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Myasthénie et crise myasthénique

NeurologieFiche révisée · 17 oct. 2026

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En bref : La myasthénie donne une faiblesse fatigable et fluctuante : ptose, diplopie, atteinte bulbaire, faiblesse proximale et cervicale, sans atteinte sensitive et avec réflexes conservés. La crise menace la respiration : mesurer la CVF et la PImax en série et ne pas se fier à la SpO₂ (hypoxémie tardive) ; intubation à envisager si capacité vitale (lente) < 15–20 mL/kg (seuil variable selon les références), PImax < 30 cmH₂O (en valeur absolue), PEmax < 40 cmH₂O ou atteinte bulbaire importante (dysphagie, dysarthrie). Le traitement de la crise repose sur les IgIV ou la plasmaphérèse, puis les corticostéroïdes (aggravation initiale possible). Revoir chaque nouveau médicament : fluoroquinolones, aminosides, macrolides, magnésium IV et curares peuvent déclencher ou aggraver une crise.

🩺 Au chevet

🚩 Signaux d’alarme

  • Dyspnée, orthopnée, voix faible, toux inefficace, respiration paradoxale, utilisation des muscles accessoires.
  • Comptage sur une respiration < 20 ; faiblesse de la flexion du cou (corrèle avec la faiblesse diaphragmatique).
  • Dysphagie, fausses routes, incapacité à gérer les sécrétions, voix nasonnée.
  • CV < 15–20 mL/kg ou baisse > 30 % ; PImax < 30 cmH₂O ; PEmax < 40 cmH₂O. Hypercapnie = signe tardif.
  • Ptose ou diplopie avec CK ou troponine élevées sous inhibiteur de checkpoint : chevauchement myasthénie, myosite, myocardite.

✅ À faire maintenant

  • CVF et PImax au lit (inhalothérapie) dès l’arrivée, puis q2–6 h selon la gravité ; tendance plus utile qu’une valeur isolée.
  • NPO jusqu’à l’évaluation de la déglutition ; tête de lit à 30–45° ; aspiration des sécrétions au besoin.
  • Gaz (veineux ou artériels), FSC, électrolytes (K, Mg, PO₄, Ca), créatinine, TSH, CK, troponine si ICI ; RX pulmonaire ; cultures si fièvre.
  • Chercher le déclencheur : infection (le plus fréquent), nouveau médicament, chirurgie, sevrage ou réduction de l’immunosuppression, trouble thyroïdien, grossesse.
  • Revoir la liste de médicaments et cesser ceux à éviter (voir plus bas) ; identifier « myasthénie » comme allergie/précaution au dossier.
  • Niveau de soins ; appeler la neurologie et les soins intensifs tôt si atteinte bulbaire ou respiratoire.

💊 Premières ordonnances

  • IgIV 2 g/kg répartis sur 2–5 j (p. ex. 0,4 g/kg IV die × 5 j) : hydrater, perfusion lente si âgé, IRC ou risque thrombotique.
  • Ou plasmaphérèse : 5 échanges sur 7–14 j (décision avec la neurologie ; accès veineux central).
  • Pyridostigmine (myasthénie connue, non intubé) : poursuivre la dose habituelle, souvent 30–60 mg PO q4–6 h (max ≈ 120 mg/dose) ; suspendre si intubé (sécrétions) ; pas de relais IV sans le pharmacien.
  • Prednisone : à débuter avec la neurologie, idéalement sous couvert d’IgIV ou de plasmaphérèse et en milieu surveillé (aggravation transitoire possible les 5–10 premiers jours).
  • Infection : privilégier un antibiotique sans fluoroquinolone, aminoside, macrolide ni tétracycline (p. ex. ceftriaxone pour une pneumonie ; couverture atypique : discuter avec le pharmacien, toutes les options demandent de la prudence).
  • Prophylaxie de la TEV ; IPP et calcium/vitamine D si corticostéroïdes à forte dose.

