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Affections anorectales

Gastro-entérologie, hépatologie et nutritionFiche révisée · 16 oct. 2026

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En bref : Une douleur aiguĂ« sans saignement important, avec masse bleutĂ©e, oriente vers une hĂ©morroĂŻde externe thrombosĂ©e. Une douleur lancinante Ă  la dĂ©fĂ©cation avec saignement rouge clair Ă©voque une fissure. Une douleur continue, de la fiĂšvre et une masse fluctuante signent un abcĂšs : il faut le drainer. Les hĂ©morroĂŻdes internes saignent sans faire mal. La base de presque tout le traitement : fibres, eau et bains de siĂšge. Un saignement rectal chez une personne de plus de 40 ans ou avec des signes d’alarme demande une Ă©valuation complĂšte du cĂŽlon (coloscopie).

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • GangrĂšne de Fournier : douleur pĂ©rinĂ©ale disproportionnĂ©e, crĂ©pitants, nĂ©crose, sepsis (diabĂ©tique, immunosupprimĂ©) → urgence chirurgicale.
  • AbcĂšs : douleur continue, fiĂšvre, masse fluctuante ; chez le neutropĂ©nique, parfois sans fluctuation ni pus.
  • Douleur importante attribuĂ©e Ă  des hĂ©morroĂŻdes internes (normalement indolores) : chercher une autre cause.
  • Saignement rectal Ă  > 40 ans, anĂ©mie ferriprive, changement du transit, perte de poids.

✅ À faire maintenant

  • Inspection en Ă©cartant doucement les fesses (fissure postĂ©rieure) ; anuscopie si l’examen externe n’explique pas la plainte.
  • NeutropĂ©nique : pas de toucher rectal ni de manipulation.
  • Patient anticoagulĂ© qui saigne : hĂ©morroĂŻdes = diagnostic d’exclusion ; chercher une source plus haute si saignement important ou anĂ©mie.
  • Proctite : prĂ©lĂšvements TAAN (ITSS).

💊 Premiùres ordonnances

  • Fibres : apport de 25–35 g/j (supplĂ©ment de psyllium selon l’étiquette, augmentĂ© graduellement), boire davantage d’eau, bains de siĂšge tiĂšdes ; PEG 3350 17 g die si constipation.
  • CorticostĂ©roĂŻde topique (p. ex. hydrocortisone crĂšme ou suppositoire), posologie selon le protocole local, sur une courte durĂ©e seulement.
  • Fissure : diltiazem 2 % (prĂ©paration magistrale), quantitĂ© d’un pois Ă  l’entrĂ©e de l’anus BID × 8 semaines, ou nitroglycĂ©rine 0,4 % onguent, posologie selon le protocole local (pas avec un inhibiteur de la PDE5).
  • AbcĂšs : incision et drainage ; antibiotique seulement si cellulite, signes systĂ©miques d’infection ou immunosuppression (ASCRS 2022).
  • GangrĂšne de Fournier : pipĂ©racilline-tazobactam 4 g IV q6h + vancomycine IV (selon nomogramme poids/ClCr ; charge 25–30 mg/kg, max 3 g, si choc septique) + chirurgie (CHLM 2023).

📞 Appeler ou orienter si

  • Chirurgie gĂ©nĂ©rale : GangrĂšne de Fournier soupçonnĂ©e ; abcĂšs pĂ©rianal ou ischiorectal ; examen impossible ou abcĂšs profond soupçonnĂ© ; hĂ©morroĂŻde externe thrombosĂ©e < 72 h
  • Soins intensifs : Sepsis ou choc

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

  • Fibres : apport de 25–35 g/j (supplĂ©ment de psyllium selon l’étiquette, augmentĂ© graduellement), boire davantage d’eau, bains de siĂšge tiĂšdes ; PEG 3350 17 g die si constipation.
  • CorticostĂ©roĂŻde topique (p. ex. hydrocortisone crĂšme ou suppositoire), posologie selon le protocole local, sur une courte durĂ©e seulement.
  • Fissure : diltiazem 2 % (prĂ©paration magistrale), quantitĂ© d’un pois Ă  l’entrĂ©e de l’anus BID × 8 semaines, ou nitroglycĂ©rine 0,4 % onguent, posologie selon le protocole local (pas avec un inhibiteur de la PDE5).
  • AbcĂšs : incision et drainage ; antibiotique seulement si cellulite, signes systĂ©miques d’infection ou immunosuppression (ASCRS 2022).
  • GangrĂšne de Fournier soupçonnĂ©e : transfert immĂ©diat Ă  l’urgence (chirurgie et antibiothĂ©rapie Ă  large spectre Ă  l’hĂŽpital).
📝 Gabarits d’ordonnance (2 · Ă  adapter au patient)

