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Incontinence urinaire

Urologie et santé masculineFiche révisée · 18 oct. 2026

💊 Doses / traitement✉ Signaler une erreur

En bref : Chez la personne ĂągĂ©e hospitalisĂ©e ou en CHSLD, on cherche d’abord les causes transitoires et rĂ©versibles (DIAPPERS), au premier rang les mĂ©dicaments, la constipation et la rĂ©tention. On mesure toujours le rĂ©sidu post-mictionnel (RPM) avant de prescrire. On dĂ©termine ensuite le type (effort, urgence, mixte, regorgement, fonctionnelle). Le traitement de base est non pharmacologique. Pour l’urgenturie chez l’aĂźnĂ©, on prĂ©fĂšre le mirabĂ©gron aux antimuscariniques (risque cognitif).

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • HĂ©maturie, douleur pelvienne, IU rĂ©cidivantes, prolapsus important, rĂ©tention.
  • SymptĂŽmes neurologiques : compression mĂ©dullaire, queue de cheval, SEP, hernie discale.
  • Nouvelle incontinence Ă  l’hĂŽpital : dĂ©lirium, rĂ©tention, fĂ©calome, hyperglycĂ©mie.

✅ À faire maintenant

  • DIAPPERS : dĂ©lirium, infection symptomatique, atrophie, mĂ©dicaments, dĂ©pression, excĂšs de diurĂšse, mobilitĂ©, selles.
  • RĂ©vision de la mĂ©dication (anticholinergiques, opioĂŻdes, α-bloquants, diurĂ©tiques, BZD).
  • RPM par Ă©chographie vĂ©sicale chez l’aĂźnĂ© et avant tout antimuscarinique (> 250–300 mL : attention particuliĂšre, penser regorgement).
  • Abdomen, toucher rectal, examen gynĂ©cologique, neuro ciblĂ©.
  • Urine si symptĂŽmes ; glycĂ©mie, crĂ©atinine, calcium ; 3IQ ; calendrier mictionnel 3–7 jours.

💊 Premiùres ordonnances

  • Plancher pelvien ≄ 3 mois, rééducation vĂ©sicale ; dĂ©mence/CHSLD : mictions programmĂ©es q2–3 h.
  • Atrophie : estradiol vaginal 10 ”g die × 1–2 sem puis 2 ×/sem.
  • Urgence chez l’aĂźnĂ© : mirabĂ©gron 25 mg PO die (max 50 mg ; CI si TA ≄ 180/110 non contrĂŽlĂ©e ; TA au dĂ©part puis pĂ©riodiquement).
  • Alternative : trospium 20 mg bid (20 mg HS si ≄ 75 ans ou ClCr < 30) ou solifĂ©nacine 5 mg die ; RPM avant de dĂ©buter ; Ă©viter l’oxybutynine IR chez l’aĂźnĂ© fragile.
  • Regorgement : retirer mĂ©dicaments en cause, traiter le fĂ©calome, α-bloquant si HBP (tamsulosine 0,4 mg PO die), cathĂ©tĂ©risme intermittent.

📞 Appeler ou orienter si

  • Urologie : RĂ©tention urinaire aiguĂ« ; hĂ©maturie macroscopique active non infectieuse
  • GynĂ©cologie : Prolapsus complet avec rĂ©tention urinaire
  • Neurochirurgie : RĂ©tention ou incontinence avec dĂ©ficit neurologique

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

📝 Gabarits d’ordonnance (3 · Ă  adapter au patient)

Cochez les lignes voulues, remplissez l’en-tĂȘte, puis Copier (texte pour le DMÉ) ou Imprimer. Doses reprises de la fiche ; gabarit Ă  valider avant usage.

🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistrĂ© ni envoyĂ©.

💊 PharmacoIncontinence urinaire
🌿 Non pharmacoConseils : incontinence
đŸ€ OrientationRecommandation de soins : physiothĂ©rapie

Diagnostic : Incontinence urinaire (effort / mixte)

Objectif : Diminuer les fuites et améliorer la qualité de vie

Fréquence suggérée : 6 à 8 séances sur 6 à 8 semaines, puis réévaluation médicale.

Précautions : Rétention et infection exclues.

Ces services ne sont pas couverts par la RAMQ (assurance privée, CNESST ou SAAQ selon le cas).

