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Plaies, lacérations et sutures

Urgence et soins critiquesFiche révisée · oct. 2026

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En bref : On évalue d’abord l’état neurovasculaire, tendineux et osseux et la présence d’un corps étranger. L'irrigation abondante est le geste qui prévient le mieux l’infection. On respecte les doses maximales d’anesthésique local. L’épinéphrine est sûre aux doigts, au nez et aux oreilles chez les patients sans maladie vasculaire. On vérifie toujours le tétanos (PIQ) et, pour une morsure, la rage et l’antibioprophylaxie (guide CHLM).

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Atteinte tendineuse, nerveuse ou artérielle ; articulation ou fracture ouverte.
  • Injection à haute pression ; paupière (bord libre, canal lacrymal) ; cartilage avec perte de substance.
  • LAST : engourdissement péribuccal, goût métallique, convulsions, arythmies.

✅ À faire maintenant

  • Sensibilité distale avant l’anesthésie, pouls, recoloration, chaque tendon contre résistance ; explorer la plaie exsangue.

  • RX si verre, métal, gravier, fracture ou morsure profonde à la main ; écho pour bois et plastique.
  • Irrigation 50–100 mL/cm (eau du robinet ou NS) ; débrider.
  • Vérifier le tétanos ; morsure : rage, VIH, VHB, VHC si humaine.

💊 Premières ordonnances

  • Lidocaïne 1 % : max 4,5–5 mg/kg (300 mg) sans épi, 7 mg/kg (500 mg) avec épi.

  • Fil : visage 5-0 à 6-0 (retrait 3–5 j) ; bras 4-0 (7–10 j) ; tronc, jambes, mains, pieds 4-0 (10–14 j) ; paumes, plantes 3-0 (14–21 j).
  • Tétanos : dT/dcaT ± TIg 250 U IM selon le tableau du PIQ (si non disponibles en clinique : CLSC ou urgence).
  • Morsure (chat, humain, chien à risque) : amoxicilline-clavulanate 875 mg PO BID × 3–5 j.
  • LAST : arrêter l’injection, 911 ; émulsion lipidique 20 % IV à l’urgence.

📄 À remettre au patient ou aux parents

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📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer à l’urgence : Fracture ou articulation ouverte ; atteinte artérielle ou doigt dévascularisé ; injection à haute pression ; cellulite post-morsure modérée à sévère ; toxicité systémique aux anesthésiques locaux
  • Chirurgie plastique : Atteinte tendineuse ou nerveuse ; morsure de poing ou morsure profonde à la main ; perte de substance ou plaie très contaminée ; lacération complexe difficile à refermer
  • Ophtalmologie : Lacération du bord libre ou du canal lacrymal

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

🔗 Ressources et raisonnement

🧠 Raisonnement Raisonnement diagnostique (VINDICATE, drapeaux rouges)

📞 Consulter CRDS Chirurgie plastique · Urgent : spécialiste de garde (téléphoniste de l’hôpital) ou urgence · semi-urgent : Accueil clinique · électif : CRDS par le formulaire dynamique du DMÉ ou SAFIR Web

Évaluation

  • Antécédents : diabète, immunosuppression, corticostéroïdes, anticoagulants, MVAS, chéloïdes, statut vaccinal (tétanos).
  • Mécanisme : écrasement, morsure, contamination (terre, fumier), haute pression (injection), verre (corps étranger).
  • Délai depuis la blessure.
  • Examen : sensibilité distale avant l’anesthésie, pouls et recoloration, fonction de chaque tendon contre résistance, exploration de la plaie dans tout son trajet (exsangue).
  • Radiographie si verre, métal ou gravier, ou si une fracture ou une morsure profonde à la main est suspectée. L'échographie est utile pour le bois et le plastique (radiotransparents).
  • Orientation spécialisée : atteinte tendineuse, nerveuse ou artérielle ; articulation ouverte ; fracture ouverte ; paupière (bord libre, canal lacrymal) ; cartilage de l’oreille ou du nez avec perte de substance ; injection à haute pression ; perte cutanée importante.

Fermeture : quand et comment

Type Indication
Première intention (sutures, agrafes, colle, bandelettes) Plaie propre ou nettoyable, vue tôt. En général < 12–18 h ; jusqu’à 24 h au visage et au cuir chevelu (très vascularisés)
Seconde intention (fermeture spontanée) Plaie contaminée, morsure (sauf au visage), plaie punctiforme, ulcère, plaie > 24 h
Fermeture primaire différée (troisième intention) Plaie contaminée laissée ouverte et pansée, refermée à J3–J5 si aucun signe d’infection
  • Morsures : le visage peut être fermé après une irrigation minutieuse (bénéfice esthétique). À la main, on évite la fermeture primaire, sauf avis de la plastie.
  • Colle tissulaire (2-octylcyanoacrylate) : plaie linéaire à faible tension, < 5 cm, bords bien affrontés. Pas sur les muqueuses, les articulations ni les zones humides. Les résultats esthétiques sont équivalents aux sutures au visage.

