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Cannabis

DépendancesSources publiques · oct. 2026

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En bref : À l’hĂŽpital, le cannabis se prĂ©sente sous 4 formes : intoxication (surtout comestibles), syndrome d’hyperĂ©mĂšse cannabinoĂŻde, sevrage chez l’usager quotidien hospitalisĂ© et trouble liĂ© Ă  l’usage. Le cannabis mĂ©dical n’a une place qu’en adjuvant de 3e ligne pour quelques indications (douleur neuropathique rĂ©fractaire, douleur palliative, NVIC, spasticitĂ© de SP ou de lĂ©sion mĂ©dullaire), en privilĂ©giant les produits pharmaceutiques (nabilone, nabiximols).

En bref : À l’hĂŽpital, le cannabis se prĂ©sente sous 4 formes : intoxication (surtout comestibles et enfants), syndrome d’hyperĂ©mĂšse cannabinoĂŻde, sevrage chez l’usager quotidien hospitalisĂ© et trouble liĂ© Ă  l’usage. Le cannabis mĂ©dical n’a une place qu’en adjuvant de 3e ligne pour quelques indications (douleur neuropathique rĂ©fractaire, douleur palliative, NVIC, spasticitĂ© de SP ou de lĂ©sion mĂ©dullaire), en privilĂ©giant les produits pharmaceutiques (nabilone, nabiximols).

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • Enfant ayant ingĂ©rĂ© un comestible : coma, apnĂ©e, convulsions.
  • CannabinoĂŻde synthĂ©tique (« K2, Spice ») : agitation, convulsions, insuffisance rĂ©nale.
  • Douleur thoracique chez le jeune (SCA, arythmies) ; psychose.
  • SHC : hypokaliĂ©mie, alcalose, IRA prĂ©rĂ©nale.

✅ À faire maintenant

  • FrĂ©quence, forme, quantitĂ© ; comestible (dĂ©but retardĂ©, effets prolongĂ©s) ; co-ingestions.
  • ECG si douleur thoracique, et avant l’halopĂ©ridol (QTc) ; Ă©lectrolytes.
  • Vomissements : lipase, bilan hĂ©patique, Ă©lectrolytes, test de grossesse, AU ; Ă©viter de rĂ©pĂ©ter les imageries.
  • Usager quotidien hospitalisĂ© : anticiper le sevrage (dĂšs 1–2 jours ; irritabilitĂ©, insomnie).

💊 Premiùres ordonnances

  • Intoxication : benzodiazĂ©pine (p. ex. lorazĂ©pam 1–2 mg PO/SL q4–6 h PRN) si agitation ou anxiĂ©tĂ© sĂ©vĂšre.
  • SHC : hydratation IV, Ă©lectrolytes ; halopĂ©ridol 0,05 mg/kg IV (plus efficace que l’ondansĂ©tron) si QTc normal, sans Parkinson ni dĂ©mence Ă  corps de Lewy ; capsaĂŻcine crĂšme 0,075–0,1 % sur l’abdomen en option.
  • Sevrage : traitement symptomatique (sommeil, anxiĂ©tĂ©, nausĂ©es).
  • Cannabis mĂ©dical (3e ligne, adjuvant) : nabilone PO, Ă  faible dose au coucher, titrer lentement (monographie, NVIC : 1–2 mg PO bid, max 6 mg/j).

📞 Appeler ou orienter si

  • Psychiatrie adulte : Danger pour soi ou pour autrui ; dĂ©sorganisation marquĂ©e du discours ou du comportement
  • Centre antipoison du QuĂ©bec : CannabinoĂŻde synthĂ©tique ou prĂ©sentation sĂ©vĂšre

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

  • Intoxication : benzodiazĂ©pine (p. ex. lorazĂ©pam 1–2 mg PO/SL q4–6 h PRN) si agitation ou anxiĂ©tĂ© sĂ©vĂšre.
  • SHC : rĂ©hydratation orale, capsaĂŻcine topique en option, arrĂȘt du cannabis ; vomissements incoercibles, prise PO impossible, dĂ©shydratation (FC ≄ 110, TAS ≀ 90, oligurie) ou hypoK : urgence (hydratation IV, Ă©lectrolytes, halopĂ©ridol IV).
  • Sevrage : traitement symptomatique (sommeil, anxiĂ©tĂ©, nausĂ©es).
  • Cannabis mĂ©dical (3e ligne, adjuvant) : nabilone PO, Ă  faible dose au coucher, titrer lentement (monographie, NVIC : 1–2 mg PO bid, max 6 mg/j).
📝 Gabarits d’ordonnance (1 · Ă  adapter au patient)

Cochez les lignes voulues, remplissez l’en-tĂȘte, puis Copier (texte pour le DMÉ) ou Imprimer. Doses reprises de la fiche ; gabarit Ă  valider avant usage.

