Dr .omni

Soins hospitaliers › EndocrinologiePremière ligne › EndocrinologieSoins post-aigus › EndocrinologieCHSLD et soins palliatifs › Endocrinologie

Diabète de type 2 et hypoglycémiants

EndocrinologieFiche révisée · 21 oct. 2026

✉️ Signaler une erreur

En bref : La metformine reste le traitement initial pour la plupart des patients. En présence de maladie cardiovasculaire athérosclérotique, d’IC ou d’IRC, on ajoute un iSGLT2 et/ou un AR GLP-1 à bienfait démontré, peu importe l’HbA1c. La cible usuelle est une HbA1c ≤ 7 %, assouplie (7,1–8,5 %) chez la personne âgée fragile ou à risque d’hypoglycémie. À l’hôpital : suspendre la plupart des hypoglycémiants oraux, passer à l’insuline au besoin et déprescrire les agents hypoglycémiants chez la personne âgée.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Sous iSGLT2 : nausées, douleur abdominale, tachypnée avec glycémie < 14 = ACD euglycémique (doser le BHB).
  • Hyperglycémie symptomatique ou décompensation métabolique : insuline ; exclure un type 1.
  • Perte de poids involontaire : LADA ou atteinte pancréatique.
  • Hypoglycémies prolongées : sulfonylurées (glyburide), âgé, IR.

✅ À faire maintenant

  • Glycémies, HbA1c (si > 3 mois), créatinine/DFGe, apport oral.
  • Admission : suspendre metformine (IRA, sepsis, hypoxie, NPO), iSGLT2 (malade aigu, NPO ; 3 j avant chirurgie), sulfonylurées (apport incertain, IRA, âgé), AR GLP-1 si nausées/NPO.
  • Ne jamais arrêter la basale chez l’insulinodépendant.
  • Corticothérapie : hyperglycémie l’après-midi et le soir.
  • ACD euglycémique ou décompensation métabolique : aviser le patron.
  • Hypoglycémies répétées : déprescrire (sulfonylurées, insuline).

💊 Premières ordonnances

  • Metformine 250–500 mg PO bid aux repas → max 2000 mg/j ; DFGe 30–44 : max 1000 mg/j ; < 30 : cesser.
  • Insuline basale 10 U SC HS (ou 0,1–0,2 U/kg), titrer selon la GAJ ; corticoïdes : NPH 0,1–0,2 U/kg SC le matin avec la prednisone, titrer.
  • MCVAS, IC ou IRC : iSGLT2 (empagliflozine 10–25 mg PO die) ou AR GLP-1 (sémaglutide 0,25 mg SC 1×/sem, puis 0,5–2 mg/sem), peu importe l’HbA1c.

📞 Appeler ou orienter si

  • Endocrinologie : Diabète de type 1 soupçonné, avec cétonurie
  • Soins intensifs : ACD euglycémique grave

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

📝 Gabarits d’ordonnance (2 · à adapter au patient)

Cochez les lignes voulues, remplissez l’en-tête, puis Copier (texte pour le DMÉ) ou Imprimer. Doses reprises de la fiche ; gabarit à valider avant usage.

🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistré ni envoyé.

💊 PharmacoDiabète de type 2
🌿 Non pharmacoConseils : diabète

📄 À remettre au patient ou aux parents

Tous les dépliants à imprimer ›

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer à l’urgence : Acidocétose, y compris euglycémique sous iSGLT2 ; décompensation hyperglycémique ; diabète de novo avec cétonurie ; hypoglycémie prolongée sous sulfonylurée

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

📨 Référer : CRDS Consulter en endocrinologie si : (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

🔗 Ressources et raisonnement

📘 Protocoles INESSS — Ajustement de la médication antidiabétique (diabète de type 2) · INESSS — Dépistage du diabète de type 2 et évaluation du risque cardiovasculaire

📞 Consulter Consulter en endocrinologie si : · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

📞 Consulter CRDS — Endocrinologie · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

Diagnostic (Diabète Canada)

Test Prédiabète Diabète
Glycémie à jeun (mmol/L) 6,1–6,9 ≥ 7,0
HbA1c 6,0–6,4 % ≥ 6,5 %
HGPO 75 g, à 2 h (mmol/L) 7,8–11,0 ≥ 11,1
Glycémie aléatoire + symptômes — ≥ 11,1
  • Sans symptômes, confirmer par un 2e test un autre jour. Si glycémie et HbA1c sont discordantes, retenir le résultat le plus anormal.
  • L’HbA1c est faussée par l’anémie ferriprive (↑), l’hémolyse, un saignement récent ou une transfusion (↓), l’IRC avancée et certaines hémoglobinopathies. Sa variabilité est d’environ 0,5 %.
  • Une perte de poids involontaire doit faire penser à un diabète de type 1 (LADA) ou à une atteinte pancréatique.