Préparation de la plaie

  • Irrigation : 50–100 mL par cm de plaie, avec une seringue de 20–60 mL et un cathéter de 18–19 G (pression d’environ 5–8 psi). L’eau potable du robinet est aussi efficace que le NS.
  • Débrider les tissus dévitalisés et retirer les corps étrangers. Ne pas raser les sourcils (repères et repousse imprévisible). Couper les poils au besoin.
  • Pas d’antiseptique concentré (povidone, peroxyde) dans la plaie : il est cytotoxique. On l’utilise en périphérie seulement.

Anesthésie locale

Agent Début Durée Dose max sans épinéphrine Dose max avec épinéphrine
Lidocaïne 1 % (10 mg/mL) 1–2 min 30–60 min (2–6 h avec épi) 4,5–5 mg/kg (max 300 mg) 7 mg/kg (max 500 mg)
Bupivacaïne 0,25 % (2,5 mg/mL) 5 min 2–4 h (3–7 h avec épi) 2–2,5 mg/kg (max 175 mg) 3 mg/kg (max 225 mg)
Mépivacaïne 1 % 3–5 min 45–90 min 4–5 mg/kg (max 300–400 mg) 7 mg/kg
  • Calcul : la lidocaïne 1 % contient 10 mg/mL. Pour 70 kg sans épinéphrine : 5 × 70 = 350 mg, mais on plafonne à 300 mg, soit 30 mL.
  • Réduire la douleur :
    • Aiguille 27–30 G ; injection lente, par les berges de la plaie et non à travers la peau intacte.
    • Solution tiède ; tamponner la lidocaïne (1 mL de bicarbonate 8,4 % pour 10 mL de lidocaïne).
    • Toujours aspirer avant d’injecter.
    • Épinéphrine aux extrémités : elle est sûre aux doigts, aux orteils, au nez, aux oreilles et au pénis chez les patients sans maladie vasculaire (données canadiennes de la technique WALANT). On l’évite en cas de MVAS, de Raynaud ou de sclérodermie.
    • Bloc digital (lidocaïne 1 %, 2–3 mL de chaque côté, ou bloc transthécal) pour les plaies des doigts.
    • Topique chez l’enfant : LET (lidocaïne-épinéphrine-tétracaïne) 20–30 min, sauf sur les muqueuses.

⚠️ Toxicité systémique (LAST) : engourdissement péribuccal, goût métallique, acouphènes, agitation, puis convulsions, arythmies et arrêt cardiaque (la bupivacaïne est plus cardiotoxique). Conduite : arrêt de l’injection, 911, voies aériennes, O₂ si disponible, RCR/DEA au besoin ; midazolam intranasal ou buccal (si disponible) pour les convulsions. Émulsion lipidique 20 % IV à l’urgence. Réanimation prolongée.

Choix du fil et retrait

Région Fil cutané (non résorbable : nylon/Éthilon, Prolene) Retrait
Visage 5-0 à 6-0 (lèvre 6-0 ou 7-0 ; paupière 6-0) 3–5 jours
Cuir chevelu 3-0 à 4-0 (ou agrafes) 7–10 jours
Bras 4-0 7–10 jours
Tronc, jambes 4-0 (3-0 si peau épaisse du dos) 10–14 jours
Mains, pieds, doigts 4-0 à 5-0 10–14 jours
Paumes, plantes 3-0 14–21 jours
Muqueuse buccale, muscle de la lèvre Résorbable 3-0 à 4-0 Se résorbe
Plans profonds (derme, galéa) Résorbable 3-0 à 4-0 (galéa : 2-0 à 3-0), nœud enfoui —
  • Fils résorbables à la peau : esthétique, infection et déhiscence comparables aux non résorbables (méta-analyse citée par AFP 2017). Option utile chez l’enfant et au visage, car ils évitent le retrait.
  • Monofilament ou tressé : pas d’avantage démontré du monofilament sur l’esthétique, l’infection ou la déhiscence (AFP 2017).
  • Corticothérapie, diabète ou malnutrition : retarder le retrait de quelques jours.