🔒 Les informations inscrites restent sur votre appareil : rien n’est enregistrĂ© ni envoyĂ©.

đŸ€ OrientationRecommandation de soins : dĂ©pendance

Diagnostic : Trouble liĂ© Ă  l’usage du cannabis

Objectif : Réduire ou cesser la consommation

FrĂ©quence suggĂ©rĂ©e : Selon le plan du thĂ©rapeute ; réévaluation mĂ©dicale Ă  8–12 semaines.

Précautions : Aucun médicament approuvé pour ce trouble. Risque suicidaire évalué. Urgence ou 911 si idées suicidaires avec plan ; ligne de crise 9-8-8 ou 1 866 APPELLE.

Services en dĂ©pendance : CISSS ou CIUSSS (accĂšs direct ou par le guichet d’accĂšs en santĂ© mentale et dĂ©pendance).

📞 Appeler ou orienter si

  • Envoyer Ă  l’urgence : Enfant ayant ingĂ©rĂ© un comestible ; cannabinoĂŻde synthĂ©tique ou intoxication sĂ©vĂšre ; douleur thoracique chez le jeune usager ; hyperĂ©mĂšse cannabinoĂŻde avec dĂ©shydratation ; psychose aiguĂ« avec dĂ©sorganisation marquĂ©e

DĂ©lais, autres situations et quoi prĂ©parer : section Consulter â€ș

📗 Fiche remise en ligne le 2026-10-14 : les passages tirĂ©s de documents internes du CISSS de la MontĂ©rĂ©gie-Centre ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par des sources publiques (SantĂ© QuĂ©bec – Estrie-CHUS, INESSS, monographies, sociĂ©tĂ©s savantes). VĂ©rifier les protocoles de son Ă©tablissement.

🔗 Ressources et raisonnement

🧠 Raisonnement Raisonnement diagnostique (VINDICATE, drapeaux rouges)

Pharmacologie et formes

  • THC : psychoactif (euphorie, anxiĂ©tĂ©, psychose, appĂ©tit, analgĂ©sie). CBD : non euphorisant ; interactions mĂ©dicamenteuses possibles (p. ex. warfarine, clobazam, tacrolimus) : vĂ©rifier avec le pharmacien.
  • Formes : fleurs sĂ©chĂ©es (beaucoup de produits ont ≄ 15 % de THC, bien plus que les produits Ă©tudiĂ©s), huiles, capsules, concentrĂ©s, vapotage, comestibles.
  • IngĂ©rĂ© : absorption plus lente et effets plus prolongĂ©s qu’aprĂšs inhalation ; risque de surdosage par rĂ©administration prĂ©coce.
  • Interactions : sĂ©datifs, alcool, opioĂŻdes (dĂ©pression du SNC).
Effets
Recherchés Euphorie, relaxation, sédation, appétit, analgésie, perceptions sensorielles accrues
Intoxication Anxiété, méfiance, psychose, confusion, troubles de mémoire et de coordination, tachycardie, hypotension, yeux rouges
Sevrage IrritabilitĂ©, anxiĂ©tĂ©, insomnie, perte d’appĂ©tit, humeur dĂ©pressive, agitation, fatigue

Intoxication aiguë

  • Traitement de soutien : environnement calme, rĂ©assurance (approche pacifiante). BenzodiazĂ©pine si agitation ou anxiĂ©tĂ© sĂ©vĂšre. Antipsychotique si psychose.
  • Agitation avec risque d’escalade : suivre la procĂ©dure de l’établissement de gestion de l’agressivitĂ© (prĂ©-code blanc, puis code blanc si la sĂ©curitĂ© est menacĂ©e, selon la procĂ©dure de l’établissement ; mesures de contrĂŽle en dernier recours : CREF-ZZ-001 de l’Estrie).
  • Rechercher les co-ingestions (alcool, stimulants) et un cannabinoĂŻde synthĂ©tique (« K2, Spice ») si agitation, convulsions, insuffisance rĂ©nale ou prĂ©sentation sĂ©vĂšre.
  • Enfant ayant ingĂ©rĂ© un comestible : somnolence, ataxie, hypotonie, voire coma, apnĂ©e, convulsions. Observation prolongĂ©e ; contacter le Centre antipoison du QuĂ©bec (1 800 463-5060, en tout temps). Bon moment pour parler de rangement sĂ©curitaire.
  • Risques cardiovasculaires : SCA et arythmies dĂ©crits chez le jeune ; envisager un ECG si douleur thoracique.