📞 Appeler ou orienter si

  • Neurologie : Crise myasthénique imminente ou installée ; faiblesse fatigable nouvelle avec atteinte bulbaire
  • Soins intensifs : CV < 15–20 mL/kg, PImax < 30 ou PEmax < 40 cmH₂O ; incapacité à gérer les sécrétions
  • Inhalothérapie : Mesures en série de CVF et PImax

Délais, autres situations et quoi préparer : section Consulter ›

🔗 Ressources et raisonnement

🧭 Raisonnement clinique Diplopie

Diagnostic

  • Clinique : ptose asymétrique et diplopie variables, pires en fin de journée et à l’effort ; faiblesse faciale, mastication fatigable, dysarthrie, dysphagie ; faiblesse proximale et cervicale fatigable. Sensibilité normale, réflexes normaux, pupilles épargnées.
  • Test du sac de glace : positif si la ptose ou la diplopie s’améliore (ptose : > 2 mm) après 2–5 min de glace sur la paupière ; sensibilité ≈ 76 %, spécificité ≈ 98 %.
  • Forme oculaire isolée chez ≈ 15 % ; les autres évoluent vers une forme généralisée. Association à d’autres maladies auto-immunes (thyroïde, PR, lupus).
  • Anticorps anti-RACh : positifs chez ≈ 85 % des formes généralisées, ≈ 50 % des formes oculaires.
  • Anti-MuSK si anti-RACh négatifs (38–50 % des séronégatifs, soit 5–10 % des myasthénies) : atteinte bulbaire, faciale et cervicale marquée, crises plus fréquentes, réponse faible à la pyridostigmine, bonne réponse à la plasmaphérèse et au rituximab. Anti-LRP4 chez ≈ 10 % des séronégatifs.
  • EMG : stimulation répétitive (décrément > 10 %) ; fibre unique (jitter) plus sensible, non spécifique. Demandé par la neurologie.
  • Imagerie thoracique (TDM ou IRM) chez tout nouveau diagnostic : thymome chez ≈ 10–15 % (associé à une maladie plus sévère) ; hyperplasie thymique chez le jeune.
  • Bilan associé : TSH et anticorps antithyroïdiens, FAN, facteur rhumatoïde, glycémie ; avant immunosuppression : VHB, VHC, VIH, dépistage de la TB latente, densité osseuse.

Classification de sévérité (MGFA)

Classe Atteinte
I Oculaire seule (ptose, diplopie)
II Légère hors des yeux : a membres ou tronc ; b bulbaire ou respiratoire
III Modérée hors des yeux (a ou b)
IV Sévère hors des yeux (a ou b) ; IVb peut inclure une sonde nasogastrique sans intubation
V Intubation nécessaire (hors postopératoire de routine)

Diagnostic différentiel

Diagnostic Indices
Guillain-Barré (dont Miller Fisher) Faiblesse ascendante, aréflexie, paresthésies, dysautonomie ; dissociation albuminocytologique ; Miller Fisher : ophtalmoplégie, ataxie, aréflexie (anti-GQ1b)
Botulisme Début jusqu’à 72 h après l’ingestion (conserves maison) ; paralysie descendante symétrique, pupilles dilatées peu réactives, bouche sèche, iléus ; aliments maison, injection de drogue, plaie. Santé publique pour l’antitoxine
Lambert-Eaton Faiblesse proximale des jambes, réflexes diminués qui augmentent après l’effort, sécheresse buccale, dysautonomie ; cancer du poumon à petites cellules ; anti-canaux calciques (VGCC) ; traitement : plasmaphérèse, immunosuppresseurs, amifampridine
AVC du tronc cérébral Début brutal, non fluctuant, signes des voies longues, ataxie, nystagmus ; IRM
Autres SLA (fasciculations, signes du NMS), myopathie inflammatoire ou toxique, hypokaliémie, hypophosphatémie, organophosphorés, toxine botulique thérapeutique, Wernicke (ophtalmoplégie), orbitopathie thyroïdienne

Crise myasthénique

Crise = faiblesse respiratoire ou bulbaire nécessitant ventilation (invasive ou non) ou à risque imminent de la nécessiter.

