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Pyélonéphrite et infection urinaire compliquée

InfectiologieFiche révisée · 22 oct. 2026

💊 Doses / traitement✉️ Signaler une erreur

En bref : Une IU est compliquée chez l’homme, avec une sonde, une obstruction ou une lithiase, une anomalie urologique, une immunosuppression ou une infection qui dépasse la vessie (pyélonéphrite, bactériémie). Toujours culture d’urine avant l’antibiotique, hémocultures si hospitalisé. Fièvre + obstruction = drainage urgent (urologie ou radiologie interventionnelle) : l’antibiotique seul ne suffit pas. Empirique hospitalier selon le guide local d’antibiothérapie (2023) (amoxicilline-clavulanate IV, ou tobramycine + ampicilline ; alternative ceftriaxone ± ampicilline ; carbapénème si BLSE et sepsis), puis relais PO selon l’antibiogramme dès l’amélioration. Durées : 7–10 j au total si début IV à l’hôpital (guide local) ; FQ 7 j, TMP-SMX 10 j (7–14), bêta-lactamine PO d’emblée 10–14 j, homme 7–14 j. Pas d’imagerie systématique ; imager si sepsis, lithiase, obstruction soupçonnée ou pas d’amélioration à 48–72 h.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Sepsis ou choc, lactate élevé, IRA, oligurie : voir la Fiche Sepsis.
  • Fièvre avec calcul obstructif, hydronéphrose ou rein unique : pyonéphrose, drainage urgent.
  • Pas d’amélioration à 48–72 h : abcès rénal ou périnéphrétique, obstruction, germe résistant, prostatite ou abcès prostatique.
  • Diabétique ou immunosupprimé, gaz à l’imagerie : pyélonéphrite emphysémateuse.
  • Grossesse : hors de cette fiche ; hospitaliser et consulter en obstétrique.

✅ À faire maintenant

  • Culture d’urine avant la 1re dose ; hémocultures × 2 si hospitalisé, fébrile ou septique.
  • Sonde en place : la retirer ou la changer puis prélever sur la sonde neuve (ou par mi-jet après le retrait), sans retarder l’antibiotique.
  • FSC, créatinine, électrolytes, lactate si sepsis ; revoir les cultures antérieures (BLSE, Pseudomonas, entérocoque) et les antibiotiques des 3 derniers mois.
  • Homme : toucher rectal doux (prostate sensible ou fluctuante) ; volume résiduel postmictionnel.

💊 Premières ordonnances

  • Stable, sans BLSE connu : amoxicilline-clavulanate 2 g IV q12h (ClCr < 30 : 2 g × 1 puis 1 g q12h) ou tobramycine 5 mg/kg IV q24h + ampicilline 1 g IV q6h (poids de dosage si IMC > 30 ; ajuster selon la ClCr ; dosages à 48 h).
  • Alternative : ceftriaxone 1 g IV q24h (sans ajustement rénal) ; entérocoque possible (sonde, manœuvre urologique) : + ampicilline 1 g IV q6h.
  • Germes à couvrir : entérobactéries (E. coli, Klebsiella, Proteus), Enterococcus spp. ; + P. aeruginosa et BLSE selon le risque.
  • Sepsis, nosocomial ou Pseudomonas : pipéracilline-tazobactam 4 g IV q6h (dose de pipéracilline, flacon 4,5 g ; ClCr 20–39 : 3 g q6h ; < 20 : 2 g q6h) ; choc ou BLSE connu : méropénem 1 g IV q8h (ClCr 25–49 : 1 g q12h ; 10–24 : 500 mg q12h).
  • BLSE connu, patient stable : ertapénem 1 g IV q24h (ClCr < 30 : 500 mg q24h).
  • Relais PO selon l’antibiogramme : ciprofloxacine 500 mg PO bid (ClCr < 30 : 250 mg bid ou 500 mg die) ; TMP-SMX DS 1 co PO bid (ClCr 15–29 : demi-dose ; < 15 : non recommandé).

