En bref : Le parkinsonisme associe une bradykinésie à un tremblement de repos ou à une rigidité. On distingue la maladie de Parkinson idiopathique des parkinsonismes médicamenteux, vasculaires et atypiques. À l’hôpital, l’enjeu est la médication : la donner à l’heure exacte (± 30 min), ne jamais cesser brusquement la lévodopa (akinésie aiguë, syndrome hyperthermie-parkinsonisme), prévoir une voie de rechange si le patient est NPO et éviter les antagonistes dopaminergiques (halopéridol, métoclopramide, prochlorpérazine). Délirium, hypotension orthostatique, dysphagie et chutes sont les complications à prévenir.
🩺 Au chevet
🚩 Signaux d’alarme
- Doses manquées ou patient NPO : rigidité croissante, akinésie, fièvre, confusion, dysautonomie, CK élevée → syndrome hyperthermie-parkinsonisme.
- Halopéridol, métoclopramide ou prochlorpérazine reçus.
- Toux aux repas, pneumonie d’aspiration ; chute récente.
✅ À faire maintenant
- Bilan comparatif : molécules, doses et heures exactes (pilulier, famille, pharmacie).
- Prescrire aux heures du patient, première dose immédiate si en retard.
- Si NPO : évaluer la déglutition, aviser pharmacie et orthophonie, TNG si nécessaire.
- 4AT, TA couché-debout, température ; CK si doses manquées.
- Aggravation aiguë ≠ progression : chercher d’abord infection, doses manquées, médicament bloqueur, constipation ou rétention avant d’augmenter la lévodopa.
💊 Premières ordonnances
- Poursuivre toute la médication antiparkinsonienne ; aucune substitution sans avis.
- Nausées : dompéridone 10 mg PO tid (max 30 mg/j ; QT) ou ondansétron 4–8 mg PO/IV q8h (QT ; jamais avec l’apomorphine).
- Hallucinations dérangeantes : quétiapine 12,5–25 mg PO au coucher.
- NPO sans TNG possible : rotigotine timbre transdermique die, dose par équivalence avec pharmacie et neurologie (p. ex. lévodopa 100 mg tid ≈ 2 mg/24 h ; max 16 mg/24 h) (voir Patient NPO).
📞 Appeler ou orienter si
- Neurologie : Syndrome hyperthermie-parkinsonisme suspecté ; NPO sans voie entérale possible
- Soins intensifs : Akinésie aiguë ou hyperthermie avec défaillance
- Équipe de dysphagie : Toux aux repas ou aspiration suspectée ; NPO faute d’évaluation de la déglutition
Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›
Diagnostic : Parkinson ou parkinsonisme ?
- Parkinsonisme (critères de la Movement Disorder Society) : bradykinésie (lenteur et décrément à la répétition) + tremblement de repos 4–6 Hz ou rigidité.
- Maladie de Parkinson idiopathique : début asymétrique, réponse franche à la lévodopa, signes non moteurs (anosmie, constipation, trouble du sommeil paradoxal).
- Pas de TDM ni d’IRM de routine pour poser le diagnostic ; la SPECT au ioflupane (DaTscan) est réservée aux cas douteux (ligne directrice canadienne).
| Type | Indices | Particularités |
|---|---|---|
| Médicamenteux | Symétrique, tremblement moins marqué, début en semaines après un antagoniste D2 | Antipsychotiques, métoclopramide, prochlorpérazine, prométhazine, flunarizine, valproate, lithium. Disparaît en semaines à mois après l’arrêt |
| Vasculaire | Prédominance aux membres inférieurs (marche à petits pas, freezing), évolution par paliers, signes pyramidaux, facteurs de risque vasculaires | Réponse faible à la lévodopa ; imagerie : lésions de substance blanche ou lacunes |
| Atypiques (« Parkinson plus ») | Chutes précoces, dysautonomie précoce, mauvaise réponse à la lévodopa, progression rapide, symétrie | Paralysie supranucléaire progressive (paralysie du regard vertical, chutes en arrière), atrophie multisystémique (dysautonomie, signes cérébelleux), démence à corps de Lewy (démence précoce, fluctuations, hallucinations visuelles, hypersensibilité aux neuroleptiques), dégénérescence corticobasale (asymétrie, apraxie) |
| Autres | Hydrocéphalie à pression normale ; tremblement essentiel (postural, sans bradykinésie) | — |
Examen ciblé
- Tremblement de repos, rigidité en roue dentée, tapotement des doigts (décrément).
