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MDMA (ecstasy)

DépendancesFiche révisée · 21 oct. 2026

DépendancesNouvelle fiche SRV · oct. 2026Fiche révisée · 23 oct. 2026

Voir aussi : Abus de substances · Intoxications et toxidromes · Opioïdes et TUO · Douleur thoracique · TDAH

💊 Doses / traitement✉ Signaler une erreur

En bref : Stimulant aux effets hallucinogĂšnes et « empathogĂšnes » (« Molly », « E »), surtout avalĂ© ; effet en moins d’une heure, durant 4 Ă  6 h. Les trois dangers Ă  l’hĂŽpital sont l'hyperthermie, l'hyponatrĂ©mie (trop d’eau et sĂ©crĂ©tion d’ADH, surtout chez la femme) et le syndrome sĂ©rotoninergique (avec ISRS, IMAO, tramadol, dextromĂ©thorphane ; le ritonavir augmente les concentrations). Confusion ou convulsion aprĂšs une fĂȘte : Na et T° centrale d’emblĂ©e. HyponatrĂ©mie : restriction hydrique, et NaCl 3 % si symptĂŽmes sĂ©vĂšres. Le produit vendu est souvent coupĂ© (cathinones, mĂ©thamphĂ©tamine, parfois fentanyl).

En bref : Stimulant aux effets hallucinogĂšnes et « empathogĂšnes » (« Molly », « E »), surtout avalĂ© ; effet en moins d’une heure, durant 4 Ă  6 h. Les dangers sont l’hyperthermie, l’hyponatrĂ©mie (trop d’eau et sĂ©crĂ©tion d’ADH, surtout chez la femme) et le syndrome sĂ©rotoninergique (avec ISRS, IMAO, tramadol, dextromĂ©thorphane ; le ritonavir augmente les concentrations). Le produit vendu est souvent coupĂ© (cathinones, mĂ©thamphĂ©tamine, parfois fentanyl).

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • T° ≄ 40 °C, rigiditĂ©, clonus, confusion, convulsion : hyperthermie, syndrome sĂ©rotoninergique.
  • CĂ©phalĂ©e, vomissements, confusion, convulsion aprĂšs avoir bu beaucoup d’eau : hyponatrĂ©mie aiguĂ«.
  • Douleur thoracique, palpitations, arythmie ; urines foncĂ©es, douleurs musculaires (rhabdomyolyse).
  • Saignement, pĂ©tĂ©chies (CIVD dans l’hyperthermie grave) ; ictĂšre (atteinte hĂ©patique).
  • Panique ou psychose persistante ; idĂ©es suicidaires lors de la « descente » des jours suivants.

đŸš© Signaux d’alarme

  • T° Ă©levĂ©e, rigiditĂ©, confusion, convulsion : urgence (hyperthermie, syndrome sĂ©rotoninergique).
  • CĂ©phalĂ©e, vomissements, confusion aprĂšs avoir bu beaucoup d’eau : hyponatrĂ©mie, urgence.
  • Douleur thoracique, palpitations, urines foncĂ©es, douleurs musculaires (rhabdomyolyse) : urgence.
  • Panique ou psychose qui persiste ; idĂ©es suicidaires lors de la « descente » des jours suivants.

✅ À faire maintenant

  • Signes vitaux, T° centrale, glycĂ©mie capillaire, Ă©tat neurologique ; monitorage cardiaque.
  • Na sans dĂ©lai, Ă©lectrolytes, crĂ©atinine, CK, glucose, bilan hĂ©patique, FSC, coagulation si T° Ă©levĂ©e ; osmolalitĂ© sĂ©rique et urinaire si Na bas ; ECG ; ÎČ-hCG.
  • PrĂ©ciser la quantitĂ©, le contexte (fĂȘte, festival), l’eau bue, les mĂ©langes et les mĂ©dicaments (ISRS, IMAO, tramadol, antirĂ©troviraux).
  • Chercher les critĂšres de Hunter (clonus, hyperrĂ©flexie).
  • Suspendre les solutĂ©s hypotoniques et l’eau libre si Na bas.