Cibles glycémiques

Situation HbA1c Glycémie à jeun
La plupart des adultes ≤ 7,0 % 4–7 mmol/L (postprandiale 5–10)
Diagnostic récent, jeune, faible risque d’hypoglycémie ≤ 6,5 % —
Âgé fragile, démence, hypoglycémies, comorbidités, espérance de vie réduite 7,1–8,5 % 5–12 mmol/L selon l’état
Fin de vie, CHSLD très dépendant Pas de cible d’HbA1c Éviter les hypoglycémies et l’hyperglycémie symptomatique (> 15–20)
  • HbA1c q3 mois jusqu’à la cible, puis q6 mois si stable.

Approche thérapeutique

Oui

Non

Oui

Non

Non

Oui

Diabète de type 2
habitudes de vie, éducation
cible d’HbA1c individualisée

Hyperglycémie symptomatique
ou décompensation métabolique ?

Insuline ± metformine
exclure diabète de type 1

Metformine
+ 2e agent si HbA1c
> 1,5 % au-dessus de la cible

MCVAS, IC, IRC
ou risque CV élevé ?

iSGLT2 et/ou AR GLP-1
à bienfait démontré
PEU IMPORTE l’HbA1c

Cible atteinte en 3-6 mois ?

Ajouter selon les priorités :
poids, hypoglycémie, coût,
fonction rénale

AR GLP-1 ou tirzépatide, iSGLT2,
iDPP-4, insuline basale,
gliclazide

Réévaluer q3-6 mois
déprescrire si fragilité
ou hypoglycémies

Choix selon la comorbidité (Diabète Canada, mise à jour 2024)

Comorbidité Agent privilégié
MCVAS établie AR GLP-1 (dulaglutide, liraglutide, sémaglutide SC) ou iSGLT2 (empagliflozine, canagliflozine)
IC (FE réduite ou préservée) iSGLT2 (dapagliflozine, empagliflozine) ; éviter les TZD et la saxagliptine
IRC (DFGe bas ou albuminurie) iSGLT2 (canagliflozine, dapagliflozine, empagliflozine) ; AR GLP-1 si iSGLT2 non toléré ou en ajout
Obésité AR GLP-1 ou tirzépatide (agoniste GIP/GLP-1)
Risque d’hypoglycémie (âgé, seul, chutes) Éviter sulfonylurées et insuline si possible ; iDPP-4, iSGLT2, AR GLP-1

⚠️ Recommandation actuelle (Diabète Canada, 2024) : chez les patients avec MCVAS, IC ou IRC, l’iSGLT2 ou l’AR GLP-1 se donne dès le diagnostic de la comorbidité, même si l’HbA1c est à la cible et indépendamment de la metformine. L’ancien algorithme (2018–2020) des notes plaçait ces agents en 2e ligne après échec de la metformine.

Les agents

Classe Exemples et doses Baisse HbA1c Hypo Poids À retenir
Biguanide Metformine 250–500 mg bid aux repas → max 2000 mg/j (2550 selon INESSS) 1–1,5 % Non Neutre Effets digestifs (titrer q1–2 sem) ; B12 au long cours
iSGLT2 Empagliflozine 10–25 mg die ; dapagliflozine 5–10 mg die ; canagliflozine 100–300 mg die 0,5–0,8 % Non ↓ Protection cardiorénale ; infections génitales, hypovolémie, ACD euglycémique
AR GLP-1 Sémaglutide SC 0,25 → 0,5–2 mg/sem ; dulaglutide 0,75–4,5 mg/sem ; liraglutide 0,6–1,8 mg die ; sémaglutide PO 3 → 7–14 mg die 1–1,8 % Non ↓↓ Nausées ; pancréatite ; rétinopathie (sémaglutide) ; vidange gastrique ralentie
GIP/GLP-1 Tirzépatide 2,5 → 5–15 mg SC/sem 2 % et plus Non ↓↓↓ Mêmes précautions que les AR GLP-1
iDPP-4 Sitagliptine 100 mg ; linagliptine 5 mg ; saxagliptine 5 mg ; alogliptine 25 mg die 0,5–0,7 % Non Neutre Bien toléré ; saxagliptine et alogliptine : prudence en IC
Sulfonylurées Gliclazide MR 30–120 mg die ; glimépiride 1–8 mg die ; glyburide (éviter) 0,8–1 % Oui ↑ Gliclazide et glimépiride : moins d’hypoglycémies que le glyburide
Méglitinide Répaglinide 0,5–4 mg aux repas 0,7 % Oui ↑ Repas irréguliers ; utilisable en IRC
TZD Pioglitazone 15–45 mg die 0,8–1 % Non ↑ Œdème, IC (contre-indiquée), fractures ; effet en 6–12 sem
Inhibiteur α-glucosidase Acarbose 25 → 100 mg tid 0,6 % Non Neutre Effets digestifs ; corriger une hypoglycémie avec du glucose et non du sucrose
Insuline Basale 10 U HS (ou 0,1–0,2 U/kg) ; titrer selon la GAJ Illimitée Oui ↑ Voir la fiche Insuline et diabète à l’hôpital