Surveillance respiratoire

Paramètre Seuil d’alarme
Capacité vitale (lente) < 15–20 mL/kg (seuil variable selon les références) ou baisse > 30 % : USI, intubation à envisager
PImax (force inspiratoire) < 30 cmH₂O en valeur absolue (p. ex. −25)
PEmax < 40 cmH₂O : toux inefficace, risque d’aspiration
Atteinte bulbaire importante Dysphagie, dysarthrie : intubation à envisager même si les mesures sont limites
Comptage sur une respiration < 20
SpO₂, PaCO₂ Désaturation et hypercapnie = tardives ; ne pas attendre
  • Mesures faussées par la faiblesse faciale (fuite autour de l’embout) : utiliser un masque facial ; se fier aussi à la clinique.
  • VNI (BiPAP) possible tôt, avant l’hypercapnie (PaCO₂ < 50 mmHg), si la toux et la gestion des sécrétions sont préservées, en USI ; échec fréquent si hypercapnie déjà présente.
  • Intubation : voir Fiche Intubation séquence rapide ; succinylcholine : réponse imprévisible (résistance) ; curares non dépolarisants : sensibilité accrue (doses réduites, monitorage, sugammadex disponible).

Traitement de la crise myasthénique

Traitement Posologie Précautions
IgIV 2 g/kg au total sur 2–5 j (0,4 g/kg/j × 5 j) Effet en 3–7 j. Céphalée, méningite aseptique, thrombose, IRA, surcharge ; dosage des IgA (anaphylaxie si déficit) selon le protocole local
Plasmaphérèse (aussi en préopératoire ou si handicap réfractaire) 5 échanges (1–1,5 volume plasmatique) sur 7–14 j Effet souvent plus rapide ; à privilégier si anti-MuSK. Hypotension, hypocalcémie, infection de cathéter ; espacer des IgIV si les deux
Corticostéroïdes Prednisone ≈ 1 mg/kg PO die (souvent 60 mg ; max 80 mg), avec la neurologie Aggravation transitoire chez une partie des patients (jours 5–10) : débuter sous IgIV/PLEX ou aux SI. Hors crise (réponse insuffisante à la pyridostigmine ou à la thymectomie) : débuter à l’hôpital, bas (10–20 mg), augmenter, puis sevrer jusqu’à la dose minimale efficace
Pyridostigmine 30–60 mg PO q4–6 h Suspendre si intubé ; reprendre graduellement au sevrage. Effets muscariniques (salivation, diarrhée, crampes, bradycardie)
Épargne cortisonique (2e intention) Azathioprine, mycophénolate ; autres : tacrolimus, cyclosporine, méthotrexate, cyclophosphamide, rituximab (surtout si anti-MuSK) Décision de la neurologie ; effet en mois
Agents ciblés (anti-RACh positifs) Anti-FcRn (efgartigimod alfa, rozanolixizumab) ; inhibiteurs du complément (éculizumab, ravulizumab, zilucoplan) après échec de 2 immunosuppresseurs, ou d'1 immunosuppresseur + IgIV/PLEX Neurologie ; vaccination antiméningococcique avant un inhibiteur du complément
Thymectomie Myasthénie généralisée, sujet < 60 ans (consensus MGFA : anti-RACh positifs, jusqu’à 65 ans) Jamais en pleine crise : stabiliser d’abord
  • La crise cholinergique (surdosage de pyridostigmine) est rare : myosis, hypersalivation, bradycardie, fasciculations. En cas de doute, suspendre la pyridostigmine et sécuriser les voies aériennes.
  • Réplétion : K, Mg (PO de préférence, pas de bolus IV), PO₄. Glycémie sous corticostéroïdes.

