En bref : Y penser devant une atteinte multisystémique inexpliquée : fièvre, éruption, arthrite, cytopénies, glomérulonéphrite, hémorragie alvéolaire, mononévrite multiple. Les tests sont ciblés selon le tableau : un ANA à faible titre est fréquent chez les bien-portants, alors qu’un ANCA MPO/PR3, un anti-ADNdb avec complément bas ou un anti-Jo1 orientent fortement. Chez le patient connu, l’infection passe avant la poussée : cultures avant d’augmenter l’immunosuppression. Urgences à reconnaître : artérite à cellules géantes (prednisone sans attendre la biopsie), syndrome pneumo-rénal, crise rénale sclérodermique (IECA), myosite avec dysphagie ou faiblesse respiratoire, SAPL (warfarine ; pas d’AOD si triple positif). Avant corticostéroïdes ou biologiques : VHB, TB, strongyloïdes ; prophylaxie PJP selon le régime.
🩺 Au chevet
🚩 Signaux d’alarme
- Hémoptysie, chute d’Hb, infiltrats bilatéraux, hypoxémie : hémorragie alvéolaire.
- Créatinine en hausse avec hématurie et protéinurie : GN rapidement progressive.
-
50 ans avec céphalée nouvelle, claudication de la mâchoire, baisse de vision, diplopie ou amaurose fugace : artérite à cellules géantes (ACG).
- Sclérodermie avec HTA nouvelle sévère, IRA, schistocytes : crise rénale sclérodermique.
- Faiblesse proximale avec dysphagie, toux à la déglutition ou dyspnée : myosite grave (aspiration, insuffisance respiratoire).
- Thromboses multiples en quelques jours chez un porteur d’antiphospholipides : SAPL catastrophique.
- Pied ou main tombants d’apparition brutale, ischémie digitale, douleur abdominale ischémique : vascularite systémique.
- Fièvre sous immunosuppresseurs : infection jusqu’à preuve du contraire (atténuation des signes par les corticostéroïdes).
✅ À faire maintenant
- FSC avec frottis (schistocytes), créatinine, ions, analyse d’urine avec sédiment, RPC, CRP, VS, CK, bilan hépatique, troponine, lactate ; β-hCG si pertinent.
- Hémocultures et cultures ciblées avant toute hausse d’immunosuppression ; radiographie pulmonaire.
- Tests ciblés selon le tableau (voir Tests) ; ne pas commander un « panel complet » sans hypothèse.
- Avant corticostéroïdes à forte dose ou biologique : AgHBs, anti-HBc, anti-HBs, VHC, VIH, dépistage de TB latente (IGRA, radiographie), sérologie de strongyloïdes si exposition (Afrique, Asie, Amérique latine, Caraïbes, Europe du Sud).
- Médication : poursuivre l'hydroxychloroquine ; noter les corticostéroïdes chroniques (dose de stress).
💊 Premières ordonnances
- ACG soupçonnée : prednisone 40–60 mg PO die dès la suspicion, sans attendre la biopsie ; atteinte visuelle : méthylprednisolone 500–1 000 mg IV die × 3 j (avis rhumatologie ou ophtalmologie).
- Atteinte grave d’organe (GNRP, hémorragie alvéolaire, mononévrite multiple, néphrite lupique) : méthylprednisolone 500–1 000 mg IV die × 3 j sur avis spécialisé, après les prélèvements.
- Crise rénale sclérodermique : IECA à hautes doses, p. ex. captopril 6,25–12,5 mg PO puis augmenté q4–8 h, titré pour atteindre la normotension en 2–3 jours ; poursuivre même si la créatinine monte.
- Hydroxychloroquine : maintenir, ≤ 5 mg/kg/j de poids réel (souvent 200–400 mg PO die) ; réduire en IRC.
- Strongyloïdes possible et corticostéroïdes urgents : ivermectine 200 µg/kg PO die × 2 j sans attendre la sérologie.
- Prophylaxie PJP (prednisone ≥ 20 mg/j prévue ≥ 4 sem avec un 2e immunosuppresseur, ou cyclophosphamide, rituximab) : TMP-SMX 1 co 800/160 mg PO 3 fois/sem ou 1 co 400/80 mg PO die ; ajuster en IRC.
- Calcium et vitamine D sous corticostéroïdes ; IPP si AINS ou anticoagulant associés.
