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Cocaïne

DépendancesFiche révisée · 21 oct. 2026

DépendancesNouvelle fiche SRV · oct. 2026Fiche révisée · 23 oct. 2026

Voir aussi : Abus de substances · Intoxications et toxidromes · Opioïdes et TUO · Douleur thoracique · TDAH

💊 Doses / traitement✉️ Signaler une erreur

En bref : Stimulant puissant : poudre (prisée ou injectée) ou crack (fumé). L’effet est bref (quelques minutes à 90 min selon la voie) ; détectable 2 à 3 jours dans l’urine. Une douleur thoracique sous cocaïne est un syndrome coronarien jusqu’à preuve du contraire : urgence. Aucun antidote ; aucun médicament homologué pour le trouble d’usage. Le traitement de base est psychosocial (gestion des contingences, TCC), avec la naloxone en raison du fentanyl dans l’offre illicite.

En bref : Stimulant puissant, en poudre (prisée ou injectée) ou en crack (fumé) ; effet bref (minutes à 90 min selon la voie), détectable 2 à 3 jours dans l’urine. Une douleur thoracique sous cocaïne est un SCA jusqu’à preuve du contraire : ECG, troponines, monitorage. L’agitation, l’HTA et la tachycardie se traitent d’abord par des benzodiazépines parentérales titrées ; pas de bêtabloquant seul en phase aiguë (vasospasme coronarien). Aucun antidote ni médicament homologué pour le trouble d’usage : la gestion des contingences est le traitement de 1re intention, et la naloxone est remise au congé (fentanyl dans l’offre illicite).

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Douleur thoracique, dyspnée, palpitations, syncope : SCA, dissection aortique, arythmie, pneumothorax.
  • Céphalée subite, déficit neurologique, convulsion : AVC ischémique ou hémorragique.
  • T° ≥ 40 °C, agitation sévère, rigidité, urines foncées (rhabdomyolyse), acidose : risque de décès.
  • QRS large ou arythmie ventriculaire (blocage des canaux sodiques).
  • Somnolence, bradypnée : surdose mixte (fentanyl, benzodiazépines, alcool).
  • Fièvre chez l’usager d’injection (endocardite) ; fièvre ou infections répétées (agranulocytose au lévamisole).
  • Idées suicidaires pendant le « crash » des jours suivants.

🚩 Signaux d’alarme

  • Douleur thoracique, dyspnée, palpitations, syncope (infarctus, dissection aortique, arythmie, pneumothorax) : urgence.
  • Céphalée subite, déficit neurologique, convulsion : urgence (AVC, hémorragie).
  • Hyperthermie, agitation sévère, psychose, douleurs musculaires et urines foncées (rhabdomyolyse) : urgence.
  • Somnolence, respiration lente : surdose mixte possible (fentanyl) : 911 et naloxone.
  • Idées suicidaires, surtout lors du « crash » des jours suivants.
  • Fièvre chez l’usager d’injection (endocardite).

✅ À faire maintenant

  • Signes vitaux, T° centrale, glycémie capillaire ; monitorage cardiaque ; voie IV.
  • ECG (ischémie, QRS, QTc) et troponines sériées si symptôme cardiaque.
  • Bilan : FSC, électrolytes, Na, créatinine, CK, glucose, gaz et lactate si atteinte grave ; analyse d’urine (myoglobinurie) ; β-hCG.
  • Préciser la forme, la voie, la quantité, la dernière prise et les mélanges (alcool : cocaéthylène, opioïdes, benzodiazépines).
  • Examen : cloison nasale, peau (sites d’injection, purpura nécrotique), souffle cardiaque ; humeur et risque suicidaire.

💊 Premières ordonnances

  • Agitation, HTA ou tachycardie persistante : lorazépam 1–2 mg IV, IM ou PO, puis répéter selon la réponse clinique (protocole local) ; ou midazolam 5 mg IM ; suspendre si dépression respiratoire. Réduire chez l’aîné ou si autres dépresseurs.
  • Douleur thoracique : AAS 160–325 mg PO à croquer (si pas de dissection soupçonnée), nitroglycérine 0,4 mg S/L q5 min (si TAS ≥ 90 et pas d’inhibiteur de la PDE5), benzodiazépine.
  • T° ≥ 40 °C : refroidissement actif immédiat (voir Fiche Hypothermie et coup de chaleur) ; les antipyrétiques sont inutiles.
  • QRS > 100 ms : bicarbonate de sodium 1–2 mmol/kg IV en bolus, à répéter (avis du Centre antipoison).
  • Hypovolémie ou rhabdomyolyse : NaCl 0,9 % ou lactate Ringer IV, débit urinaire visé selon la Fiche Rhabdomyolyse.