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer Ă  l’urgence : Signes neurologiques aigus ; rĂ©tention urinaire aiguĂ« ; hĂ©maturie macroscopique active

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

📹 RĂ©fĂ©rer : CRDS Consulter en gĂ©riatrie si : (prioritĂ©s A Ă  E) · đŸš© Alertes cliniques : urgence

🔗 Ressources et raisonnement

📞 Consulter CRDS — Urologie · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe

🔗 Ressources et raisonnement

📞 Consulter Consulter en urologie si : · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe

Types et mécanismes

Type Mécanisme Histoire typique Examen / test Traitement principal
Effort HypermobilitĂ© urĂ©trale, insuffisance sphinctĂ©rienne (femme, post-prostatectomie) Fuite Ă  la toux, Ă  l’éternuement ou Ă  l’effort ; sans urgence Test de toux vessie pleine ; prolapsus, cystocĂšle Exercices du plancher pelvien, pessaire, chirurgie (bandelette)
Urgence (vessie hyperactive) HyperactivitĂ© du dĂ©trusor « Je n’ai pas le temps de me rendre » ; pollakiurie, nycturie Diagnostic clinique ; cystomanomĂ©trie si doute Rééducation vĂ©sicale, mirabĂ©gron, antimuscarinique
Mixte Les deux Effort + urgence Questionnaire 3IQ Traiter la composante prédominante
Regorgement DĂ©trusor hypoactif (diabĂšte, atteinte mĂ©dullaire, anticholinergiques) ou obstruction (HBP, fĂ©calome) Gouttes continues, jet faible, vidange incomplĂšte RPM Ă©levĂ© (> 250–300 mL) Lever l’obstacle, retirer les mĂ©dicaments en cause, cathĂ©tĂ©risme intermittent
Fonctionnelle Vessie normale ; mobilitĂ©, cognition ou environnement en cause DĂ©mence, chutes, contention, toilette loin Évaluation fonctionnelle Mictions programmĂ©es, chaise d’aisance, aide Ă  la mobilitĂ©
Fistule Communication vésico- ou urétéro-vaginale Fuite constante aprÚs chirurgie pelvienne ou radiothérapie Colorant intravésical Chirurgie

💡 Questionnaire 3IQ (3 questions) : « Au cours des 3 derniers mois, avez-vous perdu de l’urine le plus souvent
 » Ă  l’effort (effort), avec une envie pressante (urgence), sans effort ni urgence (autre cause), ou autant dans les deux cas (mixte).

Causes transitoires : DIAPPERS

Lettre Cause À faire
D DĂ©lirium Traiter la cause ; souvent l’incontinence se rĂ©sout
I Infection urinaire symptomatique Culture si symptÎmes ; ne pas traiter la bactériurie asymptomatique
A Atrophie vaginale (urĂ©trite atrophique) ƒstrogĂšne vaginal
P Pharmaceutiques (voir tableau) Révision de la médication
P Psychologique (dépression) Dépister et traiter
E ExcĂšs de diurĂšse : hyperglycĂ©mie, hypercalcĂ©mie, diurĂ©tiques, surcharge (ƓdĂšmes qui se redistribuent la nuit), cafĂ©ine, alcool Corriger ; diurĂ©tique le matin
R Réduction de la mobilité Physiothérapie, accÚs aux toilettes, retirer les contentions
S Stool : fécalome, constipation Toucher rectal, laxatifs

Médicaments qui nuisent à la continence

Classe Exemples Effet
Anticholinergiques Antihistaminiques H1 de 1re gĂ©nĂ©ration, antispasmodiques, antiparkinsoniens anticholinergiques, tricycliques, antipsychotiques ↓ contractilitĂ© → rĂ©tention, regorgement
α-agonistes PseudoĂ©phĂ©drine, phĂ©nylĂ©phrine, midodrine ↑ tonus du sphincter → rĂ©tention (surtout homme avec HBP)
α1-bloquants Tamsulosine, alfuzosine, doxazosine, tĂ©razosine, prazosine ↓ tonus sphinctĂ©rien → incontinence d’effort chez la femme
OpioĂŻdes CodĂ©ine, morphine, oxycodone ↓ sensation de plĂ©nitude, rĂ©tention, constipation
Benzodiazépines, sédatifs, alcool Clonazépam, hypnotiques Sédation, mobilité réduite, délirium
Diurétiques, caféine Furosémide Polyurie, urgence
IECA Énalapril, ramipril Toux chronique → effort
Bloqueurs calciques Amlodipine, nifĂ©dipine ↓ contractilitĂ©, ƓdĂšme nocturne → nycturie
Myorelaxants BaclofÚne, cyclobenzaprine, tizanidine Relùchement, rétention
ƒstrogĂšnes oraux HormonothĂ©rapie systĂ©mique Aggravent l’incontinence (contrairement Ă  la voie vaginale)
Divers Lithium (polyurie), inhibiteurs de la cholinestĂ©rase (urgence), gabapentinoĂŻdes (ƓdĂšme) —

💡 Cascade mĂ©dicamenteuse classique : un inhibiteur de la cholinestĂ©rase donne une urgenturie, puis on ajoute un antimuscarinique qui annule l’effet cognitif. Mieux vaut rĂ©duire la dose ou choisir le mirabĂ©gron.

