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Première ligne › Gynécologie et santé sexuelle

Santé sexuelle, soins trans et LGBTQ+

Gynécologie et santé sexuelleFiche révisée · 23 oct. 2026

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En bref : Il faut demander le nom, les pronoms et l’anatomie actuelle plutôt que de les supposer. Le dépistage suit l'anatomie présente et non le genre inscrit au dossier. Chez les HARSAH, on pense aux vaccins VPH, hépatites A et B, au dépistage des ITSS et à la PrEP. L’hormonothérapie d’affirmation de genre peut être amorcée en première ligne selon un modèle de consentement éclairé, avec une surveillance biologique simple.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Exposition sexuelle à risque de VIH dans les 72 h : urgence pour la PPE.
  • Idées suicidaires ou détresse aiguë : urgence ou 911 si danger immédiat.
  • Personne sous estrogènes avec douleur au mollet, dyspnée ou douleur thoracique (TEV) : urgence.
  • Sous spironolactone, faiblesse ou palpitations avec hyperkaliémie : urgence.
  • Érection douloureuse de plus de 4 h (priapisme) : urgence.

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer à l’urgence : Exposition sexuelle à risque de VIH ; idées suicidaires ou détresse aiguë ; TEV soupçonnée sous estrogènes ; hyperkaliémie symptomatique sous spironolactone ; priapisme

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

📨 Référer : CRDS Consulter en gynécologie si : (priorités A à E) · 🚩 Alertes cliniques : urgence

Approche clinique inclusive

Prévention selon la population

Population Vaccins Dépistage et prévention
HARSAH VPH (gratuit au Québec jusqu’à 26 ans pour les HARSAH ; à envisager au-delà), hépatites A et B, méningocoque selon le risque, mpox selon les critères en vigueur ITSS q3–6 mois si à risque (VIH, syphilis, gonorrhée et chlamydia à 3 sites : gorge, rectum, urine), PrEP VIH, doxyPEP selon les critères de la santé publique
FARSAF (femmes ayant des relations sexuelles avec des femmes) Vaccins de routine, VPH (couverture plus faible) Dépistage du cancer du col identique aux autres femmes ; les ITSS restent possibles
Personnes trans Selon l’anatomie et les pratiques Voir le tableau suivant

Dépistage des cancers chez les personnes trans

Organe présent Conduite
Col utérin (homme trans, non binaire) Dépistage du col comme pour une femme cisgenre (test VPH selon le programme québécois). La testostérone peut rendre la cytologie insatisfaisante : on l’indique sur la requête. L’auto-prélèvement VPH est une option
Seins (femme trans sous estrogènes) Mammographie selon le programme habituel s’il y a ≥ 5 ans d’estrogènes et que la personne a 50 ans ou plus (Rainbow Health Ontario)
Seins après mastectomie (homme trans) Tissu résiduel : examen clinique, pas de mammographie de routine
Prostate (femme trans) Toujours présente. Discussion APS comme chez l’homme cis ; l’APS est abaissé sous anti-androgènes

Hormonothérapie d’affirmation de genre : principes

💡 Doses et cibles détaillées : se référer aux lignes directrices de Rainbow Health Ontario (4e éd., 2026 ; mise à jour sur l’estradiol injectable). Elles servent de référence canadienne en première ligne.

Dysfonctions sexuelles (rappel)

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceExposition sexuelle à risque de VIH (dans les 72 h) — PPE
  • UrgenceIdées suicidaires ou détresse aiguë — 911 si danger immédiat
  • UrgenceTEV soupçonnée sous estrogènes (mollet douloureux, dyspnée, douleur thoracique)
  • UrgenceHyperkaliémie symptomatique sous spironolactone (faiblesse, palpitations)
  • UrgencePriapisme (érection douloureuse > 4 h)

Consulter en urologie si :

  • ÉlectifDysfonction érectile avec échec du traitement médical (IPDE5) — priorité E (≤ 12 mois)

Consulter en endocrinologie si :

Hormonothérapie d’affirmation de genre de l’adulte : amorcée en première ligne (consentement éclairé). Adolescent : clinique spécialisée en identité de genre.

  • ÉlectifHypogonadisme chez l’homme de 50 ans ou moins (testostérone basse confirmée) — priorité D (≤ 3 mois)
  • ÉlectifHypogonadisme chez l’homme de plus de 50 ans — priorité E (≤ 12 mois)

Consulter en gynécologie si :

  • ÉlectifDyspareunie ou vaginisme (après traitement du syndrome génito-urinaire) — priorité E (≤ 12 mois)
  • ÉlectifTrouble du désir hypoactif après la ménopause (testostérone transdermique envisagée) — consultation externe en gynécologie

À préparer : nom, pronoms et inventaire des organes ; hormonothérapie (molécules, doses, durée) ; K⁺, créatinine, estradiol, testostérone, Hb et Ht selon le traitement ; testostérone matinale ×2 si hypogonadisme ; IPDE5 essayés (dose) ; facteurs de risque cardiovasculaire. Sexothérapie à offrir en parallèle.

Références

🔗 Voir aussi