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💊 PharmacoHĂ©morroĂŻdes ou fissure
🌿 Non pharmacoConseils : hĂ©morroĂŻdes et fissure

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer Ă  l’urgence : GangrĂšne de Fournier soupçonnĂ©e ; abcĂšs ischiorectal ou profond ; rectorragie abondante ou mal tolĂ©rĂ©e
  • Chirurgie gĂ©nĂ©rale : HĂ©morroĂŻde externe thrombosĂ©e de moins de 72 h

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

📌 Fiche d’origine hospitaliĂšre, ajoutĂ©e pour la situation clinique « Douleur anorectale » de l’externat. Au sans rendez-vous : reconnaĂźtre, amorcer le traitement et diriger ; les sections propres Ă  l’hĂŽpital ont Ă©tĂ© retirĂ©es.

📹 RĂ©fĂ©rer : CRDS Consulter en gastro-entĂ©rologie si : · CRDS Consulter en chirurgie gĂ©nĂ©rale si : (prioritĂ©s A Ă  E) · đŸš© Alertes cliniques : urgence

🔗 Ressources et raisonnement

📞 Consulter CRDS — Chirurgie gĂ©nĂ©rale · Urgente : consultation intrahospitaliĂšre · semi-urgente : intrahospitaliĂšre ou externe · Ă©lective : en externe

🔗 Ressources et raisonnement

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Diagnostic différentiel de la douleur anorectale

Entité Indices Conduite
Hémorroïde externe thrombosée Douleur aiguë, masse bleutée et tendue sous la ligne pectinée < 72 h : excision sous anesthésie locale ; > 72 h : traitement conservateur
Fissure anale Douleur intense pendant et aprÚs la selle ; sang rouge sur le papier ; fissure postérieure médiane (~90 %) Fibres + diltiazem ou nitroglycérine topique
AbcÚs périanal ou ischiorectal Douleur continue, fiÚvre, masse fluctuante et érythémateuse Incision et drainage ; rechercher une fistule
Fistule anale Écoulement chronique, orifice cutanĂ© Chirurgie (fistulotomie ou sĂ©ton) ; penser Ă  la maladie de Crohn
Sinus pilonidal Sillon interfessier, abcÚs récidivants Drainage, puis chirurgie définitive
Prolapsus rectal Masse avec plis concentriques, femme ùgée Réduction, chirurgie
Néoplasie Masse indurée, saignement, changement du transit Biopsie, coloscopie
Proctite Ténesme, écoulement ; ITSS (gonorrhée, chlamydia, LGV, HSV), MII, radiothérapie PrélÚvements TAAN, traitement selon la cause
Proctalgie fugace Douleur brÚve et intense, examen normal Réassurance, bains chauds

⚠ GangrĂšne de Fournier : douleur pĂ©rinĂ©ale disproportionnĂ©e, crĂ©pitants, nĂ©crose, sepsis. Le terrain typique est un patient diabĂ©tique ou immunosupprimĂ©. C’est une urgence chirurgicale : dĂ©bridement et antibiotiques Ă  large spectre — pipĂ©racilline-tazobactam 4 g IV q6h + vancomycine IV (selon nomogramme) ; si allergie : mĂ©ropĂ©nem 1 g IV q8h + vancomycine ; 10–14 jours ; relais PO selon culture : amoxicilline-clavulanate 875 mg PO bid (CHLM 2023).