Évaluation

  • Histoire : dĂ©but, frĂ©quence, type (3IQ), volume, protections, impact ; apport liquidien, cafĂ©ine ; selles ; mobilitĂ© et cognition ; mĂ©dication complĂšte.
  • Examen : abdomen (globe), toucher rectal (fĂ©calome, prostate, tonus anal), examen gynĂ©cologique (atrophie, prolapsus), examen neurologique ciblĂ© (sensibilitĂ© pĂ©rinĂ©ale, membres infĂ©rieurs).
  • Analyses : analyse et culture d’urine si symptĂŽmes, glycĂ©mie, crĂ©atinine, calcium.
  • RPM par Ă©chographie vĂ©sicale (prĂ©fĂ©rable au cathĂ©tĂ©risme) chez l’aĂźnĂ© et avant tout antimuscarinique, surtout si symptĂŽmes obstructifs, maladie neurologique ou chirurgie prostatique ou anti-incontinence antĂ©rieure (CUA 2017). L’AUA 2024 le laisse au jugement (« peut » ĂȘtre mesurĂ©).
  • Calendrier mictionnel sur 3 Ă  7 jours : frĂ©quence, volumes, Ă©pisodes, nycturie (polyurie nocturne si > 33 % de la diurĂšse la nuit).
  • Signes d’alarme → investigation ou rĂ©fĂ©rence (voir Consulter) : hĂ©maturie, douleur pelvienne, IU rĂ©cidivantes, prolapsus important, rĂ©tention, symptĂŽmes neurologiques (SEP, hernie discale, compression mĂ©dullaire, syndrome de la queue de cheval), chirurgie ou radiothĂ©rapie pelvienne antĂ©rieure.

Prise en charge

Mesures non pharmacologiques (1re intention, tous les types)

  • Exercices du plancher pelvien (Kegel) supervisĂ©s, au moins 3 mois : efficaces pour l’effort, l’urgence et les formes mixtes chez la personne capable de les apprendre.
  • Rééducation vĂ©sicale : mictions Ă  heures fixes, augmenter graduellement l’intervalle, techniques de suppression de l’urgence.
  • DĂ©mence ou CHSLD : mictions programmĂ©es ou incitĂ©es (aux 2–3 h), plus efficaces que les mĂ©dicaments.
  • Perte de poids, arrĂȘt du tabac, rĂ©duire cafĂ©ine et alcool, Ă©viter de boire en soirĂ©e (sans dĂ©shydrater), traiter la constipation et la toux.
  • Pour la nycturie par ƓdĂšme : surĂ©lever les jambes l’aprĂšs-midi, diurĂ©tique en fin d’aprĂšs-midi plutĂŽt qu’au coucher.

ƒstrogĂšne vaginal (femme pĂ©ri- ou post-mĂ©nopausĂ©e avec atrophie, effort ou urgence)

Produit Dose
ComprimĂ© vaginal d’estradiol 10 ”g (Vagifem) 1 co die × 1–2 sem, puis 2 ×/sem
Anneau d’estradiol (Estring) 7,5 ”g/j, changĂ© aux 3 mois
CrĂšme d’ƓstrogĂšnes conjuguĂ©s (Premarin 0,625 mg/g) 0,5 g 2 ×/sem (on peut commencer die × 1–2 sem, ou 0,5 g die × 21 j)
  • Effet en 4 Ă  6 semaines ; poursuivre au long cours si efficace. Absorption systĂ©mique minime ; progestatif non recommandĂ© de routine. L’AUA 2024 note un bĂ©nĂ©fice possible de l’ƓstrogĂšne vaginal (mais non systĂ©mique) sur les symptĂŽmes de vessie hyperactive.