- Marche (pas, bras, demi-tour, freezing), test de rétropulsion ; regard vertical, signes cérébelleux et pyramidaux.
- TA couché-debout, cognition (4AT, MoCA à distance), déglutition.
Décompensation aiguë : progression ou facteur aggravant ?
Une détérioration en heures ou en jours (plus lent, plus raide, chutes, confusion) chez un patient stable est presque toujours secondaire ; la maladie elle-même progresse sur des mois. Passer en revue quatre axes :
| Axe | Questions à poser |
|---|---|
| Facteur intercurrent | Pneumonie, infection urinaire, chirurgie (surtout orthopédique), chute, déshydratation, constipation, dysphagie ou perte de poids, événement cardiovasculaire |
| Médication | Quelles molécules, doses et heures à domicile ? Dernière dose réellement prise ? Changement récent ? Arrêt d’un agoniste (sevrage) ? Absorption compromise (NPO, vomissements, gavage, iléus) ? |
| Iatrogénie | Bloqueur dopaminergique reçu (antiémétique, antipsychotique) ? Anticholinergique ajouté ? Ordonnance d’admission différente de celle de la maison ? |
| Maladie | État habituel « on/off », fluctuations et dyskinésies connues ; symptômes non moteurs (HTO, troubles cognitifs, humeur, sommeil, douleur) |
- Traiter le déclencheur et rétablir le schéma exact de la maison avant toute escalade : plus de symptômes ne veut pas dire automatiquement plus de lévodopa.
- Aggravation persistante malgré la correction du déclencheur : voir Consulter.
Médicaments à l’hôpital
Classes d’antiparkinsoniens : ce qu’il faut savoir à l’étage
| Classe (exemples) | Rôle | Pièges à l’hôpital |
|---|---|---|
| Lévodopa/carbidopa (formes immédiate et à libération contrôlée) | La plus efficace, surtout sur bradykinésie et rigidité (moins sur le tremblement) | Dyskinésies, fluctuations, hallucinations, HTO ; ne pas intervertir forme immédiate et CR ; respecter les heures ; ne pas la réduire par crainte non fondée (« lévodopaphobie ») |
| Agonistes dopaminergiques (pramipexole, ropinirole, rotigotine) | Ajout à la lévodopa ; réduit les fluctuations | Somnolence et hallucinations chez l’âgé, HTO, troubles du contrôle des impulsions (jeune, surtout homme) ; pas un traitement à débuter à l’hôpital ; arrêt brusque → sevrage |
| IMAO-B (rasagiline, sélégiline, safinamide) | Adjuvant ; diminue les périodes « off » | Effet modeste ; interactions sérotoninergiques (voir plus bas) |
| Inhibiteur de la COMT (entacapone) | Prolonge chaque dose de lévodopa | Dyskinésies, diarrhée |
| Amantadine | Dyskinésies | Confusion, hallucinations, œdème des jambes, livedo réticulaire ; s’accumule en insuffisance rénale |
| Anticholinergiques (trihexyphénidyle, benztropine) | Tremblement chez le jeune | Confusion, rétention urinaire, constipation : à éviter chez l’âgé |
| Thérapies avancées (pompe sous-cutanée ou jéjunale, stimulation cérébrale profonde) | Fluctuations ou dyskinésies réfractaires | Ne rien modifier ; équipe spécialisée |
À l’heure exacte
- NICE (QS164) : la lévodopa doit être donnée dans les 30 minutes de l’heure habituelle du patient. Les tournées de médicaments standard ne conviennent pas : prescrire aux heures réelles et 24 h complètes dès l’admission (campagne « Get it on time » de Parkinson’s UK).