💊 Premiùres ordonnances

  • Agitation : lorazĂ©pam 1–2 mg IV, IM ou PO, puis rĂ©pĂ©ter selon la rĂ©ponse clinique (protocole local) ; ou midazolam 5 mg IM ; suspendre si dĂ©pression respiratoire.
  • T° ≄ 40 °C : refroidissement actif immĂ©diat (voir Fiche Hypothermie et coup de chaleur) ; antipyrĂ©tiques inutiles.
  • HyponatrĂ©mie avec symptĂŽmes sĂ©vĂšres (vomissements, convulsion, somnolence) : NaCl 3 % 150 mL IV en 20 min, Na de contrĂŽle, rĂ©pĂ©ter au besoin (cible +4 Ă  6 mmol/L ; voir Fiche HyponatrĂ©mie).
  • HyponatrĂ©mie sans symptĂŽmes sĂ©vĂšres : restriction hydrique, Na q2–4h ; pas de NaCl 0,9 % en grande quantitĂ©.
  • Syndrome sĂ©rotoninergique : arrĂȘt des agents sĂ©rotoninergiques, benzodiazĂ©pines ; cyproheptadine en appoint (voir Fiche Syndrome sĂ©rotoninergique).

📞 Appeler ou orienter si

  • Soins intensifs : Hyperthermie, rigiditĂ© ou syndrome sĂ©rotoninergique grave ; hyponatrĂ©mie avec convulsion ou atteinte de conscience
  • PrĂ©ciser la quantitĂ©, le contexte (fĂȘte, festival), les mĂ©langes (alcool, autres drogues) et les mĂ©dicaments (ISRS, IMAO, antirĂ©troviraux).
  • TA, FC, T°, Ă©tat d’hydratation, Ă©tat neurologique ; natrĂ©mie et CK si symptĂŽmes (Ă  l’urgence).
  • Humeur et anxiĂ©tĂ©, consommation d’autres substances, comportements sexuels Ă  risque.
  • Conseils de rĂ©duction des mĂ©faits et naloxone si d’autres drogues circulent.
📝 Gabarits d’ordonnance (2 · Ă  adapter au patient)

Cochez les lignes voulues, remplissez l’en-tĂȘte, puis Copier (texte pour le DMÉ) ou Imprimer. Doses reprises de la fiche ; gabarit Ă  valider avant usage.

🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistrĂ© ni envoyĂ©.

💊 PharmacoTrousse de naloxone
🌿 Non pharmacoRĂ©duction des mĂ©faits

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer Ă  l’urgence : Hyperthermie, rigiditĂ©, confusion ou convulsion ; cĂ©phalĂ©e, vomissements ou confusion aprĂšs une grande consommation d’eau ; douleur thoracique, palpitations ou rhabdomyolyse ; panique ou psychose persistante, idĂ©es suicidaires avec danger

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

Effets et complications

  • RecherchĂ©s : euphorie, sentiment de proximitĂ© et de confiance, perceptions amplifiĂ©es, Ă©nergie.
  • IndĂ©sirables : tachycardie, HTA, mydriase, sudation, bruxisme et tension de la mĂąchoire, nausĂ©es, vision floue, rĂ©tention urinaire, anxiĂ©tĂ©, confusion.
  • Graves : hyperthermie (chaleur, danse, dĂ©shydratation), hyponatrĂ©mie (eau en excĂšs + SIADH), syndrome sĂ©rotoninergique, rhabdomyolyse, insuffisance rĂ©nale, atteinte hĂ©patique, CIVD, arythmie, AVC, convulsions, ƓdĂšme cĂ©rĂ©bral.
  • AprĂšs : « descente » dĂ©pressive de 1 Ă  4 jours (humeur basse, fatigue, troubles de la concentration et du sommeil) ; tolĂ©rance rapide ; dĂ©pendance surtout psychologique, moins frĂ©quente qu’avec les autres stimulants.
  • Interactions : ISRS, IRSN, IMAO, tramadol, dextromĂ©thorphane, linĂ©zolide (sĂ©rotoninergique) ; ritonavir et cobicistat (inhibition du mĂ©tabolisme, concentrations accrues). Les ISRS diminuent l’effet recherchĂ©, ce qui pousse Ă  augmenter la dose.
  • Graves : hyperthermie, hyponatrĂ©mie, syndrome sĂ©rotoninergique, rhabdomyolyse, insuffisance rĂ©nale, atteinte hĂ©patique, arythmie, AVC, convulsions.
  • AprĂšs : « descente » dĂ©pressive de 1 Ă  4 jours (humeur basse, fatigue, troubles de concentration et du sommeil) ; tolĂ©rance rapide ; dĂ©pendance surtout psychologique, moins frĂ©quente qu’avec les autres stimulants.