Ajustement rénal (DFGe en mL/min/1,73 m²)

Agent Ajustement
Metformine 30–44 : max 1000 mg/j ; < 30 : cesser (contre-indiquée < 15 selon Diabète Canada 2024)
iSGLT2 Effet glycémique faible si < 45, mais bienfait cardiorénal maintenu : débuter si DFGe ≥ 20 (empagliflozine) ou ≥ 25 (dapagliflozine) ; poursuivre jusqu’à la dialyse
Sitagliptine 30–44 : 50 mg ; < 30 : 25 mg
Saxagliptine ≤ 45 : 2,5 mg
Alogliptine 30–59 : 12,5 mg ; < 30 : 6,25 mg
Linagliptine Aucun ajustement
Glyburide Éviter (hypoglycémies prolongées)
Gliclazide, glimépiride Prudence si < 30 ; réduire la dose
AR GLP-1 Pas d’ajustement (éviter l’exénatide si < 30) ; surveiller la déshydratation si vomissements

Protection vasculaire (ABCDES)

  • A : HbA1c à la cible (habituellement ≤ 7 %).
  • B : pression artérielle < 130/80.
  • C : cholestérol, C-LDL < 2,0 mmol/L (ou baisse > 50 %).
  • D : médicaments protecteurs : statine (≥ 40 ans, ou ≥ 30 ans avec diabète depuis > 15 ans, ou atteinte microvasculaire), IECA ou ARA (MCV, ≥ 55 ans avec facteur de risque, ou atteinte microvasculaire : ramipril 10 mg, périndopril 8 mg, telmisartan 80 mg), AAS en prévention secondaire seulement, iSGLT2 ou AR GLP-1 si indiqués.
  • E : exercice (150 min/sem) et alimentation saine.
  • S : arrêt tabagique (Smoking).
  • ECG de repos q3–5 ans si > 40 ans, diabète > 15 ans après 30 ans, atteinte d’organe ou facteur de risque CV.

À l’hôpital

Suspendre ou poursuivre ?

Agent Conduite à l’admission
Metformine Suspendre si IRA, sepsis, hypoxie, choc, insuffisance hépatique, produit de contraste avec DFGe < 30, NPO
iSGLT2 Suspendre si malade aigu, NPO, hypovolémie ; 3 jours avant une chirurgie (4 j pour l’ertugliflozine) ; reprendre quand le patient mange et boit normalement
AR GLP-1 et tirzépatide Rarement poursuivis en aigu ; suspendre si nausées, vomissements, NPO ; aviser l’anesthésie (vidange gastrique, risque d’aspiration)
Sulfonylurées Suspendre si apport oral incertain, IRA, âgé (hypoglycémies prolongées) ; sécrétagogues non recommandés à l’hôpital
iDPP-4 Poursuivre ou débuter (faible risque) ; linagliptine 5 mg die ou sitagliptine + basale = alternative au basal-bolus chez le DT2 léger à modéré
Insuline Ne jamais arrêter la basale chez l’insulinodépendant ; régime basal-bolus-correction (voir la fiche Insuline)
  • En pratique : metformine souvent poursuivie (si aucune contre-indication) ; iDPP-4 oui ; iSGLT2 non (sauf IC chez le patient stable qui mange) ; AR GLP-1 rarement ; sulfonylurées non.
  • Leçon de cas : DT2 sous metformine + iSGLT2 + sulfonylurée admis pour gastro-entérite avec IRA → cesser les trois ; insuline basale + correction (± prandiale ou iDPP-4) ; reprendre au congé quand l’IRA est résolue.

