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Hypothermie et coup de chaleur

Urgence et soins critiquesFiche révisée · 17 oct. 2026

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En bref : L'hypothermie (T centrale < 35 °C) se classe selon l’état de conscience et les signes vitaux (stades suisses) ; on mobilise doucement, on rĂ©chauffe (passif, actif externe, puis interne ou ECMO si instabilitĂ© ou arrĂȘt) et on ne dĂ©clare pas le dĂ©cĂšs avant le rĂ©chauffement : « pas mort tant que pas chaud et mort ». Chez l’aĂźnĂ© hospitalisĂ©, une hypothermie sans exposition au froid est un sepsis, une hypoglycĂ©mie, une hypothyroĂŻdie, une insuffisance surrĂ©nalienne ou un effet mĂ©dicamenteux jusqu’à preuve du contraire. Le coup de chaleur (T ≄ 40 °C avec atteinte neurologique) est une urgence : refroidir immĂ©diatement et vite (immersion en eau froide si possible), cesser vers 38,5–39 °C ; les antipyrĂ©tiques sont inutiles. Devant une hyperthermie, toujours chercher une cause mĂ©dicamenteuse (syndrome malin des neuroleptiques, syndrome sĂ©rotoninergique, hyperthermie maligne, toxidromes).

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • Hypothermie : conscience altĂ©rĂ©e, T < 32 °C, TAS < 90 mmHg, FC < 45/min, arythmie ventriculaire ; arrĂȘt cardiaque.
  • Coup de chaleur : T ≄ 40 °C avec confusion, convulsions ou coma ; anhidrose ou diaphorĂšse profuse.
  • Hyperthermie avec rigiditĂ© (SMN, hyperthermie maligne) ou clonus (syndrome sĂ©rotoninergique).
  • HypoglycĂ©mie, hyperkaliĂ©mie, CK trĂšs Ă©levĂ©es, CIVD, IRA, insuffisance hĂ©patique.

✅ À faire maintenant

  • TempĂ©rature centrale (rectale, vĂ©sicale ou Ɠsophagienne) avec un thermomĂštre Ă  lecture basse ; la tympanique et l’axillaire ne suffisent pas.
  • Moniteur cardiaque, ECG, glycĂ©mie capillaire immĂ©diate.
  • FSC, ions, Ca, Mg, PO4, crĂ©atinine, CK, bilan hĂ©patique, lipase, gaz et lactate, INR/TCA, fibrinogĂšne, TSH, cortisol, hĂ©mocultures ; dosage d’alcool et dĂ©pistage toxicologique selon le contexte.
  • Revue de la mĂ©dication (antipsychotiques, anticholinergiques, sĂ©rotoninergiques, diurĂ©tiques, sĂ©datifs, hypoglycĂ©miants, anesthĂ©siques rĂ©cents).
  • Sonde urinaire pour la diurĂšse si atteinte grave.

💊 Premiùres ordonnances

  • Hypothermie : retirer les vĂȘtements mouillĂ©s, couvertures, couverture Ă  air pulsĂ©, piĂšce chaude ; liquides IV rĂ©chauffĂ©s (38–42 °C), NS ou LR 500 mL–1 L en bolus selon la volĂ©mie ; O2 humidifiĂ© rĂ©chauffĂ©.
  • GlycĂ©mie < 4 mmol/L : dextrose 50 % 25 g IV ; thiamine 100 mg IV avant ou avec le glucose si alcool ou dĂ©nutrition.
  • Suspicion d’insuffisance surrĂ©nalienne : hydrocortisone 100 mg IV aprĂšs le prĂ©lĂšvement de cortisol.
  • Sepsis non exclu chez l’aĂźnĂ© : hĂ©mocultures et antibiothĂ©rapie empirique (voir la fiche Sepsis).
  • Coup de chaleur : refroidissement immĂ©diat (tableau plus bas) ; NS ou LR froids 1–2 L IV selon la volĂ©mie (prudence chez l’aĂźnĂ©, IC) ; pas d’acĂ©taminophĂšne ni d’AINS.
  • Frissons ou agitation pendant le refroidissement : lorazĂ©pam 1–2 mg IV (0,5–1 mg chez l’aĂźnĂ©), ou midazolam 1–2 mg IV.
  • Suspicion de SMN : cesser l’antipsychotique (et reprendre la lĂ©vodopa si elle a Ă©tĂ© cessĂ©e) ; suspicion d’hyperthermie maligne : dantrolĂšne 2,5 mg/kg IV sans dĂ©lai.

