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Soins post-aigus › Admission et orientation

Retour du centre hospitalier après une complication

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En bref : Un patient qui revient de l’urgence ou d’une hospitalisation pendant son séjour est un nouveau patient : nouveaux diagnostics, nouveaux médicaments, souvent une perte de fonction et parfois un délirium. On refait un bilan comparatif des médicaments, on vérifie le plan de suivi de l’hôpital et on révise les objectifs de réadaptation. C’est aussi un bon moment pour revoir le niveau de soins.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Patient encore instable au retour (signes vitaux, oxygène, saignement).
  • Aucune information écrite : diagnostic, traitement donné, examens en attente.
  • Nouveau médicament à haut risque (anticoagulant, antiarythmique, opioïde, insuline) sans dose ou durée claire.
  • Délirium nouveau ou perte nette de la marche ou des transferts.

✅ À faire maintenant

  • Lire la note d’urgence ou le résumé de séjour ; appeler le médecin traitant de l’hôpital si une information manque.
  • Refaire le BCM avec le pharmacien : ce qui a été ajouté, changé ou cessé, et pourquoi.
  • Examen ciblé sur la complication, plus délirium, peau, plaie, globe vésical.
  • Noter les résultats en attente (cultures, imagerie) et qui doit les suivre.

En soins post-aigus

  • Traitement : poursuivre par voie orale dès que possible ; noter la date de fin d’un antibiotique (voir Relais oral et durée des antibiotiques).
  • Surveillance : préciser à l’infirmière ce qu’il faut surveiller et quand appeler (seuils de signes vitaux selon le protocole de l’établissement).
  • Analyses de contrôle : seulement celles qui changent la conduite, à une date précise.
  • Médicaments : vérifier que les médicaments d’avant ont été repris ou volontairement cessés.
  • Cause : se demander si la complication était évitable (chute, TEV, déshydratation, médicament) pour éviter qu’elle se répète.

Effet sur la réadaptation

  • Demander à la physiothérapie et à l’ergothérapie de réévaluer le patient ; la perte de fonction peut être importante après quelques jours au lit.
  • Reprendre la mobilisation dès que la condition le permet ; préciser les nouvelles restrictions (p. ex. après une reprise chirurgicale).
  • Réviser le PII : objectifs, durée prévue du séjour, destination.
  • Si la récupération attendue n’est plus réaliste, discuter d’une réorientation.

Retour au centre hospitalier ou consultation

  • Retours répétés pour le même problème : discuter du niveau de soins et de la pertinence du lieu de séjour.
  • Patient revenu trop tôt et encore instable : rappeler l’équipe de l’hôpital ; le retransférer si le niveau de soins le prévoit.
  • Suivi spécialisé demandé par l’hôpital : vérifier que le rendez-vous est pris et que le transport est prévu.

Patient et proches

  • Expliquer ce qui s’est passé et l’effet probable sur la durée du séjour et le retour à domicile.
  • Si la complication découle d’un incident ou d’un accident sur l’unité (chute, erreur de médicament), le déclarer sur le formulaire AH-223 et en informer le patient ou son représentant.

Pièges et perles

  • Reprendre les anciennes ordonnances de l’unité sans tenir compte des changements faits à l’hôpital.
  • Un anticoagulant suspendu à l’urgence et jamais repris, ou repris deux fois (ancien et nouveau).
  • Les résultats en attente au départ de l’hôpital se perdent souvent : nommer qui les suit.

Références

  • Ordre des pharmaciens du Québec et Collège des médecins du Québec. Bilan comparatif des médicaments : recueil de politique et procédures (2016).
  • Coleman EA, Parry C, Chalmers S, Min SJ. The care transitions intervention: results of a randomized controlled trial. Arch Intern Med 2006;166(17):1822-1828.
  • INESSS. Les niveaux de soins : normes et standards de qualité (2016).

Pour aller plus loin