⚠ GangrĂšne de Fournier : douleur pĂ©rinĂ©ale disproportionnĂ©e, crĂ©pitants, nĂ©crose, sepsis. Le terrain typique est un patient diabĂ©tique ou immunosupprimĂ©. C’est une urgence chirurgicale : transfert immĂ©diat Ă  l’urgence (dĂ©bridement et antibiotiques Ă  large spectre Ă  l’hĂŽpital, 10–14 jours) ; relais PO selon culture : amoxicilline-clavulanate 875 mg PO bid (CHLM 2023).

⚠ Chez le patient neutropĂ©nique, Ă©viter le toucher rectal et la manipulation. Un abcĂšs peut se prĂ©senter sans fluctuation ni pus.

Hémorroïdes

Grade (internes) Description Traitement
I Saignement, pas de prolapsus Mesures conservatrices
II Prolapsus qui se réduit spontanément Conservateur ; ligature élastique
III Prolapsus réduit manuellement Ligature élastique chez certains ; hémorroïdectomie plus efficace
IV Prolapsus irréductible Hémorroïdectomie

La ligature élastique est généralement contre-indiquée chez le patient anticoagulé (risque de saignement ; ASCRS 2018).

Mesures conservatrices

  • Fibres 25–35 g/j et apport hydrique accru. Les supplĂ©ments de fibres diminuent le saignement d’environ 50 % ; l’effet n’est pas immĂ©diat.
  • Éviter l’effort de dĂ©fĂ©cation et la position assise prolongĂ©e sur la toilette (tĂ©lĂ©phone).
  • Bains de siĂšge Ă  l’eau tiĂšde, quelques minutes, plusieurs fois par jour et aprĂšs la selle (soulagement temporaire de la douleur).
Classe Exemples et doses Remarques
Fibres (PO) Psyllium, mĂ©thylcellulose, dextrine de blĂ© (dose selon l’étiquette) Avec un grand verre d’eau ; augmenter graduellement
Laxatif osmotique (PO) PEG 3350 17 g die si constipation Préférable au docusate, peu efficace
CorticostĂ©roĂŻde topique Hydrocortisone (crĂšme ou suppositoire) Courte durĂ©e : l’usage prolongĂ© expose Ă  la sensibilisation et Ă  l’amincissement cutanĂ© ; pas si infection
AnesthĂ©sique local Pramoxine, dibucaĂŻne (selon l’étiquette) Court terme ; allergie ou sensibilisation possibles
Astringent ou protecteur Hamamélis (lingettes), oxyde de zinc Bien tolérés
Vasoconstricteur PhĂ©nylĂ©phrine (selon l’étiquette) Soulagement symptomatique
  • Les produits topiques en vente libre sont nombreux, mais peu ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s pour leur efficacitĂ© ou leur innocuitĂ© Ă  long terme (AAFP 2018).
  • HĂ©morroĂŻde externe thrombosĂ©e :
    • Dans les 2–3 premiers jours : l'excision chirurgicale du thrombus (chez des patients sĂ©lectionnĂ©s) donne un soulagement plus rapide.
    • Au-delĂ  : bains de siĂšge, analgĂ©sie, fibres. NitroglycĂ©rine 0,4 % onguent ou nifĂ©dipine topique pour la douleur.
  • Patient hospitalisĂ© anticoagulĂ© qui saigne : les hĂ©morroĂŻdes sont un diagnostic d’exclusion. Rechercher une source plus haute si le saignement est important ou s’accompagne d’anĂ©mie ; voir la fiche « HĂ©morragies digestives ».

Fissure anale

  • Fissure aiguĂ« (≀ 6 semaines) : fibres et bains de siĂšge guĂ©rissent environ la moitiĂ© des fissures aiguĂ«s ; environ 40 % Ă©voluent vers la chronicitĂ©.
  • Topiques (fissure chronique ou Ă©chec), cure de plusieurs semaines :
    • Diltiazem 2 % (prĂ©paration magistrale) : aussi efficace que la nitroglycĂ©rine, avec moins d’effets indĂ©sirables ; on le prĂ©fĂšre souvent.
    • NitroglycĂ©rine onguent (p. ex. 0,4 %) : guĂ©rit environ la moitiĂ© des fissures chroniques ; cĂ©phalĂ©es chez ≄ 30 % (moins avec les faibles concentrations). Contre-indiquĂ©e avec les inhibiteurs de la PDE5.
  • Toxine botulinique : aussi efficace que les topiques ; incontinence transitoire chez ~5 %.
  • SphinctĂ©rotomie latĂ©rale interne : plus efficace que le traitement mĂ©dical (guĂ©rison ≄ 88 %) ; risque d’incontinence (surtout transitoire) ; Ă  Ă©viter en cas de MII, de chirurgie anale antĂ©rieure ou d’atteinte sphinctĂ©rienne.
  • Fissure atypique (latĂ©rale, multiple, indolore) : penser Ă  Crohn, VIH, syphilis, TB, hĂ©mopathie maligne ou cancer.