- Exemple typique : prises à domicile toutes les 4 h (5 fois par jour) contre une tournée hospitalière à 4 moments fixes → une dose perdue et des intervalles trop longs. L’heure fait partie de l’ordonnance.
- Ne pas remplacer automatiquement par la formulation disponible au formulaire (forme immédiate ↔ CR, autre teneur) ; si un changement est inévitable, le faire avec la pharmacie et le noter.
- Impliquer le patient et ses proches (pilulier, médicaments personnels si la politique locale le permet, signalement d’une dose oubliée).
- Seul un spécialiste devrait modifier le schéma.
Ne jamais cesser brusquement
- Un arrêt ou des retards répétés causent une akinésie aiguë (rigidité, immobilité, dysphagie, aspiration) et un syndrome hyperthermie-parkinsonisme (ressemble au syndrome malin des neuroleptiques) : fièvre, rigidité, altération de l’état de conscience, instabilité autonomique, CK élevée. Complications : rhabdomyolyse, insuffisance rénale, insuffisance respiratoire.
- Traitement : réintroduire la lévodopa à la dose antérieure (PO ou TNG), refroidissement, hydratation, soins intensifs et neurologie ; autres agents selon le protocole local.
- Mortalité rapportée du syndrome hyperthermie-parkinsonisme : 4–23 % ; déclencheurs : infection, déshydratation ou chaleur, sevrage dopaminergique, antidopaminergiques (ligne directrice allemande, 2024). Exclure sepsis, infection du SNC, syndrome sérotoninergique, crise thyréotoxique, état de mal non convulsif.
- L’arrêt brusque d’un agoniste dopaminergique cause un syndrome de sevrage distinct :
| Syndrome hyperthermie-parkinsonisme | Sevrage des agonistes dopaminergiques | |
|---|---|---|
| Déclencheur | Réduction ou arrêt de tout traitement dopaminergique, infection, malabsorption | Réduction ou arrêt d’un agoniste |
| Tableau | Akinésie, rigidité, fièvre, CK élevée, altération de la conscience, dysautonomie | Anxiété, panique, dysphorie, agitation, insomnie, douleur diffuse, sudation, HTO ; motricité peu changée |
| Gravité | Urgence potentiellement mortelle | Rarement dangereux mais très invalidant ; touche 15–24 % des patients qui réduisent ou cessent un agoniste |
| Conduite | Réintroduire rapidement la dopaminothérapie, soins de support, traiter le déclencheur | Réintroduire l’agoniste, puis sevrage lent avec la neurologie ; la lévodopa et les psychotropes n’aident pas |
Patient NPO ou dysphagique
- Ne pas inscrire « NPO pour tout » : préciser que la médication antiparkinsonienne est permise (avec une gorgée d’eau ; liquides clairs permis jusqu’à 2 h avant une chirurgie élective selon Parkinson’s UK).
- Comprimés un à la fois dans de la purée ou un liquide épaissi si l’orthophonie le permet.
- Ne jamais écraser les formes à libération contrôlée (Sinemet CR et autres) ; formes immédiates par TNG selon la pharmacie.
- TNG tôt si la voie orale est impossible : la lévodopa par le tube reste préférable à un substitut.
- Gavage : les protéines nuisent à l’absorption de la lévodopa ; cesser le gavage 1 h avant et 1 h après chaque dose, ou concentrer le gavage la nuit, ou préparation moins riche en protéines (≈ 0,8 g/kg/j) avec la nutritionniste.
- Entacapone et IMAO-B peuvent être suspendus temporairement ; agonistes dopaminergiques par tube ou convertis en rotigotine.
