Dr .omni

Soins hospitaliers › Gastro-entérologie, hépatologie et nutritionPremière ligne › Gastro-entérologie, hépatologie et nutrition

Voies biliaires (lithiase, cholécystite)

Gastro-entérologie, hépatologie et nutritionSources publiques · oct. 2026

💊 Doses / traitement✉️ Signaler une erreur

En bref : La majorité des calculs biliaires sont silencieux et ne se traitent pas. Ils deviennent symptomatiques quand ils obstruent un canal : colique, cholécystite, cholédocholithiase, cholangite ou pancréatite. L'échographie est l’examen de 1re ligne. Une cholécystite se traite par cholécystectomie laparoscopique précoce durant la même hospitalisation. Une cholangite est une urgence : antibiotiques et drainage biliaire (CPRE) rapide, dans les 48 h (dès la stabilisation si choc).

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Cholangite : fièvre, ictère, douleur HCD (Charcot) ; + confusion, choc (Reynolds).
  • Défaillance d’organe (grade III Tokyo) : hypotension sous vasopresseur, confusion, PaO2/FiO2 < 300, oligurie ou créatinine > 177 µmol/L, RNI > 1,5, plaquettes < 100.
  • Cholécystite emphysémateuse (diabétique, gaz dans la paroi) ; alithiasique chez le patient critique.
  • Âgé ou diabétique : cholécystite possible sans fièvre ni Murphy.
  • Ictère indolore + vésicule palpable : néoplasie.

✅ À faire maintenant

  • Murphy, SV, ictère.
  • FSC, bilan hépatique complet, lipase, créatinine ; lactate et hémocultures si fébrile ; β-hCG.
  • Échographie abdominale ; HIDA si douteuse ; cholangio-IRM ou écho-endoscopie si risque intermédiaire de cholédocholithiase.
  • Classer : critères de Tokyo, probabilité de cholédocholithiase (ASGE 2019).

💊 Premières ordonnances

  • Jeûne, Lactate Ringer, antiémétique : ondansétron 4 mg IV en 2–5 min (prudence si QT long).
  • Analgésie : AINS (p. ex. kétorolac 10–30 mg IM q4–6 h PRN, max 120 mg/j ; âgé : 10 mg, max 60 mg/j ; ≤ 2 j ; éviter si ClCr < 30) ; opioïde au besoin (hydromorphone 2 mg SC q4–6 h PRN, plus faible chez l’âgé).
  • Cholécystite compliquée ou chirurgie différée : amoxicilline-clavulanate 2 g IV q8h (ou ceftriaxone 2 g IV q24h + métronidazole 500 mg IV q8h).
  • Cholangite ou sévère : pipéracilline-tazobactam 4 g IV q8h ou 3 g IV q6h.
  • Opérée < 12 h : céfazoline 2 g IV × 1 (± métronidazole 500 mg IV × 1) ; pas d’antibiotique post-op.

📞 Appeler ou orienter si

  • Gastro-entérologie : Cholangite aiguë
  • Chirurgie générale : Cholécystite emphysémateuse ou perforée ; cholécystite aiguë
  • Radiologie interventionnelle : Cholécystite chez un patient inapte à la chirurgie ; cholangite après échec de la CPRE ; hémobilie après drainage biliaire ou CPRE
  • Soins intensifs : Choc ou défaillance d’organe

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

  • Cholécystite, cholangite, vomissements ou prise PO impossible : urgence (jeûne, solutés, antiémétique à l’hôpital).
  • Analgésie : AINS (dose réduite chez l’âgé ; éviter si ClCr < 30) ; opioïde au besoin ; douleur non soulagée par la voie orale : urgence.
  • Cholécystite ou cholangite soupçonnée : urgence (antibiothérapie, chirurgie ou CPRE à l’hôpital).
  • Opérée < 12 h : pas d’antibiotique post-op.

