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CHSLD et soins palliatifs â€ș Soins palliatifs et fin de vie

Hoquet persistant

💊 Doses / traitement✉ Signaler une erreur

En bref : Le hoquet est dit persistant aprĂšs 48 h et rĂ©fractaire aprĂšs un mois. Chez un rĂ©sident frĂȘle, il nuit au sommeil, Ă  l’alimentation et peut causer de l’épuisement. On cherche d’abord une cause traitable : distension gastrique, reflux, mĂ©dicament, trouble mĂ©tabolique, atteinte du SNC. Les donnĂ©es sur les mĂ©dicaments sont faibles ; on procĂšde par essais courts, un mĂ©dicament Ă  la fois.

đŸ©ș Au chevet

đŸš© Signaux d’alarme

  • DĂ©ficit neurologique, cĂ©phalĂ©e, trouble de dĂ©glutition nouveau : AVC du tronc cĂ©rĂ©bral ou autre lĂ©sion du SNC.
  • Douleur thoracique ou dyspnĂ©e : cause cardiaque ou pulmonaire (pĂ©ricardite, infarctus, pneumonie).
  • Vomissements, distension abdominale : occlusion ou rĂ©tention gastrique.
  • Hoquet qui empĂȘche de manger, de boire ou de dormir.

✅ À faire maintenant

  • Revoir les mĂ©dicaments rĂ©cents : corticostĂ©roĂŻdes (dexamĂ©thasone), benzodiazĂ©pines, opioĂŻdes, certains antibiotiques et chimiothĂ©rapies.
  • Examen : abdomen (distension, globe vĂ©sical), thorax, examen neurologique sommaire.
  • Selon le niveau de soins : Ă©lectrolytes, calcium, glucose, crĂ©atinine (urĂ©mie).
  • Mesures simples : petits repas, Ă©viter les boissons gazeuses, position assise aprĂšs les repas.

Selon le niveau de soins

NiveauConduite
A – BInvestiguer selon les signes (bilan sanguin, radiographie pulmonaire, imagerie cĂ©rĂ©brale si signes neurologiques) ; transfert si une cause aiguĂ« grave est soupçonnĂ©e.
CBilan sanguin simple sur place ; traiter la cause (reflux, distension, médicament) et faire un essai de médicament.
DPas d’investigation ; traitement symptomatique si le hoquet incommode le rĂ©sident.

Prise en charge

  • Cause : traiter le reflux (essai d’IPP) et la distension gastrique ; rĂ©duire ou changer le corticostĂ©roĂŻde si possible ; corriger une hyponatrĂ©mie ou une hypercalcĂ©mie selon les objectifs.
  • ManƓuvres simples : boire de l’eau froide, avaler un peu de sucre, retenir sa respiration ; utiles pour un Ă©pisode, rarement pour un hoquet persistant.
  • MĂ©dicaments (essai court, un Ă  la fois) : baclofĂšne ou gabapentine en premier (revue systĂ©matique) ; ajuster Ă  la fonction rĂ©nale. MĂ©toclopramide si une distension gastrique est soupçonnĂ©e.
  • À Ă©viter chez la personne ĂągĂ©e frĂȘle : chlorpromazine (hypotension, sĂ©dation, effets anticholinergiques), sauf en dernier recours en fin de vie.
  • Fin de vie, voie orale impossible : halopĂ©ridol ou midazolam SC selon le contexte ; en discuter avec l’équipe de soins palliatifs.

Doses : voir le pharmacien ou le protocole de l’établissement ; commencer bas, surtout en insuffisance rĂ©nale.

PiĂšges et perles

  • La dexamĂ©thasone, souvent donnĂ©e en soins palliatifs, est une cause frĂ©quente de hoquet.
  • BaclofĂšne et gabapentine s’accumulent en insuffisance rĂ©nale : somnolence, confusion, chutes.
  • Le mĂ©toclopramide peut causer des symptĂŽmes extrapyramidaux ; Ă©viter en Parkinson et en dĂ©mence Ă  corps de Lewy.
  • Revoir l’efficacitĂ© aprĂšs quelques jours et cesser ce qui ne fonctionne pas.

Références

  • Steger M, Schneemann M, Fox M. Systemic review: the pathogenesis and pharmacological treatment of hiccups. Aliment Pharmacol Ther 2015;42(9):1037-50.
  • Moretto EN, et al. Interventions for treating persistent and intractable hiccups in adults. Cochrane Database Syst Rev 2013;(1):CD008768.
  • Das A, Halpin S, Kondasinghe JS. Pharmacotherapy for chronic and intractable hiccups in palliative care: a mixed methods systematic and umbrella review. J Pain Symptom Manage 2026;71(3):e336-58.
  • American Geriatrics Society. 2023 Updated AGS Beers Criteria. J Am Geriatr Soc 2023;71(7):2052-81.

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