En bref : On cherche d’abord une cause réversible : constipation, occlusion, hypercalcémie, urémie, médicaments, hypertension intracrânienne, anxiété. On choisit l’antiémétique selon le mécanisme ; halopéridol et métoclopramide sont les choix de base. Les douleurs complexes (neuropathiques, incidentes, osseuses, hyperalgésie) demandent des coanalgésiques et parfois une rotation d’opioïde avec une réduction de 25 à 50 %. On garde des PRN prescrits pour chaque symptôme et on réévalue au moins chaque jour.
🩺 Au chevet
🚩 Signaux d’alarme
- Vomissements fécaloïdes, distension : occlusion intestinale.
- Céphalée matinale, signes neurologiques : hypertension intracrânienne.
- Myoclonies, délirium, hallucinations, douleur qui augmente avec la dose : neurotoxicité ou hyperalgésie aux opioïdes.
- Hémorragie massive, détresse respiratoire ou douleur subite : protocole de détresse.
✅ À faire maintenant
- Chercher les causes réversibles : fécalome (toucher rectal), hypercalcémie, urémie, médicaments, muguet.
- Examen abdominal, neurologique, muqueuses.
- Si compatible avec les objectifs : créatinine, calcium corrigé, électrolytes, glycémie, bilan hépatique ; RX abdomen si occlusion.
- Identifier le mécanisme des nausées et le type de douleur ; réévaluer au moins die.
💊 Premières ordonnances
- Halopéridol 0,5–1 mg PO/SC q4h PRN (cause chimique ou métabolique).
- Métoclopramide 10 mg PO/SC avant les repas et HS (gastroparésie ; pas si occlusion complète).
- HTIC : dexaméthasone 8–16 mg/j PO/SC/IV le matin (± midi).
- Occlusion : dexaméthasone 4–16 mg/j SC/IV le matin, octréotide 50–100 µg SC q8h, butylbromure d’hyoscine 10–20 mg SC q4–6h ou glycopyrrolate 0,2 mg SC q4h PRN (coliques).
- Réfractaire : méthotriméprazine 2,5–5 mg PO/SC q8h ou HS (max 25 mg/j) ou olanzapine 2,5–5 mg PO/SL HS (max 10 mg).
- Percée : entredose = 10 % de la dose quotidienne d’opioïde, PO q1h ou SC q30 min PRN.
- Neuropathique : gabapentine 100–300 mg PO HS (ajuster au rein).
- Rotation : réduire de 25 à 50 % ; laxatif avec tout opioïde (PEG 3350 17 g PO die ou sennosides, voir Côlon irritable et constipation).
📞 Appeler ou orienter si
- Soins palliatifs : Douleur ou nausées réfractaires
- Chirurgie générale : Occlusion intestinale
- Oncologie médicale / hémato-oncologie adulte : Hypercalcémie maligne
Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›
🔗 Ressources et raisonnement
📘 Protocoles INESSS — Soins palliatifs – nausées et vomissements · INESSS — Soins palliatifs – détresse aiguë
🧭 Raisonnement clinique Nausées et vomissements
Nausées et vomissements
Évaluation
- Anamnèse : moment, lien avec les repas ou le mouvement, vomissements en jet ou fécaloïdes, dernières selles, céphalée matinale, médicaments récents (opioïdes, ISRS, AINS, fer, digoxine, antibiotiques, chimiothérapie).
- Examen : abdomen (distension, bruits), toucher rectal (fécalome), muqueuses, signes neurologiques, muguet oral.
- Bilan si compatible avec les objectifs : créatinine, calcium corrigé, électrolytes, glycémie, bilan hépatique, taux de digoxine. Radiographie de l’abdomen si occlusion soupçonnée.