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer à l’urgence : Cholangite soupçonnée ; cholécystite aiguë soupçonnée ; pancréatite biliaire

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

📌 Fiche d’origine hospitalière, ajoutée pour la situation clinique « Douleur abdominale aiguë et dyspepsie » de l’externat. Au sans rendez-vous : reconnaître, amorcer le traitement et diriger ; les sections propres à l’hôpital ont été retirées.

📗 Fiche remise en ligne le 2026-10-14 : les passages tirés de documents internes du CISSS de la Montérégie-Centre ont été remplacés par des sources publiques (Santé Québec – Estrie-CHUS, INESSS, monographies, sociétés savantes). Vérifier les protocoles de son établissement.

📨 Référer : CRDS Consulter en gastro-entérologie si : · CRDS Consulter en chirurgie générale si : (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

🔗 Ressources et raisonnement

🧠 Raisonnement Raisonnement diagnostique (VINDICATE, drapeaux rouges)

📘 Protocoles Antibiothérapie empirique (abdominal) · fiche guides locaux · INESSS — Infection intra-abdominale chez l’adulte

📞 Consulter Quand consulter — Chirurgie générale · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

📘 Protocoles Guide d’antibiothérapie CHLM (Carnet) · fiche guides locaux · INESSS — Infection intra-abdominale chez l’adulte

📞 Consulter CRDS — Chirurgie générale · Urgente : consultation intrahospitalière · semi-urgente : intrahospitalière ou externe · élective : en externe

🧭 Raisonnement clinique Ictère

Physiopathologie et facteurs de risque

  • La bile est sursaturée en cholestérol, la vésicule se contracte mal et des noyaux de cristallisation se forment.
  • Facteurs (« 6 F ») : femme, fertile (grossesse, œstrogènes), obésité (fat) ou perte de poids rapide, ≥ 40 ans, famille et origine (Autochtones, Hispaniques), pharmacologie (octréotide, ceftriaxone, fibrates).
  • La phosphatase alcaline n’augmente que si le cholédoque est obstrué.

Spectre clinique

Entité Symptômes Examen Laboratoire Échographie
Colique biliaire Douleur épigastrique ou HCD postprandiale, < 6 h Afébrile, sensibilité légère Normaux Calculs, paroi normale, cholédoque normal
Cholécystite aiguë Douleur HCD > 6–8 h, nausées, fièvre Murphy, ± masse GB ↑, bilan hépatique normal ou peu ↑ Calcul enclavé, paroi > 4 mm, liquide péri-vésiculaire, Murphy échographique
Cholédocholithiase Douleur, ictère, urines foncées ± ictère Cholestase (PAL, GGT, bilirubine), transaminases ↑ tôt Cholédoque souvent dilaté (> 6 mm)
Cholangite Triade de Charcot : fièvre, ictère, douleur HCD ; Reynolds : + confusion, choc Septique GB ↑, bilirubine ↑, hémocultures + Dilatation des voies biliaires
Pancréatite biliaire Douleur épigastrique transfixiante Sensibilité épigastrique Lipase > 3 × LSN ; ALT > 150 U/L évoque l’origine biliaire Calculs ± cholédoque dilaté
Cholécystite chronique Douleurs récurrentes HCD Afébrile Normaux Paroi épaissie, vésicule contractée
  • Cholécystite alithiasique : patient critique (USI, brûlures, nutrition parentérale, post-op). Mortalité élevée ; on traite par cholécystostomie percutanée.
  • Autres complications : syndrome de Mirizzi (compression du canal hépatique commun), iléus biliaire, perforation, cholécystite emphysémateuse (diabétique, gaz dans la paroi : chirurgie urgente).

Évaluation

  • Bilan : FSC, bilan hépatique complet, lipase, créatinine, lactate et hémocultures si fébrile, β-hCG chez la femme en âge de procréer.
  • Aucun signe clinique isolé ne suffit à confirmer ou à exclure la cholécystite : l’imagerie tranche.
Examen (cholécystite aiguë, méta-analyse) Sensibilité Spécificité
Échographie 81 % 83 %
Scintigraphie HIDA 96 % 90 %
IRM 85 % 81 %
TDM (une seule étude) 94 % 59 %
  • La scintigraphie HIDA a la meilleure performance diagnostique ; l’échographie reste l’examen de 1re ligne (accessible, détecte les calculs et les diagnostics alternatifs).
  • Si l’échographie est douteuse : scintigraphie HIDA (cholécystite) ou cholangio-IRM / écho-endoscopie (cholédocholithiase).