Syndrome d’hyperĂ©mĂšse cannabinoĂŻde (SHC)

  • Usage rĂ©gulier (au moins hebdomadaire, souvent depuis > 1 an), Ă©pisodes cycliques de nausĂ©es, vomissements sĂ©vĂšres et douleurs abdominales, souvent avant 50 ans.
  • Soulagement par les douches ou bains chauds (trĂšs Ă©vocateur, non obligatoire).
  • RĂ©solution avec l'arrĂȘt du cannabis.
  • Diagnostic d’exclusion (aucun examen diagnostique) : bilan de base (lipase, bilan hĂ©patique, Ă©lectrolytes, test de grossesse, AU) ; Ă©viter de rĂ©pĂ©ter les imageries.
  • Traitement aigu :
    • Hydratation IV et correction des Ă©lectrolytes (hypokaliĂ©mie, alcalose, IRA prĂ©rĂ©nale).
    • HalopĂ©ridol IV si nausĂ©es rĂ©fractaires : Ă  0,05 ou 0,1 mg/kg, supĂ©rieur Ă  l’ondansĂ©tron 8 mg IV (ECR HaVOC) ; les dystonies aiguĂ«s sont survenues Ă  0,1 mg/kg, d’oĂč une prĂ©fĂ©rence pour 0,05 mg/kg.
      • Avant : ECG (QTc) et correction des Ă©lectrolytes ; ne pas donner si QTc prolongĂ©, maladie de Parkinson ou dĂ©mence Ă  corps de Lewy ; surveiller la dystonie aiguĂ«.
    • CapsaĂŻcine topique (0,075–0,1 %) sur l’abdomen : option, donnĂ©es limitĂ©es (petit ECR pilote Ă  0,1 %).
  • Traitement aigu :
    • DĂ©shydratation, prise PO impossible ou troubles Ă©lectrolytiques (hypokaliĂ©mie, alcalose, IRA prĂ©rĂ©nale) : urgence (hydratation IV, correction des Ă©lectrolytes).
    • CapsaĂŻcine topique (0,075–0,1 %) sur l’abdomen : option, donnĂ©es limitĂ©es (petit ECR pilote Ă  0,1 %).
  • PrĂ©vention : l’arrĂȘt du cannabis est le seul traitement dĂ©finitif. Remettre une information Ă©crite et des ressources d’aide.

💡 Le patient croit souvent que le cannabis soulage ses nausĂ©es : expliquer le paradoxe sans jugement augmente les chances d’arrĂȘt.

Sevrage et trouble liĂ© Ă  l’usage du cannabis

  • Le sevrage dĂ©bute habituellement 1 Ă  2 jours aprĂšs l’arrĂȘt et peut durer quelques semaines. Il est inconfortable mais non dangereux.
  • Environ 1 usager sur 10 dĂ©veloppe une dĂ©pendance ; 1 sur 2 chez l’usager quotidien ou quasi quotidien.
  • Chez l’usager quotidien hospitalisĂ© : anticiper l’irritabilitĂ© et l’insomnie (qui peuvent mimer un dĂ©lirium ou mener Ă  un dĂ©part contre avis mĂ©dical).
  • Traitement symptomatique : sommeil, anxiĂ©tĂ©, nausĂ©es.
  • Rappeler qu’il est interdit de fumer ou de vapoter Ă  l’hĂŽpital.
  • Trouble liĂ© Ă  l’usage (DSM-5) : approches psychosociales (entrevue motivationnelle, thĂ©rapie cognitivo-comportementale). Aucun mĂ©dicament n’est approuvĂ© pour ce trouble.
  • Orienter vers les services en dĂ©pendance (CRD du CISSS) ; ligne Drogue : aide et rĂ©fĂ©rence.

Populations vulnérables

Le CollÚge des médecins du Québec (2018) juge la prescription de cannabis à des fins médicales généralement non appropriée, ou à faire avec grande prudence, chez :

  • Les personnes de moins de 25 ans.
  • Les personnes qui ont un risque ou des antĂ©cĂ©dents de dĂ©pendance.
  • Les personnes avec des antĂ©cĂ©dents familiaux de psychose (a fortiori personnels).
  • Les personnes atteintes d’une maladie cardiovasculaire ou respiratoire.
  • Les femmes enceintes, qui prĂ©voient le devenir ou qui allaitent (le CMFC recommande fortement contre son usage pour les nausĂ©es et vomissements de la grossesse).
  • Les ex-fumeurs : peser le risque de la voie inhalĂ©e.

