Dr .omni

CHSLD et soins palliatifs â€ș Soins palliatifs et fin de vie

Soins de bouche en fin de vie

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En bref : En fin de vie, la bouche sĂšche est trĂšs frĂ©quente (respiration par la bouche, oxygĂšne, anticholinergiques, opioĂŻdes, faible apport). Elle cause inconfort, soif et douleur. Des soins de bouche frĂ©quents et doux soulagent mieux la sensation de soif que l’hydratation artificielle. C’est un soin simple qui peut ĂȘtre confiĂ© aux proches qui le souhaitent.

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • Plaques blanches ou rougeur douloureuse : candidose (voir « Conjonctivite, candidose »).
  • UlcĂšres, saignement, odeur fĂ©tide, lĂ©sions herpĂ©tiques.
  • Douleur Ă  la mastication ou Ă  la dĂ©glutition, refus de manger nouveau.
  • ProthĂšse qui blesse, dent cassĂ©e ou mobile (risque d’aspiration).

✅ À faire maintenant

  • Examiner la bouche avec une lampe : langue, palais, gencives, joues, lĂšvres.
  • Prescrire des soins de bouche frĂ©quents au plan de soins, selon le protocole de l’établissement.
  • Revoir les mĂ©dicaments qui assĂšchent (anticholinergiques, scopolamine) et les cesser s’ils ne sont plus nĂ©cessaires.
  • Traiter une candidose ou une lĂ©sion douloureuse.

Selon le niveau de soins

NiveauConduite
A – BSoins de bouche quotidiens et Ă©valuation buccodentaire ; consultation dentaire pour une infection ou une douleur.
CMĂȘmes soins ; traiter sur place candidose, herpĂšs et lĂ©sions douloureuses.
DSoins de bouche fréquents pour le confort ; pas de traitement dentaire, sauf pour soulager une douleur.

Sur place

  • Nettoyer : brosse Ă  dents souple ou bĂątonnet de mousse humectĂ© d’eau, sans dentifrice moussant si le rĂ©sident ne peut pas cracher ; rĂ©sident tournĂ© sur le cĂŽtĂ© ou tĂȘte surĂ©levĂ©e pour Ă©viter l’aspiration.
  • Hydrater : petites gorgĂ©es d’eau ou de glace concassĂ©e si le rĂ©sident avale encore ; humecter souvent la bouche ; gel ou substitut de salive.
  • LĂšvres : baume hydratant ; Ă©viter la vaseline prĂšs de l’oxygĂšne selon la politique de l’établissement.
  • ProthĂšses : retirer la nuit et lorsque le rĂ©sident est somnolent ou ne dĂ©glutit plus ; nettoyer chaque jour.
  • À Ă©viter : rince-bouche Ă  base d’alcool et bĂątonnets glycĂ©rine-citron, qui assĂšchent la muqueuse.
  • Air : humidifier l’oxygĂšne si la politique le prĂ©voit ; cesser l’oxygĂšne qui n’apporte pas de confort.
  • Douleur buccale : rince-bouche anesthĂ©siant ou analgĂ©sique selon le protocole de l’établissement et le pharmacien.

Famille

  • Montrer aux proches comment humecter la bouche et les lĂšvres : c’est une façon concrĂšte de prendre soin.
  • Expliquer que la bouche sĂšche n’est pas un signe de dĂ©shydratation « qui fait souffrir » et que les soins de bouche soulagent mieux qu’un solutĂ©.

PiĂšges et perles

  • La scopolamine pour les rĂąles assĂšche beaucoup la bouche : compenser par des soins plus frĂ©quents.
  • Une candidose non vue peut expliquer un refus de manger.
  • La respiration bouche ouverte du mourant dessĂšche en quelques heures : la frĂ©quence des soins compte plus que le produit.

Références

  • MSSS. Programme quĂ©bĂ©cois de soins buccodentaires et de soins d’hygiĂšne quotidiens de la bouche en CHSLD : cadre de rĂ©fĂ©rence et cartes de rappel, dont « Fin de vie » (2019, mis Ă  jour sur QuĂ©bec.ca en 2026).
  • NICE NG31. Care of dying adults in the last days of life (2015), section hydratation et soins de bouche.
  • Pallium Canada. Pallium Palliative Pocketbook, 3e Ă©d. (2026).

Pour aller plus loin