📞 Appeler ou orienter si
- Rhumatologie : Vascularite ou connectivite avec atteinte grave d’organe ; artérite temporale symptomatique
- Néphrologie : Glomérulonéphrite avec hémoptysie ; IRA avec sédiment actif
- Ophtalmologie : Perte de vision ou amaurose fugace
- Soins intensifs : Hémorragie alvéolaire ou SAPL catastrophique
Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›
🔗 Ressources et raisonnement
🧭 Raisonnement clinique Vasculites · Glomérulonéphrite et syndrome néphrotique
Quand y penser
- Fièvre inexpliquée avec CRP élevée et cultures négatives, perte de poids, sueurs.
- Peau : purpura palpable, livedo, ulcères, photosensibilité, éruption malaire, papules de Gottron, héliotrope, sclérodactylie, Raynaud.
- Articulations : polyarthrite non érosive, arthralgies inflammatoires.
- Sang : cytopénies (leucopénie, lymphopénie, thrombopénie, hémolyse à Coombs positif).
- Rein : hématurie glomérulaire, protéinurie, IRA avec sédiment actif.
- Poumon : hémorragie alvéolaire, nodules cavitaires, pneumopathie interstitielle, sérites.
- Nerf : mononévrite multiple (vascularite jusqu’à preuve du contraire), neuropathie asymétrique douloureuse.
- ORL et yeux : sinusite croûteuse chronique, épistaxis, otite séreuse, sclérite, uvéite.
- Imitateurs à exclure : endocardite, infections (VIH, VHB, VHC, syphilis, TB), néoplasie et lymphome, médicaments (hydralazine, propylthiouracile, minocycline, anti-TNF, inhibiteurs de checkpoint), lévamisole (cocaïne), embolies de cholestérol.
Tests ciblés et leurs limites
| Test | Utile pour | Limites |
|---|---|---|
| ANA | Dépistage du lupus (sensibilité > 95 %), sclérodermie, myosite | Faible titre (1/40–1/80) fréquent chez les bien-portants, l’âgé, l’infection ; inutile de le répéter une fois positif |
| Anti-ADNdb | Spécifique du lupus ; suit l’activité rénale | Dosé seulement si ANA positif et tableau compatible |
| C3, C4 | Bas : lupus actif, cryoglobulinémie, GN post-infectieuse, endocardite | Normal n’exclut pas une poussée |
| Anti-Sm, anti-SSA/SSB, anti-RNP, anti-Scl-70, anti-centromère, anti-ARN polymérase III | Sous-types de connectivite | Demander de façon ciblée, souvent par la rhumatologie |
| ANCA (MPO, PR3) | GPA (surtout PR3), MPA (surtout MPO), EGPA (≈ 40 % positifs) | Faux positifs : infection, endocardite, médicaments, lévamisole ; un ANCA négatif n’exclut pas une vascularite |
| Anti-MBG | Maladie anti-MBG (Goodpasture) | Demander avec les ANCA si GN ou hémorragie alvéolaire |
| CK, aldolase | Myosite | Normale possible en dermatomyosite ; hausse aussi par statine, hypothyroïdie, effort, rhabdomyolyse |
| Anti-Jo1 et panel myosite | Syndrome antisynthétase (pneumopathie interstitielle, mains de mécanicien, arthrite) ; anti-HMGCR (myopathie nécrosante sous statine) | Panel envoyé à l’extérieur, délai de résultat |
| Cryoglobulines, FR | Vascularite cryoglobulinémique (VHC) | Prélèvement maintenu à 37 °C sinon faux négatif |
| Antiphospholipides : anticoagulant lupique, anticardiolipines, anti-β2GPI | SAPL | Confirmer à ≥ 12 semaines ; anticoagulant lupique ininterprétable sous héparine ou AOD |
| VS, CRP | ACG, PPR, activité inflammatoire | Non spécifiques ; CRP souvent peu élevée dans la poussée lupique |
Prise en charge par maladie
Lupus érythémateux disséminé
- Poussée ou infection ? Les deux peuvent coexister. Orientent vers l’infection : CRP très élevée (hors sérite ou arthrite), neutrophilie, frissons, foyer. Orientent vers la poussée : C3/C4 qui baissent, anti-ADNdb qui monte, leucopénie, lymphopénie, sédiment actif. Cultiver d’abord.