Choisir l’antiémétique selon la situation (Palli-Science 2024 ; INESSS 2020)
| Situation clinique | Indices | Premier choix | Autres options |
|---|---|---|---|
| Cause médicamenteuse ou métabolique (opioïde, urémie, hypercalcémie, digoxine, sepsis) | Nausées constantes, peu soulagées par le vomissement | Halopéridol | Prochlorpérazine, olanzapine, métoclopramide |
| Stase gastrique (gastroparésie, estomac comprimé par une tumeur ou une hépatomégalie) | Satiété précoce, vomissements abondants après les repas, soulagement après avoir vomi | Métoclopramide ou dompéridone | Pas de prokinétique si occlusion complète |
| Subocclusion ou occlusion maligne | Distension, coliques, vomissements fécaloïdes | Dexaméthasone | Glycopyrrolate ou butylbromure d’hyoscine (coliques), octréotide, halopéridol |
| Hypertension intracrânienne | Céphalée matinale, vomissements en jet, signes neurologiques | Dexaméthasone | ± halopéridol |
| Mouvement ou atteinte vestibulaire | Aggravées en bougeant la tête | Dimenhydrinate, méclizine | Scopolamine en timbre (délirium chez l’aîné) |
| Anxiété, nausées anticipatoires | Liées au contexte, aux odeurs | Lorazépam | Soutien, approche cognitive |
| Chimiothérapie ou radiothérapie | Selon le protocole d’oncologie | Ondansétron | — |
| Cause multiple ou réfractaire | Échec d’un agent bien dosé | Méthotriméprazine ou olanzapine | Association de classes différentes |
Doses usuelles par classe (adulte ; réduire chez la personne âgée fragile)
Sources : Palli-Science 2024, INESSS 2020, monographies (Santé Canada).
| Classe | Médicament | Dose | Voies | Effets indésirables |
|---|---|---|---|---|
| Antidopaminergiques | Halopéridol | 0,5–1 mg q4h PRN ; régulier 0,5–2 mg BID (jusqu’à 5 mg/j, rarement plus) | PO, SC, IV | SEP, QT. Éviter dans Parkinson |
| Prochlorpérazine | 5–10 mg q6–8h | PO, IR, IV | SEP | |
| Méthotriméprazine | 2,5–5 mg q8h ou HS, jusqu’à 25 mg/j pour les nausées | PO, SC | Sédation, hypotension | |
| Olanzapine | 2,5–5 mg HS (max 10 mg) | PO, SL (Zydis) | Sédation | |
| Prokinétiques | Métoclopramide | 10 mg q6h (avant repas et HS), jusqu’à 60 mg/j ; perfusion SC possible | PO, SC, IV | Akathisie, SEP. CI : occlusion complète |
| Dompéridone | 10 mg TID (max 30 mg/j) | PO | QT (Santé Canada : max 30 mg/j) | |
| Antihistaminiques et anticholinergiques | Dimenhydrinate | 25–50 mg q4–6h (max 400 mg/j ; 200 mg/j chez l’aîné) | PO, IR, SC, IV | Délirium, rétention |
| Scopolamine | Timbre 1,5 mg q72h | Transdermique | Délirium, rétention, glaucome | |
| Butylbromure d’hyoscine | 10–20 mg SC q4–6h, jusqu’à 120 mg/j | SC | Sécheresse, rétention | |
| Corticostéroïde | Dexaméthasone | 4–16 mg/j le matin (± midi) | PO, SC, IV | Insomnie, hyperglycémie, délirium, candidose |
| Antisécrétoire | Octréotide | 50–100 µg SC q8–12h, jusqu’à 600 µg/j (perfusion SC possible) | SC, IV | Coût |
| Anti-5-HT3 | Ondansétron | 4–8 mg q8–12h (max 16–24 mg/j) | PO, IV | Constipation, céphalée, QT |
| Autres | Lorazépam | 0,5–1 mg q4–6h PRN | SL, PO, SC | Sédation |
| Nabilone | 0,25–0,5 mg HS × 4–7 j, puis ajouter une dose le matin ; max 6 mg/j | PO | Somnolence, étourdissements, dysphorie ; titrer lentement |
- Protocole médical national de l’INESSS (infirmière, soins palliatifs) : halopéridol 0,5–1 mg PO/SC q4h PRN × 48 h (max 4 mg/j) ; sinon dimenhydrinate 25–50 mg q4h PRN. Contre-indications à l’halopéridol : Parkinson, épilepsie non contrôlée.