Techniques de suture

  • Points simples séparés : conviennent à la plupart des plaies.
  • Points de matelassier (vertical ou horizontal) : éversent bien les berges, mais peuvent causer une nécrose cutanée ou une cicatrice plus marquée.
  • Surjet intradermique : affrontement précis et rapide ; ne laisse pas drainer, donc réservé aux plaies propres.
  • Points dermiques profonds (nœud enfoui) : affrontement et éversion pour les plaies propres ; au visage, le résultat esthétique est semblable sans ces points.
  • Principes :
    • Éversion légère des berges, jamais d’inversion.
    • Affronter sans serrer : la plaie va enfler.
    • Excision fusiforme : rapport longueur/largeur d’environ 3 pour 1, angles de 30° ou moins aux extrémités, grand axe parallèle aux lignes de moindre tension (plis et rides) (Zuber, AFP 2003).

Régions particulières

  • Lèvre : marquer la jonction vermillon-peau avant l’anesthésie (l’infiltration l’efface) ; le premier point cutané va sur cette jonction. Muscle et muqueuse au résorbable 3-0 ou 4-0, peau au nylon 6-0 ou 7-0.
  • Paupière : rechercher un hyphéma et une plaie du globe. Orienter vers l’ophtalmologie si la plaie touche le globe, le tarse ou le bord libre, dépasse le sous-cutané ou se situe en dedans du point lacrymal (canal lacrymal).
  • Oreille : le cartilage est peu vascularisé ; il doit être recouvert de peau. Prévenir l'hématome par un pansement compressif (compresses sous un bandage circulaire de la tête).
  • Cuir chevelu : agrafes, sutures ou apposition des cheveux (mèches torsadées fixées par une goutte de colle). Vérifier la galéa et la présence d’une fracture.

Tétanos (PIQ du Québec)

Antécédents vaccinaux Plaie propre et mineure Autres plaies (souillées, punctiformes, écrasement, brûlure, morsure, > 6 h)
Inconnus ou < 3 doses dT/dcaT : oui ; TIg : non dT/dcaT : oui + TIg 250 U IM (site différent)
≥ 3 doses Vaccin si dernière dose ≥ 10 ans Vaccin si dernière dose ≥ 5 ans ; TIg seulement si immunosuppression grave
  • Utiliser le dcaT chez l’adulte qui n’a jamais reçu de dose de coqueluche acellulaire à l’âge adulte (CHLM, PIQ). Compléter ensuite la primovaccination au besoin.

Morsures (guide local 2023)

  • Irriguer, débrider, radiographier (fracture, corps étranger dentaire). Main : penser à une articulation ou une gaine tendineuse atteinte (morsure de poing : « fight bite »), qui exige l’avis de l’orthopédie ou de la plastie.
  • Ne pas oublier : tétanos, évaluation de la rage et, pour une morsure humaine, le risque de VIH, VHB et VHC.
  • Pathogènes :
    • Chien et chat : Pasteurella multocida, S. aureus, streptocoques, Capnocytophaga canimorsus (aspléniques, alcooliques), anaérobes.
    • Humain : streptocoques, S. aureus, Eikenella corrodens, anaérobes.
Situation 1er choix Durée Alternatives
Prophylaxie : d’emblée pour un chat ou un humain ; pour un chien, seulement si la morsure est profonde, touche la main ou si le patient est immunosupprimé Amoxicilline-clavulanate 875 mg PO BID 3–5 j Doxycycline 100 mg PO BID ± métronidazole 500 mg PO TID ; TMP-SMX 1 DS BID ± métronidazole ; moxifloxacine 400 mg die
Cellulite légère post-morsure Amoxicilline-clavulanate 875 mg PO BID 5–7 j (animale) ; 5–10 j (humaine) Idem
Cellulite modérée à sévère, animale Urgence (amoxicilline-clavulanate IV) Selon l’atteinte : ténosynovite 10–14 j, arthrite 14–21 j, ostéomyélite 28–42 j Choix IV à l’urgence
Cellulite modérée à sévère, humaine Urgence (ceftriaxone IV + métronidazole) Idem Choix IV à l’urgence
  • Rage : on évalue l’animal et l’exposition avec la santé publique. Les chauves-souris sont l’exposition principale au Québec, même sans morsure visible. Si une prophylaxie postexposition est indiquée :
  • Immunoglobulines antirabiques 20 U/kg, infiltrées autour et dans la plaie, le reste en IM à distance du vaccin, le plus tôt possible (jusqu’à J7 après la 1re dose de vaccin) ; à l’urgence ou selon l’organisation régionale de santé publique.
  • Vaccin 1 mL IM au deltoïde à J0, J3, J7 et J14.
  • Personne immunosupprimée : 5e dose à J28 et sérologie.

⚠️ Recommandation actuelle (CCNI / PIQ) : le calendrier vaccinal postexposition contre la rage chez la personne immunocompétente comporte 4 doses (J0, 3, 7, 14). L’ancien schéma à 5 doses (avec J28), noté dans les sources d’origine, est réservé aux personnes immunosupprimées.