- Rotigotine (timbre 24 h) si TNG impossible ou iléus : équivalence calculée avec la pharmacie et la neurologie (exemples : lévodopa 100 mg tid ≈ 2 mg/24 h ; qid ≈ 4 mg/24 h). Timbres de 2, 4, 6 et 8 mg, ne pas couper, maximum 16 mg/24 h sans spécialiste ; rotation des sites ; retirer avant IRM ou cardioversion (aluminium). Prudence en délirium : dose plus faible, réévaluation quotidienne.
- Pompe à apomorphine, pompe sous-cutanée de foslévodopa/foscarbidopa ou gel intestinal de lévodopa : ne pas arrêter ni modifier ; joindre l’équipe traitante.
Médicaments à éviter et alternatives
| À éviter | Pourquoi | Alternative |
|---|---|---|
| Halopéridol, chlorpromazine, fluphénazine, rispéridone, olanzapine, ziprasidone, aripiprazole | Blocage D2 : rigidité, akinésie, chutes ; dangereux en démence à corps de Lewy | Quétiapine faible dose ; clozapine (surveillance hématologique) par un spécialiste |
| Métoclopramide, prochlorpérazine, prométhazine | Antagonistes D2 : aggravation parfois grave | Dompéridone (ne traverse pas la barrière hématoencéphalique ; QT) ; ondansétron (QT ; contre-indiqué avec l’apomorphine) |
| Avec un IMAO-B (rasagiline, sélégiline, safinamide) : mépéridine, tramadol, méthadone, tapentadol, dextrométhorphane, cyclobenzaprine, autres IMAO | Toxicité sérotoninergique (monographie canadienne de la rasagiline : contre-indiqué, sevrage de 14 jours) | Autre opioïde (hydromorphone, morphine) ; voir Syndrome sérotoninergique. Ciprofloxacine : rasagiline 0,5 mg/j |
| Anticholinergiques (benztropine, trihexyphénidyle, antihistaminiques, antispasmodiques urinaires), benzodiazépines à longue action | Confusion, rétention, chutes | Mesures non pharmacologiques |
| Flunarizine, acide valproïque, lithium | Parkinsonisme ou tremblement induits | Réviser l’indication ; avis du prescripteur d’origine |
- Antiémétiques et QT : voir Nausées et vomissements et Médicaments prolongeant le QT.
Complications
Délirium et hallucinations
- Chercher la cause (infection, déshydratation, constipation, rétention, médicaments). Voir Délirium.
- Si un médicament contribue, retirer un à un, dans cet ordre, idéalement avec la neurologie : anticholinergiques → amantadine → IMAO-B → inhibiteur de la COMT → agonistes dopaminergiques ; la lévodopa est réduite en dernier, à la plus petite dose qui garde la mobilité.
- Détresse ou danger : quétiapine 12,5–25 mg ; clozapine par un spécialiste. Voir Antipsychotiques.
- Démence parkinsonienne : inhibiteur de la cholinestérase (rivastigmine, donépézil) selon la ligne directrice canadienne.
Hypotension orthostatique
- Retirer antihypertenseurs, alpha-bloquants, trazodone ; hydratation, lever progressif.
- Midodrine (grade A dans la ligne directrice canadienne), fludrocortisone ou dompéridone : doses dans Hypotension et hypotension orthostatique.
Dysphagie, chutes et autres
- Dysphagie : orthophonie (grade A), textures adaptées, position assise, médicaments donnés pendant la période « on ».
- Chutes : physiothérapie, mobilisation précoce ; éviter contentions et sédatifs. Voir Chute.
- Constipation et rétention urinaire : prévenir (laxatifs réguliers, scan vésical) ; elles nuisent aussi à l’absorption de la lévodopa.
Consulter
Consulter en neurologie si :
- UrgentSyndrome hyperthermie-parkinsonisme suspecté (fièvre, rigidité, CK élevée après arrêt ou retard des doses) — garde, même jour.
- UrgentNPO sans voie entérale possible (conversion en rotigotine) — garde, même jour.