📞 Appeler ou orienter si

  • Urologie : Pyélonéphrite obstructive ou pyonéphrose ; pyélonéphrite emphysémateuse ou abcès périnéphrétique
  • Radiologie interventionnelle : Néphrostomie percutanée
  • Microbiologie médicale et infectiologie : Sepsis chez un immunosupprimé

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

Définitions et évaluation

Entité Définition
IU compliquée Homme ; sonde ou cathéter urinaire ; obstruction, lithiase, rétention ; anomalie anatomique ou fonctionnelle (vessie neurogène, reflux, dérivation) ; immunosuppression (greffe, chimiothérapie, corticothérapie prolongée) ; manœuvre urologique récente ; infection qui dépasse la vessie (fièvre, pyélonéphrite, bactériémie)
Pyélonéphrite Fièvre, frissons, douleur lombaire ou à l’angle costovertébral, nausées ou vomissements, avec ou sans symptômes de cystite
IU sur sonde Fièvre, frissons, délirium nouveau sans autre cause, douleur sus-pubienne ou lombaire, avec culture positive, chez un porteur de sonde (ou < 48 h après son retrait)
Bactériurie asymptomatique Culture positive sans symptôme : ne pas dépister ni traiter (voir la Fiche Infection urinaire et cystite)
  • Grossesse et pédiatrie : hors de cette fiche.
  • Personne âgée : la confusion seule ou l’urine trouble ne suffisent pas ; chercher fièvre, douleur lombaire ou sus-pubienne, rétention.

Critères d’hospitalisation

  • Sepsis, instabilité, hypotension, lactate élevé.
  • Vomissements, incapacité de prendre la voie orale ou déshydratation.
  • IRA, rein unique, obstruction ou lithiase, sonde avec signes systémiques.
  • Immunosuppression importante, diabète mal contrôlé.
  • Échec d’un traitement oral à 48–72 h, germe résistant sans option orale (BLSE).
  • Âgé fragile, isolement social, observance incertaine.

Cultures

  • Culture d’urine : significative à ≥ 10⁷ UFC/L (10⁴ UFC/mL) en pyélonéphrite ; souvent ≥ 10⁸ UFC/L ailleurs ; culture polymicrobienne : contamination probable, sauf sonde chronique.
  • Hémocultures : positives chez environ 20–30 % des pyélonéphrites hospitalisées ; elles ne changent pas la durée si l’évolution est favorable (7 j, voir la Fiche Bactériémie à Gram négatif et candidémie).
  • S. aureus dans l’urine sans sonde : penser à une bactériémie avec ensemencement rénal ; hémocultures (voir la Fiche Endocardite et bactériémie à S. aureus).

Imagerie

Indication Examen
Sepsis ou choc, IRA, rein unique Échographie rénale urgente (hydronéphrose), au lit si possible
Lithiase connue ou colique néphrétique TDM abdomino-pelvienne sans contraste (calcul, hydronéphrose) ; voir la Fiche Lithiase urinaire
Pas d’amélioration à 48–72 h TDM avec contraste (abcès, pyélonéphrite emphysémateuse, obstruction) ; échographie si contraste contre-indiqué
Homme avec récidive, hématurie persistante Échographie rénale et vésicale, résidu postmictionnel
Pyélonéphrite simple qui répond Aucune imagerie

Prise en charge

Empirique (adulte hospitalisé)

⚠️ Recommandation actuelle (INESSS, 2023) : la pyélonéphrite se traite selon la culture ; le choix empirique tient compte des cultures antérieures et de la résistance locale de E. coli. Le guide local d’antibiothérapie (2023) précise les schémas hospitaliers ci-dessous.