Intoxication aiguë

  • Aucun antidote ; milieu calme, refroidissement, surveillance.
  • Agitation : benzodiazĂ©pine (p. ex. lorazĂ©pam 1–2 mg PO) si la personne peut avaler ; sinon, urgence.
  • Hyperthermie, confusion, convulsion ou hyponatrĂ©mie soupçonnĂ©e : urgence par ambulance.

Intoxication aiguë : prise en charge

⚠ BCCSU 2024 : benzodiazĂ©pine seulement si les symptĂŽmes persistent malgrĂ© les soins de soutien ; lorazĂ©pam 1–2 mg IV, PO ou IM, ou midazolam 5 mg IM ; la rĂ©ponse Ă  la 1re dose guide la suivante ; suspendre si dĂ©pression respiratoire.

ProblĂšme Prise en charge Ă  l’urgence ou Ă  l’étage
Agitation, anxiété Milieu calme ; benzodiazépines titrées
Hyperthermie (T° ≄ 40 °C) Refroidissement actif immĂ©diat ; benzodiazĂ©pines ; rĂ©fractaire ou rigiditĂ© : soins intensifs (sĂ©dation, curarisation)
Hyponatrémie SymptÎmes sévÚres : NaCl 3 % en bolus ; sinon restriction hydrique ; Na rapproché ; éviter la surcorrection (Fiche Hyponatrémie)
Syndrome sĂ©rotoninergique ArrĂȘt des agents sĂ©rotoninergiques, benzodiazĂ©pines, cyproheptadine en appoint (Fiche Syndrome sĂ©rotoninergique)
Rhabdomyolyse, IRA CK, créatinine, K ; liquides IV isotoniques selon la volémie et le Na
Convulsions Benzodiazépine IV ; toujours vérifier le Na et la glycémie
Psychose, panique Réassurance, benzodiazépine ; antipsychotique avec prudence (thermorégulation, seuil convulsif, QT)
  • Liquides : hydrater sans excĂšs. Les solutĂ©s hypotoniques sont Ă  Ă©viter ; chez le patient hyperthermique et dĂ©shydratĂ©, des liquides isotoniques selon le Na et la volĂ©mie.
  • Observation : la plupart des intoxications lĂ©gĂšres se rĂ©solvent en 4 Ă  6 h ; prolonger si Na bas, CK Ă©levĂ©e ou T° anormale.

Sevrage et « descente »

  • Pas de sevrage physique marquĂ© ; « descente » de 1 Ă  4 jours : humeur basse, fatigue, hypersomnie ou insomnie, irritabilitĂ©, troubles de la concentration.
  • DĂ©pister le risque suicidaire si humeur trĂšs basse ; soins de soutien.
  • SymptĂŽmes anxieux ou dĂ©pressifs persistants aprĂšs l’arrĂȘt : Ă©valuation psychiatrique en externe.

Trouble liĂ© Ă  l’usage de stimulants : traitement

  • Diagnostic (DSM-5) : au moins 2 critĂšres sur 11 en 12 mois ; usage souvent Ă©pisodique (fĂȘtes, festivals).
  • Approche : entretien motivationnel ; objectifs du patient ; traiter les troubles associĂ©s (anxiĂ©tĂ©, dĂ©pression, autres substances).
  • Gestion des contingences d’abord pour le trouble d’usage de stimulants ; TCC, groupes d’entraide.
  • MĂ©dicaments : aucun n’est homologuĂ© ; hors indication, preuves limitĂ©es.
  • La psychothĂ©rapie assistĂ©e par la MDMA reste expĂ©rimentale (essais cliniques).

