Dr .omni

CHSLD et soins palliatifs â€ș Soins palliatifs et fin de vie

Accompagnement de la famille

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En bref : En CHSLD, la famille est souvent prĂ©sente depuis des annĂ©es et vit un long deuil anticipĂ©, surtout en TNC. À l’approche de la mort, elle a besoin d'information claire, de prĂ©sence, d’un rĂŽle auprĂšs du rĂ©sident et d’ĂȘtre prĂ©venue Ă  temps. L’accompagnement se poursuit aprĂšs le dĂ©cĂšs. C’est un travail d’équipe : soins infirmiers, travail social, soins spirituels, bĂ©nĂ©voles.

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux Ă  repĂ©rer

  • Proche Ă©puisĂ©, qui ne dort plus ou ne quitte plus la chambre.
  • CulpabilitĂ© marquĂ©e (hĂ©bergement, dĂ©cision de niveau de soins), colĂšre envers l’équipe.
  • DĂ©saccord entre membres de la famille sur les soins.
  • Facteurs de deuil compliquĂ© : dĂ©pendance au dĂ©funt, isolement, deuils antĂ©rieurs non rĂ©solus, problĂšmes de santĂ© mentale.

✅ À faire maintenant

  • Identifier le reprĂ©sentant et la personne Ă  appeler, de jour comme de nuit ; noter ses souhaits (ĂȘtre appelĂ© ou non la nuit).
  • Expliquer ce qui se passe et ce qui est attendu dans les prochains jours, avec des mots simples.
  • Offrir un rĂŽle : soins de bouche, prĂ©sence, musique, objets familiers, rituels religieux ou culturels.
  • Proposer le travail social et les soins spirituels ; permettre la prĂ©sence la nuit selon les rĂšgles du milieu.

Selon le niveau de soins

NiveauConduite
A – BPrĂ©parer la famille Ă  une dĂ©tĂ©rioration possible ; discuter des objectifs avant une crise.
CExpliquer ce qui peut ĂȘtre fait sur place et pourquoi un transfert n’apporterait pas plus de confort.
DAccompagnement de fin de vie ; prévenir la famille dÚs que la mort semble proche.

Pendant la fin de vie

  • Communication : nommer la mort ; vĂ©rifier ce que la famille a compris ; laisser de la place aux silences et aux Ă©motions.
  • Changements attendus : baisse de l’apport, sommeil, respiration irrĂ©guliĂšre, rĂąles, marbrures. Les expliquer d’avance rĂ©duit l’angoisse.
  • Alimentation : rassurer : la personne qui meurt ne meurt pas de faim ; offrir les soins de bouche comme geste de soin.
  • Culture et religion : demander ce qui est important (priĂšres, toilette du corps, prĂ©sence de la communautĂ©, dĂ©lai avant de dĂ©placer le corps).
  • Enfants et petits-enfants : leur prĂ©sence est possible avec prĂ©paration.

AprÚs le décÚs

  • Laisser le temps auprĂšs du corps ; expliquer les Ă©tapes (constat, bulletin de dĂ©cĂšs, entreprise funĂ©raire).
  • ReconnaĂźtre le rĂŽle de la famille et la qualitĂ© des soins qu’elle a apportĂ©s.
  • Remettre l’information sur les ressources de deuil (organismes locaux, Info-Social 811) ; suivi selon le programme de l’établissement.
  • Penser au personnel et aux autres rĂ©sidents, qui vivent aussi le deuil.

PiĂšges et perles

  • Le deuil a souvent commencĂ© bien avant le dĂ©cĂšs : la famille peut ressentir du soulagement et de la culpabilitĂ©.
  • Ne pas attendre que la famille pose les questions : beaucoup n’osent pas.
  • Les phrases vagues (« son Ă©tat est stable ») empĂȘchent la famille de se prĂ©parer.
  • Un deuil normal ne se traite pas par des mĂ©dicaments.

Références

  • NICE NG31. Care of dying adults in the last days of life (2015) : communication et soutien des proches.
  • Pallium Canada. Pallium Palliative Pocketbook, 3e Ă©d. (2026) : deuil et soutien de la famille.
  • Lautrette A, et al. A communication strategy and brochure for relatives of patients dying in the ICU. N Engl J Med 2007;356(5):469-78.
  • MSSS. Soins palliatifs et de fin de vie : plan de dĂ©veloppement 2015-2020.

Pour aller plus loin