- Associer des classes différentes si un seul agent ne suffit pas. Ne pas associer métoclopramide et anticholinergique (effets opposés) ni deux antidopaminergiques.
- Voie SC : souvent hors monographie, mais usuelle en soins palliatifs.
Mesures non pharmacologiques
- Petites portions fréquentes, boire entre les repas, éviter les odeurs fortes et les mets gras. Ne pas forcer à manger.
- Hygiène buccale, gingembre, acupression P6, relaxation.
- Subocclusion maligne, par paliers :
- vomissements : dexaméthasone 4–8 mg SC BID–TID, puis PO à la dose minimale efficace ;
-
- coliques : ajouter glycopyrrolate 0,2 mg SC q4h PRN (ou butylbromure d’hyoscine) ;
-
- vomissements répétés : ajouter octréotide 50–300 µg SC q8–12h.
- Occlusion maligne : SNG de décompression ou gastrostomie de décharge si les vomissements sont réfractaires.
Syndromes douloureux complexes
| Situation | Indices | Approche |
|---|---|---|
| Neuropathique | Brûlure, choc électrique, allodynie, dermatome | Gabapentine 100–300 mg HS ou prégabaline 25–75 mg BID (ajuster au rein), duloxétine 30–60 mg, nortriptyline 10–25 mg HS. Dexaméthasone si compression nerveuse. Méthadone (avis spécialisé) |
| Douleur incidente ou percée | Liée au mouvement, aux soins, au pansement | Entredose = 10 % de la dose quotidienne d’opioïde, PO q1h ou SC q30 min PRN. Prémédication 30 min avant un soin. Accès douloureux transitoire chez le patient tolérant : sufentanil SL ou fentanyl buccal (Fiche Conversions d’opioïdes) |
| Osseuse | Métastases, douleur à la mise en charge | AINS si possible, dexaméthasone, radiothérapie palliative (dose unique de 8 Gy), bisphosphonate ou dénosumab |
| Viscérale ou colique | Distension capsulaire, occlusion, spasmes rectaux ou vésicaux | Dexaméthasone (capsule hépatique) ; coliques : butylbromure d’hyoscine 10–20 mg SC q4h PRN (max QID) ou glycopyrrolate 0,1–0,2 mg SC TID–QID ; douleur rectale ou pelvienne : clonazépam 0,25–0,5 mg BID–TID ± dexaméthasone 4–8 mg BID–TID, ou chlorpromazine 12,5–25 mg TID. Spasmes vésicaux : voir ci-dessous |
| Hyperalgésie induite par les opioïdes ou neurotoxicité | Douleur diffuse qui augmente avec la dose, allodynie, myoclonies, délirium, hallucinations | Réduire la dose ou faire une rotation ; hydrater ; coanalgésique ; avis en soins palliatifs |
| Plaie douloureuse (lésion de pression, ulcère malin) | Douleur au pansement | Morphine topique : environ 0,1 % (10 mg de morphine injectable dans 8 g d’hydrogel), sur la plaie DIE à BID ; ou vaporisation d’une solution à 10 mg/mL (voir ci-dessous) |
| Souffrance globale | Détresse psychologique, existentielle, familiale | Équipe interdisciplinaire, soutien spirituel et psychologique |
Rotation des opioïdes
- Indications : effets indésirables intolérables, neurotoxicité, douleur non contrôlée malgré la titration, changement de voie.