- Hydroxychloroquine à maintenir pendant l’hospitalisation (l’arrêt augmente les poussées) : ≤ 5 mg/kg/j de poids réel ; réduire en IRC ; examen rétinien de base dans la 1re année, puis annuel après 5 ans (plus tôt si IRC, tamoxifène, dose élevée). Prudence : allongement du QT, hypoglycémie.
- Néphrite lupique : protéinurie > 0,5 g/j (RPC > 50 mg/mmol), sédiment actif ou créatinine en hausse → biopsie rénale (néphrologie) ; induction décidée par les spécialistes (mycophénolate, cyclophosphamide, bélimumab, voclosporine) ; IECA/ARA si protéinurie.
- Autres : sérites, cytopénies auto-immunes, lupus neuropsychiatrique (exclure infection, médicaments, AVC lié au SAPL).
Vascularites associées aux ANCA
| GPA | MPA | EGPA | |
|---|---|---|---|
| ANCA | PR3 surtout | MPO surtout | MPO ≈ 40 % |
| Indices | Sinusite croûteuse, épistaxis, nez en selle, nodules pulmonaires cavitaires, GN | GN, hémorragie alvéolaire, mononévrite | Asthme tardif, éosinophilie, polypes, mononévrite, atteinte cardiaque |
| - Induction (rhumatologie, néphrologie) : corticostéroïdes + rituximab ou cyclophosphamide ; avacopan pour épargner les corticostéroïdes ; échanges plasmatiques réservés à des situations choisies (KDIGO 2024, CanVasc). | |||
| - EGPA : ECG, troponine, échocardiographie (myocardite) ; éliminer strongyloïdes et autres causes d’éosinophilie avant les corticostéroïdes. |
Artérite à cellules géantes
-
50 ans : céphalée nouvelle, sensibilité du cuir chevelu, claudication de la mâchoire, symptômes visuels, fièvre, PPR associée ; VS et CRP presque toujours élevées.
- Prednisone 40–60 mg PO die sans attendre la biopsie si perte visuelle menaçante ou suspicion forte ; atteinte visuelle établie : méthylprednisolone IV (voir Au chevet).
- Biopsie de l’artère temporale ou échographie Doppler (signe du halo) dans les 1–2 semaines : encore interprétable après le début des corticostéroïdes.
- Ophtalmologie urgente si symptôme visuel ; tocilizumab pour épargner les corticostéroïdes (rhumatologie).
- Douleur des ceintures sans signe crânien : voir la fiche Pseudopolyarthrite rhizomélique (prednisone 12,5–25 mg die, pas de dose d’ACG).
Vascularite à IgA de l’adulte
- Purpura palpable des membres inférieurs, arthralgies, douleur abdominale (invagination, saignement), GN souvent plus grave que chez l’enfant.
- Biopsie cutanée avec immunofluorescence (dépôts d’IgA) ; RPC et créatinine ; chercher infection ou néoplasie déclenchante.
- Atteinte rénale (protéinurie > 1 g/j, créatinine en hausse) : néphrologie.
Sclérodermie systémique
- Indices : Raynaud chez > 95 % (son absence fait douter du diagnostic), doigts boudinés, sclérodactylie, ulcères pulpaires, télangiectasies. Forme limitée (peau des mains et pieds jusqu’aux coudes et genoux ; RGO, HTP tardive) ou diffuse (atteintes digestive, pulmonaire, cardiaque et rénale plus fréquentes, surtout les 5 premières années).
- Anticorps : anti-centromère (forme limitée, HTP ; crise rénale et pneumopathie peu fréquentes), anti-topo-isomérase I (Scl-70) (forme diffuse, pneumopathie interstitielle sévère), anti-ARN polymérase III (atteinte cutanée rapide, crise rénale, néoplasie associée : dépistage à jour).
- Crise rénale sclérodermique (jusqu’à 15 %, surtout forme diffuse) : HTA brutale (parfois normotendue), IRA, anémie hémolytique microangiopathique. IECA à hautes doses, titré pour normaliser la TA en 2–3 jours, même si la créatinine monte. Corticostéroïdes ≥ 15 mg/j de prednisone : facteur déclenchant dans la forme diffuse ; les éviter ou les limiter (myosite associée : discuter avec la rhumatologie).