- Semi-urgentPompe, gel intestinal ou stimulation cérébrale profonde (ne rien modifier) — pendant le séjour, avec l’équipe traitante.
- Semi-urgentAggravation persistante malgré correction du déclencheur — pendant le séjour.
- Semi-urgentParkinsonisme connu mal contrôlé — ≤ 28 jours (justifier).
- ÉlectifParkinsonisme suspecté, non confirmé (atypique, ou médicamenteux persistant après l’arrêt) — ≤ 3 mois.
À préparer : molécules, doses et heures exactes à domicile, dernière dose réellement prise, bloqueurs dopaminergiques reçus, température, CK, TA couché-debout, état « on/off » habituel.
Consulter aux soins intensifs si :
- UrgentAkinésie aiguë ou hyperthermie avec défaillance (dysautonomie, insuffisance respiratoire, rhabdomyolyse) — immédiatement.
Consulter l’équipe de dysphagie si :
- UrgentToux aux repas ou aspiration suspectée — même jour ; revoir la voie des médicaments en attendant.
- UrgentNPO faute d’évaluation de la déglutition (antiparkinsoniens non donnés) — même jour.
Consulter en physiothérapie si :
- Semi-urgentChute récente ou parkinsonien décompensé (mobilité, équilibre, potentiel de réadaptation ; ergothérapie en parallèle) — pendant le séjour.
Suivi et congé
- Retour au schéma habituel (heures, formes à libération prolongée), retrait de la rotigotine temporaire ou suivi prévu par la neurologie.
- Liste claire des médicaments à éviter (antagonistes D2 ; opioïdes à risque si IMAO-B) transmise au pharmacien et au médecin traitant.
- Physiothérapie, ergothérapie, orthophonie ; conduite et besoins à domicile. Voir Congé et transitions de soins.
Pièges et perles
- Un patient stable admis pour une pneumonie qui devient plus lent, plus raide et confus en 24 h : traiter l’infection et vérifier les heures réelles des doses avant de toucher à la lévodopa.
- Un patient parkinsonien qui « devient raide et ne mange plus » après 24 h NPO n’a pas une progression de sa maladie : il manque de lévodopa.
- HTO sévère, paralysie du regard vertical ou chutes précoces : penser parkinsonisme atypique.
- Le métoclopramide est la cause classique d’un parkinsonisme médicamenteux chez l’âgé : réviser la liste avant d’étiqueter une « maladie de Parkinson ».
- Dompéridone : éviter en cardiopathie ; ECG si autres médicaments allongeant le QT.
Références
- Monographie d’Apokyn (apomorphine) : contre-indication avec les antagonistes 5-HT3 (hypotension profonde, perte de conscience)
- Tools for Practice #239 : dompéridone (CFPCLearn, 2019) — 10 mg tid, ne pas dépasser 30 mg/j ; mise en garde de Santé Canada 2015 sur les arythmies
- Canadian guideline for Parkinson disease, 2e éd. (Grimes et al., CMAJ / Parkinson Canada, 2019)
- Quality statement 4: Levodopa in hospital or a care home (NICE QS164, 2018)
- Parkinson’s disease in adults, NG71 (NICE, 2017).
- Emergency management of patients with Parkinson’s (Parkinson’s UK, 2025)
- Acute management of Parkinson’s patients with impaired swallow or nil by mouth (NHS Lanarkshire, Right Decisions)
- Monographie de produit — rasagiline (JAMP Pharma, Santé Canada)
- Akinetic crisis and withdrawal syndromes: guideline « Parkinson’s disease » of the German Society of Neurology (Pötter-Nerger et al., Journal of Neurology, 2024)
- Medications: safe and contraindicated — Parkinson’s care summary for health professionals (Parkinson’s Foundation, 2025)
- Parkinson’s disease in the ED: hyperpyrexia, dyskinesias, psychosis, and autonomic dysfunction (emDOCs)
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Neurologie.