Acidocétose associée aux iSGLT2 (« euglycémique »)

  • Environ 10 % des ACD actuelles sont euglycémiques (glycémie < 11–14 selon la définition) : diagnostic souvent retardé.
  • Les iSGLT2 favorisent la cétogenèse ; risque d’ACD environ doublé par rapport aux autres antidiabétiques, variable selon l’agent (canagliflozine > empagliflozine > dapagliflozine).
  • Survient lors d’un stress physiologique important : chirurgie, infection, jeûne, vomissements, baisse d’insuline.
  • Pour poser le diagnostic, la prise d’un iSGLT2 remplace le critère d’hyperglycémie : pH ≤ 7,30, bicarbonate < 18, trou anionique élevé et cétonémie.
  • Traitement identique à l’ACD classique (liquides, insuline IV, potassium) avec dextrose tôt ; la durée d’insuline IV est souvent plus longue.

💡 Jours de maladie (SADMANS) : Sulfonylurées, AIECA, Diurétiques, Metformine, ARA, NSAIDs (AINS), SGLT2. Suspendre si vomissements, diarrhée ou incapacité de boire ; reprendre 24–48 h après le retour à l’alimentation normale.

Au congé

  • HbA1c si non faite dans les 3 derniers mois ; c’est elle qui guide l’intensification (voir le tableau du congé dans la fiche Insuline et diabète à l’hôpital).
  • Ne pas réduire le traitement à la légère : l’hospitalisation est une occasion d’intensifier (p. ex. reprendre metformine et iSGLT2 après une IRA résolue, ajouter un AR GLP-1, réduire la sulfonylurée).
  • Diabète découvert avec HbA1c proche de la cible : metformine (ou rien), glucomètre, enseignement, HbA1c dans 3 mois avec le médecin de famille.
  • Déprescrire chez la personne âgée fragile ou en CHSLD : cesser ou réduire sulfonylurées et insuline si HbA1c < 7 % ou hypoglycémies ; privilégier les agents sans hypoglycémie.
  • 📄 Pour le patient : Déprescription des antihyperglycémiants (deprescribing.org, PDF)
  • Si l’hospitalisation a révélé une MCVAS, une IC ou une IRC : ajouter un iSGLT2 ou un AR GLP-1 (souvent le bon moment pour le faire).
  • Revoir l’autosurveillance, les jours de maladie, la conduite automobile sous insuline ou sulfonylurée.
  • Couverture RAMQ : plusieurs agents sont des médicaments d’exception (codes) ; vérifier avant le congé.

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceAcidocétose, y compris euglycémique sous iSGLT2 (nausées, douleur abdominale, tachypnée, glycémie < 14 ; doser le BHB) — soins intensifs selon gravité
  • UrgenceDécompensation hyperglycémique (hyperglycémie symptomatique, déshydratation, altération de l’état)
  • UrgenceDiabète de novo avec cétonurie (type 1 soupçonné, même sans acidose)
  • UrgenceHypoglycémie prolongée sous sulfonylurée (glyburide, personne âgée, insuffisance rénale) — surveillance prolongée

Consulter en endocrinologie si :

  • UrgentDiabète de type 1 soupçonné, avec cétonurie (sans acidose ; perte de poids, LADA) — endocrinologue de garde, même jour.
  • Semi-urgentDiabète de type 1 soupçonné, sans cétonurie — ≤ 10 jours.
  • Semi-urgentHypoglycémie ayant requis l’aide d’un tiers — ≤ 28 jours.
  • Semi-urgentDiabète traité avec HbA1c > 12 % — ≤ 28 jours.
  • ÉlectifDiabète traité avec HbA1c 9–12 % — ≤ 3 mois.

À préparer : HbA1c, traitement actuel et doses, glycémies, DFGe, poids et son évolution, complications (MCVAS, IC, IRC, rétinopathie).

Consulter aux soins intensifs si :

Consulter en nutrition clinique si :

  • Semi-urgentDiabète inaugural, passage à l’insuline ou corticothérapie — pendant le séjour.

Consulter le pharmacien si :

  • ÉlectifPersonne âgée à déprescrire (sulfonylurées, insuline, hypoglycémies) — pendant le séjour.
  • ÉlectifMédicament d’exception au congé (codes RAMQ, solutions de rechange) — quelques jours avant le congé.