- Bilan des organes : créatinine et analyse d’urine, ECG, NT-proBNP, échocardiographie (HTP), EFR avec DLCO (DLCO > 70 % de la prédite rend une HTP très peu probable), TDM thoracique haute résolution.
- Digestif : RGO et dysmotilité œsophagienne fréquents (même asymptomatiques ; la microaspiration aggrave la pneumopathie) : mesures antireflux, IPP parfois à double dose ± prokinétique ; pullulation bactérienne, pseudo-obstruction (nutrition, prokinétiques).
- Raynaud et ulcères digitaux : cesser le tabac, éviter le froid ; BCC dihydropyridine en 1re intention, ajout d’un inhibiteur de la PDE5 si sévère ; ulcère : rechercher une surinfection.
- Pneumopathie interstitielle (souvent PINS) et HTP : décision spécialisée (immunosuppresseurs ; HTP adressée à un centre expert).
Myosite inflammatoire
- Faiblesse proximale symétrique, CK élevée ; dermatomyosite (Gottron, héliotrope, signe du châle) ; syndrome antisynthétase (anti-Jo1).
- Évaluer déglutition (risque d’aspiration, NPO au besoin) et fonction respiratoire (CVF, force inspiratoire) ; troponine I (la T peut monter d’origine musculaire), ECG.
- Dermatomyosite : dépistage de néoplasie. Sous statine : cesser et penser à la myopathie nécrosante anti-HMGCR.
Syndrome des antiphospholipides
- Thrombose artérielle ou veineuse, ou morbidité obstétricale + aPL persistants (≥ 12 sem).
- Warfarine (RNI 2–3 ; cible plus élevée parfois après une thrombose artérielle, avis spécialisé) avec relais d’héparine.
- Pas d’AOD si triple positif ni après une thrombose artérielle (EULAR 2019 ; essai TRAPS) ; prudence générale avec les AOD dans le SAPL.
- SAPL catastrophique : soins intensifs ; anticoagulation, corticostéroïdes, échanges plasmatiques ou IgIV.
Patients sous immunosuppresseurs
- Prophylaxie PJP selon le régime (voir Au chevet) ; si allergie aux sulfas : atovaquone 1 500 mg PO die ou dapsone 100 mg PO die (dépister le déficit en G6PD).
- VHB : AgHBs ou anti-HBc positifs avant rituximab ou corticostéroïdes à forte dose → prophylaxie antivirale (entécavir ou ténofovir) avec l’hépatologie ou l’infectiologie.
- TB latente traitée avant un anti-TNF ou un autre biologique ; strongyloïdes traité si sérologie positive ou exposition probable.
- Vaccins inactivés (pneumocoque, influenza, COVID-19, zona recombinant) ; aucun vaccin vivant.
- Corticothérapie chronique et stress aigu : voir la fiche Insuffisance surrénalienne et corticothérapie de stress.
Algorithme
Consulter
Consulter en rhumatologie si :
- UrgentVascularite ou connectivite avec atteinte grave d’organe (GNRP, hémorragie alvéolaire, mononévrite multiple, myosite avec dysphagie) — rhumatologue de garde, le jour même.
- UrgentArtérite temporale symptomatique (céphalée nouvelle, baisse de vision, diplopie, claudication de la mâchoire) — rhumatologue de garde, prednisone déjà amorcée.
- Semi-urgentMyopathie inflammatoire (CK ≥ 1,5 × la normale à 2 reprises) — ≤ 28 jours.
- Semi-urgentVascularite nouvelle sans atteinte grave d’organe — ≤ 28 jours.
- ÉlectifConnectivite sans atteinte grave, ANA ≥ 1/160 — ≤ 3 mois.
À préparer : FSC, CRP, VS, créatinine, analyse d’urine avec sédiment, RPC, CK, tests ciblés envoyés, radiographie pulmonaire, cultures, dépistages VHB/TB/strongyloïdes, doses de corticostéroïdes et d’immunosuppresseurs.
Consulter en néphrologie si :
- UrgentGlomérulonéphrite avec hémoptysie (syndrome pneumo-rénal) — néphrologue de garde, immédiatement.
- UrgentIRA avec sédiment actif (néphrite lupique, vascularite, crise rénale sclérodermique) — néphrologue de garde.