Médicaments de la vessie hyperactive

Molécule Dose de départ Dose max Particularités
MirabĂ©gron (agoniste ÎČ3) 25 mg PO die 50 mg die PrĂ©fĂ©rĂ© chez l’aĂźnĂ©, en dĂ©mence ou sous inhibiteur de la cholinestĂ©rase. Pas d’effet anticholinergique. CI si HTA sĂ©vĂšre non contrĂŽlĂ©e (≄ 180/110) ; TA au dĂ©part puis pĂ©riodiquement. Max 25 mg si DFGe 15–29, Child-Pugh B ou avec un substrat CYP2D6 Ă  index Ă©troit (flĂ©caĂŻnide, propafĂ©none) ; non recommandĂ© si IRT ou Child-Pugh C. Inhibiteur modĂ©rĂ© du CYP2D6
Trospium 20 mg PO bid 20 mg bid 20 mg HS si ≄ 75 ans ou ClCr 15–30. Ammonium quaternaire : passe peu la barriĂšre hĂ©mato-encĂ©phalique. À jeun
Solifénacine 5 mg PO die 10 mg die Max 5 mg si ClCr < 30, insuffisance hépatique modérée ou inhibiteur puissant du CYP3A4 ; éviter si insuffisance hépatique grave
Fésotérodine 4 mg PO die 8 mg die Max 4 mg si ClCr < 30 ou inhibiteur puissant du CYP3A4 ; éviter si insuffisance hépatique grave
Darifénacine 7,5 mg PO die 15 mg die Sélective M3 ; max 7,5 mg si insuffisance hépatique modérée ou inhibiteur puissant du CYP3A4
ToltĂ©rodine LA 2–4 mg PO die 4 mg die Max 2 mg si atteinte rĂ©nale ou hĂ©patique ou inhibiteur puissant du CYP3A4
Oxybutynine timbre 3,9 mg/24 h, 2 ×/sem Idem Moins de sĂ©cheresse buccale ; irritation locale
Oxybutynine IR 2,5–5 mg PO bid-tid 5 mg qid À Ă©viter chez l’aĂźnĂ© fragile : forte charge anticholinergique ; 20 mg/j associĂ© Ă  une atteinte cognitive (CUA 2017)

Inhibiteurs puissants du CYP3A4 : kétoconazole, clarithromycine, érythromycine, ritonavir, vérapamil.

⚠ Antimuscariniques : extrĂȘme prudence en glaucome Ă  angle fermĂ©, en vidange gastrique ralentie ou en cas d’ATCD de rĂ©tention urinaire (AUA 2024). L’exposition cumulative est associĂ©e Ă  un risque accru de dĂ©mence. Mesurer le RPM avant de dĂ©buter ; arrĂȘter si rĂ©tention, confusion, constipation ou chute. Chez l’aĂźnĂ© fragile, les antimuscariniques restent potentiellement inappropriĂ©s ; ils peuvent agir Ă  plus faible dose (CUA 2017).

⚠ Recommandation actuelle (AUA/SUFU, 2024) : on n’impose plus d’escalade rigide entre lignes de traitement. Antimuscariniques et agonistes ÎČ3 sont tous deux des options, mais il faut discuter du risque de dĂ©mence avant tout antimuscarinique. On peut combiner deux classes en cas de rĂ©ponse insuffisante. Les imipramine, doxĂ©pine et bloqueurs calciques des anciennes notes ne sont plus recommandĂ©s pour l’urgenturie chez l’aĂźnĂ©.

Incontinence à l’effort

  • Plancher pelvien (± biofeedback), pessaire, ƓstrogĂšne vaginal ; chirurgie (bandelette sous-urĂ©trale) si Ă©chec et patiente opĂ©rable.
  • La duloxĂ©tine a une efficacitĂ© modeste et beaucoup d’effets indĂ©sirables : peu utilisĂ©e. Les α-agonistes (pseudoĂ©phĂ©drine) ne sont plus recommandĂ©s (HTA, AVC).

Regorgement

  • Retirer les mĂ©dicaments en cause, traiter le fĂ©calome, α-bloquant si HBP (± inhibiteur de la 5-α-rĂ©ductase).
  • CathĂ©tĂ©risme intermittent de prĂ©fĂ©rence Ă  la sonde Ă  demeure. Sonde Ă  demeure seulement si rĂ©tention non rĂ©soluble, plaie de pression souillĂ©e ou soins de confort.
  • Le bĂ©thanĂ©chol a peu d’efficacitĂ© prouvĂ©e.