AbcĂšs et fistule

  • Incision et drainage rapides. Le drainage est le traitement ; il ne faut pas attendre la fluctuation.
  • Antibiotiques en complĂ©ment seulement si l’abcĂšs se complique de cellulite, de signes systĂ©miques d’infection ou survient chez un patient immunosupprimĂ© (ASCRS 2022). Choix et durĂ©e selon le guide local.
  • Une fistule apparaĂźt chez environ 30–70 % des patients aprĂšs un abcĂšs. AbcĂšs rĂ©cidivant ou fistule complexe : chercher une maladie de Crohn.

Prurit anal

Primaire Secondaire
HygiÚne (excessive ou insuffisante), humidité, irritants (savons, lingettes parfumées), alimentation (café, épices), facteurs psychogÚnes Hémorroïdes, fissure, fistule ; dermatoses (contact, psoriasis, lichen scléreux) ; infections (candida, strep, oxyures, ITSS) ; diabÚte, IRC, carence en fer ; néoplasies (Paget extramammaire, carcinome épidermoïde)
  • Traitement : nettoyage Ă  l’eau sans savon, sĂ©chage doux, barriĂšre (oxyde de zinc), arrĂȘt des irritants. CorticoĂŻde faible ≀ 2 semaines.
  • Biopsie si le prurit persiste malgrĂ© le traitement.

Quand référer ou investiguer

  • Coloscopie (Ă©valuation complĂšte du cĂŽlon) si : saignement rectal Ă  > 40 ans (sauf Ă©valuation normale dans les 10 derniĂšres annĂ©es), anĂ©mie ferriprive, changement du transit, perte de poids, antĂ©cĂ©dents familiaux de cancer colorectal.
  • Anuscopie pour toute plainte anorectale qui n’est pas expliquĂ©e par l’examen externe. Examen sous anesthĂ©sie si la douleur empĂȘche l’examen ou si un abcĂšs profond est suspectĂ©.
  • Chirurgie : hĂ©morroĂŻdes de grade III–IV ou rĂ©fractaires, fissure chronique rĂ©fractaire, fistule, prolapsus rectal, sinus pilonidal rĂ©cidivant.

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceGangrĂšne de Fournier soupçonnĂ©e (douleur pĂ©rinĂ©ale disproportionnĂ©e, crĂ©pitants, nĂ©crose, sepsis ; diabĂ©tique, immunosupprimĂ©) — chirurgie d’urgence
  • UrgenceAbcĂšs ischiorectal ou profond (douleur empĂȘchant l’examen, fiĂšvre ; neutropĂ©nique mĂȘme sans fluctuation) — examen sous anesthĂ©sie, drainage
  • UrgenceRectorragie abondante ou mal tolĂ©rĂ©e (anticoagulĂ© : chercher une source plus haute)

Consulter en chirurgie générale si :

  • UrgenceHĂ©morroĂŻde externe thrombosĂ©e de moins de 72 h (si l’excision ne peut ĂȘtre faite sur place) — chirurgien de garde
  • RapideLĂ©sion suspecte au toucher rectal (masse indurĂ©e) — prioritĂ© B (≀ 10 j)
  • ÉlectifHĂ©morroĂŻdes III–IV, fissure chronique, fistule ou prolapsus (rĂ©fractaires ; sans lĂ©sion suspecte) — prioritĂ© E (≀ 12 mois)
  • ÉlectifSinus pilonidal symptomatique ou rĂ©cidivant — prioritĂ© E (≀ 12 mois)
  • ÉlectifSaignement anorectal Ă  faible risque (coloscopie normale depuis < 3 ans, ou < 30 ans sans ATCD familial de polypose ou de MII) — prioritĂ© D (≀ 3 mois)