Situation 1er choix Alternatives
Stable, communautaire (guide local) Amoxicilline-clavulanate 2 g IV q12h ; ou tobramycine 5 mg/kg IV q24h + ampicilline 1 g IV q6h Ceftriaxone 1 g IV q24h ± ampicilline 1 g IV q6h ; allergie grave aux bêta-lactamines : ciprofloxacine 400 mg IV q12h (si résistance locale acceptable)
Entérocoque possible (sonde, manœuvre, cocci Gram + à la coloration) Avec la ceftriaxone : ajouter ampicilline 1 g IV q6h Vancomycine si allergie (selon le nomogramme)
Sepsis, nosocomial, risque de Pseudomonas Pipéracilline-tazobactam 4 g IV q6h (flacon 4,5 g) Céfépime 2 g IV q8h ; méropénem 1 g IV q8h si choc
BLSE connu ou fortement soupçonné Stable : ertapénem 1 g IV q24h ; choc : méropénem 1 g IV q8h Aminoside si sensible (courte durée) ; FQ ou TMP-SMX si sensibles
  • Germes à couvrir : entérobactéries (E. coli, Klebsiella, Proteus), Enterococcus spp. ; sepsis nosocomial : + P. aeruginosa ; BLSE selon les cultures antérieures.

  • Facteurs de risque de BLSE : BLSE isolée dans les 6–12 derniers mois, antibiotique à large spectre récent, hospitalisation ou CHSLD, sonde chronique, voyage récent en Asie du Sud.

  • Pipéracilline-tazobactam et BLSE : inférieur au méropénem dans la bactériémie à E. coli ou Klebsiella résistants à la ceftriaxone (essai MERINO) ; préférer un carbapénème pour une infection grave.
  • Nitrofurantoïne et fosfomycine : jamais pour une pyélonéphrite ni une IU fébrile (concentrations tissulaires insuffisantes).
  • Ajustement rénal (guide local) : ceftriaxone aucun ; tobramycine 5 mg/kg q24h si ClCr ≥ 60, 3,5 mg/kg q24h si 40–59, 5 mg/kg q48h si 20–39, posologie traditionnelle selon dosages si < 20 ; ampicilline q8h si ClCr 30–49, q12h si 10–29 ; céfépime 2 g q12h si ClCr 30–49, q24h si 10–29 ; carbapénèmes, pipéracilline-tazobactam, FQ et TMP-SMX : voir plus haut et ci-dessous.

Relais PO et durées

Relais oral (sensible) Dose adulte Durée totale
Ciprofloxacine 500 mg PO bid (forme XL 1 g die : non inscrite au guide local) ; ClCr < 30 : 250 mg bid ou 500 mg die 7 j
Lévofloxacine 750 mg PO die ; ClCr 20–49 : q48h 5–7 j
TMP-SMX DS (160/800 mg) 1 co PO bid ; ClCr 15–29 : demi-dose ; éviter si < 15 7–14 j (habituellement 10 j)
Bêta-lactamine PO (amoxicilline-clavulanate 875/125 mg bid, céfadroxil 1 g bid, céfixime 400 mg die, amoxicilline 1 g tid si sensible) Amoxicilline-clavulanate : 250–500 mg bid si ClCr < 30 ; céfadroxil : 1 g × 1 puis 500 mg bid si ClCr 25–49 ; céfixime : 200 mg die si ClCr < 30 10–14 j si PO d’emblée ; 7–10 j au total après un début IV à l’hôpital (guide local)
Homme Selon la molécule 7–14 j : 7 j si réponse rapide sans prostatite ; 14 j si prostatite soupçonnée ou réponse lente
IU sur sonde Selon la molécule 7 j si réponse rapide ; 10–14 j si réponse lente
Bactériémie associée, évolution favorable FQ ou TMP-SMX de préférence 7 j

⚖️ Divergence entre lignes directrices (guide local 2023 et INESSS vs IDSA 2025) : l’INESSS et le guide local gardent 10–14 j pour une bêta-lactamine orale donnée d’emblée (externe) ; pour la pyélonéphrite hospitalisée, le guide local prévoit 7–10 j au total, relais PO compris (TMP-SMX, ciprofloxacine, amoxicilline-clavulanate ou céfixime) ; l’IDSA 2025 propose 7 j avec tout agent efficace (5–7 j avec une FQ) chez le patient qui s’améliore, bactériémie comprise. On suit le guide local : 10–14 j pour une bêta-lactamine PO d’emblée, 7–10 j au total après un début IV ; 7 j sont acceptables avec une FQ ou du TMP-SMX.