Options spécialisées (échec médicamenteux)

  • RĂ©fĂ©rer en urologie : toxine botulique intradĂ©trusorienne 100 U (RPM avant ; autocathĂ©tĂ©risme requis chez ~6–7 % : le patient doit l’accepter), neuromodulation tibiale percutanĂ©e (sĂ©ances hebdomadaires, puis entretien) ou sacrĂ©e (AUA 2024 ; CUA 2017).
  • Sonde Ă  demeure chronique seulement si les autres traitements sont contre-indiquĂ©s, inefficaces ou refusĂ©s (AUA 2024).

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceSignes neurologiques aigus (compression mĂ©dullaire, queue de cheval)
  • UrgenceRĂ©tention urinaire aiguĂ« (y compris prolapsus gĂ©nital complet)
  • UrgenceHĂ©maturie macroscopique active (non infectieuse)

Consulter en urologie si :

  • UrgentRĂ©tention urinaire aiguĂ« — garde, mĂȘme jour.
  • UrgentHĂ©maturie macroscopique active non infectieuse — garde, mĂȘme jour.
  • Semi-urgentHĂ©maturie macroscopique intermittente (culture nĂ©gative) — ≀ 28 jours.
  • ÉlectifÉchec du traitement mĂ©dical (urgenturie : toxine botulique, neuromodulation ; effort rĂ©fractaire : bandelette) — ≀ 12 mois.

À prĂ©parer : RPM, analyse et culture d’urine, crĂ©atinine, APS chez l’homme, calendrier mictionnel, traitements essayĂ©s (doses, durĂ©e).

  • RapideHĂ©maturie macroscopique intermittente (culture nĂ©gative) — prioritĂ© C (≀ 28 j)
  • ÉlectifHĂ©maturie microscopique sans infection — prioritĂ© D (≀ 3 mois)
  • ÉlectifUrgenturie aprĂšs Ă©chec mĂ©dicamenteux (botox, neuromodulation) — prioritĂ© E (≀ 12 mois)
  • ÉlectifIncontinence d’effort rĂ©fractaire (bandelette) — prioritĂ© E (≀ 12 mois)
  • ÉlectifInfections urinaires rĂ©cidivantes chez la femme (> 4 par an) — prioritĂ© E (≀ 12 mois)
  • ÉlectifFistule vĂ©sico- ou urĂ©tĂ©ro-vaginale soupçonnĂ©e (fuite constante aprĂšs chirurgie pelvienne ou radiothĂ©rapie) — consultation externe en urologie

Consulter en gynécologie si :

  • UrgentProlapsus complet avec rĂ©tention urinaire — garde, mĂȘme jour.
  • ÉlectifProlapsus symptomatique ou Ă©valuation pour pessaire — ≀ 12 mois.

Consulter en neurochirurgie si :

  • UrgentRĂ©tention ou incontinence avec dĂ©ficit neurologique (compression mĂ©dullaire, queue de cheval) — urgence, garde.
  • ÉlectifProlapsus gĂ©nital symptomatique — prioritĂ© E (≀ 12 mois)

Consulter en neurologie si :

  • ÉlectifSclĂ©rose en plaques soupçonnĂ©e (urgenturie rĂ©cente avec signes neurologiques) — ≀ 3 mois.

Consulter en stomothérapie si :

  • ÉlectifDermite associĂ©e Ă  l’incontinence qui persiste (soins de peau, produits barriĂšres et d’incontinence) — pendant le sĂ©jour.
  • ÉlectifUrgenturie rĂ©cente avec signes neurologiques (SEP soupçonnĂ©e) — prioritĂ© D (≀ 3 mois)

À prĂ©parer : type (3IQ), calendrier mictionnel 3–7 jours ; RPM ; analyse et culture d’urine, glycĂ©mie, crĂ©atinine, calcium ; causes transitoires (DIAPPERS) et mĂ©dicaments en cause revus ; traitements essayĂ©s : plancher pelvien ≄ 3 mois, estrogĂšne vaginal, mirabĂ©gron ou antimuscarinique (dose, durĂ©e).