📞 Appeler ou orienter si

  • Soins intensifs : Coup de chaleur avec atteinte neurologique ; hypothermie modĂ©rĂ©e Ă  sĂ©vĂšre ou instable ; arrĂȘt cardiaque hypothermique ; SMN ou hyperthermie avec rigiditĂ©
  • AnesthĂ©siologie : Hyperthermie maligne suspectĂ©e

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

🔗 Ressources et raisonnement

🧭 Raisonnement clinique Hypothermie

Hypothermie accidentelle

Stades (systĂšme suisse)

Stade Clinique T centrale approximative Prise en charge
I (lĂ©gĂšre) Conscient, frissons 35–32 °C RĂ©chauffement passif + actif externe, boissons chaudes sucrĂ©es si conscient
II (modĂ©rĂ©e) Conscience altĂ©rĂ©e, frissons diminuĂ©s ou absents 32–28 °C Actif externe (air pulsĂ©), liquides rĂ©chauffĂ©s, mobilisation douce, moniteur
III (sĂ©vĂšre) Inconscient, signes vitaux prĂ©sents 28–24 °C Soins intensifs ; actif interne ou ECMO si instabilitĂ©
IV (profonde) Absence de signes vitaux < 24 °C (variable) RCR et transfert vers un centre d’ECMO/CEC
  • Le risque d’arrĂȘt cardiaque augmente sous 32 °C et devient Ă©levĂ© sous 28 °C. La classification rĂ©visĂ©e met l’accent sur l’état de conscience plutĂŽt que sur les frissons.
  • ECG : bradycardie sinusale, onde J (Osborn), allongement de PR, QRS et QT, artefacts de frissons ; FA frĂ©quente, puis FV ou asystolie aux tempĂ©ratures basses. La FA et la bradycardie se corrigent habituellement avec le rĂ©chauffement : pas de stimulateur ni d’antiarythmique d’emblĂ©e.
  • Manipuler doucement et garder le patient Ă  l’horizontale : la mobilisation brusque peut dĂ©clencher une FV.
  • Coagulopathie sous-estimĂ©e (tests faits Ă  37 °C) ; hyperglycĂ©mie ou hypoglycĂ©mie ; hypo- ou hyperkaliĂ©mie ; diurĂšse froide (« cold diuresis ») et hypovolĂ©mie.
  • Gaz : interprĂ©ter sans correction pour la tempĂ©rature.

Réchauffement

Méthode Moyens Indication
Passif Couvertures, piĂšce chaude, retirer les vĂȘtements mouillĂ©s Stade I, patient qui frissonne
Actif externe Couverture Ă  air pulsĂ©, matelas chauffant, liquides IV rĂ©chauffĂ©s Stades II–III stables
Actif interne Lavage pleural ou pĂ©ritonĂ©al tiĂšde, cathĂ©ter endovasculaire, hĂ©modialyse ou CRRT Stade III, Ă©chec de l’externe (soins intensifs)
ECMO veino-artĂ©rielle (ou CEC) Centre spĂ©cialisĂ© ArrĂȘt cardiaque ou instabilitĂ© (TAS < 90, arythmie ventriculaire, T < 30 °C)
  • « Afterdrop » : la T centrale peut encore baisser au dĂ©but du rĂ©chauffement ; continuer Ă  mesurer en continu.

ArrĂȘt cardiaque hypothermique

  • RCR prolongĂ©e et transfert vers un centre d’ECMO ; une RCR intermittente est possible sous 28 °C si la RCR continue est impossible (transport).
  • DĂ©fibrillation : 3 chocs au maximum sous 30 °C, puis attendre T > 30 °C.
  • AdrĂ©naline : ne pas en donner sous 30 °C ; entre 30 et 35 °C, doubler l’intervalle (q6–10 min). Amiodarone 300 mg une fois, puis attendre T > 30 °C.
  • « Pas mort tant que pas chaud et mort » : ne pas cesser la rĂ©animation avant le rĂ©chauffement, sauf lĂ©sion manifestement lĂ©tale, thorax incompressible ou dĂ©cision d’équipe. Le score HOPE (Ăąge, sexe, mĂ©canisme, durĂ©e de RCR, K+, T) aide Ă  estimer la probabilitĂ© de survie avec ECMO ; la kaliĂ©mie isolĂ©e est moins fiable.