Médicaments à éviter ou à utiliser avec prudence

Classe Conduite
Fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine) Prudence ; éviter s’il existe une solution de rechange (mise en garde de Santé Canada : aggravation, crises)
Aminosides (gentamicine, tobramycine) Prudence ; éviter sauf absence de solution de rechange
Macrolides (azithromycine, clarithromycine, érythromycine), tétracyclines Prudence ; préférer une bêtalactamine
Autres antibiotiques Prudence : colistine, polymyxine, clindamycine IV ; télithromycine contre-indiquée
Magnésium IV Éviter (bloc neuromusculaire) ; si indispensable (éclampsie, torsades), aux SI avec surveillance
Bêtabloquants (y compris gouttes ophtalmiques), antiarythmiques de classe I, quinine, inhibiteurs calciques IV Prudence ; surveiller la force
Inhibiteurs de checkpoint (anti-PD-1, anti-PD-L1, anti-CTLA-4) Risque de myasthénie de novo ou d’exacerbation grave ; décision oncologie-neurologie
Succinylcholine, curares non dépolarisants Voir intubation ; aviser l’anesthésie avant toute chirurgie
À éviter Pénicillamine, interféron alfa, toxine botulique
Divers Prudence : statines (rarement aggravation, ne pas cesser d’emblée), hydroxychloroquine, lithium ; corticostéroïdes (aggravation initiale : débuter à l’hôpital)

Myasthénie induite par l’immunothérapie

  • Survient souvent tôt (premiers cycles), évolue vite, souvent sévère, souvent avec myosite et myocardite : doser CK et troponine, ECG.
  • Anti-RACh parfois négatifs. Corticostéroïdes à forte dose d’emblée (contrairement à la myasthénie idiopathique), IgIV ou plasmaphérèse si atteinte bulbaire, respiratoire ou grade ≥ 3.
  • Suspendre l’ICI ; arrêt définitif si grade 3–4. Voir Fiche Immunothérapie.

Algorithme

Oui

Non

Oui

Non, oculaire ou
faiblesse légère

Ptose, diplopie, dysphagie
ou faiblesse fatigable

CVF, PImax, comptage
déglutition, sécrétions

CV < 15-20 mL/kg, PImax < 30,
PEmax < 40 cmH2O, atteinte bulbaire
importante ou baisse rapide ?

Soins intensifs
intubation ou VNI précoce
suspendre la pyridostigmine si intubé

Atteinte bulbaire
ou respiratoire légère ?

Monitorage CVF/PImax q2-6 h
NPO, neurologie de garde

Anti-RACh, anti-MuSK,
TDM thorax, TSH
EMG, neurologie

IgIV 2 g/kg sur 2-5 j
ou plasmaphérèse

Corticostéroïdes avec la neurologie
traiter le déclencheur
retirer les médicaments à risque

Sur ICI : CK, troponine, ECG
corticostéroïdes forte dose
arrêt de l’ICI

Consulter

Consulter en neurologie si :

  • UrgentCrise myasthénique imminente ou installée (CVF ou PImax en baisse, atteinte bulbaire) — neurologue de garde, même jour.
  • UrgentFaiblesse fatigable nouvelle avec atteinte bulbaire (dysphagie, dysarthrie, faiblesse cervicale) — neurologue de garde, même jour.
  • Semi-urgentMyasthénie connue en exacerbation sans atteinte respiratoire (ajustement des immunosuppresseurs) — pendant le séjour.
  • ÉlectifPtose ou diplopie fluctuante isolée et stable (myasthénie oculaire suspectée, EMG avec limitation fonctionnelle) — ≤ 3 mois.

À préparer : évolution de la CVF et de la PImax, déglutition, anti-RACh/anti-MuSK s’ils sont connus, liste des médicaments récents, déclencheur suspecté, traitement de fond et doses de pyridostigmine, ICI en cours, niveau de soins.

Consulter aux soins intensifs si :

  • UrgentCV < 15–20 mL/kg, PImax < 30 ou PEmax < 40 cmH₂O (ou baisse rapide, atteinte bulbaire importante) — immédiatement.
  • UrgentIncapacité à gérer les sécrétions ou hypercapnie — immédiatement.