📞 Appeler ou orienter si

  • Soins intensifs : Hyperthermie ou agitation réfractaire aux benzodiazépines ; convulsions répétées, arythmie ou QRS large
  • Cardiologie : SCA ou STEMI sous cocaïne ; dissection aortique soupçonnée
  • Travail social : Itinérance ou absence de logement au congé
  • Préciser la forme, la voie, la fréquence, la dernière prise et les mélanges (alcool : cocaéthylène plus cardiotoxique ; opioïdes ; benzodiazépines).
  • TA, FC, T°, examen cardiaque, nez (perforation de la cloison) et peau ; ECG si symptôme cardiaque.
  • Critères DSM-5, humeur, risque suicidaire, TDAH, grossesse.
  • Remettre une trousse de naloxone et des conseils de réduction des méfaits ; dépistage VIH, VHC, VHB, syphilis.
📝 Gabarits d’ordonnance (2 · à adapter au patient)

Cochez les lignes voulues, remplissez l’en-tête, puis Copier (texte pour le DMÉ) ou Imprimer. Doses reprises de la fiche ; gabarit à valider avant usage.

🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistré ni envoyé.

💊 PharmacoTrousse de naloxone
🌿 Non pharmacoRéduction des méfaits

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer à l’urgence : Douleur thoracique, dyspnée ou palpitations après la cocaïne ; déficit neurologique, céphalée subite ou convulsion ; hyperthermie, agitation non contrôlée ou rhabdomyolyse ; somnolence ou dépression respiratoire ; idées suicidaires avec danger

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

Effets et complications

  • Recherchés : euphorie intense et brève, énergie, confiance en soi, baisse de l’appétit et de la fatigue.
  • Cardiovasculaires : tachycardie, HTA, vasoconstriction coronaire (infarctus même chez le jeune), thrombose, arythmies, dissection aortique, cardiomyopathie, coronaropathie précoce.
  • Neurologiques : AVC, convulsions, céphalée ; psychose, paranoïa, anxiété ; mydriase.
  • Systémiques : hyperthermie, rhabdomyolyse, insuffisance rénale aiguë, ischémie mésentérique.
  • Selon la voie : prisée (rhinite, épistaxis, perforation de la cloison nasale) ; fumée (brûlures des lèvres, toux, hémoptysie, « poumon de crack ») ; injectée (abcès, cellulite, endocardite, VIH, VHC).
  • Cocaéthylène (cocaïne + alcool) : métabolite à demi-vie plus longue et plus cardiotoxique.
  • Lévamisole (agent de coupe fréquent) : agranulocytose (fièvre, infection) et vasculite avec purpura nécrotique des oreilles et des joues.
  • Recherchés : euphorie intense et brève, énergie, confiance en soi, baisse de l’appétit et de la fatigue.
  • Aigus : tachycardie, HTA, vasoconstriction (infarctus même chez le jeune, AVC, ischémie mésentérique), arythmies, dissection aortique, hyperthermie, convulsions, rhabdomyolyse, insuffisance rénale, psychose, mydriase.
  • Selon la voie : prisée, rhinite, épistaxis, perforation de la cloison nasale ; fumée (crack), brûlures des lèvres, toux, « poumon de crack » ; injectée, abcès, cellulite, endocardite, VIH et VHC.
  • Chroniques : cardiomyopathie, coronaropathie précoce, perte de poids, troubles dentaires, insomnie, anxiété, paranoïa, dysfonction sexuelle.
  • Lévamisole (coupe fréquente) : agranulocytose (fièvre, infection), vasculite avec purpura nécrotique des oreilles et des joues.
  • Grossesse : décollement placentaire, accouchement prématuré, retard de croissance.

Intoxication aiguë

  • Aucun antidote ; traitement de soutien : milieu calme, refroidissement, hydratation.
  • Agitation persistante : benzodiazépine (p. ex. lorazépam 1–2 mg PO) si la personne peut avaler ; sinon, urgence. Éviter les bêta-bloquants seuls (vasospasme coronarien).
  • Douleur thoracique, signes neurologiques, T° élevée ou agitation non contrôlée : urgence par ambulance.