- Calculer l’équivalent quotidien, puis réduire de 25 à 50 % (tolérance croisée incomplète). Réduire moins si la douleur n’est pas contrôlée.
- Repères : morphine PO 10 mg ≈ hydromorphone PO 2 mg ≈ oxycodone PO 6,7 mg (× 1,5) ; SC = PO ÷ 2 (morphine, hydromorphone) ; fentanyl TD 25 µg/h ≈ morphine 50 mg PO/24 h.
- Insuffisance rénale : préférer l’hydromorphone (doses prudentes) ou le fentanyl. Éviter la morphine et la codéine.
- Méthadone : conversion non linéaire, réservée aux prescripteurs expérimentés.
- Prescrire systématiquement un laxatif avec tout opioïde (PEG ou sennosides).
Kétamine (avis en soins palliatifs)
- Douleur réfractaire, neuropathique ou avec hyperalgésie. Réduire l’opioïde d’environ 50 % (ou surveiller étroitement) à l’introduction.
- Départ 15–30 mg/j PO ou SC chez le patient fragile, 30–60 mg/j sinon ; dose habituelle 120–480 mg/j, titrée graduellement. Hospitalisé : perfusion SC 0,05 mg/kg/h, à augmenter de 0,025 mg/kg/h q24h.
- La solution injectable peut se donner PO (goût masqué par du jus ou du cola) ; le ratio SC:PO est incertain (titrer).
- Délirium d’émergence : prévention par lorazépam 0,5–1 mg BID–TID ou halopéridol 0,5–1 mg BID. Prudence si HTIC.
Méthadone analgésique (prescripteur expérimenté)
- Voies PO, buccale transmuqueuse ou IR (pas SC) ; utile en insuffisance rénale (élimination surtout fécale). ECG à discrétion (QTc < 500 ms), K et Mg.
- Méthode simple : convertir l’opioïde en équivalent morphine SC/24 h ; méthadone = 10 % de ce total, en 3 prises q8h ; entredose = 10 % de la dose quotidienne de méthadone ; ajuster après 5 jours selon la moyenne des 2 derniers jours, puis au plus q4–5 j.
- Sédation possible entre le 5e et le 7e jour : omettre une dose et reprendre quand l’éveil est adéquat ; chercher une autre cause (BZD).
- Autres méthodes : Edmonton (remplacement en 3 tiers sur 3–6 jours) ; Morley-Makin (patient fiable, titration PRN q3h, max 30 mg q3h).
- Coanalgésique de la douleur neuropathique : 1–2 mg BID–TID × 7 j, puis +1–2 mg q3–4 j (dépression respiratoire surtout du 4e au 7e jour).
- Interactions : voir la Fiche Opioïdes, méthadone et TUO.
Spasmes vésicaux
- Oxybutynine 5 mg PO BID–QID (prudence ≥ 65 ans : délirium).
- Échec ou voie PO impossible : instillation vésicale d’oxybutynine 5 mg écrasée dans 60 mL de NaCl 0,9 %, sonde clampée 15–30 min, TID–QID ; ou bupivacaïne 0,25 % 20 mL suivie de 10 mL de NaCl, clampée 15–30 min (on peut y ajouter morphine 10–20 mg ; préparation par la pharmacie).
- Caillots : sonde à 3 voies et irrigation continue au NaCl 0,9 %.
Topiques
- Morphine sur plaie ouverte : solution à 10 mg/mL (morphine injectable sans agent de conservation diluée dans l’eau stérile) en vaporisation (≈ 1,4 mg par vaporisation pour 10 cm²) ou 1 mL giclé à la seringue ; laisser sécher 10 min avant le pansement ; pas sur une plaie très suintante. Gel à 0,1 % (hydrogel, ou gel de métronidazole si odeur). Début ≈ 10 min, effet jusqu’à 24 h ; peut permettre de réduire l’opioïde systémique.