Hypothermie de l’aĂźnĂ© Ă  l’étage

Hypothermie sans exposition au froid, souvent de 33 à 35 °C, découverte aux signes vitaux : chercher la cause.

Cause Indices Conduite
Sepsis Hypothermie = sepsis de mauvais pronostic ; leucopénie, lactate Hémocultures, antibiothérapie, voir la fiche Sepsis
Hypoglycémie Hypoglycémiants, insuline, dénutrition, insuffisance hépatique Glycémie capillaire, dextrose, thiamine
HypothyroĂŻdie (coma myxƓdĂ©mateux) Bradycardie, hyponatrĂ©mie, hypercapnie, ƓdĂšme, TSH ↑ Hydrocortisone avant la lĂ©vothyroxine IV ; voir la fiche ThyroĂŻde et l’endocrinologie
Insuffisance surrénalienne Hypotension, hyponatrémie, hyperkaliémie, corticothérapie chronique cessée Cortisol, hydrocortisone 100 mg IV
MĂ©dicaments, toxiques Antipsychotiques, sĂ©datifs, opioĂŻdes, alcool, clonidine, bĂȘtabloquants, hypoglycĂ©miants RĂ©viser, cesser si possible
Autres AVC, lésion hypothalamique, Wernicke, dénutrition, chute avec long séjour au sol (rhabdomyolyse), environnement froid Examen neurologique, CK, thiamine

Coup de chaleur

  • DĂ©finition : T centrale ≄ 40 °C avec dysfonction neurologique (confusion, ataxie, convulsions, coma). L’épuisement par la chaleur (T < 40 °C, Ă©tat mental normal) rĂ©pond au repos au frais et Ă  l’hydratation.
Classique (non liĂ© Ă  l’effort) D’effort
Terrain Aßné, maladies chroniques, isolement, CHSLD, vagues de chaleur Jeune, sportif, travailleur, militaire
Installation Heures à jours Rapide, pendant l’effort
Peau Souvent sĂšche Souvent en sueur
Facteurs mĂ©dicamenteux DiurĂ©tiques, anticholinergiques, antipsychotiques, antidĂ©presseurs, antihistaminiques, bĂȘtabloquants, IECA/ARA, lithium, stimulants Stimulants, dĂ©shydratation
Refroidissement Évaporation + glace si l’immersion est impraticable Immersion en eau froide (Ă©talon)

Refroidissement

  • Le pronostic dĂ©pend du temps passĂ© au-dessus de 40 °C : refroidir d’abord, transfĂ©rer ensuite.
  • Immersion en eau froide ou glacĂ©e jusqu’au cou : mĂ©thode la plus rapide (≄ 0,15 °C/min) ; possible aussi chez l’aĂźnĂ© si elle est rĂ©alisable et surveillĂ©e.
  • Sinon : Ă©vaporation (peau mouillĂ©e + ventilateur), sacs de glace au cou, aux aisselles et aux aines, draps glacĂ©s, liquides IV froids ; dispositifs de refroidissement aux soins intensifs.
  • Cesser le refroidissement actif vers 38,5–39 °C pour Ă©viter l’hypothermie de rebond ; T centrale en continu.
  • Pas d’antipyrĂ©tique (acĂ©taminophĂšne inefficace, AINS nĂ©fastes pour les reins et la coagulation) ; le dantrolĂšne n’est pas indiquĂ© dans le coup de chaleur.
  • BenzodiazĂ©pine pour les frissons, l’agitation ou les convulsions.
  • Complications : rhabdomyolyse, IRA, hyperkaliĂ©mie, hypoglycĂ©mie, atteinte hĂ©patique (pic Ă  J2–J3), CIVD, SDRA, ƓdĂšme cĂ©rĂ©bral, myocardite. Surveiller CK, crĂ©atinine, K, bilan hĂ©patique et coagulation q6–12 h.