Sevrage

  • Commence dans les heures suivant la dernière prise (« crash ») : fatigue extrême, hypersomnie, faim, dysphorie, anhédonie, irritabilité, anxiété, envie intense de consommer.
  • Pas dangereux physiquement, mais risque suicidaire : le dépister et prévoir un suivi rapproché.
  • Aucun médicament homologué ; soins de soutien (sommeil, alimentation, hydratation, soutien).

Trouble lié à l’usage de stimulants : traitement

  • Diagnostic (DSM-5) : au moins 2 critères sur 11 en 12 mois ; léger 2–3, modéré 4–5, grave 6 et plus.
  • Approche : entretien motivationnel, objectifs du patient (réduction ou arrêt), traitement des troubles associés (TDAH, dépression, anxiété, TSPT, douleur).
  • Psychosocial, 1er choix : la gestion des contingences (récompenses pour des tests urinaires négatifs) a les meilleures preuves, surtout avec le renforcement communautaire ; TCC, approche Matrix, groupes d’entraide. Orientation : services en dépendance du CISSS ou du CIUSSS (CRD) ; Drogue : aide et référence, 1 800 265-2626.
  • Médicaments : aucun n’est homologué au Canada ; preuves limitées, hors indication, en milieu spécialisé surtout. Psychostimulants prescrits (dextroamphétamine, méthylphénidate, souvent ≥ 60 mg/j) : surtout pour la cocaïne, approche de réduction des méfaits avec suivi serré. Méthamphétamine : bupropion + naltrexone (essai ADAPT-2, naltrexone injectable non offerte au Canada), mirtazapine. Topiramate et modafinil : données faibles.
  • Prudence avec les psychostimulants : angine instable, HTA modérée à grave, maladie cardiaque, psychose, trouble bipolaire, psychose antérieure aux stimulants, grossesse (avis en périnatalité).
  • Pas de benzodiazépines au long cours ; dépistage urinaire comme outil de soins, pas de sanction.

Intoxication aiguë : prise en charge

⚠️ BCCSU 2024 : benzodiazépine seulement si les symptômes persistent malgré les soins de soutien ; lorazépam 1–2 mg IV, PO ou IM, ou midazolam 5 mg IM ; la réponse à la 1re dose guide la suivante ; suspendre si dépression respiratoire.

Problème Prise en charge à l’urgence ou à l’étage
Agitation, HTA, tachycardie Milieu calme ; benzodiazépines titrées (lorazépam 1–2 mg IV/IM, midazolam 5 mg IM) ; doses répétées souvent nécessaires. HTA persistante : nitroglycérine ou phentolamine (avis)
Douleur thoracique ECG, troponines sériées, monitorage ; AAS, nitroglycérine, benzodiazépine ; éviter le bêtabloquant seul en phase aiguë ; STEMI : reperfusion (voir Fiche Douleur thoracique et SCA) ; penser à la dissection
Hyperthermie (T° ≥ 40 °C) Refroidissement actif immédiat, benzodiazépines pour l’agitation et les frissons ; réfractaire : soins intensifs (sédation, curarisation)
Convulsions Benzodiazépine IV ; pas de phénytoïne (voir Fiche Intoxications et toxidromes)
QRS large, arythmie Bicarbonate de sodium 1–2 mmol/kg IV ; Centre antipoison
Rhabdomyolyse, IRA CK, créatinine, K ; liquides IV (voir Fiche Rhabdomyolyse)
Psychose Benzodiazépine d’abord ; antipsychotique avec prudence en 2e intention (abaisse le seuil convulsif, gêne la thermorégulation, allonge le QT) : doses à la Fiche Psychose et manie chez le patient hospitalisé
  • Observation : la plupart des symptômes se résolvent en quelques heures ; une douleur thoracique impose l’investigation complète d’un SCA (troponines sériées) avant le congé.
  • Pas de dépistage urinaire systématique pour décider de la conduite : il ne change pas la prise en charge aiguë.