- Peau intacte, douleur neuropathique locale (préparations magistrales, non remboursées) : kétamine 1–2 % + lidocaïne 7–10 % (sans pansement occlusif, surface < ½ feuille de papier lettre : risque d’arythmie) ; gabapentine 4–6 % en gel ; application 2–4 ×/j ; ne pas appliquer sur une plaie ouverte (seulement le pourtour).
Myoclonies
- Envisager d’abord une rotation d’opioïde et revoir la fonction rénale.
- Clonazépam 0,5 mg PO/SL/IR BID–TID (jusqu’à 2 mg TID) ; lorazépam 1 mg PO/SC TID ; midazolam 1–5 mg SC q4h PRN ; acide valproïque 250–1000 mg/j PO ou IR si la voie orale est perdue.
⚠️ Détresse aiguë (hémorragie massive, détresse respiratoire subite, douleur intolérable subite) : il faut une ordonnance individuelle préparée d’avance. Elle combine benzodiazépine, opioïde et anticholinergique, IV ou SC, et peut être répétée après 10 min (IV) ou 20 min (SC) (INESSS, 2020). Voir la fiche Sédation palliative.
Consulter
Consulter en soins palliatifs si :
- UrgentDouleur ou nausées réfractaires (malgré ajustements dans les dernières 24 h) — garde, même jour ; poursuivre les entredoses en attendant.
- Semi-urgentHyperalgésie ou neurotoxicité aux opioïdes (rotation difficile) — pendant le séjour.
- Semi-urgentMéthadone envisagée (conversion non linéaire) — pendant le séjour, prescripteur expérimenté.
- Semi-urgentSouffrance globale (détresse psychologique, existentielle, familiale) — pendant le séjour.
À préparer : type de douleur, mécanisme présumé des nausées, dose quotidienne d’opioïde et entredoses sur 24 h, créatinine, calcium corrigé, causes réversibles exclues, niveau de soins.
Consulter en radio-oncologie si :
- Semi-urgentDouleur osseuse métastatique (radiothérapie palliative, dose unique de 8 Gy) — pendant le séjour ou consultation externe en radio-oncologie.
- Semi-urgentSaignement tumoral persistant (hémoptysie, hématurie, rectorragie, plaie tumorale, saignement gynécologique ; radiothérapie hémostatique) — pendant le séjour ou consultation externe en radio-oncologie.
Consulter en chirurgie générale si :
- UrgentOcclusion intestinale (si compatible avec les objectifs de soins) — garde, même jour.
- Semi-urgentOcclusion maligne réfractaire (gastrostomie de décharge) — pendant le séjour.
Consulter en oncologie si :
- UrgentHypercalcémie maligne (Ca corrigé > 3 mmol/L, si compatible avec les objectifs) — garde, même jour.
Pièges et perles
- Constipation et fécalome : première cause de nausées sous opioïdes. Faire un toucher rectal.
- Nausées dès le début d’un opioïde : souvent transitoires (3–7 jours). On donne de l’halopéridol PRN.
- La dexaméthasone a plusieurs effets : nausées, appétit, douleur osseuse ou neuropathique, HTIC, occlusion. On la donne le matin pour limiter l’insomnie et on suit la glycémie.
- Patient âgé : le dimenhydrinate et la scopolamine sont de grands pourvoyeurs de délirium.
- Halopéridol + autres médicaments allongeant le QT : l’ECG n’est pas nécessaire si les soins visent uniquement le confort.
Références
- Protocole médical national : soins palliatifs, nausées et vomissements (INESSS, 2020)
- Protocole médical national : soins palliatifs, détresse aiguë (INESSS, 2020)
- Downing GM, Wainwright W. Medical Care of the Dying, 4e éd. Victoria Hospice Society, 2006 (mécanismes des nausées).
- Palli-Science. Mini-guide de soins palliatifs (La Maison Victor-Gadbois), 25e éd., 2024.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Chirurgie générale.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Oncologie médicale.