Hyperthermies médicamenteuses et toxiques

Diagnostic Contexte Installation ÉlĂ©ments distinctifs Traitement clĂ©
Syndrome malin des neuroleptiques (SMN) Antipsychotique (dĂ©but, hausse, dĂ©pĂŽt), mĂ©toclopramide, prochlorpĂ©razine ; arrĂȘt de la lĂ©vodopa Jours RigiditĂ© « en tuyau de plomb », bradyrĂ©flexie, altĂ©ration de l’état mental, dysautonomie, CK ↑↑ Cesser l’agent, refroidir, hydrater, benzodiazĂ©pine ; bromocriptine ou dantrolĂšne si modĂ©rĂ© Ă  sĂ©vĂšre
Syndrome sérotoninergique ISRS, IRSN, IMAO, linézolide, tramadol, fentanyl Heures (< 24 h) Clonus, hyperréflexie (membres inférieurs), diaphorÚse, mydriase, diarrhée Cesser, benzodiazépine, cyproheptadine (voir la fiche Syndrome sérotoninergique)
Hyperthermie maligne AnesthĂ©siques volatils, succinylcholine ; prĂ©disposition gĂ©nĂ©tique Minutes Ă  heures (salle d’opĂ©ration, salle de rĂ©veil) Hypercapnie prĂ©coce, rigiditĂ© (massĂ©ters), tachycardie, acidose, hyperkaliĂ©mie DantrolĂšne 2,5 mg/kg IV, cesser l’agent dĂ©clencheur (anesthĂ©siologie)
Toxidrome anticholinergique Antihistaminiques, tricycliques, antispasmodiques, plantes Heures Peau sÚche et rouge, mydriase, rétention urinaire, iléus, délirium Soutien, benzodiazépine ; physostigmine avec le Centre antipoison
Toxidrome sympathomimétique Cocaïne, amphétamines, MDMA, sevrage Heures Peau en sueur, mydriase, HTA, tachycardie, agitation Benzodiazépines généreuses, refroidissement
  • Autres causes Ă  exclure : sepsis, mĂ©ningite/encĂ©phalite, sevrage d’alcool ou de benzodiazĂ©pines, sevrage de baclofĂšne intrathĂ©cal, thyrotoxicose, phĂ©ochromocytome, AVC du tronc.

Syndrome malin des neuroleptiques

  • CritĂšres (consensus international, 2011) : exposition Ă  un antagoniste dopaminergique (ou retrait d’un agoniste) dans les 72 h, hyperthermie > 38 °C Ă  2 reprises, rigiditĂ©, altĂ©ration de l’état de conscience, CK ≄ 4 × la normale, dysautonomie (TA instable, diaphorĂšse, incontinence), tachycardie et tachypnĂ©e, bilan nĂ©gatif pour une autre cause.
  • Traiter tĂŽt, sans attendre que tous les critĂšres soient prĂ©sents.
  • Doses (preuves limitĂ©es, sans essai randomisĂ©) :
    • Bromocriptine 2,5 mg PO/TNG q8–12h, titrer au besoin (max 45 mg/j) ; poursuivre ≈ 10 jours aprĂšs la rĂ©solution, puis sevrer lentement.
    • DantrolĂšne 1–2,5 mg/kg IV, puis 1 mg/kg q6h au besoin (max 10 mg/kg/j) ; surveiller le bilan hĂ©patique.
    • LorazĂ©pam 1–2 mg IV q8h au besoin (agitation, rigiditĂ© lĂ©gĂšre).
    • Amantadine en option ; Ă©lectroconvulsivothĂ©rapie si rĂ©fractaire (psychiatrie).
  • RĂ©introduction d’un antipsychotique : ≄ 2 semaines aprĂšs la rĂ©solution, agent de faible puissance, dose faible, titration lente, surveillance de la T et des CK.

Algorithme

Oui

Non

Oui

Oui

Non

Non : T ≄ 40 °C

Oui

Non

Température anormale
Confirmer la T centrale

T < 35 °C ?

Signes vitaux présents ?

RCR prolongée
Adrénaline/chocs limités < 30 °C
Transfert ECMO

Conscience altérée, instabilité
ou T < 32 °C ?

Soins intensifs
Actif externe ± interne/ECMO

Passif + actif externe
Chercher sepsis, hypoglycémie,
hypothyroïdie, surrénale, médicaments

Rigidité, clonus ou
médicament en cause ?