Sevrage à l’étage

  • Commence dans les heures suivant la dernière prise (« crash ») : fatigue extrême, hypersomnie (ou insomnie), faim, dysphorie, anhédonie, irritabilité, anxiété, rêves pénibles, envie intense de consommer.
  • Phase aiguë de 3 à 5 jours (BCCSU 2024) ; pas dangereuse physiquement, mais risque suicidaire : le dépister et le documenter, surveillance au besoin.
  • Aucun médicament homologué : soins de soutien (hydratation, nutrition, thiamine si dénutrition, correction des électrolytes, sommeil). Pas de benzodiazépine au long cours au congé.
  • Expliquer au patient que l’hypersomnie et l’humeur basse sont attendues et transitoires.

Trouble lié à l’usage de stimulants : traitement

  • Diagnostic (DSM-5) : au moins 2 critères sur 11 en 12 mois ; léger 2–3, modéré 4–5, grave ≥ 6.
  • Approche : entretien motivationnel ; objectifs du patient (réduction ou arrêt) ; traiter les troubles associés (TDAH, dépression, anxiété, TSPT, douleur).
  • Gestion des contingences d’abord : récompenses pour des tests urinaires négatifs ; meilleures preuves, surtout avec le renforcement communautaire ; aussi TCC, approche Matrix, groupes d’entraide.
  • Médicaments : aucun n’est homologué au Canada ; hors indication, preuves limitées, surtout en milieu spécialisé. Psychostimulants prescrits (dextroamphétamine, méthylphénidate) pour la cocaïne, dans une approche de réduction des méfaits avec suivi serré ; topiramate et modafinil : données faibles.
  • Prudence avec les psychostimulants : angine instable, HTA modérée à grave, maladie cardiaque, psychose, trouble bipolaire, grossesse.
  • Le dépistage urinaire est un outil de soins, pas une sanction.

Réduction des méfaits

  • Fentanyl dans l’offre illicite : trousse de naloxone (gratuite en pharmacie au Québec) et enseignement au patient et aux proches ; ne pas consommer seul ; commencer par une petite quantité.
  • Vérification des substances (bandelettes de détection du fentanyl, services d’analyse) quand c’est offert.
  • Matériel neuf et personnel (pipes, embouts, pailles, seringues) ; ne rien partager.
  • Éviter les mélanges (alcool, opioïdes, benzodiazépines) ; boire, manger et dormir entre les épisodes.
  • Dépistage VIH, VHC, VHB, syphilis ; vaccins contre les hépatites A et B ; contraception au besoin.
  • Fentanyl dans les stimulants : trousse de naloxone (gratuite en pharmacie au Québec) et enseignement aux proches ; ne pas consommer seul ; commencer par une petite quantité.
  • Vérification des substances (bandelettes de détection du fentanyl, services d’analyse) quand c’est offert.
  • Matériel neuf, personnel : pipes, embouts, pailles, seringues ; ne rien partager (VHC, VIH).
  • Éviter les mélanges (alcool, autres stimulants, opioïdes, benzodiazépines) ; boire, manger et dormir entre les épisodes.
  • Dépistage et vaccination : VIH, VHC, VHB, syphilis ; vaccins contre les hépatites A et B ; contraception et test de grossesse au besoin.

Algorithme

Oui

Oui

Non

Non

Oui

Non

Patient sous cocaïne
signes vitaux, T°, glycémie
monitorage, ECG

Douleur thoracique ?

SCA jusqu’à preuve du contraire
troponines sériées, AAS,
nitroglycérine, benzodiazépine
pas de bêtabloquant seul

STEMI ou dissection ?

Cardiologie : reperfusion
ou chirurgie selon le cas

Observation, troponines
puis congé ou admission

T° ≥ 40 °C, convulsions,
QRS large ou agitation réfractaire ?

Refroidissement actif
benzodiazépines IV titrées
bicarbonate si QRS large
Soins intensifs, Centre antipoison

Agitation persistante :
lorazépam 1-2 mg IV/IM/PO
milieu calme, liquides

Avant le congé : naloxone,
réduction des méfaits, risque suicidaire,
services en dépendance

Consulter

Consulter aux soins intensifs si :

  • UrgentHyperthermie ou agitation réfractaire aux benzodiazépines (T° ≥ 40 °C, rigidité, acidose) — immédiatement.
  • UrgentConvulsions répétées, arythmie ou QRS large — immédiatement.