Critères de Tokyo 2018 : cholécystite aiguë

  • Diagnostic : A (signe local : Murphy, masse, douleur HCD) + B (signe systémique : fièvre, CRP ↑, GB ↑) + C (imagerie compatible).
  • Sévérité :
    • Grade III : défaillance d’organe (hypotension sous dopamine ≥ 5 µg/kg/min ou tout vasopresseur, altération de la conscience, PaO2/FiO2 < 300, oligurie ou créatinine > 177 µmol/L, RNI > 1,5, plaquettes < 100).
    • Grade II : GB > 18, masse palpable de l’HCD, symptômes > 72 h, inflammation locale marquée (gangrène, abcès, cholécystite emphysémateuse, empyème).
    • Grade I : les autres.

Critères de Tokyo 2018 : cholangite aiguë

  • Diagnostic : inflammation systémique (fièvre > 38 °C, frissons, GB < 4 ou > 10, CRP ≥ 10 mg/L) + cholestase (bilirubine ≥ 34 µmol/L, enzymes hépatiques > 1,5 × LSN) + imagerie (dilatation biliaire ou cause visible : sténose, calcul, prothèse). Certain = A + B + C ; suspect = A + (B ou C).
  • Sévérité :
    • Grade III : défaillance d’organe (mêmes critères).
    • Grade II : ≥ 2 parmi GB > 12 ou < 4, fièvre ≥ 39 °C, âge ≥ 75 ans, bilirubine ≥ 85 µmol/L, albumine < 0,7 × LIN.

Probabilité de cholédocholithiase (ASGE 2019)

Risque Critères Conduite
Élevé Calcul vu dans le cholédoque (échographie ou imagerie en coupe), cholangite, ou bilirubine > 68 µmol/L (> 4 mg/dL) et cholédoque dilaté CPRE (ou cholécystectomie avec exploration peropératoire)
Intermédiaire Bilan hépatique anormal, âge > 55 ans ou cholédoque dilaté à l’échographie Écho-endoscopie ou cholangio-IRM avant, ou cholangiographie / échographie peropératoire
Faible Aucun prédicteur Cholécystectomie seule

Prise en charge

Mesures générales

  • Jeûne au début, solutés (Lactate Ringer), antiémétiques.
  • Analgésie : les AINS soulagent la colique biliaire (kétorolac IM ; dose réduite chez la personne âgée ou en insuffisance rénale, selon la monographie). Ajouter un opioïde au besoin.
  • Analgésie : les AINS soulagent la colique biliaire (dose réduite chez la personne âgée ou en insuffisance rénale, selon la monographie). Ajouter un opioïde au besoin ; douleur non soulagée par la voie orale : urgence.
  • Corriger la coagulopathie avant une CPRE ou une chirurgie ; vitamine K si cholestase prolongée.

Antibiothérapie (guide CHLM 2023 ; GUO INESSS 2024)