Algorithme

Oui

Non

> 250-300 mL

Bas

Effort

Urgence

Fonctionnelle

Échec 8-12 sem

Échec

Incontinence urinaire

Signes d’alarme ?
hématurie, douleur, rétention,
déficit neurologique, prolapsus

Investiguer ou référer
urologie, gynécologie, neurologie

DIAPPERS :
médicaments, fécalome, infection
symptomatique, glycémie, mobilité

RPM par échographie vésicale

Regorgement :
retirer anticholinergiques et opioĂŻdes,
traiter fécalome ou HBP,
cathétérisme intermittent

Type selon 3IQ
et calendrier mictionnel

Plancher pelvien 3 mois,
Ɠstrogùne vaginal,
pessaire, chirurgie

Rééducation vésicale,
réduire caféine,
Ɠstrogùne vaginal

Mictions programmées,
aide à la mobilité,
environnement

Mirabégron de préférence
chez l’aĂźnĂ© ; sinon
trospium ou solifénacine

Référer : botox intradétrusorien,
neuromodulation tibiale ou sacrée

Suivi et congé

  • Réévaluer Ă  4–8 semaines aprĂšs toute intervention : calendrier mictionnel, nombre de protections, RPM si symptĂŽmes de rĂ©tention sous mĂ©dicament.
  • Au congĂ©, transmettre la rĂ©vision de mĂ©dication (mĂ©dicaments retirĂ©s), le plan de mictions programmĂ©es et les produits d’incontinence adaptĂ©s. Éviter de laisser une sonde sans indication claire.
  • Transmettre au patient et Ă  la pharmacie la rĂ©vision de mĂ©dication (mĂ©dicaments retirĂ©s), le plan de mictions programmĂ©es et les produits d’incontinence adaptĂ©s. Éviter de laisser une sonde sans indication claire.

PiĂšges et perles

  • Une nouvelle incontinence Ă  l’hĂŽpital est un symptĂŽme : dĂ©lirium, rĂ©tention (opioĂŻdes, anticholinergiques), fĂ©calome, hyperglycĂ©mie, mobilitĂ© rĂ©duite. Ne pas mettre une culotte d’incontinence sans chercher la cause.
  • L’urgenturie d’apparition rĂ©cente avec signes neurologiques oriente vers une SEP, une hernie discale, un diabĂšte ou une compression mĂ©dullaire.
  • Les α-bloquants prescrits pour l’HTA ou la rĂ©tention peuvent causer une incontinence d’effort chez la femme.
  • Les antimuscariniques ont un effet rapide : sans amĂ©lioration aprĂšs quelques semaines Ă  dose optimale, c’est un Ă©chec. On change de classe plutĂŽt que d’additionner les anticholinergiques.
  • Les ƓstrogĂšnes oraux aggravent l’incontinence ; seule la voie vaginale aide.

Références

  • Cameron AP, Chung DE, Dielubanza EJ, et al. The AUA/SUFU Guideline on the Diagnosis and Treatment of Idiopathic Overactive Bladder. J Urol 2024. doi:10.1097/JU.0000000000003985. https://www.auanet.org/guidelines-and-quality/guidelines/overactive-bladder-(oab)-guideline
  • Corcos J, Przydacz M, Campeau L, et al. CUA guideline on adult overactive bladder. Can Urol Assoc J 2017;11(5):E142–E173. doi:10.5489/cuaj.4586. https://cuaj.ca/index.php/journal/article/view/4586
  • Astellas Pharma Canada. Monographie de produit – Myrbetriq (mirabĂ©gron), rĂ©visĂ©e le 5 mai 2026. https://www.myrbetriqmonograph.ca/
  • Urology Update for Primary Care Physicians (tableau des antimuscariniques : doses et ajustements rĂ©naux, hĂ©patiques et CYP3A4). Can J Urol 2012;19(Suppl 1). https://canjurol.com/preview/update/2013/files/assets/basic-html/page18.html
  • Epstein BJ, Gums JG, Molina E. Newer agents for the management of overactive bladder. Am Fam Physician 2006;74(12):2061–2068. https://www.aafp.org/pubs/afp/issues/2006/1215/p2061.html
  • Phillips NA, Bachmann GA. Genitourinary syndrome of menopause: Common problem, effective treatments. Cleve Clin J Med 2018;85(5):390–398. doi:10.3949/ccjm.85a.15081. https://www.mdedge.com/ccjm/article/164343/womens-health/genitourinary-syndrome-menopause-common-problem-effective/page/0/2
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) — Urologie.
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) — GynĂ©cologie.
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) — Neurochirurgie.
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) — Neurologie.
  • Boehringer Ingelheim Canada. Monographie de produit – Flomax CR (tamsulosine), rĂ©visĂ©e le 19 dĂ©cembre 2023. https://pdf.hres.ca/dpd_pm/00073876.PDF
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spĂ©cialisĂ©e (CRDS) — Urologie, GynĂ©cologie, Neurologie.

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