Cannabis médical

Indication Recommandation (CMFC, 2018) Préalable Produit à privilégier
Douleur neuropathique Contre en 1re et 2e intention ; envisager en adjuvant (faible) Échec d’au moins 3 analgĂ©siques (essai d’environ 6 semaines chacun) Nabilone ou nabiximols
Douleur palliative (cancer) Contre en 1re et 2e intention ; envisager en adjuvant (faible) Échec d’au moins 2 analgĂ©siques Nabilone ou nabiximols
NVIC Contre en 1re et 2e intention ; envisager si rĂ©fractaire Échec des antiĂ©mĂ©tiques standards Nabilone (forte)
SpasticitĂ© (sclĂ©rose en plaques, lĂ©sion mĂ©dullaire) Contre en 1re et 2e intention ; envisager si rĂ©fractaire Échec des traitements standards, y compris non pharmacologiques Nabiximols (forte) ; nabilone envisageable pour son coĂ»t moindre (hors indication)
Douleur aiguĂ«, cĂ©phalĂ©e, douleur rhumatologique (arthrose, lombalgie, PAR), nausĂ©es en gĂ©nĂ©ral, spasticitĂ© en gĂ©nĂ©ral Contre — —
NausĂ©es de la grossesse, hyperĂ©mĂšse gravidique Fortement contre — —
  • Nabilone et nabiximols (vaporisateur buccal THC/CBD) : dĂ©buter Ă  faible dose et titrer selon la monographie ; somnolence, Ă©tourdissements ; nabiximols coĂ»teux.
  • Éviter le cannabis fumĂ© comme produit initial. Si cannabis sĂ©chĂ© : commencer bas, augmenter lentement (CMFC : 1 inhalation par jour d’un produit ≀ 9 % de THC, jusqu’à 4 inhalations par jour).
  • Effets indĂ©sirables : environ 80 % des usagers (contre 60 % sous placebo) ; abandon pour effets indĂ©sirables 11 % contre 3 % ; sĂ©dation, Ă©tourdissements, hypotension, troubles d’attention, dysphorie.
  • Conduite : ne pas conduire pendant 3–4 h aprĂšs inhalation, 6 h aprĂšs ingestion, 8 h si sensation de « high » ; ni d’activitĂ© dangereuse.

⚠ Recommandation actuelle (CMFC, 2018) : la note d’origine listait les indications du cannabis mĂ©dical. La ligne directrice simplifiĂ©e du CollĂšge des mĂ©decins de famille du Canada recommande contre son usage pour la plupart des affections. Les 4 indications retenues ne sont qu’une option de 3e intention en adjuvant, aprĂšs Ă©chec des traitements standards. Les dĂ©lais de conduite sont de 3–4 h (inhalation), 6 h (ingestion) et 8 h si « high ».

⚠ Recommandation actuelle (Ruberto et coll., Ann Emerg Med 2021 ; RCEM 2024) : dans le SHC, l’halopĂ©ridol se dose Ă  0,05 mg/kg IV aprĂšs ECG ; la dose fixe de 2,5–5 mg, le dropĂ©ridol et la prĂ©vention par tricyclique ont Ă©tĂ© retirĂ©s faute de source consultĂ©e.

⚠ Recommandation actuelle (CMFC, 2018) : la note d’origine listait les indications du cannabis mĂ©dical. La ligne directrice simplifiĂ©e du CollĂšge des mĂ©decins de famille du Canada recommande contre son usage pour la plupart des affections. Les 4 indications retenues ne sont qu’une option de 3e intention en adjuvant, aprĂšs Ă©chec des traitements standards. Les dĂ©lais de conduite sont de 3–4 h (inhalation), 6 h (ingestion) et 8 h si « high ».

⚠ Recommandation actuelle (Ruberto et coll., Ann Emerg Med 2021 ; RCEM 2024) : dans le SHC, l’halopĂ©ridol (0,05 mg/kg IV aprĂšs ECG) se donne Ă  l’urgence ; la dose fixe de 2,5–5 mg, le dropĂ©ridol et la prĂ©vention par tricyclique ont Ă©tĂ© retirĂ©s faute de source consultĂ©e.

