŻdes, anticholinergiques et bloqueurs calciques ; mobiliser, positions ventrale ou genu-pectorale alternĂ©es ; traiter la cause. Aucun laxatif oral ni lavement stimulant Ă  ce stade.Pas d’amĂ©lioration aprĂšs 24 Ă  48 h, ou cĂŠcum > 10 Ă  12 cm
2. NĂ©ostigmine2 mg IV lente (en 3 Ă  5 min) sous monitorage cardiaque, patient couchĂ©, atropine 0,5 Ă  1 mg IV prĂȘte ; surveiller FC, TA et saturation au moins 30 min. RĂ©ponse (gaz, selles, baisse de la distension) souvent en moins de 30 min. Une 2e dose est possible aprĂšs 3 h si rĂ©ponse partielle. RĂ©duire la dose si insuffisance rĂ©nale.Échec, rĂ©ponse partielle aprĂšs 2 doses ou contre-indication
3. DĂ©compression endoscopiqueColoscopie de dĂ©compression par la gastro-entĂ©rologie, souvent avec un tube de dĂ©compression laissĂ© en place ; rĂ©cidive frĂ©quente.Échec ou rĂ©cidive
4. ChirurgieIschémie, perforation, péritonite ou échec des autres mesures : colectomie ou cÊcostomie.

Contre-indications de la néostigmine : obstruction mécanique, ischémie ou perforation soupçonnées, bradycardie (FC < 60) ou bloc AV, bronchospasme actif (asthme, MPOC sévÚre), syndrome coronarien aigu récent, grossesse. Effets indésirables : bradycardie, crampes abdominales, salivation, vomissements, bronchospasme.

AprÚs la résolution

  • Reprendre l’alimentation progressivement ; PEG 3350 17 g PO die Ă  bid pour prĂ©venir la rĂ©cidive.
  • Radiographie abdominale de contrĂŽle si la distension rĂ©apparaĂźt ; garder les opioĂŻdes au minimum et le K, le Mg et le Ca normaux.

Voir aussi : Urgences en gastro-entérologie · CÎlon irritable et constipation · Cogestion postopératoire : iléus.

Consulter

Consulter en gastro-entérologie si :

  • UrgentVolvulus du sigmoĂŻde sans ischĂ©mie ni perforation — garde, mĂȘme jour ; dĂ©torsion endoscopique (aviser aussi la chirurgie).
  • UrgentOgilvie qui ne rĂ©pond pas au traitement (Ă©chec ou contre-indication de la nĂ©ostigmine, cĂŠcum > 12 cm) — garde, mĂȘme jour ; dĂ©compression endoscopique.
  • Semi-urgentCancer colorectal soupçonnĂ© Ă  l’imagerie (endoprothĂšse en pont ou palliative Ă  discuter avec la chirurgie) — pendant le sĂ©jour ; passe par une demande de coloscopie.
  • Semi-urgentOcclusion sur Crohn ou MII soupçonnĂ©e — pendant le sĂ©jour.

Consulter en chirurgie générale si :

Toute occlusion : consulter la chirurgie tĂŽt, dĂšs le diagnostic, mĂȘme si le traitement est conservateur.

  • UrgentSigne de gravitĂ© (ischĂ©mie, anse fermĂ©e, volvulus, perforation, hernie incarcĂ©rĂ©e, pĂ©ritonite) — immĂ©diatement ; chirurgie urgente.
  • UrgentÉchec du traitement conservateur (pas de contraste dans le cĂŽlon Ă  24 h, pas de rĂ©solution aprĂšs 72 h, ou dĂ©tĂ©rioration) — mĂȘme jour.
  • UrgentOcclusion sur abdomen vierge (hernie, nĂ©oplasie, ilĂ©us biliaire) — mĂȘme jour.

À prĂ©parer : TDM (zone de transition, signes de gravitĂ©), lactate, ions, crĂ©atinine, antĂ©cĂ©dents chirurgicaux, examen des orifices herniaires, dĂ©bit de la TNG, rĂ©sultat du Gastrografin, niveau de soins.

Consulter en soins palliatifs si :

  • Semi-urgentOcclusion maligne non chirurgicale (carcinomatose, mauvais Ă©tat gĂ©nĂ©ral) — pendant le sĂ©jour.

Algorithme : occlusion du grĂȘle

Oui

Non

Non : Crohn, néoplasie,
entérite radique, diverticulite

Oui

Contraste dans le cĂŽlon

Pas de contraste dans le cĂŽlon

Oui

Suspicion d’occlusion

NPO, réanimation IV,
correction K, Mg
TNG si vomissements ou distension
TDM avec contraste IV
Consultation en chirurgie

Signes de gravité ?
Ischémie, anse fermée, volvulus,
perforation, hernie incarcérée,
péritonite

Chirurgie urgente
+ antibioprophylaxie

Occlusion sur brides ?