Consulter en inhalothérapie si :

  • UrgentMesures en série de CVF et PImax (masque facial si faiblesse faciale) — dès l’admission.

Consulter le pharmacien si :

  • Semi-urgentRévision des médicaments à risque (antibiotique, magnésium, bêtabloquant, anesthésie) — pendant le séjour.
  • Semi-urgentPyridostigmine par sonde ou voie IV (conversion, horaire) — pendant le séjour.

Consulter en chirurgie thoracique si :

  • ÉlectifThymome à la TDM ou thymectomie à discuter (myasthénie généralisée, < 60 ans ; jusqu’à 65 ans si anti-RACh positifs) — consultation externe en chirurgie thoracique, après stabilisation.

Suivi et congé

  • Congé quand la CVF est stable sur ≥ 24–48 h, la déglutition sûre, les médicaments à risque retirés.
  • Liste écrite des médicaments à éviter remise au patient et au pharmacien communautaire ; carte ou bracelet « myasthénie ».
  • Prednisone : plan de sevrage écrit par la neurologie ; ostéoprotection, glycémies, prophylaxie de la pneumocystose selon la dose et la durée.
  • Vaccins inactivés à jour (influenza, pneumocoque, COVID-19) ; vaccins vivants contre-indiqués sous immunosuppression.
  • Suivi en neurologie à 2–4 semaines ; enseigner les signes de crise (dyspnée, dysphagie, voix faible) et le retour immédiat à l’urgence.
  • Grossesse envisagée : planification avec la neurologie (certains immunosuppresseurs contre-indiqués).

Pièges et perles

  • SpO₂ normale ≠ fonction respiratoire normale : la CVF et la PImax chutent bien avant l’hypoxémie.
  • Pneumonie chez un myasthénique : ne pas prescrire azithromycine ni lévofloxacine par réflexe ; ceftriaxone, et discuter la couverture atypique avec le pharmacien.
  • Bolus de magnésium IV pour une hypomagnésémie ou une arythmie : déclencheur classique de crise.
  • Corticostéroïdes à forte dose sans couverture par IgIV/PLEX chez un patient fragile : aggravation possible dans la semaine.
  • Faiblesse fatigable avec pupilles dilatées : penser botulisme. Faiblesse avec aréflexie : penser Guillain-Barré ou Lambert-Eaton.
  • Sous ICI, toute ptose ou diplopie justifie CK, troponine et ECG le jour même.
  • Ne pas faire de thymectomie en pleine crise : stabiliser d’abord.

Voir aussi

Références

  • Sanders DB, Wolfe GI, Benatar M et coll. International consensus guidance for management of myasthenia gravis: Executive summary. Neurology 2016;87(4):419–425. doi:10.1212/WNL.0000000000002790
  • Narayanaswami P, Sanders DB, Wolfe G et coll. International Consensus Guidance for Management of Myasthenia Gravis: 2020 Update. Neurology 2021;96(3):114–122. doi:10.1212/WNL.0000000000011124
  • Gilhus NE. Myasthenia Gravis. N Engl J Med 2016;375(26):2570–2581. doi:10.1056/NEJMra1602678
  • Wendell LC, Levine JM. Myasthenic crisis. Neurohospitalist 2011;1(1):16–22.
  • Schneider BJ, Naidoo J, Santomasso BD et coll. Management of Immune-Related Adverse Events in Patients Treated With Immune Checkpoint Inhibitor Therapy: ASCO Guideline Update. J Clin Oncol 2021;39(36):4073–4126. doi:10.1200/JCO.21.01440
  • Santé Canada. Antibiotiques de la classe des fluoroquinolones : mises en garde (aggravation de la myasthénie grave). Base de données des produits pharmaceutiques / Recalls and Safety Alerts.
  • Lanthier L. Référence en médecine interne (application Lanthier), chapitre Myasthénie grave (classification MGFA, test du sac de glace, anticorps, médicaments à éviter, traitements, seuils d’intubation).
  • MSSS. Grilles provinciales de priorisation des demandes de consultation spécialisée (CRDS) — Neurologie.