⚖️ Divergence entre lignes directrices (IDSA 2025 vs essais chez l’homme) : l’IDSA n’établit pas de durée propre à l’homme ; un essai chez des hommes afébriles appuie 7 j, tandis qu’un essai chez des hommes fébriles sous ofloxacine a montré plus d’échecs avec 7 j qu’avec 14 j. On suit 7 j si l’homme est afébrile ou répond vite, 14 j s’il est fébrile avec atteinte prostatique possible.

Situations particulières

  • IU sur sonde : retirer la sonde si elle n’est plus indiquée ; sinon la changer si elle est en place depuis > 2 semaines, et prélever sur la sonde neuve. Voir la Fiche Sonde urinaire.
  • Obstruction infectée (calcul, tumeur, sténose) : urgence ; drainage par sonde urétérale double J (urologie) ou néphrostomie percutanée (radiologie interventionnelle), selon la disponibilité et la stabilité. Pas de lithotripsie ni d’extraction en phase septique.
  • Abcès rénal : petit abcès, antibiotique seul ; volumineux ou sans réponse, drainage percutané.
  • Prostatite aiguë (guide local) : sans facteur de risque d’ITS, ciprofloxacine 500 mg PO bid × 10–14 j ou TMP-SMX DS PO bid (bonne pénétration prostatique) ; facteurs de risque d’ITS (≤ 35 ans, HARSAH, relations à risque) : couvrir aussi N. gonorrhoeae et C. trachomatis selon les lignes directrices ITSS de l’INESSS ; pas de massage prostatique ; abcès prostatique si fièvre persistante. Germes à couvrir : entérobactéries (± N. gonorrhoeae, C. trachomatis).
  • Bactériurie asymptomatique : ne pas traiter, y compris chez l’âgé, le diabétique et le porteur de sonde ; exception : avant une manœuvre urologique avec atteinte de la muqueuse.

💡 Perle clinique : une pyélonéphrite qui ne s’améliore pas à 72 h ne demande pas d’abord un antibiotique plus large, mais une imagerie à la recherche d’une obstruction ou d’un abcès.

💡 Perle clinique : une infection en amont d’une obstruction se draine : fièvre + hydronéphrose → urologie ou radiologie interventionnelle le jour même.

Algorithme

Oui

Oui

Non

Non

Amélioration

Pas d’amélioration

IU fébrile ou compliquée
C/U et hémocultures

Sepsis, IRA, lithiase
ou rein unique ?

Échographie ou TDM
en urgence

Obstruction ou abcès ?

Drainage urgent :
urologie (double J)
ou RI (néphrostomie)

Antibiotique empirique
selon le risque de BLSE

Réévaluer à 48-72 h
avec la culture

Relais PO selon l’antibiogramme
FQ 7 j, TMP-SMX 7-14 j,
bêta-lactamine 10-14 j

TDM avec contraste
Abcès, obstruction,
prostatite, germe résistant

Consulter

Consulter en urologie si :

Fièvre et obstruction : drainage le jour même ; l’antibiotique seul ne suffit pas.

  • UrgentPyélonéphrite obstructive ou pyonéphrose (calcul, hydronéphrose fébrile) — urologue de garde, même jour.
  • UrgentPyélonéphrite emphysémateuse ou abcès périnéphrétique — urologue de garde, même jour.
  • Semi-urgentAbcès prostatique soupçonné (fièvre persistante, prostate fluctuante) — pendant le séjour.
  • Semi-urgentHydronéphrose obstructive persistante après l’infection — ≤ 28 jours.
  • ÉlectifIU récidivante chez l’homme ou anomalie urologique à l’imagerie — ≤ 3 mois.

À préparer : culture d’urine et hémocultures, créatinine, imagerie (échographie ou TDM), antibiotiques reçus avec dates, anticoagulants, état hémodynamique.