Réduction des méfaits

  • Petite dose, attendre avant d’en reprendre ; Ă©viter les mĂ©langes (alcool, autres stimulants) et la prise avec ISRS, IMAO ou antirĂ©troviraux.
  • Pauses au frais ; boire rĂ©guliĂšrement mais sans excĂšs d’eau (environ 500 mL par heure en dansant, moins au repos) ; boisson avec Ă©lectrolytes plutĂŽt que de grandes quantitĂ©s d’eau.
  • VĂ©rification des substances quand c’est offert ; ne pas consommer seul ; naloxone si d’autres drogues circulent (fentanyl).
  • Espacer les consommations (tolĂ©rance rapide, « descente » plus marquĂ©e) ; dĂ©pistage des ITSS si comportements Ă  risque.
  • Petite dose, attendre avant d’en reprendre ; Ă©viter les mĂ©langes (alcool, autres stimulants) et la prise avec ISRS, IMAO ou antirĂ©troviraux.
  • Faire des pauses au frais ; boire rĂ©guliĂšrement mais sans excĂšs d’eau (environ 500 mL par heure en dansant, moins au repos).
  • VĂ©rification des substances quand c’est offert ; ne pas consommer seul ; naloxone si d’autres drogues circulent.
  • Espacer les consommations (tolĂ©rance rapide, « descente » plus marquĂ©e).

Trouble liĂ© Ă  l’usage de stimulants : traitement

  • Diagnostic (DSM-5) : au moins 2 critĂšres sur 11 en 12 mois ; lĂ©ger 2–3, modĂ©rĂ© 4–5, grave 6 et plus.
  • Approche : entretien motivationnel, objectifs du patient (rĂ©duction ou arrĂȘt), traitement des troubles associĂ©s (TDAH, dĂ©pression, anxiĂ©tĂ©, TSPT, douleur).
  • Psychosocial, 1er choix : la gestion des contingences (rĂ©compenses pour des tests urinaires nĂ©gatifs) a les meilleures preuves, surtout avec le renforcement communautaire ; TCC, approche Matrix, groupes d’entraide. Orientation : services en dĂ©pendance du CISSS ou du CIUSSS (CRD) ; Drogue : aide et rĂ©fĂ©rence, 1 800 265-2626.
  • MĂ©dicaments : aucun n’est homologuĂ© au Canada ; preuves limitĂ©es, hors indication, en milieu spĂ©cialisĂ© surtout. Psychostimulants prescrits (dextroamphĂ©tamine, mĂ©thylphĂ©nidate, souvent ≄ 60 mg/j) : surtout pour la cocaĂŻne, approche de rĂ©duction des mĂ©faits avec suivi serrĂ©. MĂ©thamphĂ©tamine : bupropion + naltrexone (essai ADAPT-2, naltrexone injectable non offerte au Canada), mirtazapine. Topiramate et modafinil : donnĂ©es faibles.
  • Prudence avec les psychostimulants : angine instable, HTA modĂ©rĂ©e Ă  grave, maladie cardiaque, psychose, trouble bipolaire, psychose antĂ©rieure aux stimulants, grossesse (avis en pĂ©rinatalitĂ©).
  • Pas de benzodiazĂ©pines au long cours ; dĂ©pistage urinaire comme outil de soins, pas de sanction.

Algorithme

Oui

Non

Oui, symptÎmes sévÚres

Oui, sans symptÎmes sévÚres

Non

Patient sous MDMA
T° centrale, Na, glycémie,
CK, ECG, état neurologique

T° ≄ 40 °C
ou rigidité, clonus ?

Refroidissement actif
benzodiazépines IV
arrĂȘt des sĂ©rotoninergiques
Soins intensifs

Na < 135 mmol/L ?

NaCl 3 % 150 mL IV / 20 min
Na de contrĂŽle
cible +4 Ă  6 mmol/L

Restriction hydrique
pas de soluté hypotonique
Na q2-4h

Agitation : lorazépam 1-2 mg
IV/IM/PO, milieu calme,
hydratation sans excĂšs

CK, créatinine, coagulation,
bilan hépatique

Observation 4-6 h
puis congé : réduction des méfaits

Consulter

Consulter aux soins intensifs si :

  • UrgentHyperthermie, rigiditĂ© ou syndrome sĂ©rotoninergique grave (T° ≄ 40 °C, CIVD) — immĂ©diatement.
  • UrgentHyponatrĂ©mie avec convulsion ou atteinte de conscience — immĂ©diatement.

Consulter le Centre antipoison du Québec si :

Ligne 24/7 : 1 800 463-5060. - 🟠 Intoxication grave ou produit inconnu (mĂ©lange, cathinones soupçonnĂ©es) — par tĂ©lĂ©phone, dĂšs l’évaluation. - 🟠 Interaction avec un mĂ©dicament sĂ©rotoninergique ou un antirĂ©troviral — par tĂ©lĂ©phone, dĂšs l’évaluation.