Situation 1er choix Alternative Relais PO
Cholécystite non perforée, opérée < 12 h Céfazoline 2 g IV × 1 ± métronidazole 500 mg IV × 1 ; ou amoxicilline-clavulanate 2 g IV × 1 Métronidazole 500 mg + tobramycine 100 mg IV × 1 Aucun
Cholécystite compliquée ou chirurgie différée (légère à modérée) Amoxicilline-clavulanate 2 g IV q8h Ceftriaxone 2 g IV q24h + métronidazole 500 mg IV/PO q8h ; ou ciprofloxacine 400 mg IV q12h + métronidazole Amoxicilline-clavulanate 875 mg PO bid ; ou ciprofloxacine 500 mg PO bid + métronidazole 500 mg PO tid
Cholangite, infection sévère (instabilité, USI, immunosuppression, > 70 ans, non-réponse > 2 j) Pipéracilline-tazobactam 4 g IV q8h ou 3 g IV q6h Méropénem 1 g IV q8h ; ou vancomycine + ciprofloxacine + métronidazole (allergie) Selon cultures
Cholécystite non perforée, opérée < 12 h Dose unique au bloc (équipe chirurgicale) — Aucun
Cholécystite compliquée ou chirurgie différée (légère à modérée) Urgence : antibiothérapie à l’hôpital — Amoxicilline-clavulanate 875 mg PO bid ; ou ciprofloxacine 500 mg PO bid + métronidazole 500 mg PO tid
Cholangite, infection sévère (instabilité, USI, immunosuppression, > 70 ans, non-réponse > 2 j) Urgence : antibiothérapie à l’hôpital — Selon cultures
  • Durée (jour 0 = contrôle de la source) :
    • Cholécystite simple opérée : aucun antibiotique postopératoire (INESSS) ; ≤ 24 h selon le guide CHLM.
    • Infection compliquée ou cholangite avec source contrôlée (chirurgie, drainage) : 4–5 jours (guide CHLM) ; 4–7 jours (INESSS).
    • Sans contrôle de la source : 10–14 jours selon l’évolution (guide CHLM).
    • Ajuster selon les hémocultures et la bile. Doses pour une fonction rénale normale : voir le guide CHLM pour les ajustements.
    • Antibiothérapie IV à domicile : programme d’antibiothérapie IV ambulatoire de l’établissement (exemple public : OPI-IF-021/022 de l’Estrie) ; suivi hebdomadaire FSC, créatinine, ALT, CRP (IDSA OPAT 2018).

Moment des interventions

  • Cholécystite :
    • Cholécystectomie laparoscopique précoce, au plus tard durant la même hospitalisation.
    • Patient à très haut risque chirurgical ou grade III : cholécystostomie percutanée ou drainage par écho-endoscopie. Revoir la chirurgie une fois rétabli.
  • Cholangite :
    • Grade III : drainage dès que l’état général est stabilisé (réanimation, vasopresseurs).
    • Grade II : drainage biliaire précoce (TG18), par CPRE plutôt que percutané, dans les 48 h (ASGE 2021).
    • Grade I : drainage si absence de réponse au traitement initial (24 h).
    • Si la CPRE échoue : drainage percutané transhépatique.

⚠️ Recommandation actuelle (ASGE 2021 ; TG18) : délai de CPRE dans la cholangite modérée = ≤ 48 h (et non < 24 h) ; en cas de choc, dès que le patient est stabilisé.

  • Pancréatite biliaire :
    • Légère : cholécystectomie durant la même hospitalisation (moins de récidives).
    • Nécrosante : différer la cholécystectomie (habituellement plusieurs semaines).
    • CPRE seulement si cholangite ou obstruction persistante (pas de CPRE systématique).

Algorithme

Oui, cholestase
et dilatation

Non

Oui

Non

Oui

Oui

Non

Non, douleur résolue

Élevé

Intermédiaire

Douleur HCD ou épigastrique
Bilan hépatique, lipase, FSC
Échographie abdominale

Fièvre, ictère,
choc ou confusion ?

Cholangite :
hémocultures, liquides,
pipéracilline-tazobactam

Drainage biliaire (CPRE)
dans les 48 h ;
dès stabilisation si choc

Lipase plus de 3 x LSN ?

Pancréatite biliaire :
cholécystectomie durant
la même hospitalisation si légère

Signes de cholécystite
(Tokyo) ?

Jeûne, analgésie, antibiotiques
Avis en chirurgie

Apte à la chirurgie ?

Cholécystectomie laparoscopique
précoce (même hospitalisation)

Antibiotiques ±
cholécystostomie percutanée

Colique biliaire :
cholécystectomie élective

Risque de calcul
dans le cholédoque ?