Consulter en pneumologie si :
- Semi-urgentPneumopathie interstitielle associée (myosite, sclérodermie, syndrome antisynthétase) — pendant le séjour.
Consulter en ophtalmologie si :
- UrgentPerte de vision ou amaurose fugace (ACG) — ophtalmologiste de garde.
Consulter aux soins intensifs si :
- UrgentHémorragie alvéolaire ou SAPL catastrophique (hypoxémie, instabilité, faiblesse respiratoire) — immédiatement.
Suivi et congé
- Schéma de sevrage des corticostéroïdes écrit ; carte de corticothérapie et consignes de dose de stress.
- FSC, créatinine, analyse d’urine et RPC au 1er suivi ; glycémie sous prednisone.
- Prophylaxie PJP, calcium, vitamine D, protection osseuse (bisphosphonate si ≥ 3 mois de prednisone ≥ 7,5 mg/j), vaccins inactivés.
- Hydroxychloroquine : dose vérifiée (≤ 5 mg/kg/j) et rendez-vous de dépistage rétinien.
- Warfarine (SAPL) : RNI de suivi organisé ; prévenir de ne pas passer à un AOD sans avis.
- Rendez-vous de rhumatologie (et néphrologie s’il y a lieu) fixé avant le départ.
Pièges et perles
- ANA 1/80 isolé chez un patient sans signe clinique : ce n’est pas un lupus.
- ANCA positifs + fièvre + souffle : éliminer l'endocardite avant d’immunosupprimer.
- Corticostéroïdes avant les prélèvements : peuvent négativer une biopsie et masquer une infection ; prélever vite, mais ne pas retarder la prednisone dans l’ACG.
- Strongyloïdes et corticostéroïdes : risque d’hyperinfection mortelle chez le patient exposé.
- Méthotrexate + TMP-SMX à dose thérapeutique ou IRA : toxicité médullaire grave ; la dose prophylactique est généralement tolérée, surveiller la FSC.
- Crise rénale sclérodermique : l’IECA se poursuit malgré la hausse de créatinine ; la prednisone à forte dose est un déclencheur.
- Faiblesse sous corticostéroïdes chroniques avec CK normale : penser à la myopathie stéroïdienne.
- Ne pas cesser l’hydroxychloroquine « par précaution » à l’admission.
Voir aussi
- Fiche Pseudopolyarthrite rhizomélique.
- Fiche Polyarthrite rhumatoïde et arthrites.
- Fiche Fièvre prolongée inexpliquée et fièvre chez l’immunodéprimé.
- Fiche Syndrome néphrotique et glomérulonéphrites (panel GN, biopsie rénale).
- Fiche Insuffisance surrénalienne et corticothérapie de stress.
Références
- Fanouriakis A, Kostopoulou M, Andersen J et coll. EULAR recommendations for the management of systemic lupus erythematosus: 2023 update. Ann Rheum Dis 2024;83(1):15–29.
- Maz M, Chung SA, Abril A et coll. 2021 American College of Rheumatology/Vasculitis Foundation Guideline for the Management of Giant Cell Arteritis and Takayasu Arteritis. Arthritis Rheumatol 2021;73(8):1349–1365. doi:10.1002/art.41774
- Mendel A, Ennis D, Go E et coll. CanVasc Consensus Recommendations for the Management of Antineutrophil Cytoplasm Antibody-associated Vasculitis: 2020 Update. J Rheumatol 2021;48(4):555–566.
- KDIGO ANCA Vasculitis Work Group. KDIGO 2024 Clinical Practice Guideline for the Management of ANCA-Associated Vasculitis. Kidney Int 2024;105(3S).
- Tektonidou MG, Andreoli L, Limper M et coll. EULAR recommendations for the management of antiphospholipid syndrome in adults. Ann Rheum Dis 2019;78(10):1296–1304. doi:10.1136/annrheumdis-2019-215213
- Marmor MF, Kellner U, Lai TYY et coll. Recommendations on Screening for Chloroquine and Hydroxychloroquine Retinopathy (2016 Revision). Ophthalmology 2016;123(6):1386–1394. American Academy of Ophthalmology.
- Lanthier L. Référence en médecine interne (application Lanthier), chapitre Sclérodermie (sclérose systémique) : anticorps, bilan, crise rénale, seuil des corticostéroïdes.
- MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Rhumatologie, Néphrologie, Ophtalmologie.