Consulter en cardiologie si :

  • UrgentSCA ou STEMI sous cocaïne (troponines positives, sus-décalage ST) — cardiologue de garde.
  • UrgentDissection aortique soupçonnée (douleur déchirante, asymétrie de pouls) — cardiologue de garde, imagerie urgente.

Consulter le Centre antipoison du Québec si :

Ligne 24/7 : 1 800 463-5060. - 🟠 Intoxication grave ou mélange de substances (QRS large, polyintoxication) — par téléphone, dès l’évaluation.

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceDouleur thoracique, dyspnée ou palpitations après la cocaïne (syndrome coronarien, dissection aortique, arythmie, pneumothorax) — ambulance, ECG et troponines
  • UrgenceDéficit neurologique, céphalée subite ou convulsion (AVC, hémorragie)
  • UrgenceHyperthermie, agitation non contrôlée ou rhabdomyolyse
  • UrgenceSomnolence ou dépression respiratoire (surdose mixte, fentanyl) — 911, naloxone
  • UrgenceIdées suicidaires avec danger lors du sevrage

Consulter en psychiatrie si :

Trouble d’usage sans trouble psychiatrique : services en dépendance de votre CISSS/CIUSSS et Drogue : aide et référence (1 800 265-2626), pas la psychiatrie. - 🔴 Danger pour soi ou pour autrui (idées suicidaires lors du sevrage, psychose désorganisée) — psychiatre de garde. - 🟢 Trouble psychiatrique associé à la consommation (préciser les substances) — consultation externe en psychiatrie.

Consulter en travail social si :

  • UrgentItinérance ou absence de logement au congé — le plus tôt possible dans la journée.

À préparer : forme, voie, quantité, dernière prise, mélanges ; ECG et troponines ; CK, créatinine, Na ; FSC si fièvre (lévamisole) ; risque suicidaire ; VIH, VHC, VHB, syphilis ; naloxone remise ; orientation en dépendance faite.

Trouble lié à l’usage sans trouble psychiatrique : services en dépendance (CRD) et Drogue : aide et référence (1 800 265-2626), pas la psychiatrie.

  • RapideTrouble psychiatrique grave instable avec consommation de cocaïne — priorité B (≤ 10 j)
  • ÉlectifTrouble concomitant stable, détresse persistante — priorité D (≤ 3 mois)

À préparer : forme et voie, fréquence, dernière prise, mélanges ; critères DSM-5 ; ECG ; FSC si fièvre ou infections répétées (lévamisole) ; VIH, VHC, VHB, syphilis ; naloxone remise ; orientation CRD faite.

Suivi et congé

  • Douleur thoracique : congé seulement après ECG et troponines sériées négatives ; suivi selon la Fiche Douleur thoracique et SCA.
  • Bêtabloquant au long cours chez un consommateur actif avec cardiopathie : décision au cas par cas, avec la cardiologie.
  • Naloxone, conseils de réduction des méfaits, matériel stérile ; dépistage des ITSS et vaccination.
  • Orientation : services en dépendance de votre CISSS/CIUSSS ; Drogue : aide et référence, 1 800 265-2626 ; médecin de famille ou GMF.
  • Revoir l’humeur et le risque suicidaire avant le congé ; plan de sécurité au besoin.
  • Pas de benzodiazépine à emporter.

Pièges et perles

  • Douleur thoracique sous cocaïne chez un jeune : l’infarctus est possible, la dissection aussi. Ne pas donner congé sans troponines sériées.
  • Bêtabloquant seul en phase aiguë : risque théorique de stimulation alpha non compensée (vasospasme, HTA) ; on traite d’abord par benzodiazépines et nitroglycérine.
  • Fièvre ou infections répétées chez un consommateur : FSC (agranulocytose au lévamisole).
  • La cocaïne d’aujourd’hui peut contenir du fentanyl : la naloxone est utile même chez qui « ne prend pas d’opioïdes ».
  • Cocaïne + alcool : cocaéthylène, toxicité cardiaque plus marquée et plus longue.
  • Ne pas donner congé à une douleur thoracique sous cocaïne sans ECG et troponines : orienter à l’urgence.
  • Fièvre ou infections à répétition chez un consommateur : demander une FSC (agranulocytose au lévamisole).
  • La cocaïne d’aujourd’hui peut contenir du fentanyl : la naloxone est utile même chez ceux qui « ne prennent pas d’opioïdes ».

Voir aussi

Références