CPRE

Cholangio-IRM ou
écho-endoscopie

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceCholangite soupçonnée (fièvre, ictère, douleur HCD ; confusion ou choc) — ambulance si instable
  • UrgenceCholécystite aiguë soupçonnée (douleur HCD > 6 h, Murphy, fièvre ; âgé ou diabétique parfois sans fièvre) — chirurgie
  • UrgencePancréatite biliaire (douleur épigastrique transfixiante, lipase > 3 × LSN)

Consulter en chirurgie générale si :

  • ÉlectifColique biliaire (un ou plusieurs épisodes ; après cholécystite traitée médicalement ou CPRE) — priorité D (≤ 3 mois)
  • ÉlectifLithiase asymptomatique avec vésicule porcelaine ou gros polype — consultation externe en chirurgie générale

Consulter en gastro-entérologie si :

  • UrgentCholangite aiguë (Charcot ± confusion, choc) — garde ; CPRE ≤ 48 h, dès la stabilisation si grade III.
  • Semi-urgentCholédocholithiase à risque élevé (calcul vu dans le cholédoque, ou bilirubine > 68 µmol/L et cholédoque dilaté) — pendant le séjour ; CPRE.
  • Semi-urgentCholédocholithiase à risque intermédiaire (écho-endoscopie ou cholangio-IRM avant la chirurgie) — pendant le séjour.
  • Semi-urgentIctère indolore ou masse suspecte (Courvoisier ; bilirubine > 60, ou > 40 avec voies biliaires dilatées, RNI normal) — ≤ 10 jours.

À préparer : grade de Tokyo, échographie (calculs, paroi, diamètre du cholédoque), bilan hépatique avec bilirubine, lipase, lactate et hémocultures, RNI et plaquettes, anticoagulants, antibiotique débuté (heure), niveau de soins.

Consulter en chirurgie générale si :

  • UrgentCholécystite emphysémateuse ou perforée — garde, immédiatement.
  • UrgentCholécystite aiguë (cholécystectomie laparoscopique précoce) — garde, même jour ; chirurgie durant la même hospitalisation.
  • Semi-urgentPancréatite biliaire légère (voir Pancréatite aiguë) — pendant le séjour ; cholécystectomie durant la même hospitalisation.
  • ÉlectifCholécystectomie différée à planifier (colique récidivante, cholécystite traitée médicalement, après une CPRE) — au congé.

Consulter en radiologie interventionnelle si :

  • UrgentCholécystite chez un patient inapte à la chirurgie (grade III, très haut risque, alithiasique) — même jour ; cholécystostomie percutanée.
  • UrgentCholangite après échec de la CPRE — garde, même jour ; drainage percutané transhépatique.
  • UrgentHémobilie après drainage biliaire ou CPRE (méléna ou hématémèse, chute d’Hb, sang dans le drain) — radiologiste de garde, immédiatement ; angio-TDM puis embolisation.

Consulter aux soins intensifs si :

  • UrgentChoc ou défaillance d’organe (grade III de Tokyo) — immédiatement.
  • RapideIctère obstructif ou cholédocholithiase soupçonnée (bilirubine > 60, ou > 40 avec voies biliaires dilatées ; RNI normal) — priorité B (≤ 10 j)
  • RapideIctère indolore avec vésicule palpable (Courvoisier ; néoplasie à l’imagerie) — priorité B (≤ 10 j)

À préparer : FSC, bilan hépatique complet, lipase, créatinine, β-hCG ; échographie abdominale (calculs, paroi, cholédoque) ; épisodes antérieurs (dates, durée) ; ATCD de CPRE ou de pancréatite.

Suivi et congé

  • Après une cholécystite traitée médicalement : cholécystectomie différée planifiée ; risque de récidive élevé.
  • Congé postopératoire (analgésie multimodale ; exemple public : OPI-AN-002 de l’Estrie) : acétaminophène 1 g PO qid régulier puis au besoin ; AINS (célécoxib ou naproxène) si pas de contre-indication (à éviter si ClCr < 30 mL/min, maladie cardiaque, gastrite), avec IPP ; hydromorphone à privilégier comme opioïde chez la personne âgée ou en insuffisance rénale ; PEG au besoin ; thromboprophylaxie selon la chirurgie.
  • Enseignement : consulter si fièvre, ictère, douleur persistante > 6 h.
  • Lithiase asymptomatique : pas de chirurgie, sauf exceptions à discuter avec la chirurgie (p. ex. vésicule porcelaine, polype vésiculaire volumineux).
  • Après une CPRE pour cholédocholithiase, la cholécystectomie est recommandée (sauf contre-indication).