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceHyperthermie, rigiditĂ©, confusion ou convulsion (syndrome sĂ©rotoninergique, coup de chaleur)
  • UrgenceCĂ©phalĂ©e, vomissements ou confusion aprĂšs une grande consommation d’eau (hyponatrĂ©mie)
  • UrgenceDouleur thoracique, palpitations ou rhabdomyolyse
  • UrgencePanique ou psychose persistante, idĂ©es suicidaires avec danger

Consulter en psychiatrie si :

Usage problĂ©matique sans trouble psychiatrique : services en dĂ©pendance de votre CISSS/CIUSSS et Drogue : aide et rĂ©fĂ©rence (1 800 265-2626). - 🔮 Panique ou psychose persistante avec danger (ou idĂ©es suicidaires) — psychiatre de garde. - 🟱 SymptĂŽmes anxieux ou dĂ©pressifs persistants aprĂšs l’arrĂȘt — ≀ 3 mois.

À prĂ©parer : quantitĂ©, contexte, eau bue, mĂ©langes et mĂ©dicaments (ISRS, IMAO, antirĂ©troviraux) ; T° maximale, Na, CK, crĂ©atinine, bilan hĂ©patique ; Ă©volution des symptĂŽmes ; autres substances ; dĂ©pistage des ITSS si comportements Ă  risque.

Usage problématique sans trouble psychiatrique : services en dépendance (CRD) et Drogue : aide et référence (1 800 265-2626).

  • ÉlectifSymptĂŽmes anxieux ou dĂ©pressifs persistants aprĂšs l’arrĂȘt — prioritĂ© D (≀ 3 mois)

À prĂ©parer : quantitĂ©, contexte, mĂ©langes et mĂ©dicaments (ISRS, IMAO, antirĂ©troviraux) ; Ă©volution des symptĂŽmes ; autres substances ; dĂ©pistage des ITSS si comportements Ă  risque.

Suivi et congé

  • CongĂ© aprĂšs normalisation de l’état mental, de la T° et du Na ; CK en baisse.
  • Revoir les mĂ©dicaments sĂ©rotoninergiques et les antirĂ©troviraux (interaction) ; informer le patient.
  • Conseils de rĂ©duction des mĂ©faits (hydratation sans excĂšs, pauses au frais, Ă©viter les mĂ©langes) ; naloxone si d’autres drogues sont consommĂ©es.
  • Orientation : services en dĂ©pendance de votre CISSS/CIUSSS ; Drogue : aide et rĂ©fĂ©rence, 1 800 265-2626 ; mĂ©decin de famille ou GMF.
  • Humeur revue avant le congĂ© (« descente »).

PiĂšges et perles

  • Une confusion aprĂšs un festival n’est pas qu’une « mauvaise descente » : Na et T° centrale.
  • HyponatrĂ©mie Ă  la MDMA : souvent aiguĂ« (quelques heures), donc mieux tolĂ©rĂ©e quand on corrige ; c’est l’ƓdĂšme cĂ©rĂ©bral qui tue. Ne pas attendre pour le NaCl 3 % si les symptĂŽmes sont sĂ©vĂšres.
  • Donner un NaCl 0,9 % « pour rĂ©hydrater » une jeune femme confuse avant de connaĂźtre le Na peut aggraver une hyponatrĂ©mie par SIADH.
  • Patient sous ISRS ou IMAO qui prend de la MDMA : risque de syndrome sĂ©rotoninergique.
  • Ritonavir ou cobicistat (VIH, COVID) : concentrations de MDMA accrues.
  • Une confusion aprĂšs un festival n’est pas qu’une « mauvaise descente » : penser Ă  l’hyponatrĂ©mie et Ă  l’hyperthermie.
  • Patient sous ISRS ou IMAO qui prend de la MDMA : risque de syndrome sĂ©rotoninergique ; les ISRS diminuent aussi l’effet recherchĂ©, ce qui pousse Ă  augmenter la dose.
  • La psychothĂ©rapie assistĂ©e par la MDMA reste expĂ©rimentale (essais cliniques).

Voir aussi

Références

🔗 Voir aussi