Plaies contaminées et chroniques

  • Une plaie vue tardivement (> 24 h) ou infectée se ferme par seconde intention ou par fermeture primaire différée. Pansements fréquents.
  • Antibiotique systémique seulement s’il y a une cellulite, une morsure à risque ou une immunosuppression. Il n’est pas indiqué « pour prévenir » dans une plaie simple, propre et suturée.

Cicatrisation et conseils au congé

  • Phases :
    • Inflammatoire : quelques jours.
    • Proliférative : quelques semaines ; les ponts de collagène et d’épithélium débutent vers J5–J7.
    • Maturation et remodelage : de la 3e semaine jusqu’à 12 mois. La cicatrice ne retrouve qu’environ 80 % de la résistance de la peau saine, atteinte vers 11–14 semaines.
    • Douche : on conseillait de garder la plaie au sec 24 h, mais se laver dès les 12 premières heures n’a pas augmenté les infections dans une étude ; pas de bain prolongé.
    • Signes d’infection à surveiller : rougeur qui s’étend, chaleur, pus, fièvre.
    • Protection solaire de la cicatrice pendant 6 à 12 mois (hyperpigmentation).

📋 Urgence du CHU Sainte-Justine : ce qui sert en clinique (résumé dans nos mots ; l’INESSS a priorité quand il a une position)

Lacération (enfant) (révisé en juill. 2025)

  • Colle cutanée si les berges se rapprochent facilement ; sinon sutures, idéalement résorbables.
  • Anesthésie topique LET au moins 40 min avant : max 2 mL (6–15 kg) ou 3 mL (> 15 kg), à retirer au plus tard après 2 h.
  • Prophylaxie antitétanique selon les doses reçues et le délai depuis la dernière.

Traumatisme dentaire (mis à jour en juin 2021)

  • Dent permanente avulsée : réimplanter le plus tôt possible (pronostic mauvais après 60 min), en la tenant par la couronne ; transport dans le lait ; ne jamais réimplanter une dent primaire.
  • Dentiste en urgence : avulsion, intrusion, luxation latérale, fracture avec exposition pulpaire ; dans les 24 h : fracture avec dentine exposée.

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceFracture ou articulation ouverte — antibiotiques IV, orthopédie
  • UrgenceAtteinte artérielle ou doigt dévascularisé (amputation digitale) — chirurgie de garde
  • UrgenceInjection à haute pression (même si la plaie paraît minime) — chirurgie de garde
  • UrgenceCellulite post-morsure modérée à sévère — antibiotiques IV
  • UrgenceToxicité systémique aux anesthésiques locaux (LAST) — 911, émulsion lipidique 20 % IV

Consulter en chirurgie plastique si :

Selon le milieu, l’orthopédie reçoit aussi ces plaies.

  • UrgenceAtteinte tendineuse ou nerveuse (main, doigt) — chirurgien plasticien de garde
  • UrgenceMorsure de poing ou morsure profonde à la main (« fight bite », articulation ou gaine atteinte) — chirurgien de garde ; pas de fermeture primaire
  • UrgencePerte de substance ou plaie très contaminée (main > 1 cm², structures exposées, dégantement ; cartilage de l’oreille ou du nez) — chirurgien plasticien de garde
  • UrgenceLacération complexe difficile à refermer — chirurgien plasticien de garde
  • ÉlectifCicatrice vicieuse du visage — priorité E (≤ 12 mois)

Consulter en ophtalmologie si :

  • UrgenceLacération du bord libre ou du canal lacrymal (chercher hyphéma et plaie du globe) — ophtalmologiste de garde

À préparer : heure et mécanisme ; examen neurovasculaire et tendineux documenté avant l’anesthésie ; RX ou écho (corps étranger, fracture) ; photo ; statut tétanos et dose reçue ; morsure : espèce, statut de l’animal, évaluation de la rage avec la santé publique, antibiotique donné.

Pièges et perles

  • 💡 Toujours documenter l'examen neurovasculaire avant l’anesthésie.
  • Une plaie de la main au-dessus d’une articulation métacarpophalangienne chez un homme qui « s’est coupé » est une morsure humaine jusqu’à preuve du contraire.
  • Une plaie punctiforme à travers une chaussure de sport fait penser à Pseudomonas (ostéochondrite).
  • Une plaie au visage chez un enfant inquiet : envisager la colle, les sutures résorbables ou une sédation procédurale.
  • La « petite » plaie du patient anticoagulé : compression, agents hémostatiques et suture serrée. Il est rarement nécessaire d’arrêter l’anticoagulant.

Références

🩺 Situations CHSLD qui renvoient ici

🔗 Voir aussi