Pièges et perles

  • La personne âgée ou diabétique peut avoir une cholécystite sans fièvre ni Murphy : l’imagerie tranche.
  • Une ALT très élevée (> 500) précoce et transitoire peut venir d’une obstruction biliaire aiguë : ne pas conclure trop vite à une hépatite.
  • Un cholédoque modérément dilaté est normal après une cholécystectomie et chez la personne âgée.
  • La ceftriaxone peut provoquer une boue biliaire (pseudolithiase), surtout à fortes doses.
  • Un ictère indolore avec une vésicule palpable (Courvoisier) évoque une néoplasie, pas une lithiase.

Outils publics de l’Estrie

Documents publics de Santé Québec – Estrie-CHUS.

📄 Outil public de l’Estrie — OPI-IF-021 / OPI-IF-022 : Antibiothérapie IV ambulatoire (48 h et moins ; 72 h et plus) (2026)

  • Exemples : céfazoline 2 g IV ou ceftriaxone 2 g IV ; dose, intervalle, durée et date de réévaluation précisés par le prescripteur.
  • Choisir le mode (IV direct, perfuseur élastomérique, pompe) et l’accès (périphérique court, midline, central) ; demande de service pour un cathéter de longue durée.
  • Créatinine et DFGe avant de débuter ; relais par la pharmacie communautaire au-delà de 48 h.

Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, OPI-IF-021 / OPI-IF-022. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

📄 Outil public de l’Estrie — OPI-AN-002 : Algorithme d’analgésie multimodale (adulte) (2023)

  • Acétaminophène 1 g QID (650 mg si < 50 kg) + AINS (célécoxib 100 mg BID) si pas de contre-indication (saignement, coronaropathie, IC, IR, anticoagulant).
  • Douleur 4 ou plus : morphine ou hydromorphone PO ou SC q3h PRN selon le poids et l’âge (hydromorphone si insuffisance rénale) ; gabapentine si douleur neuropathique (omettre 75 ans et plus ou ClCr < 30).
  • Antiémétique et laxatif prescrits d’emblée ; exclusions : forte dose d’opioïdes déjà prise, insuffisance hépatique sévère, réserve respiratoire réduite.

Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, OPI-AN-002. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

Documents publics de Santé Québec – Estrie-CHUS.

📄 Outil public de l’Estrie — OPI-IF-021 / OPI-IF-022 : Antibiothérapie IV ambulatoire (48 h et moins ; 72 h et plus) (2026)

  • Service hospitalier : antibiotique, mode d’administration et accès veineux choisis par le prescripteur hospitalier.
  • Créatinine et DFGe avant de débuter ; relais par la pharmacie communautaire au-delà de 48 h.

Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, OPI-IF-021 / OPI-IF-022. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

📄 Outil public de l’Estrie — OPI-AN-002 : Algorithme d’analgésie multimodale (adulte) (2023)

  • Acétaminophène 1 g QID (650 mg si < 50 kg) + AINS (célécoxib 100 mg BID) si pas de contre-indication (saignement, coronaropathie, IC, IR, anticoagulant).
  • Douleur 4 ou plus : morphine ou hydromorphone PO q3h PRN selon le poids et l’âge (hydromorphone si insuffisance rénale) ; gabapentine si douleur neuropathique (omettre 75 ans et plus ou ClCr < 30).
  • Antiémétique et laxatif prescrits d’emblée ; exclusions : forte dose d’opioïdes déjà prise, insuffisance hépatique sévère, réserve respiratoire réduite.

Résumé dans nos mots. Source : Santé Québec – Estrie-CHUS, OPI-AN-002. Les corridors, formulaires et délais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

Références

🔗 Voir aussi