Consulter

Envoyer à l’urgence si :

  • UrgenceEnfant ayant ingĂ©rĂ© un comestible (somnolence, ataxie, coma, apnĂ©e, convulsions) — Centre antipoison du QuĂ©bec (1 800 463-5060, 24/7)
  • UrgenceCannabinoĂŻde synthĂ©tique ou intoxication sĂ©vĂšre (« K2, Spice » : agitation, convulsions, insuffisance rĂ©nale)
  • UrgenceDouleur thoracique chez le jeune usager (SCA, arythmie) — ECG
  • UrgenceHyperĂ©mĂšse cannabinoĂŻde avec dĂ©shydratation (prise PO impossible, FC ≄ 110, TAS ≀ 90, oligurie, hypokaliĂ©mie) — hydratation IV, Ă©lectrolytes
  • UrgencePsychose aiguĂ« avec dĂ©sorganisation marquĂ©e

Consulter en psychiatrie si :

  • UrgentDanger pour soi ou pour autrui — garde, mĂȘme jour.
  • UrgentDĂ©sorganisation marquĂ©e du discours ou du comportement (agitation avec risque d’escalade) — garde, mĂȘme jour.
  • Semi-urgentPsychose persistant aprĂšs l’intoxication (ou premier Ă©pisode psychotique ou maniaque) — pendant le sĂ©jour, selon l’atteinte fonctionnelle.
  • ÉlectifTrouble mental concomitant au trouble d’usage (prĂ©ciser les substances) — selon l’atteinte fonctionnelle ; consultation externe en psychiatrie.

À prĂ©parer : frĂ©quence, forme et teneur en THC des produits, derniĂšre prise, co-ingestions, dĂ©pistage urinaire (cannabis, cocaĂŻne, amphĂ©tamines), antĂ©cĂ©dents personnels ou familiaux de psychose, bilan de base et TSH.

Consulter le Centre antipoison du Québec si :

  • UrgentCannabinoĂŻde synthĂ©tique ou prĂ©sentation sĂ©vĂšre (agitation, convulsions, insuffisance rĂ©nale, co-ingestions) — en tout temps, 1 800 463-5060.

Consulter en travail social si :

  • ÉlectifTrouble liĂ© Ă  l’usage du cannabis (orientation vers les services en dĂ©pendance, CRD) — au congĂ©.

Trouble liĂ© Ă  l’usage seul : services en dĂ©pendance du CISSS (CRD), Drogue : aide et rĂ©fĂ©rence.

  • RapidePsychose induite ou premier Ă©pisode psychotique (dĂ©sorganisation lĂ©gĂšre, sans danger immĂ©diat) — prioritĂ© B (≀ 10 j)
  • RapideTrouble concomitant avec rupture fonctionnelle (Ă©chec du traitement standard) — prioritĂ© C (≀ 28 j)

À prĂ©parer : frĂ©quence, forme, teneur en THC ; co-consommations ; chronologie des symptĂŽmes par rapport Ă  l’usage ; ATCD personnels ou familiaux de psychose ou de bipolaritĂ© ; si vomissements : lipase, Ă©lectrolytes, test de grossesse ; orientation CRD faite.

PiĂšges et perles

  • DĂ©pistage urinaire : le mĂ©tabolite du THC peut rester positif longtemps aprĂšs le dernier usage chez l’usager chronique ; un rĂ©sultat positif ne prouve pas une intoxication actuelle.
  • Psychose induite : l’usage rĂ©gulier, surtout de produits Ă  forte teneur en THC, augmente le risque de psychose et de schizophrĂ©nie.
  • Usage de cannabis + vomissements cycliques + gastroscopies normales = SHC jusqu’à preuve du contraire.
  • Questionner systĂ©matiquement l’usage de cannabis (frĂ©quence, forme, quantitĂ©) au mĂȘme titre que l’alcool et le tabac, sans jugement et en assurant la confidentialitĂ©.

Outils publics de l’Estrie

Documents publics de SantĂ© QuĂ©bec – Estrie-CHUS.

📄 Outil public de l’Estrie — CREF-ZZ-001 : Cadre de rĂ©fĂ©rence : application des mesures de contrĂŽle (contention, isolement, substances chimiques) (2019)

  • Art. 118.1 de la LSSSS : seulement pour empĂȘcher une lĂ©sion Ă  soi ou Ă  autrui, risque imminent, en dernier recours, mesure la moins contraignante, durĂ©e minimale.
  • Contexte planifiĂ© : consentement de la personne ou de son reprĂ©sentant, plan d’intervention ; urgence imprĂ©visible : sans consentement (C.c.Q., art. 13), aviser rapidement le reprĂ©sentant et analyser l’évĂ©nement.
  • Le mĂ©decin prescrit les substances chimiques, réévalue souvent et cesse la mesure dĂšs qu’elle n’est plus nĂ©cessaire.

RĂ©sumĂ© dans nos mots. Source : SantĂ© QuĂ©bec – Estrie-CHUS, CREF-ZZ-001. Les corridors, formulaires et dĂ©lais sont ceux de l’Estrie : utiliser ceux de son milieu.

Références

🔗 Voir aussi