Traitement conservateur
+ traitement de la cause

Gastrografin 50–150 mL
PO ou par TNG

Radiographie abdominale
dans les 24 h

Résolution probable
Retrait TNG, reprise diĂšte

Échec probable :
chirurgie Ă  envisager

Pas de résolution aprÚs 72 h
ou détérioration ?

Suivi

  • Examen abdominal au moins q12 h et réévaluation chirurgicale quotidienne. Ions et lactate selon l’évolution.
  • Reprise alimentaire : quand les gaz ou les selles reviennent et que le dĂ©bit de la TNG diminue. Liquides clairs, puis progression.
  • RĂ©cidive des occlusions sur brides aprĂšs un traitement conservateur : environ 12 % de rĂ©admissions Ă  1 an et 20 % Ă  5 ans (WSES).

PiĂšges et perles

  • Hernie fĂ©morale chez la femme ĂągĂ©e : elle passe facilement inaperçue. Il faut examiner l’aine.
  • Une occlusion sans antĂ©cĂ©dent chirurgical (« abdomen vierge ») Ă©voque plutĂŽt une hernie, une nĂ©oplasie ou un ilĂ©us biliaire. La chirurgie est plus souvent nĂ©cessaire.
  • Un lactate normal n’exclut pas une ischĂ©mie.
  • Une diarrhĂ©e ou une Ă©mission de gaz n’exclut pas une occlusion partielle ou en dĂ©but d’évolution (vidange du segment distal).
  • L’hypoK et l’hypoMg sont Ă  corriger avant de conclure Ă  l’échec du traitement conservateur d’un ilĂ©us.

Références

  • ten Broek RPG, Krielen P, Di Saverio S et coll. Bologna guidelines for diagnosis and management of adhesive small bowel obstruction (ASBO) : 2017 update of the evidence-based guidelines from the World Society of Emergency Surgery ASBO working group. World J Emerg Surg 2018;13:24. doi:10.1186/s13017-018-0185-2. Texte intĂ©gral — brides ≈ 60 %, traitement conservateur ≀ 72 h, contraste absent du cĂŽlon Ă  24 h = Ă©chec probable, rĂ©cidive 12 % Ă  1 an et 20 % Ă  5 ans.
  • Catena F, Di Saverio S, Kelly MD et coll. Bologna guidelines for diagnosis and management of adhesive small bowel obstruction (ASBO) : 2010 evidence-based guidelines of the WSES. World J Emerg Surg 2011;6:5. doi:10.1186/1749-7922-6-5. Texte intĂ©gral — Gastrografin 50–150 mL PO ou par TNG ; sensibilitĂ© 97 %, spĂ©cificitĂ© 96 %.
  • Vogel JD, Feingold DL, Stewart DB et coll. Clinical Practice Guidelines for Colon Volvulus and Acute Colonic Pseudo-Obstruction (ASCRS). Dis Colon Rectum 2016;59(7):589-600. doi:10.1097/DCR.0000000000000602. PDF — nĂ©ostigmine, cĂŠcum > 12 cm, dĂ©torsion et rĂ©cidive du volvulus du sigmoĂŻde, volvulus du cĂŠcum.
  • Palliative and End of Life Care, Edmonton Zone (Alberta Health Services). Palliative Care Tip – Issue #10 : Bowel Obstruction in Advanced Cancer. Juin 2018. PDF — doses de dexamĂ©thasone, octrĂ©otide, butylbromure d’hyoscine, halopĂ©ridol, mĂ©toclopramide.
  • HĂŽpital Charles-LeMoyne. Guide d’antibiothĂ©rapie (7e Ă©d., mai 2023), Antibioprophylaxie en chirurgie gĂ©nĂ©rale, p. 192 : grĂȘle obstruĂ© — cĂ©fazoline 2 g + mĂ©tronidazole 500 mg IV ; allergie — vancomycine + tobramycine + mĂ©tronidazole.
  • INESSS. Antibioprophylaxie – chirurgies digestives et de la paroi abdominale (guide d’usage optimal, novembre 2025). PDF — cĂ©fazoline 2 g (3 g si obĂ©sitĂ©) + mĂ©tronidazole pour le grĂȘle en occlusion.
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) — GastroentĂ©rologie.
  • Alavi K et coll. The American Society of Colon and Rectal Surgeons Clinical Practice Guidelines for the Management of Colonic Volvulus and Acute Colonic Pseudo-Obstruction (Dis Colon Rectum 2021;64(9):1046-1057).
  • Ponec RJ, Saunders MD, Kimmey MB. Neostigmine for the treatment of acute colonic pseudo-obstruction (N Engl J Med 1999;341:137-141).
  • Sgouros SN et coll. Effect of polyethylene glycol electrolyte balanced solution on patients with acute colonic pseudo obstruction after resolution of colonic dilation: a prospective, randomised, placebo controlled trial (Gut 2006;55:638-642).

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