Consulter en radiologie interventionnelle si :

  • UrgentNéphrostomie percutanée (obstruction infectée, cathétérisme urétéral impossible ou patient instable) — même jour, après entente avec l’urologie.
  • Semi-urgentAbcès rénal volumineux ou sans réponse — pendant le séjour.

Consulter en infectiologie si :

  • UrgentSepsis chez un immunosupprimé (greffé rénal, neutropénie) — urgence ou spécialiste de garde.
  • Semi-urgentGerme multirésistant sans option orale (BLSE résistante aux FQ et au TMP-SMX, EPC, Pseudomonas multirésistant) — pendant le séjour.
  • Semi-urgentIU à répétition (plan de prise en charge) — ≤ 28 jours.

Suivi et congé

  • Congé : afébrile, tolère la voie orale, culture connue et relais PO actif ; ordonnance avec les jours restants et la date d’arrêt.
  • Pas de culture de contrôle si les symptômes disparaissent (sauf grossesse, hors fiche).
  • Revoir si fièvre au-delà de 72 h de traitement efficace, récidive ou douleur lombaire nouvelle.
  • Homme ou récidive : échographie rénale et vésicale, résidu postmictionnel ; prostate selon l’âge.
  • Lithiase traitée par sonde double J : la date de l’extraction ou du traitement définitif doit être planifiée avec l’urologie (sonde oubliée = complication).
  • Sonde chronique : revoir l’indication ; envisager le cathétérisme intermittent.

Pièges et perles

  • Traiter une bactériurie asymptomatique chez l’âgé confus : effets indésirables, C. difficile, résistance, et la vraie cause du délirium est manquée.
  • Cultiver la sonde ancienne : on cultive le biofilm, pas l’infection.
  • Ciprofloxacine empirique quand la résistance locale de E. coli est élevée ou après une FQ récente : échec fréquent ; attendre l’antibiogramme.
  • Nitrofurantoïne pour une IU fébrile ou une pyélonéphrite : inefficace.
  • Lévofloxacine ou ciprofloxacine chez l’âgé : QT, tendinopathie, delirium, hypoglycémie ; préférer une autre molécule si possible.
  • Candida dans l’urine d’un patient sondé : colonisation le plus souvent ; changer la sonde avant de traiter.

Voir aussi

Références

  • INESSS. Guide d’usage optimal — Infection urinaire chez les personnes de 14 ans et plus. 2023.
  • Guide d’utilisation des antibiotiques, guide local d’antibiothérapie, 7e éd., 2023 (infection urinaire adulte ; monographies ; ajustements en insuffisance rénale).
  • INESSS. Infections urinaires — sommaire des protocoles médicaux nationaux. 2023.
  • IDSA. Complicated Urinary Tract Infections in Adults (2025) — résumé des recommandations (empirique selon la gravité, relais PO, 7 j non-FQ, 5–7 j FQ, bactériémie 7 j). Guideline Central, 2025.
  • Hooton TM, Bradley SF, Cardenas DD et coll. Diagnosis, prevention, and treatment of catheter-associated urinary tract infection in adults: 2009 international clinical practice guidelines from the IDSA. Clin Infect Dis 2010;50(5):625–663.
  • Harris PNA, Tambyah PA, Lye DC et coll. Effect of piperacillin-tazobactam vs meropenem on 30-day mortality for patients with E. coli or Klebsiella pneumoniae bloodstream infection and ceftriaxone resistance (MERINO). JAMA 2018;320(10):984–994.
  • Drekonja DM, Trautner B, Amundson C et coll. Effect of 7 vs 14 days of antibiotic therapy on resolution of symptoms among afebrile men with urinary tract infection. JAMA 2021;326(4):324–331.
  • Sheppard DC. Short-course antibiotic therapy: the next frontier in antimicrobial stewardship. Relevé des maladies transmissibles au Canada (ASPC) 2022;48(11/12). doi:10.14745/ccdr.v48i1112a01
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Urologie, Microbiologie médicale et infectiologie.

🔗 Voir aussi