Hypoglycémies répétées : d’abord déprescrire (sulfonylurée, insuline) ; jours de maladie (SADMANS) et conduite enseignés.

  • RapideDiabète de novo, type 1 soupçonné (sans acidose ni cétonurie ; perte de poids, LADA) — priorité B (≤ 10 j)
  • RapideHypoglycémie ayant nécessité l’aide d’un tiers — priorité C (≤ 28 j)
  • RapideHbA1c > 12 % malgré le traitement — priorité C (≤ 28 j)
  • RapideDiabète pendant la grossesse — priorité C (≤ 28 j)
  • ÉlectifHbA1c 9 à 12 % malgré le traitement — priorité D (≤ 3 mois)
  • ÉlectifProjet de grossesse chez une diabétique — priorité D (≤ 3 mois)

À préparer : HbA1c (valeurs et dates), journal glycémique, hypoglycémies (fréquence, contexte) ; créatinine/DFGe, RAC ; agents et doses essayés, observance, codes RAMQ d’exception ; poids.

Suivi

📋 Gabarits de suivi (DMÉ)

Ne pas répéter un examen fait dans le délai recommandé : vérifier d’abord le DSQ. Labos de moins de 3 mois acceptés ; ECG et analyse d’urine de moins de 12 mois. La délégation à l’infirmière se fait selon les ordonnances collectives de votre établissement.

🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistré ni envoyé.

🧪 Bilan initialDiabète de type 2
🔁 SuiviDiabète de type 2

HbA1c : q3 mois si hors cible ou ajustement récent
q6 mois si cible atteinte mais médication ajustée depuis < 1 an
annuelle après 2 HbA1c consécutives à la cible

Cibles : HbA1c ≤ 7,0 % (7,1-8,5 % si fragile ou hypoglycémies) · TA < 130/80 · LDL < 2,0 mmol/L ou baisse > 50 %

Référer si : DFGe < 60 ou RAC > 2 mg/mmol (nouveau), hypoglycémies récurrentes, hyperglycémie marquée ou acidocétose, cible non atteinte après 6 mois, variation de poids ≥ 5 % rapide, complication ou MCAS récente.

🌿 Non pharmacoDiabète de type 2

Prédiabète (HbA1c 6,0-6,4 % ou GAJ 6,1-6,9 mmol/L)

🧪 Bilan initialPrédiabète
🔁 SuiviPrédiabète
🌿 Non pharmacoPrédiabète

Sources : INESSS, protocole médical national 628004 (ajustement de la médication antidiabétique, 2022) ; Diabète Canada (lignes directrices de pratique clinique) ; ordonnance collective régionale OC-00099 (bilans de suivi des maladies chroniques, 2024).

Pièges et perles

  • Une ACD euglycémique sous iSGLT2 se présente par nausées, douleur abdominale et tachypnée avec une glycémie < 14 : doser le BHB.
  • La metformine ne cause pas d’IRA ; c’est l’IRA qui fait accumuler la metformine.
  • La saxagliptine augmente les hospitalisations pour IC (SAVOR-TIMI 53).
  • Hépatopathie sévère : éviter glyburide, metformine et TZD ; l’insuline est souvent le plus sûr.
  • Corticothérapie : hyperglycémie surtout l’après-midi et le soir ; l'insuline NPH le matin est adaptée.

Prévention clinique (CMQ et MSSS, 2025)

📋 Fiche de prévention clinique (CMQ et MSSS, adultes, février 2025)

  • Dépistage guidé par le questionnaire FINDRISC (risque à 10 ans) : risque faible ou modéré, ne pas dépister et repasser le questionnaire aux 3–5 ans ; risque élevé, dépister aux 3–5 ans ; risque très élevé, dépister chaque année.
  • Test : HbA1c (≥ 6,5 % suggère un diabète) ; glycémie à jeun ou HGPO acceptables. Confirmer avec le même test un autre jour (Diabète Canada).
  • Facteurs de risque décelés au questionnaire : aider la personne à améliorer ses habitudes de vie.

Résumé dans nos mots. Source : Fiche de prévention clinique — Adultes, Collège des médecins du Québec et MSSS, 2025.

Références

🩺 Situations CHSLD qui renvoient ici

🩺 Situations en soins post-aigus qui renvoient ici

🔗 Voir aussi