Consulter en gastro-entérologie si :

  • Semi-urgentRectorragie Ă  > 40 ans ou signes d’alarme (anĂ©mie ferriprive, changement du transit, perte de poids, ATCD familial de cancer colorectal ; sauf Ă©valuation normale < 10 ans) — demande de coloscopie, dĂ©lai selon le tableau clinique.
  • Semi-urgentMasse anorectale indurĂ©e (nĂ©oplasie possible) — biopsie et demande de coloscopie, dĂ©lai selon le tableau clinique.
  • Semi-urgentAbcĂšs rĂ©cidivant, fistule complexe ou fissure atypique (Crohn soupçonnĂ©e) — demande de coloscopie, dĂ©lai selon le tableau clinique.

À prĂ©parer : FSC, ferritine, date et rĂ©sultat de la derniĂšre coloscopie, ATCD familiaux, anticoagulants et antiplaquettaires.

Consulter en chirurgie générale si :

  • UrgentGangrĂšne de Fournier soupçonnĂ©e (douleur disproportionnĂ©e, crĂ©pitants, nĂ©crose) — immĂ©diatement ; antibiotiques sans attendre.
  • UrgentAbcĂšs pĂ©rianal ou ischiorectal (drainage sans attendre la fluctuation ; neutropĂ©nique : parfois ni fluctuation ni pus) — garde, mĂȘme jour.
  • UrgentExamen impossible ou abcĂšs profond soupçonnĂ© (examen sous anesthĂ©sie) — garde, mĂȘme jour.
  • UrgentHĂ©morroĂŻde externe thrombosĂ©e < 72 h (excision) — garde, mĂȘme jour.
  • ÉlectifHĂ©morroĂŻdes de grade III–IV ou rĂ©fractaires, prolapsus rectal — en externe, au congĂ©.
  • ÉlectifFissure chronique rĂ©fractaire, fistule, sinus pilonidal rĂ©cidivant — en externe, au congĂ©.

À prĂ©parer : dĂ©but et Ă©volution de la douleur, fiĂšvre, diabĂšte ou immunosuppression, FSC (neutrophiles), anticoagulation, rĂ©sultat de l’anuscopie.

Consulter aux soins intensifs si :

  • UrgentSepsis ou choc (Fournier, abcĂšs compliquĂ©) — immĂ©diatement.

Coloscopie : formulaire AH-702 ou accueil clinique si disponible.

  • ÉlectifRectorragie aprĂšs 40 ans ou signe d’alarme (anĂ©mie ferriprive, changement du transit, perte de poids, ATCD familial de CCR ; sauf Ă©valuation normale depuis < 10 ans) — demande de coloscopie (AH-702)
  • ÉlectifMaladie de Crohn soupçonnĂ©e (fistule complexe, abcĂšs rĂ©cidivant, fissure atypique) — demande de coloscopie (AH-702)

À prĂ©parer : description de l’examen (grade des hĂ©morroĂŻdes, siĂšge de la fissure, toucher rectal, anuscopie) ; FSC, ferritine ; date et rĂ©sultat de la derniĂšre coloscopie ; ATCD familiaux ; traitements essayĂ©s (fibres, topiques, diltiazem ou nitroglycĂ©rine : durĂ©e) ; anticoagulant ; TAAN ITSS si proctite.

PiĂšges et perles

  • Douleur importante + hĂ©morroĂŻdes internes : chercher une autre cause, car les hĂ©morroĂŻdes internes sont indolores (sauf si Ă©tranglĂ©es).
  • Une fissure postĂ©rieure typique ne se touche pas au toucher rectal en phase aiguĂ«. Écarter doucement les fesses suffit Ă  poser le diagnostic.
  • PrĂ©venir la constipation sous opioĂŻdes chez les patients hospitalisĂ©s (PEG, sĂ©nĂ©). C’est la meilleure prĂ©vention de ces affections.

Références

đŸ©ș Situations CHSLD qui renvoient ici