SMN, sérotoninergique,
hyperthermie maligne, toxidrome :
cesser l’agent, traitement ciblĂ©

Coup de chaleur :
refroidissement immédiat
(immersion ou évaporation + glace)

Cesser vers 38,5–39 °C
Surveiller CK, IRA, foie, CIVD

Consulter

Consulter aux soins intensifs si :

  • UrgentCoup de chaleur avec atteinte neurologique (T ≄ 40 °C) — immĂ©diatement, sans retarder le refroidissement.
  • UrgentHypothermie modĂ©rĂ©e Ă  sĂ©vĂšre ou instable (conscience altĂ©rĂ©e, T < 32 °C, arythmie, TAS < 90) — immĂ©diatement.
  • UrgentArrĂȘt cardiaque hypothermique (ECMO : transfert vers un centre spĂ©cialisĂ©) — immĂ©diatement.
  • UrgentSMN ou hyperthermie avec rigiditĂ© (intubation, curarisation, dantrolĂšne) — immĂ©diatement.

À prĂ©parer : T centrale et mĂ©thode de mesure, signes vitaux, ECG, glycĂ©mie, gaz, lactate, K, CK, crĂ©atinine, coagulation, mĂ©dicaments et heure des derniers changements, niveau de soins.

Consulter le Centre antipoison du Québec si :

Joignable 24/7 au 1 800 463-5060.

  • Semi-urgentHyperthermie toxique ou mĂ©dicamenteuse incertaine (toxidrome, surdose, drogues, agents multiples) — par tĂ©lĂ©phone, dĂšs l’évaluation.
  • Semi-urgentChoix d’un antidote ou d’un traitement ciblĂ© (dantrolĂšne, bromocriptine, physostigmine, cyproheptadine) — par tĂ©lĂ©phone.

Consulter en anesthésiologie si :

  • UrgentHyperthermie maligne suspectĂ©e (aprĂšs anesthĂ©sique volatil ou succinylcholine) — immĂ©diatement, dantrolĂšne sans dĂ©lai.
  • Semi-urgentAntĂ©cĂ©dent personnel ou familial d’hyperthermie maligne (avant une intervention) — pendant le sĂ©jour, avant toute anesthĂ©sie.

Suivi et congé

  • Hypothermie de l’aĂźnĂ© : la cause est-elle traitĂ©e (infection, thyroĂŻde, glycĂ©mie, mĂ©dicament) ? Cesser ou rĂ©duire l’agent en cause ; Ă©valuer le milieu de vie (chauffage, isolement, chute avec long sĂ©jour au sol, autonomie).
  • Coup de chaleur : rĂ©cupĂ©ration neurologique parfois incomplĂšte ; CK, crĂ©atinine et bilan hĂ©patique jusqu’à normalisation. Éviter la chaleur et l’effort intense pendant au moins quelques semaines ; retour progressif Ă  l’activitĂ© chez le sportif.
  • PrĂ©vention en vague de chaleur pour l’aĂźnĂ© : hydratation, piĂšce climatisĂ©e ou lieu frais, appel rĂ©gulier d’un proche, rĂ©vision des diurĂ©tiques, anticholinergiques et antipsychotiques.
  • SMN : inscrire la rĂ©action au dossier, plan de rĂ©introduction prudente avec la psychiatrie ; hyperthermie maligne : inscrire l’allergie, aviser le patient et la famille (dĂ©pistage familial).

PiĂšges et perles

  • Un thermomĂštre standard ne lit pas sous ≈ 34 °C : une « T non mesurable » est une hypothermie jusqu’à preuve du contraire.
  • L'hypothermie chez l’aĂźnĂ© septique est un signe de gravitĂ©, pas un rĂ©confort.
  • Mesure tympanique ou axillaire chez un patient agitĂ© et chaud : sous-estime la T ; utiliser la T rectale ou vĂ©sicale.
  • AcĂ©taminophĂšne dans le coup de chaleur : inutile ; le problĂšme n’est pas le point de consigne hypothalamique.
  • SMN vs syndrome sĂ©rotoninergique : jours et bradyrĂ©flexie contre heures et clonus. Le SMN survient aussi au retrait de la lĂ©vodopa chez le parkinsonien (patient Ă  jeun, NPO).
  • Les antipsychotiques donnĂ©s pour un dĂ©lirium peuvent causer Ă  la fois une hypothermie et un SMN.
  • Ne pas corriger trop vite la kaliĂ©mie d’un hypothermique : elle varie avec le rĂ©chauffement.

Voir aussi

Références

đŸ©ș Situations CHSLD qui renvoient ici

🔗 Voir aussi